Slider

Tag Archives: Maximilian Büsser

Sculptures mécaniques

Les machines du désir

A l’honneur de la dernière exposition de la M.A.D.Gallery de Genève, les Desiring-Machines, une collection de cinq sculptures mécaniques réalisées par l’artiste turc Server Demirtaş.

Le titre de l’exposition, « Desiring-Machines », s’inspire du concept des philosophes français Deleuze et Guattari, et particulièrement de leur livre « L’anti-Œdipe : capitalisme et schizophrénie ». Au programme concrètement ? Les créations un peu folles de Server Demirtaş, Géo Trouvetou des temps modernes, soit cinq sculptures cinétiques, clins d’œil à la magie des automates suisses. Chacune d’elles effectue une série unique de mouvements et de gestes savamment chorégraphiés, imitant ceux de la vie réelle et explorant la condition humaine. Durant environ 80 secondes, ce spectacle visuel animé captive le public et délivre un message propre à chaque observateur. Parmi elles, la fameuse Desiring Machine, une sculpture mécanique représentant un petit enfant debout sur un piédestal, les bras croisés fermement sur sa poitrine, frappant son dos contre le mur derrière, dans un mouvement continuel. Cette réalisation résume avec force toute l’incertitude et la frustration de l’enfance ; un équilibre frappant se détache visuellement entre les traits humains du visage de l’enfant et les gestes effectués par les mécanismes visibles de cette pièce d’1,50 m de haut. La Contemplating Woman’s Machine II, elle, mesure presque la même taille et révèle une femme assise, la tête posée sur les genoux et les bras entourant ses jambes. Ses mouvements, doux et lents, suggèrent un moment de méditation personnelle.

Chaque pièce est fabriquée entièrement à la main dans l’atelier stambouliote de l’artiste. Le processus naît des dessins et des plans des solutions mécaniques qui font fonctionner ces œuvres d’art mécanique innovantes. Server Demirtaş travaille seul, sans l’aide d’un ingénieur ni d’un développeur logiciel. « La partie la plus difficile du processus est de concevoir et de produire la structure et le mécanisme destinés à restituer les mouvements tels que je les imagine », explique l’artiste. Un ensemble de roues et de rouages en plexiglas, connectés par des câbles et des fils électriques, constitue le centre névralgique de chaque sculpture mécanique et permet l’exécution des mouvements synchronisés. Les roues en plexiglas sont façonnées une par une afin de générer les mouvements spécifiques à chacune des différentes parties du corps, créant ainsi la fluidité cinétique de la sculpture. Chaque sculpture est unique et nécessite 2 à 6 mois de travail pour la conception et la fabrication de la partie mécanique qui donne à l’ensemble ses caractéristiques fascinantes. Un coup de cœur à la galerie, dixit Maximilian Büsser et ses équipes. A découvrir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.
www.mbandf.com

