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Tag Archives: Salon

L’art en foire à Beaulieu

La Suisse aux cimaises

Du 2 au 5 mai et pour la troisième année consécutive, la capitale vaudoise accueille la Lausanne Art Fair, une foire d’art qui s’affirme chaque année comme LE rendez-vous incontournable des collectionneurs avertis.

Le cru 2019 s’annonce prometteur. Figuration libre, art abstrait, art urbain, pop art, bad painting ou encore performances, la Lausanne Art Fair fera, comme à son habitude, honneur à la diversité des genres. La grande nouveauté ? La présence en force des plus grandes galeries suisses. Partenaire de la Foire depuis ses débuts, la Gazette de l’Helvète n’a pas hésité à aller sonder Serge Beninca, le directeur artistique de l’événement, pour en savoir plus sur le nouveau millésime.

La troisième édition de la Lausanne Art Fair va avoir lieu du 2 au 5 mai. Quel bilan tirez-vous de 2018 ? 

Après une première édition ayant rencontré un beau succès en 2017, le cru 2018 fut lui aussi à la hauteur de nos attentes, et ce malgré un week-end très ensoleillé et des températures presque caniculaires !

Pouvez-vous nous livrer quelques chiffres ? (le nombre de visiteurs? Le nombre d’oeuvres vendues ? La plus chère vendue et la moins chère, etc. ?)  

Nous avons progressé à la fois en termes de visitorat et de ventes réalisées par les galeries, avec au compteur pas moins de 15317 visiteurs et 912 ventes. Quant aux prix des oeuvres, nous ne faisons pas d’études à ce niveau-là, justement pour ne pas fausser les chiffres et avoir de vraies réponses quant au nombre d’oeuvres vendues. Les galeries seraient sans doute plus réfractaires à nous divulguer le nombre de pièces vendues, si on les interrogeait sur leur chiffre d’affaires. Pour autant, nous estimons le prix moyen d’une oeuvre dans une fourchette allant de 5000 et 15 000 francs, en sachant que certaines signatures se vendent bien plus chères, mais qu’il est également possible de dénicher des oeuvres originales à quelques centaines de francs.

La Lausanne Art Fair s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable chez les amateurs d’art romands. Qu’espérez-vous pour 2019 ?   

Nous organisons une quinzaine de foires et salons en France et en Europe et quel que soit le lieu, il faut compter environ 5 ans pour qu’un événement arrive à maturité. Nous espérons donc encore une belle progression pour cette troisième édition. Nous savons d’ores et déjà que nous accueillerons d’avantage de galeries suisses que l’année dernière. Nous comptons gagner encore 2000 ou 3000 visiteurs et progresser en termes de ventes.

Quelles sont les nouveautés de ce cru ?

La nouveauté réside justement dans le fait d’accueillir cette année une vingtaine de galeries suisses, ce qui représente tout de même un quart des exposants. Nous nous réjouissons bien sûr de leur confiance et du renouveau qu’elles apporteront à l’offre artistique de la foire. Cela prouve aussi que Lausanne Art Fair s’inscrit désormais dans le riche paysage des foires et salons lausannois et, par extension, dans l’univers artistique de la Suisse romande.

Quels atouts la Lausanne Art Fair présente-t-elle pour les galeristes par rapport aux autres foires suisses? 

Nous nous positionnons résolument dans l’art abordable et c’est dans cet angle d’attaque que réside notre identité. Il est important pour nous de préciser que le prix ne fait pas forcément la qualité d’une oeuvre et ne reflète pas l’émotion qu’elle suscite. Notre but n’est pas de faire de Lausanne Art Fair un musée mais une foire accessible, avec des oeuvres accessibles au plus grand nombre. Nous ne faisons absolument pas le procès d’autres foires qui revendiquent une offre artistique réservée aux collectionneurs fortunés. Chacun a sa place et chacun a sa clientèle !

Et pour les visiteurs ? Quels artistes pourront-ils découvrir cette année au sein de la Foire ? 

L’idée est justement de laisser la place à la magie et que les visiteurs viennent découvrir par eux-mêmes les surprises qui les attendent… et il y en aura! Rendez-vous du 2 au 5 mai pour une 3ème édition riche en nouveautés.

Du 2 au 5 mai, Beaulieu Expo, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 11h à 19h les samedi et dimanche.

www.lausanneartfair.com

A l’école du graffiti

Pimax sur les bancs du Collège du Léman

A l’occasion du Salon d’Art Genève qui se tiendra du 31 janvier au 3 février, le Collège du Léman s’unit avec Pimax, le maître du street art parisien pour une collaboration haute en couleurs.

