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La GDH au SIHH #1

Le top 5 des montres les plus marquantes

Stands au design à couper le souffle, nouvelles marques, pluie d’éditions limitées, d’anniversaires et de collections revisitées, le cru 2018 du Salon International de la Haute Horlogerie n’a pas déçu les aficionados. Zoom sur le top 5 des modèles qui ont retenu l’attention de la GDH.

La montre la plus filiforme : L’Altiplano Ultimate Concept de Piaget

Nouveau record de Piaget. Avec l’Altiplano Ultimate Concept, la manufacture de haute horlogerie a mis au point la montre mécanique à remontage manuel la plus plate au monde. Son épaisseur : deux millimètres, boîte et mouvement compris. Ce garde-temps hors norme a exigé l’emploi d’un nouvel alliage high-tech à base de cobalt, ultra-rigide et solide permettant à la montre de ne pas se déformer malgré son extrême finesse. Celle-ci reprend l’architecture 2 en 1 caractéristique de la collection Atiplano Ultimate qui s’affranchit de la distinction entre mouvement et habillage, le fond de boîte étant à la fois un composant d’habillage et la platine du mouvement. Tous les éléments du calibre et de la boite ont été repensés, dessinés, développés pour être affinés à l’extrême, certaines roues n’affichant que 0.12mm de hauteur (alors qu’elles font 0.20mm sur un mouvement classique).  Que les fans modèrent toutefois leur enthousiasme : le modèle, dont le développement a permis le dépôt de cinq brevets, n’a pas pour finalité immédiate d’être industrialisé ni commercialisé. A suivre donc.


www.piaget.com

La montre la plus carrée : La Carré H de Hermès

Le Carré Hermès, un élégant foulard de 90 centimètres sur 90 en twill de soie que les coquettes au goût sûr collectionnent ? Oui, mais pas seulement. C’est également une montre de forme carrée imaginée par Marc Berthier pour la fameuse maison de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Après une édition limitée en 2010, elle revient aujourd’hui dans une nouvelle version :  le designer et architecte-star a agrandi le carré de quelques millimètres et opté pour des effets de lumière sur le boîtier en acier aux finitions polies et microbillées, sur le cadran guilloché à angle droit, sur les aiguilles et les chiffres facettés. Un travail de lumière parfaitement dosé pour souligner avec harmonie l’évidence du dessin, les arêtes adoucies du carré, le profil courbe du boîtier et la glace cylindrique. Enfin, la typographie exclusive des chiffres – utilisant le zéro – participe au nouvel équilibre esthétique de cette montre.


www.hermes.com

La montre la plus tout-terrain : La RM 53-01 Tourbillon de Richard Mille

C’est l’une des premières montres imaginées par Richard Mille. Taillée pour résister aux coups de crosse du polo, la RM53 s’est, depuis son lancement en 2012, imposée comme un classique pour la marque. Cette année, l’horloger dédie un nouveau modèle à Pablo Mac Donough, la RM 53-01 Tourbillon, une édition limitée à 30 pièces. « Le polo est un sport dangereux, chocs et impacts sont au rendez- vous. C’est un jeu très élégant mais aussi très physique explique Richard Mille. Pablo a subi de nombreuses fractures tout au long de sa carrière. Tenant compte de cela, j’ai demandé à nos équipes de concevoir une montre capable de résister à tous types de chocs lors des matchs de polo mais le mouvement devait être visible ». Avec son bracelet bleu aux couleurs du drapeau argentin, nationalité du champion, elle affiche un boîtier en Carbone TPT. Solidité oblige, elle est également dotée d’un verre saphir feuilleté (verres saphir intercalés d’un film de polyvinyle, une première en horlogerie) abritant son calibre tourbillon suspendu.

www.richardmille.com

La montre la plus versatile : La Santos de Cartier

Cartier revisite cette année son modèle culte né en 1904 : la Santos. Même forme géométrique inspirée par les quatre coins vifs de la Tour Eiffel, même vis emblématiques, la nouveauté de la Santos cru 2018 réside dans le dessin de la lunette qui favorise la synergie entre les lignes de la boîte et celles du bracelet. Plus fines, plus élancées, elles accentuent la dynamique de la montre. Une question de confort de porter et d’ergonomie étudiés au millimètre et au gramme près dans l’objectif d’épouser parfaitement le poignet. Un bracelet également repensé, qui contribue d’ailleurs grandement au renouveau stylistique de la montre. Acier, or, cuir de veau ou d’alligator, coloris au choix, toutes les versions s’interchangent grâce au système QuickSwitch, brevet déposé par Cartier dont le mécanisme invisible se fond dans l’architecture du boîtier. Situé sous le bracelet, il s’actionne d’une simple pression. Bref, de quoi changer d’avis, comme de chemise.


www.cartier.com

La montre la plus sulfureuse : la Classic voyeur d’Ulysse Nardin 

La montre érotique a beau être un classique horloger, elle attire irrémédiablement l’oeil. Inspiré par l’univers des maisons closes, la Classic voyeur dévoile ainsi dans son boîtier de 42mm une saynète des plus libertines. On y voit deux couples, façonnés en or rose ou blanc, pris en flagrant délit d’ébats coquins. Au premier plan, un couple se tient dans un salon Louis XIV décoré d’un canapé et d’un tapis, délicatement gravés sur le cadran. L’homme, placé devant la femme, écarte le rideau qui coupe la pièce en deux pour révéler l’affichage de l’heure… mais aussi un autre couple, nu, en pleine étreinte passionnée. À chaque pression sur le bouton dédié, les amants se rapprochent. La jambe de la femme mais aussi le bras, le torse et la cuisse de l’homme bougent en rythme. Au premier plan, l’autre femme tend la main pour caresser le sexe de son partenaire. Jacquie et Michel n’ont qu’à bien se tenir, voilà de la très hot horlogerie.


www.ulysse-nardin.com

 

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