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Tag Archives: Restaurant

Au Royalp

L’étoile sous les flocons

Pour inaugurer la saison hivernale, le Chalet RoyAlp Hôtel & Spa accueille un nouveau chef, Davide Esercito. Concepts revisités et propositions gustatives inédites, le 5 étoiles de Villars-sur-Ollon s’impose, depuis quelques mois, comme la dernière place-to-be des foodistas avertis.

« Faire vibrer le sceptre de la cuisine de l’hôtel 5 étoiles des Alpes vaudoises bien au-delà des frontières en y insufflant une signature unique », telle est l’ambition de Davide Esercito, chef surdoué qui a fait ses gammes aux quatre coins de l’Europe et qui dirige depuis le mois de novembre les restaurants du Royalp dont le Jardin des Alpes, l’étoilé de l’hôtel ainsi que Le Rochegrise, sa brasserie alpine. Ultra créatif, l’Italien d’origine revisite des spécialités régionales ainsi que des mets traditionnels, grâce à une cuisine élégante et sobre à base de produits bio de producteurs locaux, dans l’esprit d’un Andrea Caminada. Une promesse fort alléchante qui nous a inspiré l’envie d’aller passer un week-end gourmand sur les pistes avec vue sur les Dents du midi et le massif du Mont-Blanc. On vous raconte.

Sur les pistes

Avant de se pencher sur le talent inspiré de la nouvelle toque qui buzze à Villars-sur-Ollon, quelques mots sur l’hôtel. Situé directement sur les pistes, le Chalet RoyAlp est un petit bijou pour les amateurs de ski…et les autres. Car en plus du Ski-in – Ski-out (mention spéciale pour les sèche-chaussures muraux et les pantoufles fourrées qui attendent les valeureux sportifs dans la ski-room), le 5 étoiles offre une palette de services très sympathique. Spa de 1200 m2 à la somptueuse piscine, salle de cinéma avec projection à la demande, salle kidsfriendly aux allures de château fort digne de rivaliser avec un Franz Carl Weber, espace pour grands avec consoles et baby-foot, salle de billard, fumoir, fitness, bref de quoi satisfaire toute la famille, des bambins insupportables aux parents les plus exigeants. Quant aux chambres, on peut difficilement rêver mieux. Pour notre part, on a opté pour la Junior suite vue montagne, juste parfaite pour un séjour en famille.  On a adoré la terrasse avec sa vue époustouflante, la salle de bains XXL avec baignoire d’angle et le spacieux dressing ultra pratique. Un sachet de guimauve et un ours en peluche en guise d’accueil ont définitivement conquis les membres les plus jeunes de l’équipe.

A la brasserie alpine

Pour le dîner, on a pris le parti de s’attabler au restaurant Le Rochegrise. Dans une ambiance chaleureuse et conviviale, la brasserie alpine offre à la carte une variété de plats populaires et savoureux avec un clin d’œil à l’esprit montagne et aux origines du chef. Au menu du jour, deux entrées au choix, un carpaccio de bœuf aux saveurs des bois et un risotto à la purée de courge, espuma chaud avec amaretto, que nous avons toutes deux dégustées. Parmi les trois propositions de plats, on a opté pour le Coquelet suisse, mousseline de pommes de terre à la truffe et pour le Mont Végan, quinoa noir, légumes braisés et pain naan. Quant au dessert, c’est par la tarte au citron meringuée que l’on s’est laissé tenter. Bilan des courses : on a été bluffé, que ce soit visuellement parlant ou d’un point de vue gustatif.  Bien que Le Rochegrise se positionne comme un restaurant familial à l’atmosphère moins formelle qu’au Jardin des Alpes -l’étoilé de l’hôtel-, Davide Esercito y sert une cuisine de haut vol, qui vaut à elle seule le détour par Villars-sur-Ollon. Entre Alpes vaudoises et inspirations transalpines, les créations du chef allient inventivité, beaux produits et saveurs d’exception. Cuisine maîtrisée à la perfection, recherche d’alliances audacieuses, cuisson au degré près des produits ou construction millimétrée des assiettes, le talent du virtuose des fourneaux suscite à raison l’enthousiasme de la gastrosphère et donne envie de poursuivre la découverte.  Aucun doute, on reviendra.

