Slider

Tag Archives: Mad Gallery

Photos de course

Pilotes sur papier glacé

« For The Thrill of Speed » présente une collection de clichés historiques en noir et blanc, saisissant les hauts et les bas de pilotes automobiles légendaires. Une nouvelle excuse pour filer dare-dare à la MAD Gallery.

Ce n’est pas un secret : la M.A.D.Gallery a un faible pour les belles mécaniques. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle ait prêté ses murs à Daniel Berque et Serge Brison. Un duo belge fan de voitures qui s’attache à dénicher et à restaurer des négatifs rares immortalisant des instants oubliés de l’histoire de la course automobile. Au programme de « For The Thrill of Speed », une sélection de six images datant de 1925 à 1963 relatant avec émotion des événements et des triomphes qui ont eu lieu lors de compétitions incontournables telles que les célèbres 24 Heures du Mans. Le talent à l’origine de la plupart de ces clichés n’est autre que le photographe français René Pari, reconnu pour sa maîtrise technique et sa capacité exceptionnelle à saisir l’instant. L’équipe Berque & Brison s’est procuré les précieux négatifs de Pari et les a ramenés à la vie grâce à un processus de restauration des plus délicats, prenant jusqu’à plusieurs semaines pour une plaque de verre très abîmée. Chaque négatif original est limité à 21 tirages (tous formats confondus), avec certificat d’authenticité et hologramme. Les clichés sont imprimés sur un papier de grande qualité réservé aux tirages d’art, et bénéficient d’un encadrement Diasec, composé d’un verre acrylique antireflet haut de gamme et d’un cadre en aluminium. Une rencontre entre art, histoire et automobile que les esthètes fans de sport de vitesse apprécieront.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com 

 

 

 

 

Sculptures mécaniques

Les machines du désir

A l’honneur de la dernière exposition de la M.A.D.Gallery de Genève, les Desiring-Machines, une collection de cinq sculptures mécaniques réalisées par l’artiste turc Server Demirtaş.

Le titre de l’exposition, « Desiring-Machines », s’inspire du concept des philosophes français Deleuze et Guattari, et particulièrement de leur livre « L’anti-Œdipe : capitalisme et schizophrénie ». Au programme concrètement ? Les créations un peu folles de Server Demirtaş, Géo Trouvetou des temps modernes, soit cinq sculptures cinétiques, clins d’œil à la magie des automates suisses. Chacune d’elles effectue une série unique de mouvements et de gestes savamment chorégraphiés, imitant ceux de la vie réelle et explorant la condition humaine. Durant environ 80 secondes, ce spectacle visuel animé captive le public et délivre un message propre à chaque observateur. Parmi elles, la fameuse Desiring Machine, une sculpture mécanique représentant un petit enfant debout sur un piédestal, les bras croisés fermement sur sa poitrine, frappant son dos contre le mur derrière, dans un mouvement continuel. Cette réalisation résume avec force toute l’incertitude et la frustration de l’enfance ; un équilibre frappant se détache visuellement entre les traits humains du visage de l’enfant et les gestes effectués par les mécanismes visibles de cette pièce d’1,50 m de haut. La Contemplating Woman’s Machine II, elle, mesure presque la même taille et révèle une femme assise, la tête posée sur les genoux et les bras entourant ses jambes. Ses mouvements, doux et lents, suggèrent un moment de méditation personnelle.

Chaque pièce est fabriquée entièrement à la main dans l’atelier stambouliote de l’artiste. Le processus naît des dessins et des plans des solutions mécaniques qui font fonctionner ces œuvres d’art mécanique innovantes. Server Demirtaş travaille seul, sans l’aide d’un ingénieur ni d’un développeur logiciel. « La partie la plus difficile du processus est de concevoir et de produire la structure et le mécanisme destinés à restituer les mouvements tels que je les imagine », explique l’artiste. Un ensemble de roues et de rouages en plexiglas, connectés par des câbles et des fils électriques, constitue le centre névralgique de chaque sculpture mécanique et permet l’exécution des mouvements synchronisés. Les roues en plexiglas sont façonnées une par une afin de générer les mouvements spécifiques à chacune des différentes parties du corps, créant ainsi la fluidité cinétique de la sculpture. Chaque sculpture est unique et nécessite 2 à 6 mois de travail pour la conception et la fabrication de la partie mécanique qui donne à l’ensemble ses caractéristiques fascinantes. Un coup de cœur à la galerie, dixit Maximilian Büsser et ses équipes. A découvrir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.
www.mbandf.com

Goldorak, go !

