Category Archives: Vins & Alcools

Glou glou

Nature et culture

Vins vivants à la fête

Alors que le 10 novembre à Genève, les oenophiles dégusteront des Bordeaux grands crus à l’hôtel Métropole, les lausannois se la joueront plus wild en participant à une soirée atypique dédiée aux vins nature.
vin vivant
A l’origine de cette rencontre, l’agence de communication North et le Club des Visionnaires. Leur idée ? Faire vivre une expérience culinaire et sensorielle au public lausannois autour des vins vivants. Première manifestation du genre en Romandie, cette soirée fera la part belle aux invités de marque : vignerons, artisans et passionnés de « bonne bouffe »  seront réunis autour de leur passion commune. Et, à soirée atypique, lieu atypique : l’Espace G60, ancien garage de plus de 600 m2 datant de 1912, situé au centre de Lausanne, accueillera les participants qui pourront découvrir et déguster une vingtaine de vins d’ici et d’ailleurs. A 19h30, Gabrio Bini prendra la parole. Personnage haut en couleurs, l’architecte milanais est à la tête de l’Azienda Agricola Serragghia à Pantelleria, petite île située entre la Sicile et la Tunisie. Entouré de son épouse et son fils, il vinifie en amphores ses créations d’exception issues de ces terres volcaniques, balayées par les vents. Parmi les participants également, Paul Baszanger, ancien banquier, qui importent des vins vivants à l’enseigne des Amis du Château à Genève ou encore Hans-Peter Schmidt du mythique domaine valaisan Mythopia. Côté produits du terroir, il sera possible de découvrir de véritables curiosités comme la Mozza’Fiato, de la mozzarella italienne façonnée à la main par Gerardo et Pascal Rotonda dans la laiterie du village de Cuarnens, soit en pleine campagne vaudoise, du poisson de la famille Clerc, petite entreprise familiale vaudoise, pêcheurs de père en fils depuis trois générations ou encore du saucisson artisanal produit par l’humoriste Frédéric Recrosio en collaboration avec le chef de cuisine Philippe Ligron et l’artisan boucher Blaise Corminboeuf. Et pour accompagner toutes ces merveilles ? Le collectif lausannois Traffic sera aux platines pour faire danser ceux qui auront la bougeotte au cœur du décor végétal et lumineux des différents espaces du G60. Pas de doute, l’organique, c’est chic.

Vins vivants, le plaisir de la découverte et du partage, le jeudi 10 novembre de 17h à 24h à l’Espace G60, Rue de Genève 60, 1005 Lausanne.

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Bordeaux à gogo

Quand Bacchus sort de sa cave

Le fief des amateurs de vins, le Caveau de Bacchus, organise le jeudi 10 novembre une dégustation de Grands Crus de Bordeaux, millésimes 2014 et plus anciens, en présence des propriétaires de certains des célèbres Châteaux. Tous à vos agendas !
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Château Cos d’Estournel, Château Talbot, Château Beychevelle, Château Canon, Château Rauzan-Ségla, Château Pichon Longueville, Château Pontet Canet, Château Pape Clément, Château Haut Bailly, Château Giscours, Château Sociando-Mallet, voilà quelques-uns des domaines qui seront à l’honneur. Autant dire que la dégustation vaut le déplacement…pas à Gland ou Gstaad mais à quelques encablures de la boutique genevoise de Rive. Car ce n’est pas dans ses murs que le Caveau de Bacchus recevra les Bordeauxphiles mais à l’Hôtel Métropole. Le jeudi 10 novembre, de 17h à 21h, les dandys oenophiles dégusteront, dans le 5 étoiles, la it-sélection des sommeliers de l’enseigne, parfaite pour découvrir le must des grands classiques et pourront converser avec leurs propriétaires tout aussi passionnés par leur métiers que par leurs vins. Bref, un rendez-vous à ne pas manquer.

Billet d’entrée : 80 CHF
Renseignements : reservation@bacchus.ch ou 022 312 41 30

www.bacchus.ch

Globe taster

Terres de vins

Les régions viticoles représentent un eldorado quasiment sans fin pour les amoureux du vin. Les néophytes initient leurs palais à Bordeaux ou en Bourgogne tandis que les plus affûtés courent les recoins de terroir sur la carte du mondovino. Zoom sur quelques vignobles à (re)découvrir.
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La diversité des cépages conjuguée aux techniques de vinification n’en finissent pas de rallonger le parcours des découvertes pour les plus passionnés de jus de raisin pressé. Avec principalement du chardonnay et du pinot noir, la Bourgogne, probablement un des plus grands terroirs d’expressions parcellaires, demeure un point d’entrée pertinent pour apprivoiser les palettes olfactives de ces cépages. Pour se diversifier et enrichir son palais, le chardonnay du Jura français se révèle singulier et exprime des notes atypiques probablement plus inconnues. Tout comme le pinot noir dans le canton des Grisons en Suisse, où balayé par le foehn (vent local), il délivre au dégustateur des sensations de chaleur rappelant des latitudes plus sudistes. Blanc ou rouge, tranquille ou effervescent, ces classiques se retrouvent adossés au plus surprenant jaune ou paille, muté ou ouillé promettant à chaque région son lot de découvertes.