Chalet Royalp Hôtel & Spa, Domaine de Rochegrise, Route du Col de la Croix, 1884 Villars-sur-Ollon.

www.royalp.ch

 

 

 

Il maestro della Bottega

La Sardaigne au firmament

L’étoilé italien de la rue de la Corraterie change de chef et accueille Francesco Ibba aux commandes de ses fourneaux. Un vent de renouveau qui assoit le caractère avant-gardiste de la table genevoise.

Le Poulpe tentacule et évolution de poivron, L’Asperge fève, mélisse et amaretto, Lo Spaghettone huître, cébette et iode ou encore le Saint-Pierre, petits pois, verveine et kiwi, il suffit de se pencher sur les intitulés de la carte pour en être convaincu : la nouvelle mouture de la Bottega vaut assurément la peine de s’y attabler. Il faut dire que le nouveau chef n’en est pas à son coup d’essai. Originaire de Sardaigne, il a fait ses armes dans les meilleurs restaurants de sa région natale puis dans les étoilés les plus prestigieux de Ischia et de la Toscane. En 2012, il a intégré la brigade du chef Saverio Sbaragli au restaurant italien du Four Seasons Hotel des Bergues avant d’être accueilli en 2018 par Francesco Gasbarro et la grande famille de La Bottega où pendant un an et demi, il a dirigé l’Osteria della Botegga en réussissant avec brio une ré-interprétation contemporaine de recettes classiques italiennes. Depuis cet été, c’est à la Bottega même qu’il laisse libre court à son talent, où il propose une fenêtre grande ouverte sur l’Italie, avec un ancrage suisse à travers les excellents produits qu’offrent le lac, les montagnes et les bons producteurs locaux. Enfant de la méditerranée, Francesco Ibba souhaite également donner une place de choix aux poissons et produits de la mer. Privilégiant un circuit court, il travaille avec Procsea, une plateforme en lien avec 16 ports bretons qui garantit la livraison de poissons et crustacés moins de 30 heures après leur pêche. Le résultat ? Une cuisine transalpine de haute volée à base de produits d’exception, illustrée par des assiettes ultra-modernes aux allures d’œuvres d’art. Des prouesses culinaires tant visuelles que gustatives. On recommande vivement.

La Bottega, rue de la Corraterie, 21, 1204 Genève.

www.labottegatrattoria.com

 

 

 

Le Tiffany en cinq temps

Le renouveau de l’Art nouveau

C’est une institution à Genève. Bistro chic à l’emblématique style Art Nouveau, le restaurant Tiffany a fait peau neuve…mais que les aficionados se rassurent, le lifting est chic et discret et il s’accompagne, en prime, d’une nouvelle offre gourmande.

