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Un bain de sel

Flotter pour méditer

Depuis le début de l’été, Namaka Float accueille à Genève les afionados de floating. Une expérience quasi mystique au goût iodé qu’on a eu envie d’essayer. On vous raconte.

S’allonger dans une baignoire pleine de sel dans le noir complet et en silence, le concept ne fait pas d’emblée rêver. Et pourtant… Les adeptes sont accros. A tel point que certains enchaînent les séances. A Genève, Namaka float est le premier centre du genre. Depuis son ouverture mi-juillet, l’adresse ne désemplit pas. Exit les espaces wellness sans âme, ici, on est accueilli dans un home sweet home aux allures de havre zen. Niché dans une rue calme du quartier des Pâquis à deux pas du lac et des grands hôtels, le spa nouvelle génération se dote de trois bassins de flottaison, auxquels s’ajoutent une salle de massage, un sauna à ondes infrarouge Iyashi Dôme, ainsi qu’un Bol d’air Jacquier. Un mix parfait pour prendre soin de son bien-être corporel et psychique.

Hors du temps

Dès l’entrée, le ton est donné. On se déleste de ses chaussures pour pénétrer dans un long couloir ondulant entouré de voiles, au bout duquel un salon cosy, avec vue sur une verrière intérieure arborée, accueille les visiteurs pour une pause zen avant de prendre place dans l’une des salles privatives dédiées à la flottaison. En plus de deux bassins ouverts, pouvant contenir jusqu’à deux personnes, Namaka Float dispose également d’un bassin de flottaison fermé, au look de vaisseau spatial. C’est pour ce dernier que nous avons opté. Quitte à tenter l’aventure, autant être ambitieux. Seul dans la pièce, on se prépare à plonger dans la baignoire futuriste, après une rapide douche. Renouvelée grâce à un système de filtration entre chaque client (on apprécie par les temps qui courent), l’eau est à température idéale. On s’allonge et on se laisse flotter, bercé par le chant sous-marin des baleines et par un ballet de lumières multicolores jusqu’à ce que…tout s’arrête. Le noir devient complet et le silence assourdissant. Les premières secondes paraissent longues. Pourtant une fois passée l’appréhension, vient la détente. L’absence de gravité et de sollicitations sensorielles permet d’accéder très rapidement à un état second assez unique, proche de l’ataraxie. Oubliés le stress et l’effervescence du quotidien, on lâche prise en laissant s’évanouir les préoccupations du moment. Sans notion du temps qui passe, on profite de cet espace inédit où le corps, la tête et les sens sont au repos complet. « Lorsqu’après un certain temps tout s’arrête, la personne expérimente un état de silence complet comme jamais ressenti depuis la naissance. C’est lorsque nos sens ont perdu tous leurs repères que le corps et l’esprit peuvent se relâcher complètement », explique Antoine Mathys, le co-fondateur des lieux. Après un voyage intérieur au cœur de l’immensité, le chant des baleines et les lumières colorées nous ramènent à la réalité. Une douche rapide et il est temps de se rhabiller dans un vestiaire élégamment aménagé disposant de tout le nécessaire (sèche-cheveux, produits de soin Soeder et Forêt bleue) pour un retour à la vie sur terre en douceur.

Mille et une vertus

Si elle est nouvelle à Genève, la « floating therapy » existe depuis de nombreuses années. Son histoire prend racine outre-Atlantique dans les fifties. Aujourd’hui, légion sont les études qui en démontrent les bienfaits, qu’il s’agisse d’améliorer la qualité du sommeil, de se libérer du stress, de renforcer son système immunitaire, de booster sa concentration, de stimuler sa créativité ou encore plus prosaïquement de soulager des douleurs dorsales ou une migraine. Le principe de ce bain en eau iodée à qui l’on prête mille vertus ? Plongé dans l’eau salée, le corps ressent une impression de flottement. La chaleur, l’eau et la sensation d’apesanteur libèrent immédiatement toutes les tensions.  Un moment de détente ultime pendant lequel le système nerveux et cognitif sont enfin mis sur pause. Si la flottaison est recherchée principalement pour réduire le stress et l’anxiété, elle accélère également la récupération physique, notamment pour les sportifs. Remplis de plusieurs centaines de kilogrammes de sel Epsom, les bassins sont également bénéfiques pour leur apport en magnésium, nécessaire au bon déroulement de plus de 300 réactions biochimiques dans le corps humain. Chez Namaka Float, une séance traditionnelle dure une heure mais le centre propose aussi des Power Nap d’une trentaine de minutes, entre 12h et 14h pour les businessmen pressés. De quoi recharger les batteries en trente minutes chrono. Pour notre part, on a opté pour la version longue et avant de retrouver la vie réelle, on s’est même accordé six minutes complémentaires de bien-être à l’état pur avec une séance de Bol d’air Jacquier. Un appareil, imaginé et conçu par le chimiste René Jacquier, il y a environ 70 ans, qui pulse de l’oxygène mélangé à de la résine de pin pour augmenter la capacité d’absorption de l’oxygène par le corps humain. On s’assied face à la machine et on respire profondément le temps de la séance. L’expérience est brève mais agréable. A midi tapantes, on ressort du Namaka aussi zen qu’un moine tibétain, l’énergie regonflée à bloc. Convaincu par l’eau salée, on n’hésitera pas à réitérer.

Namaka Float, 5 rue Docteur Alfred Vincent, 1201 Genève. www.namakafloat.com

 

 

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