Pour sa deuxième participation à Art Genève, le Collège du Léman a décidé de marquer les esprits en s’associant au maître ès graffiti, alias Pimax. Au programme? Un stand où l’artiste réalisera une oeuvre interactive en live à laquelle les visiteurs pourront apporter leur patte. Exit toiles ou même murs, le parisien exercera son talent sur du mobilier d’école, chaises et bureaux, que tout un chacun sera inviter à personnaliser d’un tag ou d’un dessin durant les quatre jours de l’événement.

Quand l’école promeut le Street Art

Une école qui promeut le graffiti? Et un street artist qui sublime du mobilier de classe? Un happening surprenant de prime abord mais qui correspond tant à l’état d’esprit novateur du Collège du Léman qu’à la ligne directrice artistique de l’artiste urbain. En effet, Pimax, grand nom de la scène Street Art parisienne est connu pour jouer avec les codes de l’art contemporain en revisitant divers thèmes de la mémoire collective. Réputé pour son univers pop et coloré, il tire un portrait de notre société à travers ses diverses œuvres éphémères. L’artiste français et le Collège ayant respectivement déjà œuvré pour la fondation Heart for India, cette collaboration sera une nouvelle occasion de contribuer à aider les enfants indiens à être scolarisés. En effet, les fonds issus de la vente de l’œuvre de Pimax réalisée pendant l’événement Art Genève iront ensuite intégralement à Heart of India.

Du 31 janvier au 3 février 2010, Art Genève à Palexpo,  Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex, www.artgeneve.ch

 

Tous au Salon

Une histoire de bulles

Salon a levé le voile sur son millésime 2004 à l’hôtel Le Richemond, à Genève. L’occasion de (re)découvrir l’histoire d’un Champagne pas comme les autres.

photo by Leif Carlsson

photo by Leif Carlsson

En un siècle, seuls trente-sept millésimes ont obtenu l’insigne privilège de sortir de ses caves. Uniquement produit lors des années exceptionnelles à partir de grappes cueillies au cours des mêmes vendanges, Salon sait se faire désirer et ne se dévoile qu’au rythme de l’excellence. Une micro-maison atypique dont l’histoire n’a rien à envier aux sagas balzaciennes. A son origine, Eugène-Aimé Salon, un jeune champenois de 12 ans, envoyé par ses parents à Paris pour gagner sa vie. Bon an, mal an, il s’enrichit dans le commerce de la ferraille, des peaux de lapins et enfin de la fourrure,  devenant en quelques années un des personnages incontournables de l’élite parisienne de la Belle Epoque. Epicurien patenté et amoureux de sa terre natale, le fourreur rêve de créer un champagne d’exception destiné à sa consommation personnelle et à celle de ses amis. Son beau-frère, Chef de Caves, lui conseille d’acheter des parcelles. Il investit alors dans le terroir de la Côte des Blancs, dans le cru du Mesnil-sur-Oger. Pour postulat de départ, il choisit de concevoir un champagne mono-cépage à base de chardonnay issu d’un seul grand cru et d’un seul millésime – toujours une récolte au grand potentiel de vieillissement, conservé en cave plus d’une dizaine d’années avant d’être dévoilé. Une approche visionnaire qui a fait du champagne confidentiel et familial la coqueluche des connaisseurs des quatre coins de la planète, qui le placent aujourd’hui sans hésiter au même rang que les Yquem, Romanée-Conti et autres Pétrus. En 100 ans, 37 millésimes ont vu le jour. Le 37e et dernier millésime du XXe siècle est le millésime 1999.

On change d’époque : place désormais au premier millésime du XXIe siècle, le 2004 que la Maison vient juste de dévoiler. Dans le verre, la robe claire à reflets verts, la bulle fine avec la présence d’un cordon persistant, typique du millésime, font de ce nouveau cru une précieuse promesse. L’attaque vive et franche, la fraîcheur, la minéralité intense ne démentissent pas l’attente, qu’a confortée le nez impressionnant  de notes minérales, de pierre à fusil, de cailloux, de thé fumé, avec une touche mentholée. La bouche est droite, en pointe, avec une très belle acidité, beaucoup de pureté. Avec la salinité magnifique de ce grand Blanc encore dans sa jeunesse apparaît en bouche le chardonnay mûr et surgit à petit bruit un effet brioché, de pain, de levures fraîches. Le vin s’arrondit à mesure qu’il s’oxygène et dévoile une belle vinosité, un arrondi qui équilibre l’acidité. Et la fin de bouche se clôt sur une pointe d’amertume, signature des plus grands vins. Et pour déguster le nectar ? Il va falloir la jouer serré : seuls 480 bouteilles et 60 magnums sont disponibles en Suisse. A respectivement 495 francs et 1100 francs le flacon. Quand on aime, on ne compte pas…