Adresse incontournable à Genève, le restaurant Tiffany s’est octroyé une remise en beauté, orchestrée par le studio parisien d’architecture intérieure MHNA – Marc Hertrich & Nicolas Adnet-. Si les éléments emblématiques d’époque – lampes Tiffany, belles boiseries et carreaux émaillés – n’ont pas bougé d’un iota, le duo star du design intérieur a opéré la métamorphose avec comme point de départ la frise d’origine. Cette dernière donne le ton avec une déclinaison de vert émeraude et de gris bleuté qui révèle les cadres de miroirs et les moulures d’antan. Pas de changements drastiques donc mais un agréable vent de renouveau qui s’accompagne d’une nouvelle offre culinaire déclinée en 5 temps : petit déjeuner, lunch, instant thé, apéritif et dîner. Le matin, place au buffet ou, pour les plus pressés, au “Petit déjeuner express” composée d’une boisson chaude, un jus de fruit et une viennoiserie. Dès midi, l’établissement, ultra couru, sert une cuisine du marché authentique et créative, avec une carte renouvelée chaque saison et un menu de la semaine comprenant une entrée et un plat pour 34 francs. En deuxième partie de journée, le restaurant vient tout juste de lancer l’instant thé, qui invite à partir de 15h, à se délasser autour d’un thé de la maison Newby et de quelques douceurs faites maison, cookies, cakes et pâtisseries du jour. Plus tard dans l’après-midi, une carte de tapas, bocaux et autres ardoises à se partager accompagnent les apéritifs, et ce, jusqu’à 21h. A l’heure du dîner, du nouveau également : le chef propose un menu inédit destiné aux amateurs de théâtre (entrée/plat ou plat/dessert), qui se déguste, montre en main, en une heure, entre 18h30 et 19h30, juste avant un spectacle au Grand Théâtre de Genève, au Victoria Hall ou à la Maison des Arts du Grütli, situés à quelques encablures seulement de l’établissement. Les gastronomes, qui souhaitent prendre leur temps, pourront eux opter pour le tout nouveau menu découverte estival, invitation à un voyage des papilles aux saveurs du sud déclinées au fil des mets signature du chef. Parmi les highlights de cette carte d’été concoctée par Jean-Briac Monboussin, la Tomate rôtie au thym citron, burratina crémeuse et croustillant de ciabatta, le Poisson du marché, fenouil confit et olives taggiasche, sauce bouillabaisse, le Ris de veau croustillant, espuma petit pois et cébettes rôties, jus de viande ou encore, en dessert, le Granité melon, mousse basilic. Nous, on est fan de l’établissement à toute heure. On recommande vivement.

Tiffany Restaurant-Bar, Rue de l’Arquebuse, 20, 1204 Genève.

www.tiffanyhotel.ch

De Lima au Léman

Chez Yakumanka

On va aller droit au but : le Yakumanka, c’est notre révélation culinaire de l’année. Une cebicheria aux recettes signées Gaston Acurio et exécutées d’une main de maître par César Bellido, disciple du plus célèbre des apôtres de la gastronomie made in Pérou. On est fan.
Que l’on ait arpenté en large et en travers les terres andines ou que l’on découvre pour la première fois les saveurs du Pérou, l’enthousiasme est le même. A la nouvelle table du Mandarin Oriental, difficile de ne pas s’esbaudir devant chacune des assiettes du chef. Il faut dire que Gaston Acurio est une icône nationale, doublée d’une superstar planétaire, qui a exporté les spécialités de son pays natal aux quatre coins du globe…et on comprend très vite pourquoi.

Le goût du Pérou

Trois, deux, un, il n’y a qu’à se laisser emporter, pisco sour à la main, à la découverte des hits de la néo-cuisine inca. Parmi les highlights des lieux, le cebiche, il va de soi, une entrée à base de poisson frais mariné au Leche de Tigre, marinade composée d’agrumes et de coriandre ainsi que le tiradito, poisson cru finement tranché assaisonné d’une savoureuse émulsion ajoutée au moment de servir ou les Saint-Jacques à la mousse de parmesan et à l’ail croustillant. Pour poursuivre le voyage, place aux anticuchos, brochettes de viande ou de poisson, grand classique de la street food locale, à l’incontournable lomo saltado, bœuf sauté au wok et flambé au pisco ou encore, must parmi les musts, au poisson entier du moment. Nous, on a opté pour le bar au Leche de Tigre, un délice, accompagné de quinua chaufa (un wok de légumes sautés recouvert d’omelette et nappé de sauce Nikkei-que l’on a terminé à la maison au vu des portions généreuses).

