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Tag Archives: Street Art

A l’école du graffiti

Pimax sur les bancs du Collège du Léman

A l’occasion du Salon d’Art Genève qui se tiendra du 31 janvier au 3 février, le Collège du Léman s’unit avec Pimax, le maître du street art parisien pour une collaboration haute en couleurs.

Pour sa deuxième participation à Art Genève, le Collège du Léman a décidé de marquer les esprits en s’associant au maître ès graffiti, alias Pimax. Au programme? Un stand où l’artiste réalisera une oeuvre interactive en live à laquelle les visiteurs pourront apporter leur patte. Exit toiles ou même murs, le parisien exercera son talent sur du mobilier d’école, chaises et bureaux, que tout un chacun sera inviter à personnaliser d’un tag ou d’un dessin durant les quatre jours de l’événement.

Quand l’école promeut le Street Art

Une école qui promeut le graffiti? Et un street artist qui sublime du mobilier de classe? Un happening surprenant de prime abord mais qui correspond tant à l’état d’esprit novateur du Collège du Léman qu’à la ligne directrice artistique de l’artiste urbain. En effet, Pimax, grand nom de la scène Street Art parisienne est connu pour jouer avec les codes de l’art contemporain en revisitant divers thèmes de la mémoire collective. Réputé pour son univers pop et coloré, il tire un portrait de notre société à travers ses diverses œuvres éphémères. L’artiste français et le Collège ayant respectivement déjà œuvré pour la fondation Heart for India, cette collaboration sera une nouvelle occasion de contribuer à aider les enfants indiens à être scolarisés. En effet, les fonds issus de la vente de l’œuvre de Pimax réalisée pendant l’événement Art Genève iront ensuite intégralement à Heart of India.

Du 31 janvier au 3 février 2010, Art Genève à Palexpo,  Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex, www.artgeneve.ch

 

Graffitis au Kempinski

Tilt au Grill

C’est une star du street-art. Originaire de Toulouse, Tilt est aujourd’hui une figure internationale du graffiti. Depuis le 13 octobre et ce pour quelques mois, le Kempinski accueillera ses œuvres sur les murs du Grill.
Tilt by Luke Shirlaw
On a pu récemment voir son travail au Musée Mohammed VI à Rabat, au Palais de Tokyo à Paris lors de l’exposition « Artistes à la Une » et au musée des Abattoirs à Toulouse dans le cadre de l’exposition « Epoxy » aux côtés d’autres figures internationales du graffiti. Aujourd’hui, c’est sur les bords du lac Léman que les fans du « fétichiste du graffiti » comme il aime à s’appeler, auront la chance de pouvoir admirer quelques-unes de ses œuvres. Dans un hangar désaffecté ? Que nenni. Au sein du très chic Grill, le steakhouse du Kempinski. Il faut dire que depuis ses premiers tags sur des rampes de skateboard en 1988, le graffeur toulousain a fait du chemin. Il a exposé et marqué de son empreinte près de 40 pays dont les Etats-Unis, le Japon, les Philippines, le Sénégal, la Chine, la Nouvelle Zélande, l’Australie, ainsi que de nombreuses villes en Europe. Tilt aime démontrer par sa pratique, que la forme initiale du graffiti peut avoir un impact aussi fort que des compositions plus complexes ou figuratives. Il propose un vocabulaire formel propre et des couleurs pures qui traduisent son approche primitive du graffiti classique dont il est issu. Et même s’il expose aujourd’hui dans des musées, galeries et autres lieux académiques ou chics, le street-artiste, fidèle à ses origines, garde le même plaisir à peindre dans la rue, lieu de liberté ultime.

