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Tag Archives: Jean-marc Quarin

Du Château au Palace

Les incontournables de Quarin

Le 25 mai aura lieu la troisième édition suisse des Rencontres Jean-Marc Quarin au Beau-Rivage Palace de Lausanne. A cette occasion, le maître de cérémonie nous livre son top 5 des nectars qu’il faudra déguster.

Une fois encore, Jean-Marc Quarin et Fabrice Léger invitent les oenophiles helvètes à venir déguster la crème des Bordeaux lors d’un après-midi studieux au Beau-Rivage Palace de Lausanne. Cette année, deux ateliers feront travailler les épicuriens éclairés. Le premier est une verticale de 13 millésimes du Château Mouton Rothschild présentée par son directeur, Philippe Dhalluin. Le second est une verticale de 12 millésimes d’Hermitage La Chapelle du Domaine Paul Jaboulet Ainé, présentée par la franco-suisse Caroline Frey, œnologue atypique et propriétaire du domaine, à l’origine des orientations récentes majeures, comme le passage en culture biologique à partir de 2008 ou la mise en œuvre d’un nouveau chai gravitaire en 2010. Une soirée inaugurale lancera les festivités, le jeudi 24 mai, au restaurant du Beau-Rivage Palace, La Terrasse, avec en invité d’honneur Château Canon 1985, Premier Grand Cru Classé B de Saint-Emilion, qui sera servi en impériale (beau contenant équivalent à 8 bouteilles), en provenance directe de la cave privée du château. Quant au salon, il braquera les projecteurs sur une trentaine de crus dans trois millésimes à déguster, tous présentés par leurs vinificateurs et pour la première fois en invité d’honneur, une sélection de nectars suisses. En exclusivité pour la Gazette de l’Helvète, le critique Jean-Marc Quarin nous livre son top cinq de ce qu’il ne faudra pas manquer…

Château Canon, 1er grand cru classé  à Saint-Emilion

Parmi les célébrités qui ne dorment pas sur leurs lauriers, une halte s’imposera au stand de château Canon, 1er grand cru classé de Saint-Emilion. Le cru revient en première position après une traversée du désert due à la replantation de son vignoble. Aujourd’hui les vignes sont à point. L’expression de ce cru rivalise avec les grands Bourgognes rouges, ce qui est totalement inédit à Saint-Emilion. Son nez floral de violette et sa texture soyeuse à souhait tranchent avec l’idée conformiste que l’on se fait de Saint-Emilion.

Nul n’est prophète en son pays

Pour la première fois depuis que cette manifestation a lieu, j’ai souhaité la présence d’une nouveauté produite en Suisse : le château de Trevelin 2015 élaboré avec le cépage Altesse. Pour son second millésime, ce vin offre un beau nez suave et fruité, avec une pointe d’anis. Sa bouche bien construite et incrachable regorge de belles promesses pour l’avenir de ce nouveau venu.

Les Carmes Haut-Brion, Pessac Léognan

Depuis que je l’ai pointé comme le meilleur vin du millésime en 2016, le notant 20/20, le vin de cette petite propriété (4-5 hectares) s’arrache. Fait unique, le cru sera présent le vendredi après-midi avec plusieurs millésimes. Son auteur participera au dîner d’ouverture le jeudi 24 mai.

Clos Manou, Médoc, l’Outsider n° 1 de Bordeaux

Dans une région où le prix de vente est édicté par la réputation du lieu de production, comment faire pour investir dans la qualité ? Réponse : faire bouger toutes les lignes. Voici donc l’Outsider le plus célèbre de Bordeaux, selon le concept qui désigne dans mon Guide un petit nombre de crus dont « le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître ». Et comme l’étiquette fait 50 % du prix, voici la plus belle affaire de la manifestation. Le genre de vin que l’on sert à l’aveugle à ses amis et que ces derniers sont prêts à payer 75 alors qu’il ne vaut que 25 euros. Et il y en a d’autres comme ça…

Saint-Pierre, cru classé à Saint-Julien dans le Médoc

Serait-ce le paradis des Bordeaux qui réenchantent le goût ? Vendu à un prix où le boire enchante, il performe aussi bien que ses voisins, les trois Léoville : arômes de fruits noirs, texture veloutée, corps longiforme de cabernet sauvignon, longue finale que l’on suce.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne. Le vendredi 25 mai 2018 : 14h-21h. Tarif : 40 CHF online, 50 CHF sur place. Pour une inscription au dîner, l’entrée et le Pass Grande Dégustation sont offerts.

www.lesrencontresquarin.com

 

De Bordeaux à Porto

Quarin, le retour

Le 12 mai 2017, l’hôtel Beau-Rivage Palace accueille la seconde édition suisse des Rencontres Jean-Marc Quarin. Un rendez-vous incontournable pour les Bordeauxphiles.