D’Euphor à Genève, le retour

A l’été 1978, Goldorak déferle sur les écrans de télévision française. Trente-huit ans plus tard, le plus célèbre des robots japonais prend ses quartiers à…Genève dans une exposition du photographe suisse Marc Ninghetto.
LE-BALLET-DES-REQUINS
Ce n’est pas une première : Marc Ninghetto avait déjà consacré une série à l’icône de la culture manga et signe là le second volet de « The Solitude of a Machine ». Exposée à la M.A.D.Gallery de Genève, cette deuxième série se compose de tirages grand format ayant Goldorak pour héros. « Je n’avais pas envie que ces images ressemblent à des jaquettes de jeux pour enfants, explique l’artiste. Je souhaitais ancrer le personnage dans la réalité et le doter de sentiments, comme s’il se demandait ce qu’il faisait là. Il est davantage perdu ou dérouté que triste. » Car, même si le robot au fulguro-poing vient de la planète fictive Euphor, il parvient à l’extraire de son environnement graphique pour le transposer dans le monde réel. Le résultat ? Une collection de tirages d’art à l’esthétique surréaliste qui réussit subtilement à imprégner ce personnage culte d’un sentiment d’altérité et de non-appartenance. Par un savant dosage d’ombre et de lumière, dans les gros plans comme dans les plans d’ensemble, l’existence du robot va de la manifestation subtile à la présence affirmée. Pour créer ces œuvres, le photographe a fait usage d’une technique qu’il appelle le digital sampling et qu’il a perfectionnée au cours de sa carrière. Dans le cas de « The Solitude of a Machine II », il a photographié une figurine de robot en trois dimensions qu’il a ensuite intégrée à des clichés issus de sa base de données personnelle, une mine de photos que l’artiste a amassée au fil des années pour créer une riche palette d’images qu’il peut utiliser pour « peindre ». L’exposition regroupe sept photos, chacune proposée en édition limitée de 18 tirages de prestige (tous formats confondus : 120x84cm, 170x120cm ou 214x150cm). Une boîte collector, également disponible en 18 exemplaires, renferme l’ensemble des sept photographies de la série plus une image bonus. Pas de doute, les aficionados d’Actarus et Venusia vont adorer.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com

Motos d’art

Auto Fabrica à Genève

Rappelez-vous, la GDH avait joué les précurseurs avec un post il y a plus d’un an sur les motos pimpées de la start-up londonienne. Voilà pas que la M.A.D.Gallery  a décidé de lui ouvrir ses portes le temps d’une exposition.  A visiter absolument.