www.salondelamotte.com

Bordeaux sur Léman

Quand Quarin tient salon

L’événement va faire date : l’expert français ès Bordeaux, Jean-Marc Quarin, organise pour la première fois en Suisse un salon dédié aux vignobles du Médoc. Les oenophiles sont sur les starting-blocks.
Quarin dégustation Yquem
Le programme risque d’en faire saliver plus d’un. Après le succès des trois éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, le critique indépendant Jean-Marc Quarin et son associé Fabrice Léger invitent le public suisse, à venir déguster le top des vins de Bordeaux le 3 juin à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne. Non seulement, les visiteurs pourront y découvrir une sélection unique de crus classés et d’outsiders mais ils auront la possibilité de participer à des ateliers dégustation dédiés à la reconnaissance de la qualité dans le goût du vin. Et pas n’importe lesquels… L’un d’eux sera consacré au château Cheval Blanc, co-animé par Pierre-Olivier Clouet, directeur technique du célèbre cru de Saint-Emilion et Jean-Marc Quarin. Dix millésimes seront proposés à la dégustation. Un second soulignera la permanence de la qualité dans le goût du château d’Yquem entre 2000 et 2013 et insistera sur l’école de rigueur qu’est la viticulture à Sauternes : une rencontre unique avec son maître de chai, Sandrine Garbay. Et parce que ces crus méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, une soirée inaugurale lancera les festivités le jeudi 2 juin 2016, chez Dame Pic, le restaurant gastronomique du 5 étoiles lausannois. Depuis Bordeaux, l’organisateur des festivités himself, alias Jean-Marc Quarin, répond à nos questions.

Ce salon lausannois est une première, qu’est-ce qui vous amène en Suisse ? 

Cela fait 15 ans que je viens en Suisse. J’y ai de nombreux lecteurs fidèles de mes notes de dégustations sur les Bordeaux. Après le succès des trois premières éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, mes lecteurs suisses m’ont demandé pourquoi nous n’organisions pas un événement chez eux. Sans cette confiance, cette manifestation ne pourrait pas avoir lieu.

Dans votre parcours de critique, pourquoi avoir jeté votre dévolu sur la région de Bordeaux ?

Au départ, c’est le hasard ! J’habitais sur place. Je n’avais ni argent, ni appui. J’ai commencé par ce qui était le plus proche, le plus pratique. J’ai très vite réalisé que si je voulais faire un travail sérieux, il fallait que je suive le vignoble tout au long de l’année, que j’y travaille quotidiennement. Ma volonté est d’insister sur les nouveautés imperceptibles lorsqu’on est loin de ce vignoble. C’est précisément ce que je propose à travers ces Rencontres : une occasion unique de venir découvrir en premier, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui font bouger les lignes.

Bordeaux est très reconnu pour ses vins rouges, mais le réflexe du Bordeaux blanc est moins spontané, pourquoi ? Auront-ils les mêmes honneurs au salon?

C’est une question de mode. Avant 1975, Bordeaux produisait plus de vins blancs que de vins rouges. Mais il est vrai que Bordeaux n’est pas connu pour produire des vins blancs secs aussi fameux qu’en Bourgogne. Les amateurs savent qu’il existe des crus classés dans les Graves, notamment à Pessac-Léognan. En fait, pour obtenir un grand vin blanc, il vaut mieux un sol calcaire qu’un sol de graves ou alors des coins très frais. En effet, il y aura mes découvertes lors de ces Rencontres.

Pour vos ateliers, vous avez retenu dans la gamme des 1er crus, Yquem et Cheval Blanc, pourquoi ce duo plutôt que d’autres valeurs sûres bordelaises comme les Petrus & cie ? Comment se dérouleront les ateliers?

