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Un monde d’expressions

« Que votre moustache pousse »

Le MEG accueille ce jeudi 23 mars Muriel Gilbert. A l’occasion de la 22e semaine de la langue française et de la francophonie, l’auteure invite les Genevois à un tour du monde des expressions idiomatiques les plus intraduisibles.

« Que votre moustache pousse comme la broussaille ! », c’est le « A vos souhaits ! » mongol mais aussi…le titre du livre de la correctrice au Monde Muriel Gilbert. Quand les Français racontent que la nuit tous les chats sont gris, les Slovènes jugent que ce sont les vaches qui sont noires ; quand il nous manque une case, il manque une vis aux Espagnols, un peu de cuisson aux Britanniques et des tasses dans le placard aux Allemands. « Ne te moque pas du crocodile avant d’avoir atteint l’autre rive », dit-on en Afrique alors que l’on ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué sous nos latitudes. Traductrice de formation, elle se passionne pour les idiotismes, « ces particularismes intraduisibles qui font le sel de la conversation et le génie des langues », selon ses propres mots. Lors de cette rencontre genevoise à l’heure de la pause déjeuner, l’auteure française présentera un véritable tour du monde de ces expressions particulières. Une rencontre, pleine de bons mots, qui s’inscrit dans la 22e semaine de la langue française et de la francophonie qui a lieu du 16 au 26 mars 2017.

« Que votre moustache pousse », le jeudi 23 mars 2017 de 12h45 à 13h15, gratuit, tout public. Réservation par téléphone de 9h à 11h, au 022 418 45 55, dès 5 jours avant l’activité. Salon de musique, Boulevard Carl-Vogt 65-67, 1205 Genève.

www.ville-ge.ch/meg

Objectif altitude

Sommets aux cimaises

Amoureux des grands sommets mais frileux à souhait ? Direction le Musée de l’Elysée qui présente jusqu’au 30 avril une exposition consacrée aux photographies de montagne. De quoi prendre de la hauteur… sans se geler.

© Jacques Pugin, #001 Glaciers, Rhonegletscher, 46°34’48″ N 8°23’12’’ E, 2015 © Jacques Pugin, Collection du Musée de l’Elysée

C’est une première du genre. Une exposition entièrement consacrée à la photographie de montagne, présentant des prises de vue datant de 1840 à aujourd’hui. Un panorama vaste qui révèle l’évolution de notre regard sur les hauts sommets. En effet, jusqu’au XIXe siècle, la montagne était considérée comme « le territoire de Dieu », lieu maudit et fantasmé, où nul ne pouvait se rendre. Les pionniers de la photographie ont permis de découvrir les sommets jamais atteints auparavant et de transformer la montagne en paysages. « Dès les débuts, photographier la montagne représente un défi esthétique et artistique de taille, doublé de très grandes difficultés techniques en ce qui concerne les prises de vue […] Les photographes ont aujourd’hui une formation plus orientée d’un point de vue artistique, donc un regard singulièrement esthétique », explique Daniel Girardin, conservateur en chef et commissaire de l’exposition. Cette ode aux sommets s’articule autour de quatre axes : la photographie scientifique, qui présente de nombreux tirages de glaciers et a permis l’étude des roches et la documentation visuelle de la géologie, la photographie touristique, qui dès 1860, facilite la vente de centaines de tirages aux touristes, la photographie d’alpinisme qui dévoile quant à elle des paysages de montagnes inaccessibles, et enfin la photographie artistique. Près de 300 tirages sont présentés dont plus des trois quarts proviennent des collections du musée. Parmi les artistes représentés, Gabriel Lippmann, Francis Frith, Adolphe Braun, Jules Beck, William Donkin, Emile Gos, René Burri mais aussi des contemporains comme Peter Knapp, Balthasar Burkhard, Matthieu Gafsou, Pierre Vallet, Jacques Pugin, Maurice Schobinger ou Iris Hutegger. Bref, une exposition où il faut filer tout schuss.

“Sans limite. Photographies de montagne”, du 25 janvier au 30 avril 2017, Musée de l’Elysée, 18, avenue de l’Elysée, 1014 Lausanne.

www.elysee.ch

Au Muséum

Visites guidées en clichés

Le musée d’histoire naturelle de Genève fête ses cinquante ans avec une installation photographique signée Nicolas Righetti mêlant VIP et anonymes. Une série décalée et ludique que les éditions Favre viennent de publier.

La star du JT de la RTS, alias Darius Rochebin à côté du dernier ours du Salève, l’écrivain Joël Dicker un aigle sur les épaules ou encore l’inénarrable Marie-Thérèse Porchet rugissant devant une lionne, voilà quelques-unes des photographies du Genevois Nicolas Righetti, des face-à-face inspirés par la rencontre entre les visiteurs –célèbres ou non- et les spécimens animaliers du Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève. Parallèlement à l’exposition, imaginée dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’installation du musée à la rue de Malagnou, un catalogue vient d’être publié aux éditions Favre. Il présente la centaine de clichés réalisés dans le Muséum, mettant en scène une quarantaine de personnalités, des collaborateurs ainsi que des anonymes.

