Tag Archives: Vins

Bordeaux à gogo

Quand Bacchus sort de sa cave

Le fief des amateurs de vins, le Caveau de Bacchus, organise le jeudi 10 novembre une dégustation de Grands Crus de Bordeaux, millésimes 2014 et plus anciens, en présence des propriétaires de certains des célèbres Châteaux. Tous à vos agendas !
degustation-bordeaux
Château Cos d’Estournel, Château Talbot, Château Beychevelle, Château Canon, Château Rauzan-Ségla, Château Pichon Longueville, Château Pontet Canet, Château Pape Clément, Château Haut Bailly, Château Giscours, Château Sociando-Mallet, voilà quelques-uns des domaines qui seront à l’honneur. Autant dire que la dégustation vaut le déplacement…pas à Gland ou Gstaad mais à quelques encablures de la boutique genevoise de Rive. Car ce n’est pas dans ses murs que le Caveau de Bacchus recevra les Bordeauxphiles mais à l’Hôtel Métropole. Le jeudi 10 novembre, de 17h à 21h, les dandys oenophiles dégusteront, dans le 5 étoiles, la it-sélection des sommeliers de l’enseigne, parfaite pour découvrir le must des grands classiques et pourront converser avec leurs propriétaires tout aussi passionnés par leur métiers que par leurs vins. Bref, un rendez-vous à ne pas manquer.

Billet d’entrée : 80 CHF
Renseignements : reservation@bacchus.ch ou 022 312 41 30

www.bacchus.ch

Bordeaux sur Léman

Quand Quarin tient salon

L’événement va faire date : l’expert français ès Bordeaux, Jean-Marc Quarin, organise pour la première fois en Suisse un salon dédié aux vignobles du Médoc. Les oenophiles sont sur les starting-blocks.
Quarin dégustation Yquem
Le programme risque d’en faire saliver plus d’un. Après le succès des trois éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, le critique indépendant Jean-Marc Quarin et son associé Fabrice Léger invitent le public suisse, à venir déguster le top des vins de Bordeaux le 3 juin à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne. Non seulement, les visiteurs pourront y découvrir une sélection unique de crus classés et d’outsiders mais ils auront la possibilité de participer à des ateliers dégustation dédiés à la reconnaissance de la qualité dans le goût du vin. Et pas n’importe lesquels… L’un d’eux sera consacré au château Cheval Blanc, co-animé par Pierre-Olivier Clouet, directeur technique du célèbre cru de Saint-Emilion et Jean-Marc Quarin. Dix millésimes seront proposés à la dégustation. Un second soulignera la permanence de la qualité dans le goût du château d’Yquem entre 2000 et 2013 et insistera sur l’école de rigueur qu’est la viticulture à Sauternes : une rencontre unique avec son maître de chai, Sandrine Garbay. Et parce que ces crus méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, une soirée inaugurale lancera les festivités le jeudi 2 juin 2016, chez Dame Pic, le restaurant gastronomique du 5 étoiles lausannois. Depuis Bordeaux, l’organisateur des festivités himself, alias Jean-Marc Quarin, répond à nos questions.

Ce salon lausannois est une première, qu’est-ce qui vous amène en Suisse ? 

Cela fait 15 ans que je viens en Suisse. J’y ai de nombreux lecteurs fidèles de mes notes de dégustations sur les Bordeaux. Après le succès des trois premières éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, mes lecteurs suisses m’ont demandé pourquoi nous n’organisions pas un événement chez eux. Sans cette confiance, cette manifestation ne pourrait pas avoir lieu.

Dans votre parcours de critique, pourquoi avoir jeté votre dévolu sur la région de Bordeaux ?

Au départ, c’est le hasard ! J’habitais sur place. Je n’avais ni argent, ni appui. J’ai commencé par ce qui était le plus proche, le plus pratique. J’ai très vite réalisé que si je voulais faire un travail sérieux, il fallait que je suive le vignoble tout au long de l’année, que j’y travaille quotidiennement. Ma volonté est d’insister sur les nouveautés imperceptibles lorsqu’on est loin de ce vignoble. C’est précisément ce que je propose à travers ces Rencontres : une occasion unique de venir découvrir en premier, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui font bouger les lignes.

Bordeaux est très reconnu pour ses vins rouges, mais le réflexe du Bordeaux blanc est moins spontané, pourquoi ? Auront-ils les mêmes honneurs au salon?

