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Tag Archives: Hermès

Au temps des récompenses

Le Grand Prix de l’Horlogerie 2018

Les délibérations au sein du jury ont été animées, murmure-t-on. Il faut dire qu’à l’issue de la soirée, un seul participant remporte la prestigieuse Aiguille d’Or. Parmi, les 72 montres en lice, le grand vainqueur de cette 18ème édition du Grand Prix d’Horlogerie est…Bovet 1822 avec sa montre Récital 22 Grand Récital.

Les seize autres heureux élus de ce palmarès 2018 dévoilé le 9 novembre au Théâtre du Léman?

Vacheron Constantin, couronné du Prix Revival pour son Historiques Triple calendrier 1942
Krayon avec l’Everywhere Horizon qui a reçu le prix de l’innovation
Chanel et sa Boy-friend Squelette pour le Prix de la Montre Dame
Van Cleef & Arpels pour la Lady Arpels Planétarium (Prix de la Complication pour Dame) et pour le Secret de Coccinelle (Prix de la Montre Joaillerie)
Akrivia et son Chronomètre Contemporain pour le Prix de la Montre Homme
Laurent Ferrier et le Galet Calendrier Annuel Montre Ecole (Prix de la Complication pour Homme)
Singer Reimagined pour la Singer Track1 Hong Kong Edition (Prix de la Montre Chronographe)
De Bethune avec la DB25 Starry Varius Chronomètre Tourbillon (Prix de la Chronométrie)
Greubel Forsey et sa Grande Sonnerie pour le Prix de l’Exception Mécanique
Seiko et la Seiko Prospex 1968 Diver’s Re-creation pour le Prix de la Montre Sport
Hermès et l’Arceau Robe du soir pour le Prix de la Montre Métiers d’Art
Habring et la Doppel-Felix pour le Prix de la Petite Aiguille
Nomos Glashütte et sa Tangente neomatik 41 Update (Prix Challenge )
Konstantin Chaykin et la Clown (Prix de l’Audace)

Et Jean-Claude Biver qui a reçu la Prix Spécial du Jury pour saluer l’ensemble de sa carrière.

Dix-sept récompenses attribuées à la fine fleur de l’horlogerie mondiale sous la houlette d’Edouard Baer et de Véronic DiCaire.

www.gphg.org

La GDH au SIHH #1

Le top 5 des montres les plus marquantes

Stands au design à couper le souffle, nouvelles marques, pluie d’éditions limitées, d’anniversaires et de collections revisitées, le cru 2018 du Salon International de la Haute Horlogerie n’a pas déçu les aficionados. Zoom sur le top 5 des modèles qui ont retenu l’attention de la GDH.

La montre la plus filiforme : L’Altiplano Ultimate Concept de Piaget

Nouveau record de Piaget. Avec l’Altiplano Ultimate Concept, la manufacture de haute horlogerie a mis au point la montre mécanique à remontage manuel la plus plate au monde. Son épaisseur : deux millimètres, boîte et mouvement compris. Ce garde-temps hors norme a exigé l’emploi d’un nouvel alliage high-tech à base de cobalt, ultra-rigide et solide permettant à la montre de ne pas se déformer malgré son extrême finesse. Celle-ci reprend l’architecture 2 en 1 caractéristique de la collection Atiplano Ultimate qui s’affranchit de la distinction entre mouvement et habillage, le fond de boîte étant à la fois un composant d’habillage et la platine du mouvement. Tous les éléments du calibre et de la boite ont été repensés, dessinés, développés pour être affinés à l’extrême, certaines roues n’affichant que 0.12mm de hauteur (alors qu’elles font 0.20mm sur un mouvement classique).  Que les fans modèrent toutefois leur enthousiasme : le modèle, dont le développement a permis le dépôt de cinq brevets, n’a pas pour finalité immédiate d’être industrialisé ni commercialisé. A suivre donc.


