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Tag Archives: Mandarin Oriental

De Lima au Léman

Chez Yakumanka

On va aller droit au but : le Yakumanka, c’est notre révélation culinaire de l’année. Une cebicheria aux recettes signées Gaston Acurio et exécutées d’une main de maître par César Bellido, disciple du plus célèbre des apôtres de la gastronomie made in Pérou. On est fan.
Que l’on ait arpenté en large et en travers les terres andines ou que l’on découvre pour la première fois les saveurs du Pérou, l’enthousiasme est le même. A la nouvelle table du Mandarin Oriental, difficile de ne pas s’esbaudir devant chacune des assiettes du chef. Il faut dire que Gaston Acurio est une icône nationale, doublée d’une superstar planétaire, qui a exporté les spécialités de son pays natal aux quatre coins du globe…et on comprend très vite pourquoi.

Le goût du Pérou

Trois, deux, un, il n’y a qu’à se laisser emporter, pisco sour à la main, à la découverte des hits de la néo-cuisine inca. Parmi les highlights des lieux, le cebiche, il va de soi, une entrée à base de poisson frais mariné au Leche de Tigre, marinade composée d’agrumes et de coriandre ainsi que le tiradito, poisson cru finement tranché assaisonné d’une savoureuse émulsion ajoutée au moment de servir ou les Saint-Jacques à la mousse de parmesan et à l’ail croustillant. Pour poursuivre le voyage, place aux anticuchos, brochettes de viande ou de poisson, grand classique de la street food locale, à l’incontournable lomo saltado, bœuf sauté au wok et flambé au pisco ou encore, must parmi les musts, au poisson entier du moment. Nous, on a opté pour le bar au Leche de Tigre, un délice, accompagné de quinua chaufa (un wok de légumes sautés recouvert d’omelette et nappé de sauce Nikkei-que l’on a terminé à la maison au vu des portions généreuses).

Long-courrier en first

Côté dessert, la Lechera, alliant saveurs de noix de coco, dulce de leche et marshmallow grillé, a achevé de nous conquérir. Bref, un aller/retour gustatif Lima/Genève en First dans une ambiance cool et détendue avec un service au top mais sans chichis et un cadre marin inspiré d’une cebicheria locale. On a adoré. «Genève est indéniablement une ville cosmopolite, un carrefour des cultures, en plus d’être le siège européen des Nations Unies. J’aime l’idée d’y exporter ma cuisine natale, riche de ses multiples saveurs et d’y présenter mes spécialités de la mer. C’est un immense plaisir de faire connaître le Pérou et ses ressources exceptionnelles », a déclaré Gaston Acurio himself. Le plaisir est très largement partagé.

Yakumanka by Gastón Acurio, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève.

www.yakumanka.ch

 

 

Pondichéry sur Léman

Pérégrinations gourmandes au Rasoi

LA révélation culinaire de l’année ? La nouvelle formule du Rasoi, mise en place par le chef pondichérien Prabu Kalyanasundaram en collaboration avec Vineet Bhatia. Une farandole de mets à partager aussi hauts en couleurs qu’en saveurs.

Rasoi signifie “cuisine” en Hindi, la pièce centrale du foyer où d’agréables souvenirs se créés autour de repas réconfortants, composés de plats à partager. C’est dans cet esprit que Vineet Bhatia et Prabu Kalyanasundaram ont imaginé la nouvelle carte du restaurant gastronomique éponyme du Mandarin Oriental. Exit l’ennuyeux entrée/plat/dessert. Au menu ? Une mosaïque d’assiettes et bols traditionnels servis au centre de la table, dans lesquels on picore au gré de ses envies. Nous, on a opté pour la “Découverte Culinaire Rasoi” en version veggie et on a été littéralement bluffé. King kachori chaat, Bhel de riz noir croustillant, Croquettes de khichdi aux champignons, Momos à la betterave, Tikki aux amandes & légumes paratha, Dosa chou-fleur & edamame chutney noix de coco, Paneer au fenugrec riz basmati, Chocomosa & kulfi malai sauce espresso, c’est à un véritable ballet de plats que l’on a assisté, tous aussi beaux visuellement que fins et délicats à la dégustation. Jeux de textures et de couleurs, subtils mariages de saveurs, même sans le moindre morceau de viande ni de poisson, on s’est régalé, tout esbaudi par la créativité et le talent du chef. Incontestablement, un des meilleurs repas végétariens que l’on n’ait jamais mangé et une de nos meilleures expériences au Rasoï (que l’on apprécie tout particulièrement depuis son ouverture il y a bientôt dix ans) … Bref, une cuisine de très haut vol qui mérite une pluie d’étoiles, vraiment bravo !