Un nouveau robot chez MB&F

Après Melchior, Balthazar

On se souvient évidemment de Melchior, droïde imaginé par Maximilian Büsser à l’occasion des 10 ans de MB&F. Cette année, son frère pointe le bout de son nez. Son petit nom ? Balthazar, il va de soi.
balthazar_MBandF
Les robots de fiction portent souvent des surnoms sonnant comme des acronymes ou des numéros de référence. On pense à R2D2, HAL 9000, C-3PO ou K-9. Mais curieusement Maximilian Büsser a baptisé ses robots Balthazar et Melchior, du nom des trois mages de la tradition biblique. Doit-on s’attendre à l’arrivée imminente de Caspar, le dernier du trio ? «Dans ma famille, depuis plus de cinq siècles car cela remonte aux années 1400, tous les fils aînés Büsser ont été prénommés Melchior ou Balthazar, en alternance. Mon grand-père a été baptisé Melchior mais il détestait son prénom. Il se faisait appeler Max, d’où mon prénom. Mon grand-père détestait tant Melchior et Balthazar qu’il a mis fin à cette tradition vieille de 500 ans… et il a appelé mon père Mario. Sauf que, un siècle plus tard, il se trouve que j’aime les noms Melchior et Balthazar!» Bref, Caspar ou pas, l’avenir nous le dira… Toujours est-il que le petit Balthazar est un digne représentant de la lignée. On retrouve l’ADN familial: créés en collaboration avec L’Epée 1839, l’expert ès horloges de pointe, les frères robots partagent les mêmes traits: heures sautantes et minutes traînantes affichées sur le torse, régulées par un cerveau mécanique visible sous un dôme transparent. Ils peuvent compter sur une réserve de marche impressionnante: Balthazar fonctionne non-stop pendant 35 jours. Et comme son frère, ses yeux scannent les environs toutes les 20 secondes, avec un retour rétrograde. Cela étant, Balthazar a beau être le dernier-né, il se distingue de son aîné: du haut de ses 40 centimètres de haut et 8 kilogrammes, il comprend un total de 618 composants ainsi qu’une complication horlogère supplémentaire: un indicateur de phases de lune sur deux hémisphères, demandant un ajustement tous les 122 ans seulement. Ses bras articulés au niveau des épaules ainsi qu’aux coudes ainsi que ses mains peuvent même serrer et tenir des objets. Mais prudence… comme la plupart d’entre nous, Balthazar entretient aussi un côté sombre. Lorsqu’on le fait pivoter de 180 degrés autour des hanches, son visage rassurant devient un crâne terrifiant, ponctué d’yeux rouge-rubis et aux dents menaçantes. De quoi entrapercevoir le pouvoir du côté obscur… Pour terminer, Balthazar dissimule et protège le secret de son incroyable puissance: une clé de remontage et de mise à l’heure intégrée directement dans son bouclier. Balthazar est disponible en éditions limitées de 50 pièces par couleur : armure noire, argentée, bleue ou verte.

www.mbandf.com

Goldorak, go !

D’Euphor à Genève, le retour

A l’été 1978, Goldorak déferle sur les écrans de télévision française. Trente-huit ans plus tard, le plus célèbre des robots japonais prend ses quartiers à…Genève dans une exposition du photographe suisse Marc Ninghetto.
LE-BALLET-DES-REQUINS
Ce n’est pas une première : Marc Ninghetto avait déjà consacré une série à l’icône de la culture manga et signe là le second volet de « The Solitude of a Machine ». Exposée à la M.A.D.Gallery de Genève, cette deuxième série se compose de tirages grand format ayant Goldorak pour héros. « Je n’avais pas envie que ces images ressemblent à des jaquettes de jeux pour enfants, explique l’artiste. Je souhaitais ancrer le personnage dans la réalité et le doter de sentiments, comme s’il se demandait ce qu’il faisait là. Il est davantage perdu ou dérouté que triste. » Car, même si le robot au fulguro-poing vient de la planète fictive Euphor, il parvient à l’extraire de son environnement graphique pour le transposer dans le monde réel. Le résultat ? Une collection de tirages d’art à l’esthétique surréaliste qui réussit subtilement à imprégner ce personnage culte d’un sentiment d’altérité et de non-appartenance. Par un savant dosage d’ombre et de lumière, dans les gros plans comme dans les plans d’ensemble, l’existence du robot va de la manifestation subtile à la présence affirmée. Pour créer ces œuvres, le photographe a fait usage d’une technique qu’il appelle le digital sampling et qu’il a perfectionnée au cours de sa carrière. Dans le cas de « The Solitude of a Machine II », il a photographié une figurine de robot en trois dimensions qu’il a ensuite intégrée à des clichés issus de sa base de données personnelle, une mine de photos que l’artiste a amassée au fil des années pour créer une riche palette d’images qu’il peut utiliser pour « peindre ». L’exposition regroupe sept photos, chacune proposée en édition limitée de 18 tirages de prestige (tous formats confondus : 120x84cm, 170x120cm ou 214x150cm). Une boîte collector, également disponible en 18 exemplaires, renferme l’ensemble des sept photographies de la série plus une image bonus. Pas de doute, les aficionados d’Actarus et Venusia vont adorer.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com

L’horloge temps-taculaire

Ciel, une araignée !