C’est une question de mode. Avant 1975, Bordeaux produisait plus de vins blancs que de vins rouges. Mais il est vrai que Bordeaux n’est pas connu pour produire des vins blancs secs aussi fameux qu’en Bourgogne. Les amateurs savent qu’il existe des crus classés dans les Graves, notamment à Pessac-Léognan. En fait, pour obtenir un grand vin blanc, il vaut mieux un sol calcaire qu’un sol de graves ou alors des coins très frais. En effet, il y aura mes découvertes lors de ces Rencontres.

Pour vos ateliers, vous avez retenu dans la gamme des 1er crus, Yquem et Cheval Blanc, pourquoi ce duo plutôt que d’autres valeurs sûres bordelaises comme les Petrus & cie ? Comment se dérouleront les ateliers?

J’ai choisi ces vins parce que je les aime, mais aussi parce qu’ils illustrent à merveille le thème de performance dans la qualité du goût. Naturellement il y a en a d’autres. Petrus ? L’an prochain peut-être. Je souhaite ajouter un mot sur le choix du château d’Yquem. Les vins de Sauternes rencontrent des difficultés. Personnellement j’adore ces vins et le château d’Yquem en particulier. Je souhaite faire partager ma passion pour ce cru. J’encourage tous ceux qui pensent ne pas aimer les Sauternes à venir vivre cette expérience. Je suis prêt à les rembourser s’ils ne sont pas satisfaits (rires) ! Ces ateliers sont faits pour vivre pendant 1H45 et une dizaine de millésimes avalés une expérience rare et  intime avec ces grands crus en approchant ce qui fonde le caractère exceptionnel de leur goût et en débattant.  C’est aussi partager des secrets avec leur responsable.

Outre les crus classés, vous promettez également aux visiteurs la découverte d’outsiders de la région “au goût supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître”? Pouvez-vous nous révéler en avant-première quelques-uns de vos coups de cœur?  

Oui, je pense à La Mauriane et Guibot La Fourvielle à Puisseguin-Saint Emilion, confondables avec un cru classé de Saint Emilion et à un tarif où les boire enchante ! Idem pour La Fleur de Boüard, Moulin Haut-Laroque et beaucoup d’autres !

Vous distinguez les vins de la rive droite de la Garonne et de la Gironde et ceux de la rive gauche, une préférence à titre personnel?

Selon les données administratives, il existe trente appellations de vins rouges à Bordeaux. Or, je ne retrouve pas cette différenciation dans le goût ! Ce qui est plus facilement distinguable, c’est la dominante du cépage qui induit le goût. Le merlot pour la rive droite avec Saint-Emilion et Pomerol comme régions phares. Le cabernet sauvignon sur la rive gauche avec le Médoc et Les Graves comme portes drapeaux. Et le salon permettra de faire aisément cette distinction. A titre personnel, j’ai tous les vins présents à cette manifestation dans ma cave !

Quels sont vos conseils pour les visiteurs afin de profiter au mieux du salon et déguster de manière optimale?

Mettre suffisamment de vin dans la bouche pour apprécier les nuances de sa matière. Et pour être à l’aise, on a prévu des crachoirs individuels – une innovation dans ce type de manifestation. Puis, suivre le parcours de visite, se détendre et profiter du cadre magnifique, des vins délicieux et de rencontres humaines extraordinaires. C’est rare d’avoir autant de talents rassemblés dans la même pièce !

Et pour finir, quel regard avez-vous sur le vignoble local ?

Que serait la Suisse sans cette côte spectaculaire et son chasselas ? Des endroits aussi typés dans le monde restent rares. C’est si beau ! Comment ne pas penser que l’on est face à une culture ? J’adore m’arrêter au milieu de ces vignes pour y prendre un verre.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne.

Le vendredi 3 juin 2016 : 11h-21h. Tarif : 40 CHF on line / 50 CHF sur place. 