Découverte Culinaire Végétarienne, 85 francs par personne, Rasoi, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00
www.mandarinoriental.fr

 

 

 

Joyeuses Pâques

Chasse à l’oeuf…de luxe

Après les bûches, place aux œufs. Les grands hôtels genevois ont présenté à La Réserve leurs créations pascales. Tour d’horizon en images…

La Réserve Genève : “L’Heure gourmande” par Cédric Codeville et son l’équipe

Hôtel d’Angleterre : “M. Patate de Pâques” par Julien Launay

Mandarin Oriental : “Show Oeuf” par Michael Perrichon

Le Richemond : “Preferred Choc’ananas” par Sébastien Quazzola

Kempinski : “L’Or de Pâques” par Pierrick Simon

Beau-Rivage : “Dragon Bleu” par Yohann Coiffard

Hotel Métropole et Restaurant Hotel du parc des Eaux-Vives : “Explor’oeuf” par Aurélien Houillon

InterContinental : “Pâques fleuri” par Régis Ferré

Hôtel Président Wilson : “L’Oeuf N°3” par Didier Steudler

Photos © Liese Barbeau Cochet

 

Fondu(e) d’Inde

Spicy caquelon

La place-to-be hivernale des aventuriers des papilles ? Le Café Calla qui, dans son traditionnel pop-up chalet, s’essaie cette année à un mariage audacieux avec…la fondue indienne. On a testé.

A la GDH, on est fan de saveurs indiennes et véritablement fondu de fondues. La grande nouveauté du pop-up chalet du Mandarin Oriental de cette année n’a donc pas manqué de titiller notre curiosité. En effet, impossible de passer à côté de la création conjointe du maître des lieux, Nasser Jeffane et du chef du Rasoï, Prabu Kalyanasundaram : la fondue indienne. Au programme? Un caquelon de gruyère AOP et vacherin fribourgeois AOP, relevé avec des oignons rouges, du piment vert, du curry et de la coriandre fraîche. Une hérésie, penseront certains et pourtant… On témoigne : aussi audacieux soit-il, le mélange de saveurs fonctionne à merveille et donne du peps à l’intouchable plat national. Quant aux tenants de la tradition, ils opteront pour la classique moitié-moitié, l’émincé de veau et son Rösti ou la très helvète salade Mont-Cervin (mesclun, œuf dur, croûtons, Appenzel et longeolle, vinaigrette à la moutarde de Bénichon) qu’ils dégusteront sur les tables en chêne couvertes de nappes à carreaux rouge et blanc et de bibelots pittoresques. Bref, un voyage entre les Alpes bernoises et les sommets himalayens… le tout, sans quitter les rives du lac. On recommande chaudement.

Jusqu’au 9 mars, Le Chalet by Mo, Café Calla, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00.

www.mandarinoriental.fr

 

 

A l’heure du dessert

Mille et une bûches

Rebelote : cette année encore les chefs pâtissiers des grands hôtels genevois ont rivalisé d’imagination pour créer des bûches aux allures d’œuvres d’art. Tour d’horizon gourmand.

Entre saveurs originales, formes sculpturales et prouesses techniques, les chefs ont fait fort cette année. Couture, féerique, bucolique…difficile d’élire sa favorite. Nos coups de cœur parmi les 10 bûches du cru 2017 ? D’abord celle du Beau-Rivage. Une création du Chef pâtissier Yohan Coiffard, inspirée par les sommets alpins.  Alliant un mélange subtil de textures et de saveurs, la bûche baptisée «Les sommets du Mont Blanc» s’orne de petits sapins et se drape dans un manteau chocolaté. La mousse légère de kalamansi enrobe un cœur composé d’une mousse chocolat au lait pure origine Trinité Tabago complété par un crémeux praliné sésame. Toujours dans l’esprit grand froid, on a eu également un faible pour « Sur la banquise », la bûche de l’Hôtel Métropole. Un gâteau militant qui invite à une réflexion sur la situation environnementale actuelle en mettant en exergue le réchauffement climatique à travers une image symbolique forte de pingouins sur la banquise serrés les uns contre les autres. Délicates poires pochées au bonbon à l’eucalyptus suisse et mousse au chocolat noir déposée sur un lit de sablé cacao sublimée par des éclats de macadamia, un must pour lancer le débat autour de la table … Et comme à la GDH, on aime voyager, on a également aimé éMOtion, la bûche de Michael Perrichon au Mandarin Oriental, qui sous une mousse onctueuse au chocolat blanc relevée au poivre noir de Pondichéry, dissimule un biscuit moelleux au chocolat sublimé par la légère acidité d’une compotée d’ananas au curry, posé sur un sablé noix de cajou. Last but not least, notre dernier coup de cœur est nippon avec la bûche Mont Fuji du Mövenpick, une création de Joris Blin à base de mousse jivara, namelaka au marron, kumquat confit et biscuit au riz soufflé. Avis aux gourmands…

www.beau-rivage.ch  

www.metropole.ch

www.mandarinoriental.fr/geneva/

www.movenpick.com