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Tag Archives: Grisons

Des Grisons au Japon

Au pays d’Heidi

A la fin du XIXe siècle, une petite fille originaire des Alpes suisses devient une star. Près d’un siècle plus tard, son aura la propulse jusqu’au Japon. Une épopée que retrace le Musée national zurichois dans une exposition dédiée à la plus suisse des héroïnes de dessins animés nippons.© Musée national suisse

« Heidi … Heidi …Petite fille des montagnes. Heidi … Heidi … Petite fée de nos campagnes. Les bois, les monts. Les vallées bleues, les prés, les fleurs. Heidi … Heidi … C’est là tout ton bonheur ». Ceux qui passé un peu trop de temps devant la télévision dans les années 80 se souviennent probablement du générique du dessin animé culte. Car, si Heidi est, en premier lieu, une icône suisse de la littérature pour enfants, elle est aussi une héroïne télévisuelle incontournable au pays du Soleil Levant. C’est en effet au Japon que la petite fille, imaginée par l’écrivaine Johanna Spyri, a remporté ses plus grands succès. Les paysages alpins idéalisés, qui plaisaient particulièrement aux générations d’après la Seconde Guerre mondiale, y sont pour beaucoup, mais aussi le dessin animé sorti en 1974, Heidi, petite fille des Alpes. L’anime comme on appelle ce genre au Japon, prenait alors le contrepied de l’économie japonaise en plein essor et de son image industrielle. La série en 52 épisodes fut créée par quatre jeunes gens, dont deux fondèrent plus tard le studio Ghibli, de renommée mondiale: Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Autant le succès de la série japonaise que celui du livre de Johanna Spyri attestent du fait qu’Heidi s’était définitivement hissée au rang de phénomène international et avait retrouvé le chemin de la Suisse par écran interposé. L’exposition “Heidi au Japon” est consacrée à la rencontre de deux cultures et à la genèse du dessin animé japonais, qui a contribué de façon majeure à la réussite des anime auprès du public et à la notoriété internationale de la petite fille née dans les Grisons.

«Heidi au Japon», jusqu’au 13 octobre 2019, Musée national Zürich, Museumstrasse 2, Postfach, 8021 Zürich.

www.landesmuseum.ch

 

La Suisse à l’épicerie

Tous à l’Helvetimart !

Nous ne pouvions pas passer à côté : la dernière adresse lausannoise qui buzze est une épicerie fine 100% dédiée au patrimoine culinaire suisse. Son petit nom ? L’Helvetimart.

Voilà la nouvelle place-to-shop : une épicerie regroupant les spécialités gastronomiques des quatre coins de la Confédération sur 80m2 et sous un seul et même toit. Il s’agit de l’Helvetimart. En rayon et triés canton par canton, de la confiture, de la moutarde, des huiles, du vinaigre, des fromages, de la charcuterie et viandes, du vin, des eaux de vie, des jus de fruits, des confiseries, et bien sûr du chocolat… Bref, les mille et un trésors du terroir helvète. Le midi, on peut prendre à l’emporter des sandwiches et salades maison ainsi que des bocaux de recettes typiques des cantons à réchauffer, réalisés sur mesure pour l’enseigne par un chef suisse. A l’origine du concept, deux anciens de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, Alexandra Gandoulf et Guillaume Schleipen. Ils répondent à nos questions.

Comment vous est venue l’idée de l’Helvetimart ?

Nous avons toujours pour habitude de rechercher les produits représentatifs des pays que nous visitons lors de nos voyages. Alexandra pour son travail voyage beaucoup en Suisse et ramenait toujours des spécialités. Un jour, il y presque pile 3 ans, ça a fait tilt dans nos têtes. La Suisse regorge de produits méconnus et le Roestigraben n’arrange pas les choses. Comme à nous deux nous maîtrisons les trois langues du pays, nous avons décidé de nous lancer dans cette folle aventure.

Combien de produits référencez-vous ? Comment les avez-vous dénichés ?

Nous référençons presque 500 produits en tout. Nous avons fait le tour de la Suisse pendant presque une année, le week-end et sur notre temps libre afin de rencontrer les producteurs et de tout pouvoir goûter.

Est-ce que 100% de l’assortiment vient de Suisse ? Ou y-a-t-il quelques entorses à la règle ? 

100% de l’assortiment vient de la Suisse et nous travaillons en direct avec les producteurs.

Quels sont vos trois produits coups de cœur ?

Il est difficile de n’en nommer que trois, car on les aime tous et on les a tous choisis, mais le Berner Mandelbärli est le produit qu’Alexandra ramenait tout le temps de Berne: c’est une sorte de petite madeleine en forme d’ours. Nous avons aussi de super produits fromagers et de charcuterie ainsi que de très belles découvertes de vins.

Et les produits les plus inattendus ?