Faisant suite au succès rencontré par les expositions de Chicara Nagata et de Maxwell Hazan, la M.A.D.Gallery de Genève vient d’inaugurer une nouvelle exposition de motos d’Art, consacrée aux créations des frères Bujar et Gazmend Muharremi, réalisées sous leur marque Auto Fabrica. Bien que 100% British, la marque avait déjà tapé dans l’œil de la GDH car, ultra exclusive, elle ne réalise qu’une quantité très limitée de « motos artistiques » chaque année : généralement entre 8 et 12. La M.A.D.Gallery expose deux de leurs œuvres, la Type 6 et la Type 8, qui ont nécessité chacune près de six mois de travail. Le trip du duo ? Démonter des motos vintage, considérées comme des motos « donneuses », pour n’en garder que l’essentiel et leur appliquer un design moderne en gardant une âme old school. « L’esprit d’Auto Fabrica s’oriente vers la simplicité et le minimalisme, tout en intégrant des détails très complexes », déclarent-il. Tout un programme. La Type 6 d’Auto Fabrica est ainsi née des vestiges d’une Yamaha XS650 de 1979. Comme le racontent les deux frères, c’est dans le design de cette moto spéciale qu’un détail caractéristique a commencé à définir la forme de l’ensemble : une section ajourée, découpée à l’arrière du réservoir, à l’endroit où celui-ci rejoint la selle. Cette réalisation complexe a fini par définir l’intégralité de la moto. L’idée design de départ était d’utiliser cette ouverture comme une prise d’air de type Ram-Air, mais cela s’est avéré impossible à mettre en place sans modifier les contraintes du design prévu. Pour créer et préserver la simplicité des lignes de la moto, les artistes ont donc fabriqué le réservoir et la base de la selle en une seule pièce, en les formant en aluminium, manuellement par roulage. Parmi les pièces ajoutées à la Yamaha d’origine et façonnées en acier inoxydable par Auto Fabrica, il y a notamment le guidon, les leviers et les gaines de fourche. « Nous sommes fiers de nos systèmes d’échappement faits main en acier inoxydable », ajoutent les deux frères, sans cacher leur satisfaction. Naturellement, ils ont également complètement reconstruit le moteur avec des pistons surdimensionnés de 0,5. Et comme ils adorent les finitions mates sur le métal nu, les pièces de métal coulées et les surfaces des composants en aluminium ont été décapées par hydro-sablage. Les deux frères ont également travaillé sur la Type 8, qui a commencé sa vie sous les traits d’une Honda CX500 de 1981, en même temps que la Type 6. Et si elle apparaît totalement différente de cette dernière, c’est qu’il y a une bonne raison à cela. En effet, lorsqu’ils ont démonté la Type 8, ils ont découvert quelque chose d’inhabituel ; le cadre « nu » avait une superbe forme naturelle superposée au moteur (qui a été complètement reconstruit par la suite). Il s’agissait d’un élément rare pour une moto japonaise des années 1980. Cela leur a donné quelques nouvelles idées, comme celle de faire du réservoir en aluminium façonné à la main comme une sorte d’extension du cadre. Les pots d’échappement en acier inoxydable ont ensuite été positionnés en hauteur, détail qui a posé certaines problématiques, pour donner un style unique à la moto. Bref, deux petits bijoux à découvrir en live en avant goût des futures voitures auxquelles Auto Fabrica nous a confié être en train de réfléchir. A suivre…

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève . www.mbandf.com

www.autofabrica.com

Nick Veasey sous X-Ray

En toute transparence

Donner à voir les choses telles qu’elles sont vraiment, voilà la philosophie de Nick Veasey, artiste britannique qui prend toutes ses photos au travers de machines à rayons X. Une exposition entre art et science, du sur-mesure pour la M.A.D.Gallery.
Matchless-Rider
Les clichés photoshopés qui embellissent la réalité ? Très peu pour Nick Veasey. Le truc de l’artiste anglais exposé au Victoria & Albert muséum de Londres, au musée Pushkin de Moscou ou encore au musée d’art contemporain de Taipei : prendre ses photos au travers de machines à rayons X. Chaque image, à taille réelle, est fixée sur des segments de films de 35 par 43 cm. Une dimension tout à fait suffisante pour un insecte ou une ampoule, mais pour un objet plus grand, comme une VW Beetle, il devient nécessaire de démonter entièrement le véhicule pour en radiographier chacun des composants. Et, tout y passe: objets, vêtements, hommes, voitures ou engins de chantier. La tâche peut s’avérer titanesque et donne parfois lieu à des œuvres monumentales.

Pour ce faire, Nick Veasey et sa petite équipe travaillent dans le Radar Studio, un ancien poste d’espionnage datant de la Guerre froide, reconverti en studio photo, et situé dans la campagne du Sud de l’Angleterre, dans le Kent. L’isolement du lieu est crucial du fait de l’émission de radiations potentiellement mortelles, et de la durée d’exposition aux rayons X utilisés par l’artiste. Nick Veasey transforme ensuite les radiographies obtenues en fichiers numériques à l’aide d’un scanner à tambour des années 1980, « un vrai monstre », qui crée des images « vraiment fantastiques, en haute résolution ». Ces images sont enfin importées sur un ordinateur et patiemment assemblées numériquement. Un travail de mise à nu, teinté d’un humour très British, à découvrir à la M.A.D. Gallery.

Jusqu’au 30 septembre 2015 à la M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com

mi, eget libero. non ut felis venenatis