L’an dernier, l’événement avait date. Les Rencontres Jean-Marc Quarin version suisse avaient réuni tout ce que la Romandie compte d’oenophiles éclairés. Au programme donc de cette seconde édition très attendue, une trentaine de crus dans trois millésimes dont le remarquable 2016 en primeur, tous présentés par leurs vinificateurs. Une sélection unique de crus classés et d’outsiders, qui chacun dans leur catégorie font avancer l’histoire du goût des vins de Bordeaux. Parmi les participants de la rive gauche, on compte notamment les Châteaux Arnauld, Larrivet Haut Brion, La Marzelle, Le Crock, Léoville Poyferré, ou encore Pibran, Saint-Pierre et Tronquoy Lalande. Et rive droite, c’est, entre autres, Château Barde-Haut, Château Canon, Château Croix de Labrie, Château Dalem, Château Fleur Cardinale, Château La Dominique, Château La Fleur de Bouärd, Chateau Lajarre, Château La Marzelle et Château Moulin Haut-Laroque qui viendront se balader du côté du Léman. Comme l’an dernier, les Rencontres sont ponctuées d’ateliers de dégustation des plus pointus. Un premier atelier soulignera ainsi la permanence de la qualité dans le goût de château Margaux, Premier Grand Cru Classé du Médoc ainsi que la montée en puissance de Pavillon Rouge son second vin avec dix millésimes proposés à la dégustation. Un second présentera les Porto Vintage du célèbre domaine Quinta do Noval, en présence du Directeur Général, Christian Seely. Le troisième sera animé par Jean-Marc Quarin himself. Il alignera une verticale exceptionnelle de 20 millésimes de Clos l’Eglise à Pomerol qui célèbrera les vingt ans de son renouveau. Monsieur et Madame Garcin-Lévêque feront parcourir aux oenophiles tous les millésimes de 1997 à 2016. De quoi se faire plaisir. En résumé, une journée à ne pas manquer et que les gastronomes avertis ne manqueront pas de célébrer dès la veille avec un dîner inaugural mets et vins au restaurant La Terrasse du Beau-Rivage Palace, spécialement élaboré par le chef Raphaël Breton et Jean-Marc Quarin.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin, Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne. Le vendredi 12 mai 2017 : 11h-21h. Tarif : 40 CHF. Pour une inscription à un atelier dégustation ou au dîner l’entrée et le Pass Grande Dégustation sont offerts.

www.lesrencontresquarin.com

Bordeaux sur Léman

Quand Quarin tient salon

L’événement va faire date : l’expert français ès Bordeaux, Jean-Marc Quarin, organise pour la première fois en Suisse un salon dédié aux vignobles du Médoc. Les oenophiles sont sur les starting-blocks.
Quarin dégustation Yquem
Le programme risque d’en faire saliver plus d’un. Après le succès des trois éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, le critique indépendant Jean-Marc Quarin et son associé Fabrice Léger invitent le public suisse, à venir déguster le top des vins de Bordeaux le 3 juin à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne. Non seulement, les visiteurs pourront y découvrir une sélection unique de crus classés et d’outsiders mais ils auront la possibilité de participer à des ateliers dégustation dédiés à la reconnaissance de la qualité dans le goût du vin. Et pas n’importe lesquels… L’un d’eux sera consacré au château Cheval Blanc, co-animé par Pierre-Olivier Clouet, directeur technique du célèbre cru de Saint-Emilion et Jean-Marc Quarin. Dix millésimes seront proposés à la dégustation. Un second soulignera la permanence de la qualité dans le goût du château d’Yquem entre 2000 et 2013 et insistera sur l’école de rigueur qu’est la viticulture à Sauternes : une rencontre unique avec son maître de chai, Sandrine Garbay. Et parce que ces crus méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, une soirée inaugurale lancera les festivités le jeudi 2 juin 2016, chez Dame Pic, le restaurant gastronomique du 5 étoiles lausannois. Depuis Bordeaux, l’organisateur des festivités himself, alias Jean-Marc Quarin, répond à nos questions.

Ce salon lausannois est une première, qu’est-ce qui vous amène en Suisse ? 

Cela fait 15 ans que je viens en Suisse. J’y ai de nombreux lecteurs fidèles de mes notes de dégustations sur les Bordeaux. Après le succès des trois premières éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, mes lecteurs suisses m’ont demandé pourquoi nous n’organisions pas un événement chez eux. Sans cette confiance, cette manifestation ne pourrait pas avoir lieu.

Dans votre parcours de critique, pourquoi avoir jeté votre dévolu sur la région de Bordeaux ?

