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Tag Archives: Japon

La cuisine des moines

L’épopée suisse de Toshio Tanahashi

Toshio Tanahashi pratique la shōjin ryōri, une cuisine végétale née dans les monastères bouddhistes de Kyoto au VIe siècle. A l’occasion du mois mondial végan, le chef japonais vient partager son savoir-faire en Suisse lors d’une série de conférences et dîners d’exception.

Végétarienne, locale, saisonnière, la cuisine Shojin repose sur des préceptes bouddhistes ancestraux, tout en s’inscrivant parfaitement dans la mouvance actuelle, celle d’une gastronomie réfléchie et plus responsable. Proscrivant viande et poisson, elle prône le respect absolu des saisons et des rythmes de la nature, la valorisation intégrale de chaque ingrédient (légumes, céréales, sésame, herbes sauvages et champignons, fruits, algues, racines) le recours à des produits fermentés ou séchés, des assaisonnements purs issus de konbu, miso, soja, saké… De la sobriété certes mais aussi de la gourmandise. Salade de raiponce, céleri, pêche, chou-fleur ; nems sauce figue ; risotto gingembre ; gomadofu de sésame, asperges vertes, mousseline d’agrumes, cubes de pomelo, fine brume de fleurs et d’herbes sauvages, le chef, que The Telegraph surnomme The Veg Whisperer, l’homme qui parle le langage des végétaux, joue avec les saveurs pour créer de véritables œuvres d’art gustatives. Rien d’étonnant à ce que le grand monsieur soit devenu la coqueluche de la gastrosphere. Admiré des plus grands chefs, il a formé les équipes d’Alain Ducasse à sa gastronomie végétarienne et a été le sujet de nombreux reportages à travers le monde (New York Times, Financial Times, Guardian, Vogue, etc.). Ce mois de novembre, A l’occasion du mois mondial végan, Toshio Tanahashi fait le tour de la Suisse pour une série d’événements exceptionnels à la découverte de la cuisine zen. Un brin de spiritualité dans les fourneaux que novices aventuriers et aficionados convaincus ne manqueront pas de tester.

The Hamlet à Genève, Workshop le 1er novembre

www.thehamlet.com

Culinary Arts Academy, Le Bouveret, le 4 novembre

www.culinaryartsswitzerland.com

Auberge Abbaye de Montheron à Montheron, le 11 novembre

www.montheron.ch

Conférence Ecole Hôtelière de Lausanne, le 12 novembre à 18h

www.ehl.edu

Ming Shan, à Bulle, les 14 et 15 novembre

www.mingshan.ch

César Ritz College, Lucerne, le 18 novembre

www.cesarritzcolleges.edu

Hiltl Academy en collaboration avec Tibits, Zurich

www.hiltl.ch. www.tibits.ch, les 19 et 20 novembre.

 

Des Grisons au Japon

Au pays d’Heidi

A la fin du XIXe siècle, une petite fille originaire des Alpes suisses devient une star. Près d’un siècle plus tard, son aura la propulse jusqu’au Japon. Une épopée que retrace le Musée national zurichois dans une exposition dédiée à la plus suisse des héroïnes de dessins animés nippons.© Musée national suisse

« Heidi … Heidi …Petite fille des montagnes. Heidi … Heidi … Petite fée de nos campagnes. Les bois, les monts. Les vallées bleues, les prés, les fleurs. Heidi … Heidi … C’est là tout ton bonheur ». Ceux qui passé un peu trop de temps devant la télévision dans les années 80 se souviennent probablement du générique du dessin animé culte. Car, si Heidi est, en premier lieu, une icône suisse de la littérature pour enfants, elle est aussi une héroïne télévisuelle incontournable au pays du Soleil Levant. C’est en effet au Japon que la petite fille, imaginée par l’écrivaine Johanna Spyri, a remporté ses plus grands succès. Les paysages alpins idéalisés, qui plaisaient particulièrement aux générations d’après la Seconde Guerre mondiale, y sont pour beaucoup, mais aussi le dessin animé sorti en 1974, Heidi, petite fille des Alpes. L’anime comme on appelle ce genre au Japon, prenait alors le contrepied de l’économie japonaise en plein essor et de son image industrielle. La série en 52 épisodes fut créée par quatre jeunes gens, dont deux fondèrent plus tard le studio Ghibli, de renommée mondiale: Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Autant le succès de la série japonaise que celui du livre de Johanna Spyri attestent du fait qu’Heidi s’était définitivement hissée au rang de phénomène international et avait retrouvé le chemin de la Suisse par écran interposé. L’exposition “Heidi au Japon” est consacrée à la rencontre de deux cultures et à la genèse du dessin animé japonais, qui a contribué de façon majeure à la réussite des anime auprès du public et à la notoriété internationale de la petite fille née dans les Grisons.