Long-courrier en first

Côté dessert, la Lechera, alliant saveurs de noix de coco, dulce de leche et marshmallow grillé, a achevé de nous conquérir. Bref, un aller/retour gustatif Lima/Genève en First dans une ambiance cool et détendue avec un service au top mais sans chichis et un cadre marin inspiré d’une cebicheria locale. On a adoré. «Genève est indéniablement une ville cosmopolite, un carrefour des cultures, en plus d’être le siège européen des Nations Unies. J’aime l’idée d’y exporter ma cuisine natale, riche de ses multiples saveurs et d’y présenter mes spécialités de la mer. C’est un immense plaisir de faire connaître le Pérou et ses ressources exceptionnelles », a déclaré Gaston Acurio himself. Le plaisir est très largement partagé.

Yakumanka by Gastón Acurio, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève.

www.yakumanka.ch

 

 

Maroc en partage

Le Kasbar sous les spotlights

Après l’Inde avec l’Inda-bar, Morad El Hajjaji nous fait voyager au Maroc. Décoration branchée, musique lounge et cuisine créativo-chic, le Kasbar s’est vite imposé comme le dernier hotspot des Eaux-Vives.  On a testé…et on a été conquis.

Une inspiration berbère-chic

Hauts tabourets en laine colorée, imposants luminaires en osier au-dessus du bar, tapis orientaux, banquettes de velours, coussins bohèmes, paniers en rotin ou encore miroirs en cuivre, le dépaysement est immédiat. Adresse pour initiés sur les toits de la Médina ou place-to-be de Lower East side, pas de doute, le Kasbar propulse ses visiteurs dans un ailleurs à la hype certaine. Il faut dire que derrière la décoration ethnique-chic se cachent deux expertes au goût très sûr, Clémence Guyot, architecte d’intérieur parisienne œuvrant pour le Graphite Studio et Aude Perrotin, du concept-store Bon Baisers de Taghazout.

Saveurs à partager

Côté cuisine, le maître des lieux, Morad El Hajjaji, a su également bien s’entourer avec la cheffe Laetitia Fajardo. Son credo ? Les saveurs du Maroc intégralement revisitées en version ultra-moderne. Et, question voyage des papilles, la magie opère… Parmi les highlights de la carte, le tartare de dorade, agrémenté de dés de kakis, de  granny smith et d’une vinaigrette à l’huile d’argan, le Roll de carotte façon chermoula, les Kefta de boeuf, chutney de tomates épicées ou encore les cromesquis de Zaalouk d’aubergines. Une mosaïque de plats hauts en couleurs à partager dans l’esprit des tapas espagnoles ou des mezzes libanais.  “L’idée avec Kasbar est de donner un esprit contemporain à la cuisine marocaine, qui ne se résume pas qu’au couscous et au tajine. Notre souhait est de casser les codes de cette cuisine traditionnelle et montrer que les épices et saveurs peuvent être au rendez-vous dans un plat revisité avec modernité” explique Morad El Hajjaji.

A manger…et à boire

Pour parfaire le tableau -déjà au top-, on conseille vivement de jeter un œil à la carte du bar. Car, si l’adresse est le dernier QG de la planète food genevoise, elle recrute aussi parmi ses fans, les inconditionnels de cocktails. Aux commandes des shakers, la mixologue Emmanuelle Moulis, qui signe des créations vraiment canons. Mention spéciale pour le Bab Eaux-Vives, composé de vodka, jus d’ananas, sirop maison passion-vanille et une purée de passion, l’Everleight (tequila, agave, jus de concombre frais, tabasco, ginger beer) ou encore le Jade (gin à la fleur d’oranger, sirop de rose, framboises et bulles). On a également bien apprécié les trouvailles viticoles made in Moroco qui ont accompagné le dîner, notamment le S de Siroua, une belle découverte . Quant aux autres pépites de la carte? Pas de doute, on reviendra pour les tester.

Kasbar, Rue Henri Blanvalet 23, 1207 Genève. Tél. 022 736 27 46