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Tag Archives: Grta

A l’Olivo

Un take-away gourmet

De passage près de l’aéroport, on a eu envie de tester L’Olivo, le restaurant de l’hôtel Hilton, qui propose, depuis peu, un service à l’emporter. Une belle découverte.

On a beau adorer cuisiner, le plaisir de déguster un joli plat de chef reste inégalable. Cela fait un petit moment que l’on n’avait pas craqué mais ce midi on a profité d’un déplacement pour prendre en take-away les créations gourmandes de l’Olivo. Si le restaurant n’est pas à proprement parler nouveau, son concept a été entièrement revisité depuis la reprise en septembre de l’hôtel (ex-Starling) par le groupe Hilton. Exit la carte italiénisante, le chef, nouvellement en place, bouillonne d’idées et propose désormais une cuisine inspirée aux influences variées, qui privilégie le local et la saisonnalité. Les légumes sont, pour la plupart, estampillés GRTA, les herbes aromatiques sont cultivées dans le jardin, le sel vient des mines de Bex. Sont également régulièrement mis à l’honneur des produits d’exception suisses comme le bœuf Angus ou le saumon des Alpes. Toutes les six semaines environ, le menu change. On y trouve quelques pépites, comme le bœuf façon tataki, mariné à la truffe noire, houmous de carottes et légumes croquants ou le risotto d’orge, poêlée de champignons et cresson mais aussi des classiques bien travaillés comme le Swiss cheese burger (pain multi-céréales, bœuf, fromage de gruyère, confiture d’oignons, sauce tartare, pommes frites et coleslaw), le buddha bowl (riz vinaigré, avocat, algues wakamé, concombres, carottes, lentilles corail et vinaigrette yuzu-soja) ou la pizza al forno de la maison. Ce midi, nous avons opté, en entrée, pour une salade de quinoa, maïs, tomates cerises, concombre, grenade, feta, huile d’olive vierge et un foie gras de canard et gelée de betterave, chutney de coing rôti, pommes caramélisées et brioche ; suivis d’un filet de bar sauce vierge accompagné de pommes vitelotte et chou kale ainsi que d’un paleron de bœuf braisé au Pinot noir de Chouilly, purée de céleri rave et carotte au jus avant de clore les agapes avec un cube noisettes-citron en dessert. Les plats, préparés minute, étaient superbement présentés (prouesse assez rare en take-away pour être soulignée) et les saveurs au top (mention spéciale pour le bar et sa sauce à tomber). On a été conquis. Cuisine créative, pop-up en terrasse et événements branchés, le chef a pour ambition de faire de l’adresse un restaurant qui compte parmi les place-to-eat de la ville…pour peu que l’on puisse à nouveau sortir. En attendant, on recommande chaudement de réserver à l’emporter. Cela vaut, sans conteste, un petit détour par l’aéroport.

L’Olivo, Hilton Geneva Hotel & Conference Centre, Route François-Peyrot 34, 1218 Le Grand-Saconnex.

www.geneva.hilton.com

 

 

Au Café de l’Ecu

A Soral, on se régale…

Repris il y a peu par le chef Benjamin Teinturier et Flavien Pladys, deux mordus de gastronomie, le Café de l’Ecu est notre dernier coup de cœur food. Du bistrot de campagne à la maison d’hôtes gourmande, zoom sur une mue inattendue qui vaut le détour par la Champagne…

Balade champêtre

L’été bat son plein. L’occasion parfaite pour partir à la découverte des pépites que recèle la campagne genevoise. Un de nos spots préférés ? La commune de Soral que l’on a assidûment fréquentée pendant le confinement (merci encore au Domaine de la Mermière pour son marché éphémère que l’on a adoré). Outre son cadre pittoresque et ultra charmant, le village abrite un restaurant, qui vaut à lui seul la balade : le fameux Café de l’Ecu. Si l’adresse a longtemps été une halte sympathique pour les bandes de potes amatrices de grosses bouffes, l’institution locale recrute aujourd’hui ses adeptes dans tout le Canton pour bien d’autres raisons. En effet, exit le bar-restaurant de campagne avec ses portions XXL, ses plats roboratifs et son mobilier d’un autre temps, l’établissement a récemment été repris par deux jeunes issus de l’hôtellerie passionnés de gastronomie, Flavien Pladys et Benjamin Teinturier. Entièrement repensés, les lieux affichent désormais une décoration au chic cosy d’un goût très sûr. Hauts plafonds courbés, rappelant l’ambiance de la Belle Epoque, banquettes capitonnées aux sièges recouverts de velours, ou lumière tamisée s’échappant d’abats jour façon Art Déco, aucun détail n’est laissé au hasard par le binôme.  Le tout complété par une petite terrasse calme et ensoleillée. Difficile de faire mieux.

Terroir-chic

Côté assiette, on a été littéralement conquis. Au menu ? Des produits locaux twistés par une bonne louche d’audace, d’inventivité et de talent. Pour preuve, le plat signature de la carte, un poulet GRTA rôti et fumé aux foins, accompagné de légumes glacés, à commander à l’avance et à partager pour la tablée. Un must que l’on essaiera sans faute à notre prochaine visite. Pour cette fois, après s’être régalé avec un gaspacho de betteraves et sa crème acidulée en amuse-bouche, on a dégusté une tarte de fine de rouget en escabèche, comme une pissaladière, fenouil croquant, des Pequillos farcis à la chair de crabe et coulis de roquette, un tronçon de bar de ligne en écailles de courgettes, risotto au parmesan ainsi qu’un roulé de sole de Bretagne cuite au beurre à la grenobloise.  Et on a adoré. Fort de son expérience dans de grandes maisons françaises et suisses (Bernard Loiseau, Jean-Michel Lorain, les Crayères de Reims, La Réserve, etc.), le chef laisse libre court à sa créativité et se plaît à magnifier des produits choisis avec un soin tout particulier. En effet, ambassadeur du terroir, le duo privilégie les circuits courts. Si c’est au marché des Mattines que les légumes sont sélectionnés, c’est la boucherie des Cèdres à Carouge qui fournit la viande. Sans parler de la carte des vins dont les crus proviennent essentiellement des vignerons du coin comme Stéphane Dupraz ou du fameux Domaine de la Mermière voisin. Quant aux eaux-de-vie, elles sont signées Annie Dupraz du Château de Rougemont à Soral.

Une fin de soirée en douceur

Pour clore les agapes, le Café de l’Ecu propose une sélection maison de fromages suivi par une planchette de desserts à choix, tous 100% homemade. Salade de fruits au poivre de Tasmanie, île flottante, crumble, brownies, fruits rouges double crème et meringue ou sorbets artisanaux, les créations sucrées du chef sont autant de clins d’œil aux classiques de la pâtisserie, faisant retomber illico en enfance les papilles de celui qui y plonge la cuillère. À 4 francs la part, on s’en donne à cœur joie. Nous, nous avons choisi une crème brulée, un chou à la crème pâtissière et une panna cotta mangue. Par pure gourmandise car la faim n’est plus là depuis un moment… Et si l’on souhaite prolonger le plaisir encore et encore ? On peut envisager de séjourner sur place. Le restaurant vient en effet de se doter de cinq chambres d’hôtes et d’une suite, toutes décorées avec beaucoup de goût à l’image de l’établissement. On réfléchit sérieusement à déménager…

Café de l’Ecu, Ouvert du lundi au samedi de 12 à 14h et de 19h à 22h, 65 route de Rougemont, 1286  Soral.

www.cafeecu.ch