J’ai choisi ces vins parce que je les aime, mais aussi parce qu’ils illustrent à merveille le thème de performance dans la qualité du goût. Naturellement il y a en a d’autres. Petrus ? L’an prochain peut-être. Je souhaite ajouter un mot sur le choix du château d’Yquem. Les vins de Sauternes rencontrent des difficultés. Personnellement j’adore ces vins et le château d’Yquem en particulier. Je souhaite faire partager ma passion pour ce cru. J’encourage tous ceux qui pensent ne pas aimer les Sauternes à venir vivre cette expérience. Je suis prêt à les rembourser s’ils ne sont pas satisfaits (rires) ! Ces ateliers sont faits pour vivre pendant 1H45 et une dizaine de millésimes avalés une expérience rare et  intime avec ces grands crus en approchant ce qui fonde le caractère exceptionnel de leur goût et en débattant.  C’est aussi partager des secrets avec leur responsable.

Outre les crus classés, vous promettez également aux visiteurs la découverte d’outsiders de la région “au goût supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître”? Pouvez-vous nous révéler en avant-première quelques-uns de vos coups de cœur?  

Oui, je pense à La Mauriane et Guibot La Fourvielle à Puisseguin-Saint Emilion, confondables avec un cru classé de Saint Emilion et à un tarif où les boire enchante ! Idem pour La Fleur de Boüard, Moulin Haut-Laroque et beaucoup d’autres !

Vous distinguez les vins de la rive droite de la Garonne et de la Gironde et ceux de la rive gauche, une préférence à titre personnel?

Selon les données administratives, il existe trente appellations de vins rouges à Bordeaux. Or, je ne retrouve pas cette différenciation dans le goût ! Ce qui est plus facilement distinguable, c’est la dominante du cépage qui induit le goût. Le merlot pour la rive droite avec Saint-Emilion et Pomerol comme régions phares. Le cabernet sauvignon sur la rive gauche avec le Médoc et Les Graves comme portes drapeaux. Et le salon permettra de faire aisément cette distinction. A titre personnel, j’ai tous les vins présents à cette manifestation dans ma cave !

Quels sont vos conseils pour les visiteurs afin de profiter au mieux du salon et déguster de manière optimale?

Mettre suffisamment de vin dans la bouche pour apprécier les nuances de sa matière. Et pour être à l’aise, on a prévu des crachoirs individuels – une innovation dans ce type de manifestation. Puis, suivre le parcours de visite, se détendre et profiter du cadre magnifique, des vins délicieux et de rencontres humaines extraordinaires. C’est rare d’avoir autant de talents rassemblés dans la même pièce !

Et pour finir, quel regard avez-vous sur le vignoble local ?

Que serait la Suisse sans cette côte spectaculaire et son chasselas ? Des endroits aussi typés dans le monde restent rares. C’est si beau ! Comment ne pas penser que l’on est face à une culture ? J’adore m’arrêter au milieu de ces vignes pour y prendre un verre.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne.

Le vendredi 3 juin 2016 : 11h-21h. Tarif : 40 CHF on line / 50 CHF sur place. 

www.lesrencontresquarin.com

Les highlights de Detroit #1

Zoom sur la Honda NSX

Honda a choisi le salon de Detroit pour présenter sa nouvelle supercar hybride, la NSX de deuxième génération. Celle-ci sera construite aux Etats-Unis, avec les premières livraisons attendues pour cette année avant d’arriver en Europe en 2016.
Honda NSX sideLes projets avortés pour remplacer la sportive japonaise se sont succédés au fil des ans jusqu’à ce que Honda dévoile un concept-car en 2012, déjà à Detroit. L’attente aura aussi été laborieuse, comme en atteste ce prototype qui prit feu lors d’essais au Nürburgring l’été dernier. 25 ans après la première génération, le motoriste japonais remet enfin le couvert avec une sportive dont la philosophie est empreinte de l’héritage de sa devancière. Le maître-mot a été de placer le conducteur au centre du projet plutôt que d’emboîter le pas de ses concurrents dans la course à la puissance. La nouvelle NSX revendique donc une approche non conventionnelle du segment des supercars, qui est réalisée par un tout nouveau moteur V6 biturbo en position centrale associé à une boîte de vitesse à double embrayage à 9 rapports. Un moteur électrique arrière central ainsi que deux moteurs électriques indépendants à l’avant viendront en renfort, le tout pour un total de 550 cv environ. La NSX est construite autour d’un châssis composite particulièrement soigné et la marque annonce le centre de gravité le plus bas de la catégorie. Ceux qui ont grandi avec un poster de NSX dans leur chambre retrouveront côté carrosserie des clins d’œil à la mythique sportive des années 1990 : les ouïes latérales, le pavillon sans montant de portes ainsi que le dessin des optiques à l’arrière. Honda annonce également une transmission intégrale, des suspensions tout en aluminium et des freins carbone-céramique.

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