Chez Duchessa

Le supermarché de demain

Après la première enseigne Habitat de Suisse ce printemps, voilà qu’Etoy accueille un nouveau venu. Et pas n’importe lequel : un ovni qui pourrait bien préfigurer la grande distribution de demain. Son petit nom ? Duchessa.

©Pierre Albouy

Etoy serait-il en train de devenir une place-to-be ? Qui sait… En tous cas, la commune vaudoise peut se targuer d’accueillir le premier Duchessa.  Avant Gstaad, Genève, Londres ou New York. Rien que ça. Le concept de cet ovni de la distribution ? Difficile à dire. Lieu hybride entre restaurant, bar, marché voir lieu de production, l’enseigne, qui se définit comme le royaume du goût, se déploie sur quelques 1000 m2, agencés comme des halles. On y trouve le nec plus ultra de la gastronomie transalpine.  Au stand charcuterie, tous les produits sont finement tranchés minute. A la fromagerie, mozzarellas, yaourts et ricottas sont confectionnés devant les clients.  Plusieurs bars servent des glaces à l’azote liquide, des pizzas, des pâtes ou des jus pressés minute. Autant d’ateliers ouverts sur la salle, qui offrent au visiteur le luxe de tout observer. La transparence s’impose aussi du côté des cuisines, ouvertes au cœur du restaurant, où l’on peut s’attabler pour déguster un délicieux burger maison (pièce de bœuf, asiago, pancetta, tomate, concombre, salade, oignons, sauce Duchessa, pommes de terre croustillantes), un duo de tartares de poissons ou encore une pizza végétarienne. Quelques articles de cuisine sont également proposés comme des empreintes à raviolis, cuillères à spaghetti, pinces à pâtes, roulettes à pizza, planches en marbre Fiammetta V, râpes à parmesan ainsi qu’une sélection de produits d’épicerie fine et de vins. Sympa mais pas révolutionnaire, me direz-vous ? C’est sans compter le robot qui seconde les clients pendant leur shopping. Exit le panier de courses lourd et encombrant: cet R2D2 de supermarché dont le développement a nécessité plus d’un an et demi de recherches traverse le Gourmet Kingdom à une vitesse pouvant atteindre 8 mètres par seconde, il réceptionne les achats en trois points de pick-up, et permet de servir jusqu’à une centaine de clients en une demi-heure. On récupère tranquillement son panier à la caisse après, si on le souhaite, avoir fait une pause pour siroter un verre de vin, accompagné d’une mini-foccacia à la truffe. Pas de doute, on va se battre pour aller faire les courses.

Duchessa, Centre i.LIFE, Route Suisse 8A, 1163 Etoy.

www.duchessa.ch

Mille millions de mille sabords

Tintin à l’assaut du Mudac

L’invité d’honneur du Mudac cet automne ? Le dessinateur de bande-dessinée Hergé. De Totor à Tintin en passant par d’autres pépites moins connues de sa production, l’exposition destinée au public de 7 à 77 ans porte aux cimaises l’univers du maître belge.

Ce n’est pas la première fois que le Mudac ouvre ses portes à la bande dessinée. En effet, en 2010 déjà, Titeuf et sa bande avait envahi les murs du musée. Après le jeune héros suisse, c’est à un monument du genre que se consacre la nouvelle exposition bédéphile du musée : il s’agit d’Hergé, le célèbre père de Tintin. Planches originales, documents d’archives, photos, travaux inédits, l’exposition revient sur l’univers du maître de la ligne claire et en dévoile les richesses, présentant des facettes méconnues de ce génie tour à tour illustrateur, caricaturiste, affichiste ou encore graphiste. Les visiteurs découvriront notamment le début de la carrière de Georges Remi, véritable nom d’Hergé, au travers de nombreux originaux, rarement présentés au public. Ils feront la connaissance de Totor, boyscout débrouillard, Quick et Flupke, Jo, Zette et Jocko mais surtout…ils s’immergeront, il va de soi, dans les coulisses des aventures du reporter à la houpette, apparu pour la première fois en 1929 dans les pages du Petit Vingtième au travers de planches originales, objets dérivés de l’époque, comme des figurines, des timbres ou du papier à lettre ou enfin de la frise murale à échelle humaine de tous les personnages ayant pris part aux aventures de Tintin qui clôt la visite. Bref de quoi découvrir un artiste à part entière qui a doublement sa place au musée, en tant que pionnier de la bande dessinée mondiale mais également comme témoin de l’histoire du vingtième siècle.

«Le monde d’Hergé», jusqu’au 15 janvier 2017, Mudac, 6 place de la Cathédrale, 1005 Lausanne.

www.mudac.ch

Made in China

A l’heure de Shanghai Tang

Comme chaque année, Shanghai Tang fait escale à Genève, le temps de présenter ses collections automne/hiver. Un rendez-vous que les fans de la marque de luxe hongkongaise ne manqueront pas.
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Lancé en 1994 par le Hong-Kongais David Tang, Shanghai Tang est la propriété du groupe Richemont. Est-ce la raison pour laquelle le label à la chinese touch est fidèle chaque année à son rendez-vous automnal romand ? Peu importe. Toujours est-il que comme à son habitude, la marque so chic prendra ses quartiers à Genève et s’installera rue du Port dans une boutique éphémère du 21 au 24 septembre. L’asian pop up store présentera les collections de prêt-à-porter femme et homme de la saison, ainsi que des accessoires et des objets pour la maison, le tout dans le style typique de la marque mêlant tradition chinoise et design ultra contemporain.