www.piaget.com

La montre la plus carrée : La Carré H de Hermès

Le Carré Hermès, un élégant foulard de 90 centimètres sur 90 en twill de soie que les coquettes au goût sûr collectionnent ? Oui, mais pas seulement. C’est également une montre de forme carrée imaginée par Marc Berthier pour la fameuse maison de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Après une édition limitée en 2010, elle revient aujourd’hui dans une nouvelle version :  le designer et architecte-star a agrandi le carré de quelques millimètres et opté pour des effets de lumière sur le boîtier en acier aux finitions polies et microbillées, sur le cadran guilloché à angle droit, sur les aiguilles et les chiffres facettés. Un travail de lumière parfaitement dosé pour souligner avec harmonie l’évidence du dessin, les arêtes adoucies du carré, le profil courbe du boîtier et la glace cylindrique. Enfin, la typographie exclusive des chiffres – utilisant le zéro – participe au nouvel équilibre esthétique de cette montre.


www.hermes.com

La montre la plus tout-terrain : La RM 53-01 Tourbillon de Richard Mille

C’est l’une des premières montres imaginées par Richard Mille. Taillée pour résister aux coups de crosse du polo, la RM53 s’est, depuis son lancement en 2012, imposée comme un classique pour la marque. Cette année, l’horloger dédie un nouveau modèle à Pablo Mac Donough, la RM 53-01 Tourbillon, une édition limitée à 30 pièces. « Le polo est un sport dangereux, chocs et impacts sont au rendez- vous. C’est un jeu très élégant mais aussi très physique explique Richard Mille. Pablo a subi de nombreuses fractures tout au long de sa carrière. Tenant compte de cela, j’ai demandé à nos équipes de concevoir une montre capable de résister à tous types de chocs lors des matchs de polo mais le mouvement devait être visible ». Avec son bracelet bleu aux couleurs du drapeau argentin, nationalité du champion, elle affiche un boîtier en Carbone TPT. Solidité oblige, elle est également dotée d’un verre saphir feuilleté (verres saphir intercalés d’un film de polyvinyle, une première en horlogerie) abritant son calibre tourbillon suspendu.

www.richardmille.com

La montre la plus versatile : La Santos de Cartier

Cartier revisite cette année son modèle culte né en 1904 : la Santos. Même forme géométrique inspirée par les quatre coins vifs de la Tour Eiffel, même vis emblématiques, la nouveauté de la Santos cru 2018 réside dans le dessin de la lunette qui favorise la synergie entre les lignes de la boîte et celles du bracelet. Plus fines, plus élancées, elles accentuent la dynamique de la montre. Une question de confort de porter et d’ergonomie étudiés au millimètre et au gramme près dans l’objectif d’épouser parfaitement le poignet. Un bracelet également repensé, qui contribue d’ailleurs grandement au renouveau stylistique de la montre. Acier, or, cuir de veau ou d’alligator, coloris au choix, toutes les versions s’interchangent grâce au système QuickSwitch, brevet déposé par Cartier dont le mécanisme invisible se fond dans l’architecture du boîtier. Situé sous le bracelet, il s’actionne d’une simple pression. Bref, de quoi changer d’avis, comme de chemise.


www.cartier.com

La montre la plus sulfureuse : la Classic voyeur d’Ulysse Nardin 

La montre érotique a beau être un classique horloger, elle attire irrémédiablement l’oeil. Inspiré par l’univers des maisons closes, la Classic voyeur dévoile ainsi dans son boîtier de 42mm une saynète des plus libertines. On y voit deux couples, façonnés en or rose ou blanc, pris en flagrant délit d’ébats coquins. Au premier plan, un couple se tient dans un salon Louis XIV décoré d’un canapé et d’un tapis, délicatement gravés sur le cadran. L’homme, placé devant la femme, écarte le rideau qui coupe la pièce en deux pour révéler l’affichage de l’heure… mais aussi un autre couple, nu, en pleine étreinte passionnée. À chaque pression sur le bouton dédié, les amants se rapprochent. La jambe de la femme mais aussi le bras, le torse et la cuisse de l’homme bougent en rythme. Au premier plan, l’autre femme tend la main pour caresser le sexe de son partenaire. Jacquie et Michel n’ont qu’à bien se tenir, voilà de la très hot horlogerie.


www.ulysse-nardin.com

 

A l’heure multicolore

Quand l’horlogerie reprend des couleurs

Avec trente exposants tout rond, la 27ème édition du Salon International de la Haute Horlogerie a été foisonnante.  Même constat pour le pharaonique Baselworld qui vient également de livrer son lot de nouveautés. Et aucun doute : qu’elle adopte la green attitude, qu’elle voit rouge ou qu’elle s’imagine bleue comme une orange, l’horlogerie cru 2017 plébiscite la couleur. Tour d’horizon des modèles qui ont retenu notre attention.

