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Tag Archives: Italie

Un Negroni, un!

A l’heure de l’aperitivo

Nous avions déjà brièvement mentionné le Negroncino dans notre wish-list de Noël mais après l’avoir dégusté (et adopté), nous avons eu envie de vous en parler plus en détails.

Un brin d’histoire

Le Negroni ? C’est incontestablement LE cocktail des dandys made in Italy. En effet, l’histoire raconte que c’est à Florence, en 1919, que le mythique breuvage est né. À cette époque, le café Casoni était une des place-to-be de la noblesse florentine. Parmi les habitués, le comte Camillo Negroni, qui avait coutume d’y boire des Americano. Revenant de Londres où il avait découvert le gin, il demanda alors au barman de lui concocter un cocktail incluant l’alcool so British. Malin, le barman l’ajouta aux bases de l’Americano et c’est ainsi que le Negroni a vu le jour avant de s’imposer comme un incontournable des bars branchés des quatre coins de la planète. Plus d’un siècle après, l’iconique cocktail n’a pas perdu de sa superbe et reste un symbole de la dolce vita à l’italienne, de l’heure de l’aperitivo à l’after dinner… même si, selon les puristes, il n’est pas toujours facile à concocter dans son home sweet home. C’est de ce constat qu’a émergé l’idée du Negroncino, un negroni d’exception prêt à déguster.

Le secret du Negroncino

Fruit de la collaboration entre Alessandro Bortesi, propriétaire de Kytaly à Genève, et Giancarlo Mancino, célèbre mixologue italien, le breuvage italo-suisse est un élégant assemblage des meilleurs vermouths, réhaussé d’un gin aux notes de bergamote. En effet, le Negroni prêt à déguster ne contient pas moins de trois Vermouths différents, du Vermouth di Torino Secco, infusé de 19 plantes aromatiques, du Vermouth di Torino Rosso, infusé de 36 plantes aromatiques, ainsi que du Vermouth Chinato, réalisé à base du célèbre vin italien Barbera D’asti et de la quinine. A quoi s’ajoutent du Rinomato Bitter Scuro ainsi que du Piu Cinque Gin, élu meilleur gin italien en 2020. Grâce à ce savant mélange 100% italien, on retrouve la fameuse saveur, à mi-chemin entre l’amertume et le sucré, qui fait le succès du cocktail depuis plus de 100 ans. On en témoigne. «Vous savez qu’un Negroni est bien réalisé lorsque, vous arrivez à déceler tous les arômes qui le composent. Ici, on sent notamment le vin rouge, le bitter, la bergamote et la sauge qui composent le gin », précise Alessandro Bortesi. Une dégustation particulièrement intéressante donc pour les palais initiés, qui permet de se téléporter illico dans le luxe ouaté du bar d’un palace transalpin…le temps d’une soirée et sans quitter son canapé. On recommande.

Negroncino, bouteille de 50cl, 42 francs (prix de vente en ligne).

www.negroncino.com

L’art du tiramisu

Duchessa X Christophe Renou

Chez Duchessa, on rend hommage aux saveurs transalpines, de l’antipasti…jusqu’au dessert. Aux commandes de la pâtisserie ? Christophe Renou, qui, depuis cet automne, réinterprète les douceurs phare de la gastronomie italienne pour l’enseigne.

Il y a mille et une raison de s’attabler au Duchessa, que ce soit pour déguster le mythique Carpaccio di Manzo al Tartufo ou pour goûter l’une des créations de Marcello, le pizzaiolo de la maison, primé au championnat du monde de la pizza à Parme. Depuis cet automne, les épicuriens éclairés se bousculent également pour se régaler de l’une des six pâtisseries signées par le Chef Pâtissier et Meilleur Ouvrier de France, Christophe Renou en exclusivité pour la maison. Parmi ces créations, il est possible de retrouver des fameuses sucreries italiennes revisitées par le chef carougeois, comme par exemple le Tiramisu subtil et aérien ou encore l’Amaretti composé de sa fameuse pâte d’amandes et ganache montée amande. Le chef propose également un dessert tout chocolat de Bali qui promet de séduire tous les amateurs de chocolat, tout comme l’Enroulé à la noisette du Piémont proche cousin du Paris-Brest. Des pâtisseries à déguster sur place ou à l’emporter imaginées sur-mesure par le chef, qui a a construit son expérience aux côtés de Stéphane Bourdillat, Lucien Moutarlier et Christophe Michalak lors de la coupe du monde de la pâtisserie en 2007 et qui a obtenu le titre convoité de Meilleur Ouvrier de France Pâtissier Confiseur en 2015. Avis aux gourmands…

Duchessa, Place de Neuve 2, 1204 Genève.

www.duchessa.ch

 

Il maestro della Bottega

La Sardaigne au firmament

L’étoilé italien de la rue de la Corraterie change de chef et accueille Francesco Ibba aux commandes de ses fourneaux. Un vent de renouveau qui assoit le caractère avant-gardiste de la table genevoise.