La dernière création signée MB&F risque de ne pas plaire aux phobiques des arachnides en tout genre. Car, comme son nom l’indique, Arachnophobia est une araignée mécanique géante mais, pas de quoi flipper, c’est aussi et surtout une horloge de table qui donne l’heure grâce à deux aiguilles et 8 pattes.
Spider MB&F
Inspirée par Maman la sculpture monumentale en forme d’araignée de l’artiste franco-américaine  Louise Bourgeois (1911-2010), Arachnophobia a été imaginée par MB&F et fabriquée par L’Epée 1839 en deux éditions, noire ou plaquée or jaune. La tête et le torse de la bestiole dissimulent un mouvement L’Epée, assurant une réserve de marche de 8 jours. La tête contient le régulateur avec son balancier oscillant ainsi qu’une mâchoire, alors que de l’autre côté se trouve le barillet fournissant le mouvement en énergie. Le dôme noir et les chiffres blancs de son corps indiquent les heures et les minutes. Attachées à l’abdomen, les huit pattes articulées permettent de poser l’animal bien en évidence sur un bureau. Mais, on peut également l’installer sur un mur grâce à un système de montage ingénieux. Une création un peu folle qui ravira les aficionados de MB&F qui assument d’avoir une araignée au plafond.

www.mbandf.com

Melchior, le petit robot

Le R2-D2 de MB&F

MB&F signe un nouveau joujou pour geek: un robot cinétique qui joue les horloges de table mécaniques. Rencontre du troisième type.
Melchior
Fondée en 2005, MB&F fête son dixième anniversaire. Pour l’occasion et tout au long de l’année, la marque genevoise a décidé de développer des pièces exclusives déclinant le thème «A creative adult is a child who survived» (En chaque adulte créatif se trouve un enfant ayant survécu). Tout un programme…  La première s’appelle Melchior. Un robot que l’on adopterait bien illico, avec son armure en acier et laiton, son regard énigmatique, son cerveau animé et ses bras articulés, portant à droite un lance-roquettes et à gauche une mitrailleuse Gatling. La spécificité du droïde ? Il dissimule une horloge affichant heures sautantes, minutes traînantes, secondes bi-rétrogrades ainsi qu’une réserve de marche de 40 heures. Un rêve pour grands garçons à l’âme d’enfant. « Il y a longtemps, dans une galaxie très, très lointaine, le meilleur ami de l’homme était un robot », raconte Maximilian Büsser, « à 10 ans, j’étais fan de Star Wars et je savais que Luke SkyWalker n’aurait jamais pu triompher sans l’aide de droïdes comme R2-D2 – un robot loyal, plein de ressources et courageux qui sauvait toujours ses amis. Comme j’étais enfant unique, j’imaginais que j’avais un camarade robot… Melchior a fait de ce rêve d’enfant une réalité. »

C’est à partir d’un mouvement L’Epée 1839 – manufacture suisse spécialisée dans la production d’horloges de prestige- et avec le designer Xin Wang que Maximilian Büsser a concrétisé son fantasme de petit garçon. Sur le buste de Melchior, les heures sautantes et les minutes traînantes sont affichées par des disques, avec des chiffres caractéristiques de MB&F pointés par des flèches incorporées au plastron. Sur l’abdomen, un cadran indique la réserve de marche du mouvement finement décoré et largement dévoilé. Grâce aux 5 barillets qui animent le torse de Melchior, il bénéficie d’une autonomie de 40 jours – la plupart des horloges de table ne disposant que de 8 jours. Pour une efficacité optimale, les barillets sont montés en série. Sur les yeux de Melchior, l’affichage rétrograde s’effectue par tranches de 20 secondes. Grâce à un système de disques à tranches hélicoïdales colorées tournant et revenant à zéro sous des hélices, on a l’impression que le robot ouvre et ferme les yeux – so cute… Autre animation, la structure complexe du régulateur à oscillation lente est visible sous un dôme en verre poli qui fait office de crâne. Le régulateur représente donc le cerveau de Melchior en action : de la même manière que le cerveau contrôle le corps, le régulateur contrôle la précision de l’horloge. La partie supérieure des bras de Melchior se retournent et ses avant-bras se plient – une solution idéale pour armer le lance-roquettes ou la Gatling. Et, THE détail ? La mitrailleuse se détache et sert de clé pour le remontage et la mise à l’heure du mouvement. Le Père Noël, il ne pourrait pas passer en avril ?

www.mbandf.com