La Endeavour Centre Seconds Concept de H. Moser & Cie : en cosmic green

Avec son cadran totalement épuré, sans index ni logo, la Endeavour Centre Seconds Concept se pare d’un vert profond, émeraude, baptisé « cosmic green » et d’un bracelet en cuir d’alligator de type camouflage. La dernière création de H. Moser & cie au cadran fumé et aux aiguilles iconiques en forme de feuilles existe en or blanc ou rose, éditée à 20 exemplaires seulement.

www.h-moser.com

 

La Royal Oak Offshore Diver d’Audemars Piguet : le retour des funky colors

Après le succès du lancement des Funky Colours en 2016, Audemars Piguet présente cette année, une édition Royal Oak Offshore Diver dans des tons tout aussi colorés.  Disponible en blanc, bleu foncé, jaune acidulé, citron vert et orange vif, le modèle de plongée étanche à 300 mètres est paré de bracelets assortis en caoutchouc, et d’un bracelet supplémentaire de couleur différente fourni pour chaque version.

www.audemarspiguet.com

 

Cape Cod de Hermès : de la laque écarlate

Née d’une vision singulière d’Henri d’Origny en 1991 qui l’inventa en dessinant un carré dans un rectangle, Cape Cod s’adapte à l’air du temps, un foisonnement créatif comme autant d’interprétations du dessin originel. Cette année, les cadrans s’habillent de laque avec une mise en scène subtile de dégradés de rouge ou de brun sur la matière, dessinant de délicats reflets.

www.hermes.com

 

La Bulgari Ultranero rouge : en rouge et noir

L’année 2017 annonce pour Bulgari l’approfondissement de ses collections phare, avec le développement de déclinaisons inédites. Mention spéciale pour l’Ultranero avec sa version tout en contraste rouges – pour ses index et aiguilles – et noir de jais avec son boîtier traité en Diamond Like Carbon (D.L.C), son mouvement à remontage automatique bidirectionnel et sa réserve de marche de 50 heures.

www.bulgari.com

 

Tonda 1950 de Parmigiani : au temps de la pierre

Coup de cœur du SIHH, Parmigiani a dévoilé trois édition spéciale semi-précieuses de la fameuse Tonda 1950. L’une arbore un cadran en malachite, pierre naturelle connue en lithothérapie pour booster la capacité de persuasion. L’autre, un cadran œil de tigre, pierre usuellement utilisée comme protection contre le mauvais oeil et la magie noire. Et la dernière un cadran en lapis lazuli, pierre réputée pour restaurer la confiance en soi. On y croit…ou pas. Reste que les amateurs de belles pièces horlogères apprécieront.

www.parmigiani.com

 

L’Altiplano de Piaget : 60 ans en couleur

En 2017, Piaget fête l’anniversaire de son modèle masculin ultra-plat iconique, la fameuse Altiplano, du nom du haut plateau de la Cordillère des Andes. A l’occasion des 60 ans de la montre, la marque de la Côte-aux-Fées dévoile notamment trois déclinaisons colorées. Parmi elles, une version gris ardoise, une autre bleu électrique mais surtout, moins classique, un modèle vert sapin dans une boîte en or jaune.

 www.piaget.com

Les matières à rêver d’Hermès

Petit h sous les projecteurs

C’est une première : les ateliers « petit h » s’invitent dans la cité de Calvin et présentent leurs créations du 4 au 19 novembre dans le concept-store Hermès de la rue du Rhône…le tout dans une mise en scène orchestrée par la HEAD.

