L’Élégance suisse

Le rendez-vous des Gentlemen driver

Avis aux amateurs d’automobile, voici l’événement incontournable de l’année. Le Concours d’Élégance Suisse, qui souffle sa deuxième bougie cet été, fait revivre une tradition d’époque qui a connu un véritable essor dans les années 20 : le rassemblement de belles cylindrées.

Ouvert au public, la deuxième édition du Concours d’Élégance Suisse se tiendra les 23, 24 et 25 juin prochain à Coppet. Durant ces trois jours, le Château de la cité vaudoise se transformera n machine à remonter le temps grâce à une sélection de septante automobiles rares datant de 1945 à 1960, qu’il sera possible d’admirer sous toutes les coutures. Un événement sous le signe de l’authenticité avec des pièces uniques, des véhicules d’origine et d’autres restaurés, célébrant ainsi le patrimoine historique et culturel automobile. Pour couronner les festivités, une remise de prix est organisée dans les règles de l’art avec un jury assidu afin de décerner notamment le prestigieux trophée Best of Show. Le chef d’orchestre de cette symphonie automobile ? Mathias Doutreleau, co-fondateur de l’événement. Un passionné qui a voulu partager son enthousiasme en faisant renaître une tradition, et revivre ces voitures en leur donnant un nouveau moment de gloire.

25 francs – gratuit pour les moins de 12 ans

Concours d’Élégance Suisse, du 23 au 25 juin, Château de Coppet, Rue de la Gare 2, 1296 Coppet.

www.ConcoursdEleganceSuisse.com

Pérégrinations chinoises

Du Tsé Yang au Lou One

Les amateurs de gastronomie chinoise connaissent évidemment l’adresse. Depuis des années, ils s’y régalent des spécialités du chef Kwok Keung Lau. Scoop : depuis le 1er mai, le restaurant du premier étage du Grand Hotel Kempinski a été rebaptisé et s’est offert un relooking.

Du mouvement au Tsé Yang, une bonne nouvelle ? Pas si sûr, les habitués de l’institution n’ont aucune envie de renouveau : vue imprenable sur la rade, service impeccable et cuisine de haut vol, pourquoi changer ce qui est au top ? Que les aficionados se rassurent, le nom des lieux est le seul changement radical du restaurant fondé en 1984. Le désormais Lou One – en écho au Floor two- conserve son offre culinaire, particulièrement appréciée par les connaisseurs ainsi que l’équipe aux commandes depuis ses débuts. Les plus attentifs pourront noter une décoration légèrement repensée, une devanture liftée et bientôt une vaisselle aux couleurs de la nouvelle identité graphique. Une excellente excuse pour (re) découvrir les spécialités des lieux qui font courir le Tout-Genève, comme le potage au crabe de la maison, les mushi de langouste (une révélation !), les dims sums ou encore le loup de ligne à la vapeur, présenté à table entier, découpé et servi au fur et à mesure avec riz et légumes sautés. Cuissons parfaites, saveurs minutieusement travaillées, à la GDH, on a adoré. Reportage en images.

Lou One, Grand Hotel Kempinski, 19, Quai du Mont-Blanc, 1201 Genève. Tél 022 732 50 81 www.louone.ch

 

 

Le bestiaire de Victorinox

Des animaux sur un couteau

Victorinox vient d’organiser la sixième édition du concours de design pour sa collection Classic. Pour la première fois, les créatifs de la plateforme de crowdsourcing jovoto.com ont dû composer avec un thème imposé : les Animaux du Monde.

Tortue, abeille, libellule, perroquet, chien, panda, loup, c’est une véritable arche de Noé qui habille cette année la Classic Limited Edition. Rien d’étonnant à cela, le fameux concours Victorinox avait pour thème imposé les animaux du monde. Une première qui n’a pas découragé les participants. Au total, 1254 designs animaliers créatifs issus du monde entier ont été soumis. Les heureux gagnants proviennent de Suisse, d’Allemagne, de Roumanie, du Mexique, du Danemark, d’Australie et des USA. Des lucioles mystérieuses à l’abeille affairée, en passant par le petit vers à bois ou le chien de l’espace, Victorinox a concrétisé les dix idées les plus plébiscitées du couteau de poche équipé de lame, lime à ongles, tournevis, ciseaux, anneau, pincettes et cure-dents.

www.victorinox.com

La GDH a testé…

Un dîner au Loti

On ne le dira jamais assez : à la GDH, nous sommes des inconditionnels de La Réserve. Et depuis que Virginie Basselot a repris les rênes du Loti, nous brûlions d’envie d’aller tester sa carte. C’est chose faite. Au programme, un dîner magistral, suivi d’une nuit dans une des suites du 5 étoiles avec vue sur le lac.