Au départ, c’est le hasard ! J’habitais sur place. Je n’avais ni argent, ni appui. J’ai commencé par ce qui était le plus proche, le plus pratique. J’ai très vite réalisé que si je voulais faire un travail sérieux, il fallait que je suive le vignoble tout au long de l’année, que j’y travaille quotidiennement. Ma volonté est d’insister sur les nouveautés imperceptibles lorsqu’on est loin de ce vignoble. C’est précisément ce que je propose à travers ces Rencontres : une occasion unique de venir découvrir en premier, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui font bouger les lignes.

Bordeaux est très reconnu pour ses vins rouges, mais le réflexe du Bordeaux blanc est moins spontané, pourquoi ? Auront-ils les mêmes honneurs au salon?

C’est une question de mode. Avant 1975, Bordeaux produisait plus de vins blancs que de vins rouges. Mais il est vrai que Bordeaux n’est pas connu pour produire des vins blancs secs aussi fameux qu’en Bourgogne. Les amateurs savent qu’il existe des crus classés dans les Graves, notamment à Pessac-Léognan. En fait, pour obtenir un grand vin blanc, il vaut mieux un sol calcaire qu’un sol de graves ou alors des coins très frais. En effet, il y aura mes découvertes lors de ces Rencontres.

Pour vos ateliers, vous avez retenu dans la gamme des 1er crus, Yquem et Cheval Blanc, pourquoi ce duo plutôt que d’autres valeurs sûres bordelaises comme les Petrus & cie ? Comment se dérouleront les ateliers?

J’ai choisi ces vins parce que je les aime, mais aussi parce qu’ils illustrent à merveille le thème de performance dans la qualité du goût. Naturellement il y a en a d’autres. Petrus ? L’an prochain peut-être. Je souhaite ajouter un mot sur le choix du château d’Yquem. Les vins de Sauternes rencontrent des difficultés. Personnellement j’adore ces vins et le château d’Yquem en particulier. Je souhaite faire partager ma passion pour ce cru. J’encourage tous ceux qui pensent ne pas aimer les Sauternes à venir vivre cette expérience. Je suis prêt à les rembourser s’ils ne sont pas satisfaits (rires) ! Ces ateliers sont faits pour vivre pendant 1H45 et une dizaine de millésimes avalés une expérience rare et  intime avec ces grands crus en approchant ce qui fonde le caractère exceptionnel de leur goût et en débattant.  C’est aussi partager des secrets avec leur responsable.

Outre les crus classés, vous promettez également aux visiteurs la découverte d’outsiders de la région “au goût supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître”? Pouvez-vous nous révéler en avant-première quelques-uns de vos coups de cœur?  

Oui, je pense à La Mauriane et Guibot La Fourvielle à Puisseguin-Saint Emilion, confondables avec un cru classé de Saint Emilion et à un tarif où les boire enchante ! Idem pour La Fleur de Boüard, Moulin Haut-Laroque et beaucoup d’autres !

Vous distinguez les vins de la rive droite de la Garonne et de la Gironde et ceux de la rive gauche, une préférence à titre personnel?

Selon les données administratives, il existe trente appellations de vins rouges à Bordeaux. Or, je ne retrouve pas cette différenciation dans le goût ! Ce qui est plus facilement distinguable, c’est la dominante du cépage qui induit le goût. Le merlot pour la rive droite avec Saint-Emilion et Pomerol comme régions phares. Le cabernet sauvignon sur la rive gauche avec le Médoc et Les Graves comme portes drapeaux. Et le salon permettra de faire aisément cette distinction. A titre personnel, j’ai tous les vins présents à cette manifestation dans ma cave !

Quels sont vos conseils pour les visiteurs afin de profiter au mieux du salon et déguster de manière optimale?

Mettre suffisamment de vin dans la bouche pour apprécier les nuances de sa matière. Et pour être à l’aise, on a prévu des crachoirs individuels – une innovation dans ce type de manifestation. Puis, suivre le parcours de visite, se détendre et profiter du cadre magnifique, des vins délicieux et de rencontres humaines extraordinaires. C’est rare d’avoir autant de talents rassemblés dans la même pièce !

Et pour finir, quel regard avez-vous sur le vignoble local ?

Que serait la Suisse sans cette côte spectaculaire et son chasselas ? Des endroits aussi typés dans le monde restent rares. C’est si beau ! Comment ne pas penser que l’on est face à une culture ? J’adore m’arrêter au milieu de ces vignes pour y prendre un verre.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne.

Le vendredi 3 juin 2016 : 11h-21h. Tarif : 40 CHF on line / 50 CHF sur place. 

www.lesrencontresquarin.com

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