Le Poulpe tentacule et évolution de poivron, L’Asperge fève, mélisse et amaretto, Lo Spaghettone huître, cébette et iode ou encore le Saint-Pierre, petits pois, verveine et kiwi, il suffit de se pencher sur les intitulés de la carte pour en être convaincu : la nouvelle mouture de la Bottega vaut assurément la peine de s’y attabler. Il faut dire que le nouveau chef n’en est pas à son coup d’essai. Originaire de Sardaigne, il a fait ses armes dans les meilleurs restaurants de sa région natale puis dans les étoilés les plus prestigieux de Ischia et de la Toscane. En 2012, il a intégré la brigade du chef Saverio Sbaragli au restaurant italien du Four Seasons Hotel des Bergues avant d’être accueilli en 2018 par Francesco Gasbarro et la grande famille de La Bottega où pendant un an et demi, il a dirigé l’Osteria della Botegga en réussissant avec brio une ré-interprétation contemporaine de recettes classiques italiennes. Depuis cet été, c’est à la Bottega même qu’il laisse libre court à son talent, où il propose une fenêtre grande ouverte sur l’Italie, avec un ancrage suisse à travers les excellents produits qu’offrent le lac, les montagnes et les bons producteurs locaux. Enfant de la méditerranée, Francesco Ibba souhaite également donner une place de choix aux poissons et produits de la mer. Privilégiant un circuit court, il travaille avec Procsea, une plateforme en lien avec 16 ports bretons qui garantit la livraison de poissons et crustacés moins de 30 heures après leur pêche. Le résultat ? Une cuisine transalpine de haute volée à base de produits d’exception, illustrée par des assiettes ultra-modernes aux allures d’œuvres d’art. Des prouesses culinaires tant visuelles que gustatives. On recommande vivement.

La Bottega, rue de la Corraterie, 21, 1204 Genève.

www.labottegatrattoria.com

 

 

 

Agapes italo/italiennes

Un mariage de passions

L’événement va faire date chez les amateurs de saveurs transalpines : La Bottega reçoit le 18 juin Giuliano Baldessari, le chef d’Aqua Crua, l’adresse étoilé chic et branché de Barbarano Vicentino. Une occasion unique de tester les folles créations culinaires de la star de la gastrosphère italienne.

Auréolée d’une étoile, la Bottega n’est pas du genre à s’assoupir sur ses lauriers. Son dada ? Inviter, le temps d’une soirée, les chefs les plus en vue de la planète food pour proposer à ses hôtes des dîners à quatre mains. Habitué à recevoir des pointures, le restaurant n’a pas dérogé à la règle pour sa prochaine partition gourmande en duo. Le VIP qui rejoindra les cuisines de la Bottega le 18 juin n’est autre que Giuliano Baldessari. Un chef étoilé également connu pour faire partie du jury de l’émission Top Chef Italia. Sa réputation, le chef la tient de sa cuisine simple mais ultra inventive, basée sur un nombre limité d’ingrédients. Dans son restaurant Aqua Crua, situé à Barbarano Vicentino, en Vénétie italienne, il sert une cuisine où les légumes jouent un rôle primordial, inspirée par les ingrédients naturels issus de sa terre natale à Trento. Giuliano Baldessari a développé des techniques uniques, laissant place à une créativité débridée, afin d’extraire de ces ingrédients leurs saveurs primaires. Bref, un dîner à quatre mains italo/italien qui s’annonce hors du commun.

Menu 150 francs par personne, le mardi 18 juin 2019 à partir de 19h à La Bottega, rue de la Corraterie, 21, 1204 Genève.

www.labottegatrattoria.com

Globe taster

Terres de vins

Les régions viticoles représentent un eldorado quasiment sans fin pour les amoureux du vin. Les néophytes initient leurs palais à Bordeaux ou en Bourgogne tandis que les plus affûtés courent les recoins de terroir sur la carte du mondovino. Zoom sur quelques vignobles à (re)découvrir.
grappes
La diversité des cépages conjuguée aux techniques de vinification n’en finissent pas de rallonger le parcours des découvertes pour les plus passionnés de jus de raisin pressé. Avec principalement du chardonnay et du pinot noir, la Bourgogne, probablement un des plus grands terroirs d’expressions parcellaires, demeure un point d’entrée pertinent pour apprivoiser les palettes olfactives de ces cépages. Pour se diversifier et enrichir son palais, le chardonnay du Jura français se révèle singulier et exprime des notes atypiques probablement plus inconnues. Tout comme le pinot noir dans le canton des Grisons en Suisse, où balayé par le foehn (vent local), il délivre au dégustateur des sensations de chaleur rappelant des latitudes plus sudistes. Blanc ou rouge, tranquille ou effervescent, ces classiques se retrouvent adossés au plus surprenant jaune ou paille, muté ou ouillé promettant à chaque région son lot de découvertes.

Voisins distants de quelques kilomètres, parfois riches des mêmes raisins mais dont les noms sont différents, le canton du Valais en Suisse fait office de grand-frère face à la vallée italienne d’Aoste. Des deux côtés de la frontière, la petite arvine exprime toute sa typicité, que ce soit en sec, demi-sec ou liquoreux. Le fumin (rouge) fait figure d’autochtone transalpin rappelant le cornalin de l’autre côté des Alpes. Marquée par la même tramontane (vent du nord) mais séparées par les Pyrénées, la dénomination espagnole Emporda jouxte le Roussillon français. Ici aussi la vigne n’a pas forcément considéré la frontière mais l’identité de chacun mérite le détour. La longue tradition des vins mutés pour Banyuls ou Maury en fait une étape incontournable. Empreintes du temps, ces flacons souvent oxydatifs nous transportent dans une machine à remonter les millésimes et dévoilent des arômes parfaits pour accompagner des fromages ou un gâteau au chocolat. Dans le même esprit, les catalans de l’Emporda produisent des vins doux naturels autour du cépage phare Garnatxa, localisme linguistique pour désigner le grenache rouge largement planté sur le littoral méditerranéen. La diversité des variétés rouges ne manque pas d’attractivité avec le carignan, les cabernets franc et sauvignon ou encore le monastrell (mourvèdre) et la syrah. En variétés blanches, la malvoisie pour une autre expression que le sol valaisan ou tout simplement un chardonnay pour se laisser surprendre et pourquoi pas, recommencer en Bourgogne ?

Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l’intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable.
Charles Baudelaire