Voisins distants de quelques kilomètres, parfois riches des mêmes raisins mais dont les noms sont différents, le canton du Valais en Suisse fait office de grand-frère face à la vallée italienne d’Aoste. Des deux côtés de la frontière, la petite arvine exprime toute sa typicité, que ce soit en sec, demi-sec ou liquoreux. Le fumin (rouge) fait figure d’autochtone transalpin rappelant le cornalin de l’autre côté des Alpes. Marquée par la même tramontane (vent du nord) mais séparées par les Pyrénées, la dénomination espagnole Emporda jouxte le Roussillon français. Ici aussi la vigne n’a pas forcément considéré la frontière mais l’identité de chacun mérite le détour. La longue tradition des vins mutés pour Banyuls ou Maury en fait une étape incontournable. Empreintes du temps, ces flacons souvent oxydatifs nous transportent dans une machine à remonter les millésimes et dévoilent des arômes parfaits pour accompagner des fromages ou un gâteau au chocolat. Dans le même esprit, les catalans de l’Emporda produisent des vins doux naturels autour du cépage phare Garnatxa, localisme linguistique pour désigner le grenache rouge largement planté sur le littoral méditerranéen. La diversité des variétés rouges ne manque pas d’attractivité avec le carignan, les cabernets franc et sauvignon ou encore le monastrell (mourvèdre) et la syrah. En variétés blanches, la malvoisie pour une autre expression que le sol valaisan ou tout simplement un chardonnay pour se laisser surprendre et pourquoi pas, recommencer en Bourgogne ?

Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l’intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable.
Charles Baudelaire

A la Cocktail Week

Quand Genève shakes

Voilà un évènement dont la GDH ne pouvait manquer de parler: du 29 août au 4 septembre aura lieu la toute première Geneva Cocktail Week. Il va falloir se préparer à trinquer.
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Ceux une cherchaient une manière d’oublier sa déprime post-congé estival n’auront pas à investiguer davantage : Genève devient du 29 août au 4 septembre le théâtre d’une semaine entière dédiée à l’art du cocktail. Au programme de cette grand-messe : dégustation de créations inédites, ateliers, masterclass et rencontre avec des guest bartenders-stars. Parmi les vingt établissements participants qui ont spécialement créé un cocktail à prix réduit pour célébrer l’événement, Le Scandale, Le Bistrot 23, Le Chat Noir, Katrépices, L’Atelier Cocktail Club, Arnold & Julen, Le Barbershop, Le Verre à Monique, Little Barrel…et nos amis du MO Bar où les mixologues de la maison ont imaginé le Spiced Road aux parfums de citron vert, agave, amande, vanille, gingembre et girofle, que les amateurs pourront siroter pour la modique somme de 10 francs. De quoi finir ivre de bonheur.

www.genevacocktailweek.com

A la cidrerie du Vulcain

Des pommes, des poires et des bulles

Le cidre est-il l’apanage exclusif des Bretons et des Normands ? Que nenni ! A Le Mouret, Jacques Perritaz produit une déclinaison helvète de la fameuse boisson de l’Ouest français.
Vulcain
Du cidre made in Helvétie, une hérésie ? A en goûter les créations de Jacques Perritaz, il semblerait que non. Sur les contreforts des Préalpes, au sud de Fribourg, le biologiste de formation et œnologue passionné  tient la cidrerie artisanale Le Vulcain, du nom du papillon qui virevolte dans les vergers lors des cueillettes de l’automne et que l’on retrouve représenté par l’artiste Gisèle Rime sur les étiquettes des bouteilles. La philosophie de la maison ? « La cidrerie du Vulcain transforme les fruits du verger local fribourgeois, à savoir des pommes, poires et coings de variétés anciennes élevés sur haute-tige et non-traités, explique le maître des lieux, gruérien d’origine. Le terroir fribourgeois avec son climat frais et la diversité de ses sols permet une expression de très belles nuances dans les arômes, ceci d’autant plus sur les vieux arbres haute-tige. Les fruits sont directement achetés chez les producteurs et parfois également je me charge de la récolte. Cette démarche contribue à valoriser les vieux vergers haute-tige actuellement délaissés faute de débouchés sur le marché du cidre et de fruits de table. On permet ainsi la préservation d’un paysage traditionnel diversifié et riche, essentiel à la biodiversité ». Les cidres sont déclinés en plusieurs cuvées, cidres de pommes secs ou demi-secs, poirés, jus de pommes et de poires, vinaigre de cidre, fine de pomme et même un cidre liquoreux, le Botsi de Glace, à base de la fameuse petite poire fribourgeoise AOC. C’est le printemps, on boit du pétillant !

www.cidrelevulcain.ch

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