Petit h, kesaco ? Un laboratoire créatif, imaginé par la maison Hermès, qui, depuis 2010, donne une seconde vie aux matériaux non utilisés par la prestigieuse maison. Chutes de cuir, tissus, porcelaine ou bois précieux deviennent le point de départ d’un travail où artistes, designers et artisans laissent libre court à leur imagination pour créer les objets de leur choix. Des pièces uniques et ludiques. Ainsi sont nés un coucou suisse issu d’un sac Kelly en croco orange, un nichoir à mouchoir, un flacon de cuir, un avion à réaction ou encore une biche aux couleurs helvètes. Et pour admirer ces œuvres ? Petit h, qui a son port d’attache au magasin de la rue de Sèvres, à Paris, présente ses créations  lors de ventes éphémères dans deux endroits du monde différents par an. Genève est l’une des heureuses élues de cette année. Du 4 au 19 novembre, les aficionados du sellier du faubourg Saint-Honoré pourront ainsi s’esbaudir devant le cru  2016 dans une mise en scène imaginée par les étudiants de la HEAD. Dès la vitrine le ton est donné : grâce à des illusions d’optique et des fausses perspectives qui donnent l’impression que les vitrines sont plus grandes et plus profondes, des objets petit h mis en scène sont les héros de leurs propres aventures. Les objets viennent littéralement à la rencontre du passant. Une fois dans le magasin, le visiteur se plonge dans les coulisses d’un studio de production cinématographique, tout de bleu vêtu, de la moquette aux rideaux en velours en passant par les parois. L’espace de vente petit h se découpe en plusieurs zones, la grande scène, les Cinéma Box, le couloir immersif, les petites scènes, l’emballage et le boléro. Une scénographie à l’effet whaou parfaite pour s’immerger au cœur des matières à penser de l’atelier parisien et découvrir les objets pleins de poésie de cette édition suisse. Juste magique…mais on ne vous en dit pas plus, il faut aller voir.

Exposition-vente, « Petit h fait son cinéma », du 4 au 19 novembre, Boutique Hermès, 39 rue du Rhône, 1204 Genève.

www.hermes.com

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Trend report

Les must-know de l’élégant

Rien de tel qu’une experte pour se rencarder sur les tendances à adopter cet hiver. Emanuelle Künzler-Reisser, la rédactrice mode du magazine masculin suisse Agefi Life, a passé au peigne fin les défilés AW 2015-2016 et nous livre en exclusivité ses essentiels.
Le manteau by JLSullivan
Quelle sera LA pièce incontournable de cet hiver ?

Le manteau assurément ! Logique direz-vous. Mais cette année, on le retrouvera cependant de toutes les longueurs pourvu qu’il s’éloigne du corps pour prendre ses aises. Souple ou structuré, sobre ou sophistiqué, court ou trainant jusqu’au sol. Quelle que soit sa forme, il est LA pièce de cet hiver

Quelle est la couleur phare à adopter ?

Le bleu reste cette saison encore l’une des couleurs dominante du vestiaire masculin. Déclinée dans de nombreuses nuances, passants des teintes les plus claires (ciel orage, bleu acier) aux plus sombres (outremer, bleu nuit), elle joue les multiples détrônant ainsi l’éternel noir.

De quel accessoire faudra-t-il s’équiper pour parfaire sa tenue ?

D’un foulard. Noué près du cou ou de manière plus lâche et relativement discret de par ses dimensions, il remplacera volontiers la cravate.

Quelle pièce de l’an dernier pourra-t-on ressortir du placard ?

La veste tailleur reste une valeur sûre que tout homme devrait avoir dans son armoire. Elle permet le mixage des associations tout en proposant une silhouette habillée un brin décalée. Une silhouette toujours d’actualité pour l’automne/hiver prochain.

De quelle silhouette de défilé faudra-t-il s’inspirer ?

Difficile de n’en choisir qu’une mais je retiendrai celle du créateur coréen Juun J. où les notions de tailoring, de confort et de mixité des sources d’inspirations prennent pleinement forme. Des codes qui transcendent le formel grâce à une allure décontractée pour un style « street tailoring », grande tendance du moment.

Quelle tendance n’ira pas à tout le monde?

Celle qui se joue des codes de l’androgynie à l’image des créations de la maison florentine Gucci, sous la nouvelle direction artistique d’Alessandro Michele, qui tel un manifeste où les garçons tendres (trop !), osent les tops en dentelle.

Et pour en savoir plus, rendez-vous dans les kiosques. Le numéro de septembre d’Agefi Life est un spécial mode. On y retrouvera notamment un abécédaire de la saison pour tout savoir sur les tendances AW 15/16 ainsi qu’un un dossier sur l’industrie du luxe en Italie avec un focus sur Giorgio Armani et les 40 ans de sa marque éponyme ou encore un sujet sur les pépites de la botte (les petites marques confidentielles que les initiés gardent jalousement, discrètes en rayonnement mais grandes en savoir-faire).

www.agefi.com

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