www.lesrencontresquarin.com

Des histoires de goût

L’Italie en boîte

Edmond’s cuisine est le nouveau service que les gourmets doivent connaître: sur abonnement, des boîtes garnies de produits fins permettant de se concocter un repas complet sont livrées à domicile.
Edmonds cuisine box
C’est l’histoire d’une petite vache blanche, qui, pendant des siècles, a fourni du lait à tous les habitants de la région de Modène, chef-lieu de l’Emilie-Romagne dans le nord de l’Italie. Les premières meules de Parmigiano Reggiano, produit phare de la région, étaient d’ailleurs fabriquées à partir de lait de «vacca bianca», un nectar extrêmement apprécié pour sa teneur parfaite en graisse et en protéines. Mais voilà: sa cousine la vache Holstein débarque de Hollande au 19e siècle et finit peu à peu par lui voler la vedette. Car la Holstein produit bien plus de lait et permet ainsi une plus grande production du fameux fromage. La «blanche de Modène», délaissée pendant plusieurs décennies, était ainsi en train de disparaitre, lorsque deux producteurs se sont rappelés de la merveilleuse qualité de son lait. Depuis 2005, Alessandro Marchi et Graziano Poggioli l’utilisent à nouveau pour fabriquer, en petite quantité, du parmigiano. C’est ce type de produits authentiques et exclusifs que l’équipe de Edmond’s cuisine déniche et propose à ses clients: chaque mois, une boîte garnie de pâtes, sauces, charcuterie, vins et autres délicatesses d’une région italienne est envoyée à chacun. L’ensemble permet de préparer un repas complet (entrée, plat, dessert) pour 2 ou 4 personnes. «Pour l’instant, nous nous sommes concentrés sur l’Italie, le pays d’origine de la plupart des membres de notre team, explique Marco Barberi, cofondateur d’Edmond’s cuisine. Mais nous préparons des box surprises sur d’autres pays, la France et l’Espagne notamment.»

Mais qui est Edmond? «C’est un petit clin d’oeil à Edmond Dantès, le conte de Montecristo d’Alexandre Dumas, qui comme nous était un grand amateur de cuisine, et bien sûr un conteur d’histoires! Et nos boîtes également racontent des récits, aussi bien de nos produits mais aussi de ceux qui les produisent.»

www.edmondscuisine.com

Vins de stars

L’œnologie version Voici

Carole Bouquet, Gérard Depardieu et autres people s’invitent à Genève, au Tag’s Café de l’Hôtel N’vY en proposant aux curieux de déguster les produits de leurs vignes.
Vins de stars
Déguster le rosé servi au mariage des Brangelina ? Offrir des vins de Carole Bouquet, Gérard Depardieu ou Francis Ford Coppola ? Ou encore accompagner un dîner d’un cru de la vigne de Léo Ferré ? C’est ce que propose le Tag’s Café de l’Hôtel N’vY à travers son nouveau concept « Vins de Stars ». A la carte, des crus de vignobles de France, de Toscane, d’Espagne ou de Californie. Leur point commun : appartenir à des stars. Et on ne compte plus le nombre de people à s’être lancés dans l’aventure…

Ainsi, petit-fils de vigneron, l’acteur Jean-Louis Trintignant s’est implanté près d’Avignon et a baptisé son domaine Rouge Garance en hommage à Arletty. Lui aussi dans la région, le Clos de l’Hermitage de Jean Alesi peut se targuer d’avoir été médaillé. Quant à Pierre Richard, propriétaire d’un domaine près de Carcassonne, il signe un Syrah « Démon de l’Evêque 2011 ». Les très médiatisées vignes de Miraval, détenues depuis 2008 par Angelina Jolie et Brad Pitt, produisent un Rosé AOC de Provence. Plus au sud, en Espagne, dans la région de Castille & Léon, la cave d’Antonio Banderas propose un Ribera del Duero. Et à mi-chemin entre la Sicile et la Tunisie, Carole Bouquet a joué la carte de l’originalité avec le Muscat d’Alexandrie cultivé sur l’île italienne de Pantelleria.

Mais ce n’est pas tout, dans leur exploitation de San Donatino en Toscane, la veuve et le fils de Léo Ferré, Marie-Christine et Mathieu Diaz, poursuivent l’œuvre du chanteur avec un Poggio Ai Mori 2010. La même passion pour le vin anime les deux fils de Jean Carmet dans le Val de Loire ainsi que Gérard Depardieu avec un Pinot Rosé issu du domaine du Château de Tigné (Anjou). Outre-Atlantique, le réalisateur Francis Ford Coppola renoue, lui, avec une tradition familiale dans ses vignes au Lido, Sonoma Valley et Monterey Valley en Californie. Une liste digne des Red Carpet que le Tag’s Café de l’hôtel N’vY se plaît à faire découvrir à la dégustation ou à l’emporter. Des it-bouteilles qui feront à coup sûr palabrer ses invités le temps d’une soirée.

Hôtel N’vY, 18 rue de Richemont, 1202 Genève.

www.hotelnvygeneva.com

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