« Visites guidées -Muséum d’histoire naturelle de Genève », Nicolas Righetti, aux Editions Favre. Exposition à voir jusqu’au 14 mai 2017. Site web

Mille millions de mille sabords

Tintin à l’assaut du Mudac

L’invité d’honneur du Mudac cet automne ? Le dessinateur de bande-dessinée Hergé. De Totor à Tintin en passant par d’autres pépites moins connues de sa production, l’exposition destinée au public de 7 à 77 ans porte aux cimaises l’univers du maître belge.

Ce n’est pas la première fois que le Mudac ouvre ses portes à la bande dessinée. En effet, en 2010 déjà, Titeuf et sa bande avait envahi les murs du musée. Après le jeune héros suisse, c’est à un monument du genre que se consacre la nouvelle exposition bédéphile du musée : il s’agit d’Hergé, le célèbre père de Tintin. Planches originales, documents d’archives, photos, travaux inédits, l’exposition revient sur l’univers du maître de la ligne claire et en dévoile les richesses, présentant des facettes méconnues de ce génie tour à tour illustrateur, caricaturiste, affichiste ou encore graphiste. Les visiteurs découvriront notamment le début de la carrière de Georges Remi, véritable nom d’Hergé, au travers de nombreux originaux, rarement présentés au public. Ils feront la connaissance de Totor, boyscout débrouillard, Quick et Flupke, Jo, Zette et Jocko mais surtout…ils s’immergeront, il va de soi, dans les coulisses des aventures du reporter à la houpette, apparu pour la première fois en 1929 dans les pages du Petit Vingtième au travers de planches originales, objets dérivés de l’époque, comme des figurines, des timbres ou du papier à lettre ou enfin de la frise murale à échelle humaine de tous les personnages ayant pris part aux aventures de Tintin qui clôt la visite. Bref de quoi découvrir un artiste à part entière qui a doublement sa place au musée, en tant que pionnier de la bande dessinée mondiale mais également comme témoin de l’histoire du vingtième siècle.

«Le monde d’Hergé», jusqu’au 15 janvier 2017, Mudac, 6 place de la Cathédrale, 1005 Lausanne.

www.mudac.ch

La Nuit au musée

Quand le MAH fait flipper…

Un afterwork au musée ? De quoi en faire hésiter certains. Et pourtant… A l’occasion d’Halloween, le Musée d’Art et d’Histoire compte bien convaincre les fêtards les plus dubitatifs d’abandonner leur QG habituel. Au programme des festivités : une nuit de l’horreur…pour ceux qui aiment se faire peur.
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De 18h à 24h, ce vendredi, c’est au musée qu’il faudra se montrer. Après le succès de la première édition des afterworks du MAH, voilà enfin une seconde opportunité de festoyer dans les murs de la vénérable institution. Le thème de la soirée ? Une nuit d’horreur. La messe est dite. Au menu, plats et cocktails frissonnants, musique planante et surprises en tout genre. Le DJ suisse Gregor Dubster terrorisera ainsi les superstitieux en invoquant les orishas, les prêtres vaudous et autres esprits tropicaux avec un set spécial “caribbean oldies”. Des visites guidées théâtralisées seront organisées pour découvrir les sombres profondeurs du musée et ses fantômes. Les maquilleurs de Créavisages transformeront les volontaires en zombies, squelettes, fantômes ou autres créatures inquiétantes en quelques coups de pinceaux et un studio photo permettra de se «self-immortaliser» au cœur de ce bal des vampires muséal. Enfin, les plus studieux seront invités à un speed-dating avec une œuvre histoire de tomber raide dingue des tableaux les plus flippants des lieux. « Autopsie d’un squelette », « Décapitation sanglante », « Le retour de la momie », « Un hachoir en travers du crâne », âmes sensibles s’abstenir ! Et pour repartir avec un souvenir de cette soirée sur le thème de l’épouvante ? L’atelier crache papier sérigraphiera sur place un sac au visuel de l’afterwork. C’est sûr, cette soirée au musée, il n’y aura pas moyen de l’oublier.

Le vendredi 30 octobre de 18h à 24h, Nuit de l’horreur au Musée d’Art et d’Histoire, rue Charles Galland 2, 1206 Genève. Entrée gratuite.

Les prochaines dates des afterworks :

Jeudi 26 novembre 2015: Le Monde imaginaire
Jeudi 28 janvier 2016: L’Âge de glace
Jeudi 11 février 2016: Saint Valentin

site : institutions.ville-geneve.ch

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