«Heidi au Japon», jusqu’au 13 octobre 2019, Musée national Zürich, Museumstrasse 2, Postfach, 8021 Zürich.

www.landesmuseum.ch

 

L’art de la tablette

Blondel X Sooishi X Barnabé Fillion

Le résultat de la rencontre d’un nez parisien, un chocolatier lausannois et une blogueuse amoureuse de granola ? Sept recettes de tablettes de chocolat aux allures d’œuvres d’art et aux saveurs détonantes.

Le n°1 est un chocolat blanc mariant spiruline et baie de Timur, le n°2 est noir et mêle kinako (farine de soja torréfié d’origine japonaise), cacahuètes et fleur de sel, le n°3 allie chocolat blanc, fenouil, sarrasin grillé et fleurs séchées bio. En tout, il y en a sept, trois chocolats noirs (noir 47%) et de quatre chocolats blancs, aux saveurs inspirés par la gastronomie nippone, passion commune de Sooishi et de Barnabé Fillion. De leurs échanges autour des parfums, du Japon, naît l’idée de créer en commun une gamme de chocolats ; et c’est avec l’historique chocolaterie lausannoise Blondel que le projet prend vie. Cette collaboration avec le chef chocolatier Bastien Thibault leur permet d’élaborer leurs recettes un peu folles. L’idée ? Chercher de nouveaux accords tout en revisitant les classiques de différentes cultures et en apportant un soin particulier à l’aspect visuel des créations. Sésame, umeboshi, panko, safran, yuzukosho, matcha, les tablettes ont un goût de jamais-vu et un look d’œuvre d’art. Bref, une collab’ chic et choc, comme on aime.

En vente à la Chocolaterie Blondel, rue de Bourg 5, 1003 Lausanne.

Dès CHF 11.– les 100 g

www.blondel.ch

Périple au long cours

L’EastWest en dix escales

L’Eastwest fête ses 10 ans. Pour marquer le coup, le plus select des boutique hôtels de la rive droite invite ses hôtes à un tour du monde en 10 escales gourmandes. Première étape le 7 février.

Pour célébrer sa première décennie, l’Eastwest embarquera tout au long de l’année les Genevois d’est en ouest à travers 10 destinations de choix, de la Suisse à la Thaïlande en passant par le Japon et le Danemark. Pour ce faire, nul besoin de filer à Cointrin. De février à novembre, des talents culinaires de différentes régions seront conviés dans les cuisines de Xavier Watrelot, maître des lieux, pour imaginer des dîners à quatre mains au parfum d’évasion. Le voyage commencera tout naturellement dans nos contrées. Le 7 février, lors d’une soirée inaugurale, le chef Xavier Watrelot, ainsi que Jean-Briac Monboussin, chef du Tiffany proposeront une réinterprétation des classiques de la gastronomie helvétique. En mars, direction le Pays du Soleil Levant, avec la venue exceptionnelle de Takeo Yamakazi, le chef du mythique restaurant Yoshi, premier et unique restaurant japonais au monde de Joël Robuchon. A l’agenda d’avril, cap sur Bangkok, au cœur du raffinement à la mode thaïlandaise, avec un dîner à l’asian spirit concocté en collaboration avec le Patara, référence en gastronomie thaïlandaise, situé dans le cadre de l’Hôtel Beau-Rivage à Genève. En mai, étape scandinave – à la découverte d’une gastronomie écolo et très tendance. Déjà juin et presque l’été, ce sera le moment idéal pour une escapade au Sud pour vibrer au rythme de la dolce vita à l’italienne…A chaque escale, des expositions et des performances d’artistes accompagneront l’exploration culinaire. Le programme se poursuivra ainsi jusqu’en novembre. Les diverses étapes de cet itinéraire culturel et gourmand seront dévoilées au gré des semaines sur un blog de voyage crée spécialement à cet effet : www.eastwesthotel.ch/fr/eastwest-fete-ses-10-ans. A suivre donc.

A partir du 7 février, 6, rue des Pâquis, 1201 Genève.

www.eastwesthotel.ch