Pastry week 2026 : rencontre gourmande avec Nouhad Monpays, ambassadrice de cette deuxième édition
À l’occasion de la Pastry week 2026, nous avons échangé avec Nouhad Monpays, ambassadrice de cette deuxième édition. Entre souvenirs d’enfance sucrés et découvertes gourmandes à travers Barcelone et Genève, elle nous plonge dans son univers, où la pâtisserie devient une célébration du goût, un hommage au savoir-faire local et une invitation à rendre la haute gastronomie accessible à tous.
GDH : Tout d’abord Nouhad, y a-t-il un souvenir gustatif qui t’a particulièrement marqué et qui t’a donné envie de partager tes découvertes ?
N.M. : Je n'ai pas de souvenirs spécifiques, à part la cuisine de ma mère qui est une excellente cuisinière. J'ai été élevée une partie de mon enfance par des parents végétariens, mais nous mangions tout de même des œufs. Ma maman nous faisait un gâteau par jour : des recettes familiales réconfortantes. J'ai tout de même le souvenir d'un excellent fondant glacé au chocolat. Je lui demandais de me le faire pour chacun de mes anniversaires : c'est devenu MON gâteau d’anniversaire ! Je n'arrive pas à le refaire de la même manière.
En ce qui concerne ma volonté de partager mes découvertes culinaires, j'ai débuté via un blog à la suite d'un déménagement à l'étranger, à Barcelone. C'est aussi à cette époque que j'ai vraiment commencé à manger très régulièrement au restaurant. Et surtout, en vivant à l'étranger, je me suis rendu compte, contrairement à ce que je pensais, que j'avais une vraie exigence culinaire. Il faut dire qu'en France, la cuisine c'est un art de vivre unique et surtout un élément culturel très important, on ne s'en rend pas compte quand on est baigné dedans, par contre à l'étranger, c'est autre chose. Je me suis donc attachée à partager mes jolies découvertes et autant vous dire que dans une ville aussi grande que Barcelone il y avait de quoi faire !
GDH : Quelles sont les tendances actuelles qui font vibrer le monde de la pâtisserie et de la gastronomie à Genève ?
N.M. : Je suis très heureuse que, ces dix dernières années, Genève ait vu fleurir des boutiques dédiées à la pâtisserie, avec cette volonté de proposer une pâtisserie « française » de qualité et surtout bien plus créative qu’auparavant. Quand je suis arrivée ici, il y a plus de 15 ans, c’était tout de même très limité ; heureusement, depuis, ça a bien changé !
En termes de tendances, on constate dans les restaurants un vrai retour à la pâtisserie : pas le dessert à l’assiette avec deux quenelles de glace et un fruit poché, mais de vraies créations pâtissières. Certains restaurants ont même réinstauré le buffet de desserts. Et ils sont désormais nombreux à avoir un pâtissier. Il est toujours très décevant, après un excellent repas, de ne se voir proposer qu’une simple coupe de fruits. Sans tomber dans la pâtisserie haute couture : une excellente tarte Tatin, une mousse au chocolat fondante ou un chou garni, ça fait merveilleusement le job !
En ce qui concerne les tendances gastronomiques, j’ai l’impression qu’en ce moment on s’éloigne de la haute gastronomie, parfois trop chichiteuse et surtout extrêmement onéreuse, pour revenir à une tendance plus bistrotière, plus dans la simplicité. Les gens ont besoin de réconfort : une viande à la flamme avec un bon jus de cuisson maison, une excellente purée, des pâtes maison, ou pourquoi pas une superbe quenelle ?
Il est aussi désormais très important que l’expérience soit globale et cohérente : du bon et du beau pour les yeux, du sol au plafond, en passant bien sûr par ce qui est proposé dans l’assiette et par le service. Un service au cordeau, personnalisé et convivial, ça change aussi toute l’expérience.
Je dirais également que la cuisine engagée, avec un impact local et des circuits courts, a toujours le vent en poupe. Après, je pense qu’il est très important que les restaurateurs trouvent un juste équilibre entre leur volonté culinaire et le rapport qualité-prix qu’ils peuvent proposer à leurs clients. Malheureusement, même à Genève, le prix compte plus qu’auparavant : ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir dépenser sans compter.
GDH : Enfin, qu’est-ce qui te séduit dans la Pastry week et t’a donné envie de devenir ambassadrice ?
N.M. : Avant toute chose, je connais Pamela, l’instigatrice de la Pastry Week, depuis plus de dix ans. Elle est l’une des premières à m’avoir offert l’opportunité de faire des découvertes culinaires haut de gamme ici à Genève, bien avant que la gastronomie ne devienne mon métier. J’ai beaucoup d’affection pour elle et j’apprécie de travailler avec Natacha, qui est chargée de projet chez PR & Co. Nous avons une relation de confiance et j’aime son approche authentique, honnête et humaine des relations publiques. N’oublions pas l’humain dans tout ça ! C’est l’un de mes moteurs dans la vie et, justement, dans ce projet, j’apprécie particulièrement que Pamela et son équipe mettent autant de cœur et d’énergie à valoriser un savoir-faire local tout en présentant les talents derrière les créations. C’est aussi ce que je cherche à valoriser sur ma petite page Instagram, donc cela tombe bien, non ?
De plus, je trouve que la pâtisserie est un excellent moyen de faire une incursion dans la haute gastronomie quand on n’en a pas forcément les moyens, ou avec les enfants par exemple. On dit toujours du mal du sucre, mais partir à la découverte des goûts autour de créations artisanales comme celles-ci sont une chance et, surtout, cela devrait faire partie de l’éducation.
Pour Nouhad Monpays, la Pastry week 2026 est une véritable célébration du goût et de la créativité locale. Fidèle à cet esprit engagé, l’événement soutient cette année Bioparc Genève, parc animalier genevois œuvrant pour la préservation des espèces et la sensibilisation à la biodiversité. Une belle façon d’allier gourmandise et engagement local.)