Elle se rêvait pilote de chasse, elle est chef de brigade… en cuisine ! Habituée à côtoyer les étoiles, Virginie Basselot vole dans les hautes sphères de la gastronomie depuis de nombreuses années, ayant exercé ses talents dans des maisons comme le Crillon, le Grand Véfour ou encore le Saint-James. Sacrée MOF en spécialité cuisine-gastronomie en 2015, elle a été nommée en automne dernier chef exécutive de La Réserve Genève.  « Nous l’avons choisie pour son talent extraordinaire et son parcours fulgurant aux côtés des plus grands à Paris », a commenté Laurent Branover, directeur général du 5 étoiles. Associations inattendues, présentation recherchée, exécution impeccable, le style de la cheffe d’origine normande fait l’unanimité. Pas de doute, on se devait d’essayer. Au menu donc pour nous de ce dîner découverte :  Asperges blanches et morilles, blé au jus et crème de noix, Coquilles Saint-Jacques, ravioles de Granny Smith et céléri-rave, Filet d’agneau de la Ferme de Vessy, fumé au thym et romarin, mousseline de haricots chevrier et cromesquis à l’ail et enfin Chocolat Jivara, mousse légère au citron et croquant praliné. Le tout accompagné du le mythique Tokaj-Hétszőlő (blanc sec hongrois) et du 2ème vin de Cos d’Estournel (Bordeaux). On a été bluffé. Du fumet des plats à la construction millimétrée des assiettes en passant par l’alchimie des saveurs, chaque détail minutieusement pensé éblouit littéralement les sens. Mention spéciale pour le filet d’agneau, présenté entier à table sur son ardoise et pour les Coquilles Saint-Jacques, excellentissimes à la cuisson maîtrisée à la perfection. Pour parfaire l’expérience, une fois n’est pas coutume, nous avons passé la nuit dans le mythique palace. Suite avec vue sur le lac, bouteille de champagne fruits frais et autres douceurs, baignoire XXL équipée de balnéothérapie et pour s’évader tout en douceur dans les bras de Morphée, un menu d’oreillers long comme le bras (on recommande celui au houblon, qui favorise l’endormissement ou celui aux herbes chinoises). Bref, un petit air de vacances au paradis…à quelques encablures de son home sweet home. On recommande sans réserve.

La Réserve Genève Hotel and Spa, 301, Route de Bellevue, 1293 Bellevue. Tél. 022 959 59 59. www.lareserve-geneve.com

En prendre de la graine

Tomates citoyennes

Demain, tous jardinier, c’est l’objectif de la fondation suisse ProSpeciaRara qui a pour mission de conserver et de diffuser les graines oubliées, en commercialisant un kit de démarrage pour créer son potager urbain et ainsi favoriser la diversité des semences.

Pas encore prêt à déménager en rase campagne pour devenir le king de la permaculture ? ProSpeciaRara propose un moyen nettement moins radical d’œuvrer pour l’environnement. Pour lutter contre la disparition des anciennes plantes de cultures, menacées de disparition par les grands groupes agroalimentaires privilégiant les variétés à haut rendement, la fondation suisse a imaginé un kit pour les jardiniers débutants. L’idée est de planter des espèces en voie d’extinction de tomates, poivrons, laitues ou pavots et d’en récolter les semences en été. Et pour ce faire, nul besoin d’un champ de 200 hectares. Il suffit d’un balcon ou un jardin, d’un pot de fleurs et de la terre ainsi que beaucoup de soleil. Tomate bulgare, laitue augspuger, poivron téquila sunrise, pavot gris d’Autriche, piment cornetti, la trentaine de spécimens proposés au choix dans les 12 sets de 3 variétés, sont un échantillon des 1600 légumes et plantes ornementales rares que ProSpecieRara préserve de la disparition. Le kit à 25 francs comprend, outre les petites graines, un guide d’instruction de culture étape par étape, un bon pour un planton et une réduction de prix pour participer, si on le souhaite, au cours « Préparation des plantons ». Et contrairement aux semences des mastodontes du marché mondial, les variétés ProSpecieRara sont à pollinisation libre et peuvent être multipliées. Pelle, bêche, brouette, cisaille et râteau, et si on s’armait pour la révolution ?

www.tomates-urbaines.ch

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