Nous avons trouvé un producteur qui nous livre des Capuns prêts à consommer : c’est une spécialité de plat des Grisons qui est très recherchée par ceux qui l’ont déjà goûtée. Sans oublier la Kirschtorte de Zug, produit difficilement trouvable de l’autre côté du Roestigraben.

A quand les prochains Helvetimart ?

Nous avons des idées et des projets de développement mais tout d’abord nous souhaitons nous consacrer à pérenniser celui de Lausanne et nous faire connaître.

Helvetimart, 3 rue du Petit Chêne, 1003 Lausanne. www.helvetimart.ch

Globe taster

Terres de vins

Les régions viticoles représentent un eldorado quasiment sans fin pour les amoureux du vin. Les néophytes initient leurs palais à Bordeaux ou en Bourgogne tandis que les plus affûtés courent les recoins de terroir sur la carte du mondovino. Zoom sur quelques vignobles à (re)découvrir.
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La diversité des cépages conjuguée aux techniques de vinification n’en finissent pas de rallonger le parcours des découvertes pour les plus passionnés de jus de raisin pressé. Avec principalement du chardonnay et du pinot noir, la Bourgogne, probablement un des plus grands terroirs d’expressions parcellaires, demeure un point d’entrée pertinent pour apprivoiser les palettes olfactives de ces cépages. Pour se diversifier et enrichir son palais, le chardonnay du Jura français se révèle singulier et exprime des notes atypiques probablement plus inconnues. Tout comme le pinot noir dans le canton des Grisons en Suisse, où balayé par le foehn (vent local), il délivre au dégustateur des sensations de chaleur rappelant des latitudes plus sudistes. Blanc ou rouge, tranquille ou effervescent, ces classiques se retrouvent adossés au plus surprenant jaune ou paille, muté ou ouillé promettant à chaque région son lot de découvertes.

Voisins distants de quelques kilomètres, parfois riches des mêmes raisins mais dont les noms sont différents, le canton du Valais en Suisse fait office de grand-frère face à la vallée italienne d’Aoste. Des deux côtés de la frontière, la petite arvine exprime toute sa typicité, que ce soit en sec, demi-sec ou liquoreux. Le fumin (rouge) fait figure d’autochtone transalpin rappelant le cornalin de l’autre côté des Alpes. Marquée par la même tramontane (vent du nord) mais séparées par les Pyrénées, la dénomination espagnole Emporda jouxte le Roussillon français. Ici aussi la vigne n’a pas forcément considéré la frontière mais l’identité de chacun mérite le détour. La longue tradition des vins mutés pour Banyuls ou Maury en fait une étape incontournable. Empreintes du temps, ces flacons souvent oxydatifs nous transportent dans une machine à remonter les millésimes et dévoilent des arômes parfaits pour accompagner des fromages ou un gâteau au chocolat. Dans le même esprit, les catalans de l’Emporda produisent des vins doux naturels autour du cépage phare Garnatxa, localisme linguistique pour désigner le grenache rouge largement planté sur le littoral méditerranéen. La diversité des variétés rouges ne manque pas d’attractivité avec le carignan, les cabernets franc et sauvignon ou encore le monastrell (mourvèdre) et la syrah. En variétés blanches, la malvoisie pour une autre expression que le sol valaisan ou tout simplement un chardonnay pour se laisser surprendre et pourquoi pas, recommencer en Bourgogne ?

Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l’intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable.
Charles Baudelaire

Des étoiles dans les airs

Gastronomie en plein vol

Le 21 novembre prochain, SWISS transformera son vol LX16 à destination de New York en restaurant éphémère. Andreas Caminada, le cuisinier suisse triplement étoilé des Grisons, concoctera un menu spécial pour les passagers happy few.
A330 400 Swiss
Obtenir une table chez Andreas Caminada tient de la gageure. Il faut dire que, récompensé par 3 étoiles Michelin et 19 points Gault&Millau, le château de Schauenstein – petit hôtel-restaurant de caractère à Fürstenau/GR dont il dirige les cuisines – figure parmi les 50 meilleurs établissements du monde. Pour avoir la chance de déguster les créations du chef, on peut être patient ou… s’envoler direction New York. En effet, SWISS propose à ses clients amateurs de cuisine de haut vol une expérience peu commune en transformant le vol LX16 Zurich – New York du 21 novembre 2014 en pop-up restaurant. Andreas Caminada et sa brigade serviront personnellement à l’ensemble des passagers, First, Business et Economy Class, des menus composés tout spécialement à leur intention. « L’idée d’un restaurant éphémère m’est venue par curiosité car j’adore me lancer sur des pistes inconnues. Ce projet sera aussi une aventure pour mon équipe et moi-même et j’ai grande hâte d’en voir le résultat », a commenté Andreas Caminada. Les plus chanceux peuvent tenter de participer à un jeu-concours sur le site de Swiss : un voyage de 2 personnes en Business et 4 voyages de 2 personnes en Economy sur le vol gourmand sont à gagner.

www.swiss.com/caminada