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Happy holidays

La Gazette vous souhaite de magnifiques vacances.

Il maestro della Bottega

La Sardaigne au firmament

L’étoilé italien de la rue de la Corraterie change de chef et accueille Francesco Ibba aux commandes de ses fourneaux. Un vent de renouveau qui assoit le caractère avant-gardiste de la table genevoise.

Le Poulpe tentacule et évolution de poivron, L’Asperge fève, mélisse et amaretto, Lo Spaghettone huître, cébette et iode ou encore le Saint-Pierre, petits pois, verveine et kiwi, il suffit de se pencher sur les intitulés de la carte pour en être convaincu : la nouvelle mouture de la Bottega vaut assurément la peine de s’y attabler. Il faut dire que le nouveau chef n’en est pas à son coup d’essai. Originaire de Sardaigne, il a fait ses armes dans les meilleurs restaurants de sa région natale puis dans les étoilés les plus prestigieux de Ischia et de la Toscane. En 2012, il a intégré la brigade du chef Saverio Sbaragli au restaurant italien du Four Seasons Hotel des Bergues avant d’être accueilli en 2018 par Francesco Gasbarro et la grande famille de La Bottega où pendant un an et demi, il a dirigé l’Osteria della Botegga en réussissant avec brio une ré-interprétation contemporaine de recettes classiques italiennes. Depuis cet été, c’est à la Bottega même qu’il laisse libre court à son talent, où il propose une fenêtre grande ouverte sur l’Italie, avec un ancrage suisse à travers les excellents produits qu’offrent le lac, les montagnes et les bons producteurs locaux. Enfant de la méditerranée, Francesco Ibba souhaite également donner une place de choix aux poissons et produits de la mer. Privilégiant un circuit court, il travaille avec Procsea, une plateforme en lien avec 16 ports bretons qui garantit la livraison de poissons et crustacés moins de 30 heures après leur pêche. Le résultat ? Une cuisine transalpine de haute volée à base de produits d’exception, illustrée par des assiettes ultra-modernes aux allures d’œuvres d’art. Des prouesses culinaires tant visuelles que gustatives. On recommande vivement.

La Bottega, rue de la Corraterie, 21, 1204 Genève.

www.labottegatrattoria.com

 

 

 

Des Grisons au Japon

Au pays d’Heidi

A la fin du XIXe siècle, une petite fille originaire des Alpes suisses devient une star. Près d’un siècle plus tard, son aura la propulse jusqu’au Japon. Une épopée que retrace le Musée national zurichois dans une exposition dédiée à la plus suisse des héroïnes de dessins animés nippons.© Musée national suisse

« Heidi … Heidi …Petite fille des montagnes. Heidi … Heidi … Petite fée de nos campagnes. Les bois, les monts. Les vallées bleues, les prés, les fleurs. Heidi … Heidi … C’est là tout ton bonheur ». Ceux qui passé un peu trop de temps devant la télévision dans les années 80 se souviennent probablement du générique du dessin animé culte. Car, si Heidi est, en premier lieu, une icône suisse de la littérature pour enfants, elle est aussi une héroïne télévisuelle incontournable au pays du Soleil Levant. C’est en effet au Japon que la petite fille, imaginée par l’écrivaine Johanna Spyri, a remporté ses plus grands succès. Les paysages alpins idéalisés, qui plaisaient particulièrement aux générations d’après la Seconde Guerre mondiale, y sont pour beaucoup, mais aussi le dessin animé sorti en 1974, Heidi, petite fille des Alpes. L’anime comme on appelle ce genre au Japon, prenait alors le contrepied de l’économie japonaise en plein essor et de son image industrielle. La série en 52 épisodes fut créée par quatre jeunes gens, dont deux fondèrent plus tard le studio Ghibli, de renommée mondiale: Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Autant le succès de la série japonaise que celui du livre de Johanna Spyri attestent du fait qu’Heidi s’était définitivement hissée au rang de phénomène international et avait retrouvé le chemin de la Suisse par écran interposé. L’exposition “Heidi au Japon” est consacrée à la rencontre de deux cultures et à la genèse du dessin animé japonais, qui a contribué de façon majeure à la réussite des anime auprès du public et à la notoriété internationale de la petite fille née dans les Grisons.

«Heidi au Japon», jusqu’au 13 octobre 2019, Musée national Zürich, Museumstrasse 2, Postfach, 8021 Zürich.

www.landesmuseum.ch

 

Un parfum d’été

Nuit estivale dans la suite 504

L’expert lausannois de la Haute parfumerie, alias Philippe Cart, agrandit sa collection de gels lavants, avec Nuit d’été et Suite 504. Deux savons au chic responsable qui fleurent bon la belle saison.

Après Yuzu Kan-Su et Cashmere n°10, Philippe K signe deux nouvelles créations. Si le principe reste le même (une composition zéro défaut avec une base végétale et sans savon et un packaging 100% recyclé et recyclable), les fragrances, baptisées Nuit d’été et Suite 504, soufflent un vent de fraîcheur avec une composition à base de bergamote, menthe douce et cassis pour la première et un mariage de pamplemousse, rhubarbe croquante et gingembre frais pour la seconde. « Le soleil tropical s’est couché sous l’équateur. La chaleur solaire, le sable d’argent, je marche dans la tiédeur de l’atmosphère d’une nuit d’été… » Telle est l’émotion que Nuit d’été évoque lors de sa rencontre avec la peau. Quant à la Suite 504, elle nous propulse dans un hôtel de luxe au cœur d’une métropole fusante, un havre de paix au cœur de l’effervescence. On est fan.

Gel lavant parfumé Nuit d’été ou Suite 504, (300ml, 48 francs).

www.philippek.com

 

Summer pop-up

Le Mandarin en terrasses

Pour célébrer l’été, le Mandarin Oriental invite les Genevois au voyage. De la côte méditerranéenne à l’Inde en passant par le Pérou, les terrasses du 5 étoiles proposent, à l’heure de l’apéritif, trois expériences gourmandes distinctes.

Cet été, au Mandarin, on s’envole vers d’autres horizons. Sur les bords du Rhône, en terrasse, les trois restaurants de l’établissement proposent de déguster des tapas aux saveurs exotiques. Côté Rasoï, l’honneur est fait à la street food indienne, twistée par le chef Vineet Bhatia en personne. Au Yakumanka, place à la « Cebiche therapy » avec une sélection de spécialités péruviennes à base de poisson frais, subtilement pimentées, servies accompagnées de pisco. Quant au MO bar, il nous emmène au soleil avec une carte aux saveurs du Sud et une sélection de tapas méditerranéennes accompagnant vins et cocktails. A ne pas oublier à chaque étape du périple, le summer passport, qui permet lors de sa quatrième venue de trinquer avec une bouteille de champagne, gracieusement offerte.

Summer Pop-up Rasoi Street Food –ouvert du mardi au samedi de 18h à 21h

Yakumanka « Cebiche Therapy » –ouvert tous les jours de 18h30 à 22h30

MO Bar « Pink Sunset » – ouvert tous les jours de 18h à 21h

Les Terrasses du Mandarin Oriental,  1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00

www.mandarinoriental.fr