Pop-up store Shanghai Tang, 4 rue du Port, 1204 Genève.
Du mercredi 21 septembre au vendredi 23 septembre de 9h30 à 18h30 et le samedi 24 septembre de 9h30 à 14h30.

www.shanghaitang.com

Un nouveau robot chez MB&F

Après Melchior, Balthazar

On se souvient évidemment de Melchior, droïde imaginé par Maximilian Büsser à l’occasion des 10 ans de MB&F. Cette année, son frère pointe le bout de son nez. Son petit nom ? Balthazar, il va de soi.
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Les robots de fiction portent souvent des surnoms sonnant comme des acronymes ou des numéros de référence. On pense à R2D2, HAL 9000, C-3PO ou K-9. Mais curieusement Maximilian Büsser a baptisé ses robots Balthazar et Melchior, du nom des trois mages de la tradition biblique. Doit-on s’attendre à l’arrivée imminente de Caspar, le dernier du trio ? «Dans ma famille, depuis plus de cinq siècles car cela remonte aux années 1400, tous les fils aînés Büsser ont été prénommés Melchior ou Balthazar, en alternance. Mon grand-père a été baptisé Melchior mais il détestait son prénom. Il se faisait appeler Max, d’où mon prénom. Mon grand-père détestait tant Melchior et Balthazar qu’il a mis fin à cette tradition vieille de 500 ans… et il a appelé mon père Mario. Sauf que, un siècle plus tard, il se trouve que j’aime les noms Melchior et Balthazar!» Bref, Caspar ou pas, l’avenir nous le dira… Toujours est-il que le petit Balthazar est un digne représentant de la lignée. On retrouve l’ADN familial: créés en collaboration avec L’Epée 1839, l’expert ès horloges de pointe, les frères robots partagent les mêmes traits: heures sautantes et minutes traînantes affichées sur le torse, régulées par un cerveau mécanique visible sous un dôme transparent. Ils peuvent compter sur une réserve de marche impressionnante: Balthazar fonctionne non-stop pendant 35 jours. Et comme son frère, ses yeux scannent les environs toutes les 20 secondes, avec un retour rétrograde. Cela étant, Balthazar a beau être le dernier-né, il se distingue de son aîné: du haut de ses 40 centimètres de haut et 8 kilogrammes, il comprend un total de 618 composants ainsi qu’une complication horlogère supplémentaire: un indicateur de phases de lune sur deux hémisphères, demandant un ajustement tous les 122 ans seulement. Ses bras articulés au niveau des épaules ainsi qu’aux coudes ainsi que ses mains peuvent même serrer et tenir des objets. Mais prudence… comme la plupart d’entre nous, Balthazar entretient aussi un côté sombre. Lorsqu’on le fait pivoter de 180 degrés autour des hanches, son visage rassurant devient un crâne terrifiant, ponctué d’yeux rouge-rubis et aux dents menaçantes. De quoi entrapercevoir le pouvoir du côté obscur… Pour terminer, Balthazar dissimule et protège le secret de son incroyable puissance: une clé de remontage et de mise à l’heure intégrée directement dans son bouclier. Balthazar est disponible en éditions limitées de 50 pièces par couleur : armure noire, argentée, bleue ou verte.

www.mbandf.com

La toque suisse des couronnes

Anton Mosimann au Mandarin

L’événement est à marquer d’une pierre blanche : le chef attitré de la couronne d’Angleterre viendra prendre la tête des fourneaux de la Riviera by Mandarin Oriental les 22 et 23 septembre. Une nouvelle vraiment royale.
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Thierry Marx, Marc Veyrat ou Hélène Darroze, quand le Mandarin Oriental reçoit dans ses cuisines, il ne fait pas les choses à moitié. Pas question de déroger à la règle. Les 22 et 23 septembre, c’est un Suisse que le 5 étoiles accueillera et pas n’importe lequel… il s’agit du soleurois Anton Mosimann. Doublement étoilé, le chef à l’impressionnante collection de nœuds papillon, est célèbre pour avoir ravi les papilles de tout le gratin mondial et surtout de quatre générations de la famille royale britannique, ayant réalisé le dîner des 50 ans du Prince Charles ou le repas du mariage du Prince William et de Kate Middleton en 2011. Chef attitré de la couronne, il a été décoré en 2004 par la reine Elizabeth II Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique pour sa contribution à la gastronomie nationale et a officié à la tête des agapes officielles des Jeux Olympiques de Pékin, Londres, Vancouver et Sochi. Son dada ? La cuisine naturelle, une cuisine gastronomique healthy sans beurre, ni crème. Véritable mythe, il est également, depuis peu, l’objet d’une exposition permanente à la Culinary Arts Academy Switzerland située au Bouveret qui rassemble plus de 6000 ouvrages sur la cuisine de sa collection personnelle, dont le premier livre sur la gastronomie publié en 1516 pour la librairie du Vatican, ainsi que des recettes, des photographies, des diplômes ou encore près de 150 médailles et récompenses reçues au cours de sa carrière. Et que servira donc le monument de la gastronomie suisse à la Riviera by Mandarin Oriental? Ses plats signatures tels que son saumon d’Ecosse mariné, son filet d’agneau braisé du Pays de Galles ou encore l’incontournable soufflé au fruit de la passion. Le menu à quatre plats pour le déjeuner sera au prix de CHF 95 et celui du dîner, à six plats, à CHF 145. Finalement une bagatelle pour jouer les têtes couronnées le temps d’un repas.

Les 22 et 23 septembre, Café Calla, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève.

www.mandarinoriental.fr