Kempinski, 19, Quai du Mont-Blanc, 1201 Genève. www.kempinski.com/geneva

Au temps du street art

Des graffitis dans l’horlogerie

Véritable “oeuvre d’art à porter au poignet”, la nouvelle montre RM 68-01 Tourbillon bouscule les codes : pour la première fois, un street artiste s’attaque à la haute horlogerie.
IMDG0556-c Didier Gourdon
Richard Mille n’est pas homme à opter pour la demi-mesure. Quand il propose à un street artiste d’utiliser une montre comme toile, il lui laisse carte blanche. Entièrement et sans restriction. Cyril Kongo, peintre français autodidacte, mondialement connu,  a relevé le défi en traduisant son univers et son langage graphique au cœur d’un mouvement. Jamais œuvre d’art ne s’était trouvée à ce jour matérialisée jusqu’aux ponts et platine d’une montre. Richard Mille et l’artiste membre du mythique collectif MAC CREW, ont ainsi réussi à transposer un art intrinsèquement adapté aux grandes surfaces murales des friches industrielles au domaine horloger, constitué de micromécanique et de précision, passant ainsi des murs des villes aux ponts, platines et cadrans saphir de l’horlogerie. « Je suis issu du graffiti, explique Cyril Phan, alias Kongo. Tout mon travail vient de là. C’est mon école de peinture, j’ai appris dans la rue. J’ai besoin de rester en résonance avec ce monde-là tout en regardant ce qui se passe ailleurs. Le graffiti c’est une langue, des codes, une écriture, que ce soit sur un mur gigantesque, sur le châssis d’une toile ou sur n’importe quels autres supports. Je ne suis pas le peintre d’un seul lieu, ni d’une seule surface. » Plus d’un an aura été nécessaire pour mettre au point la technique de peinture utilisée par le graffeur, fondateur du festival Kosmopolite (Festival international de graffiti) de Bagnolet. Un aérographe a été spécialement développé pour permettre à l’artiste de pulvériser avec la plus grande délicatesse et au goutte- à-goutte ses couleurs. Pour ne pas nuire à l’équilibre et donc au bon fonctionnement du calibre, le poids de la peinture a en effet été strictement défini au préalable. «Il a fallu créer des outils spécifiques et presque un an de recherches pour mettre en place le process permettant de peindre sur une montre de cinq centimètres, poursuit-il. Les dimensions des pièces étant de l’ordre du millimètre, voire moins, je devais créer des lettrages directement dessus, en donnant un effet graphique mais sans employer trop de peinture pour ne pas déséquilibrer le fonctionnement du mouvement. C’était comme si, partant d’une voiture, je devais peindre le châssis, le moteur, chaque piston…» La production de pochoirs de lettres découpées dans des fines plaques de métal microscopiques a permis la réalisation de dessins à peine visibles à l’œil et impossibles à réaliser directement à la main, même si certains motifs ont pu être dessinés à l’aide de stylos à la pointe particulièrement fine. Quel que soit le procédé choisi, ce n’en est pas moins chaque composant de la montre qui a été habillé des couleurs de celui que l’on nomme Mr Colorful. Chaque exemplaire de l’édition limitée à 30 pièces a été travaillé un à un par l’artiste, ce qui en fait de véritables pièces uniques. Au dos de la montre, la forme centrale de la platine du mouvement tourbillon se développe vers l’extérieur comme une goutte de peinture projetée physiquement contre un mur. La face avant de la montre laisse voir les ponts du mouvement, qui s’élancent dans toutes les directions, à l’image des tracés libres caractéristiques des fresques de street art. Bref, une œuvre signée par l’une des figures majeures de l’art graffiti international sur l’une des créations du moins conventionnel des horlogers suisses. On aime.

www.richardmille.com

richard-mille-tourbillon-cyril-kongo

Pimp my fridge

De l’art du frigo

Dix artistes disposent de deux jours pour métamorphoser un frigo cubique en œuvre d’art, c’est le concept du Red Bull Curates qui aura lieu pour la première fois à Genève fin septembre.

Participant - LIfestyle
Red Bull Canvas Cooler Project 2014 – Nouvelle Orleans – Un participant

Après Tokyo, Sydney, Miami, Singapour, Istanbul ou Zürich, c’est au tour de Genève d’accueillir le Red Bull Curates. Le king de la boisson énergisante donne en effet carte blanche à dix jeunes talents romands, plasticiens, graffeurs, graphistes, illustrateurs, musiciens, tatoueurs  ou encore adeptes du tricot pour…transformer un frigidaire un œuvre d’art. Parmi les heureux élus, Sandrine Pelletier et Olivier Ducret, Cyril Vouilloz alias Rylsee, Fabien Baudin et Mathieu Winkler, Pierre Andrey dit Giroscope, Hadrien Dussoix, Nicolas Constantin, Camille Aymon, Mathias Forbach alias Fichtre et Camille Vallotton alias Vamille, Elena Montesinos ou encore Caroline Vitelli. Les artistes travailleront deux jours consécutifs dans un même espace le 24 et 25 septembre puis, une fois le délai consumé, leurs œuvres seront exposés au Cercle des Bains à Genève jusqu’au 27 septembre avant d’être installés derrière les comptoirs de dix bars et restaurants genevois et de retrouver leur fonction réfrigérante.

Red Bull Canvas Cooler 2012
Red Bull Curates Canvas Cooler Milan 2012

Un projet un peu loufoque certes mais qui a le mérite de braquer les projecteurs sur la jeune garde de la création romande. «La participation des artistes à ce projet leur offre une visibilité différente en leur permettant de sortir des catégories dans lesquelles il sont habituellement « rangés », explique Florian Schmied, curateur du Red Bull Curates Geneva. Un tel événement permet d’amener une lumière différente sur les talents créatifs d’une région. Les artistes peuvent également tisser des liens entre eux durant les deux jours de travail en commun. Cela permet de créer de nouvelles connexions avec des artistes qui ne sont pas dans les mêmes sphères artistiques ou qui, simplement, vivent ailleurs. Au final, le Red Bull Curates est une belle opportunité pour promouvoir les jeunes talents artistiques de Suisse romande. »

Bakibaki Artwork
Red Bull Canvas Cooler Kyoto 2012

Red Bull Curates Geneva, 24-25 septembre « work in progress », vernissage le jeudi 25 septembre dès 20h, exposition jusqu’au 27 septembre, entrée libre, Cercle des Bains, rue des Vieux-Grenadiers 8, 1205 Genève

www.cercledesbains.ch

www.redbull.com/red-bull-curates-geneva