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Tag Archives: Genève

Fiskebar, le retour

Le Grand Nord au firmament

Après sa barge estivale, le Fiskebar réintègre enfin ses murs. Pour cette réouverture très attendue, la table scandinave étoilée offre une invitation au voyage inédite, orchestrée par la cheffe Francesca Priscilla Fucci, nouvellement à la tête de la brigade.

Pour son comeback post Covid, le Fiskebar accueille une nouvelle cheffe, Francesca Priscilla Fucci. Faisant déjà partie de la maison, l’Italienne d’origine a pris ses fonctions à l’occasion de la réouverture et signe une carte intégralement repensée dans laquelle elle met en musique sa propre partition culinaire.

Au menu, une cuisine créative aux influences du Grand Nord magnifiquement revisitée, mariant techniques de fumaison, de fermentation et autres méthodes de conservation ancestrales. Assiettes aux allures de tableaux, associations bluffantes et produits du terroir saisonniers érigés en rois, la cheffe au talent inspiré conserve le concept qui a fait le succès de l’adresse, tout en y ajoutant sa signature. Parmi les highlights des lieux, le Smørrebrød, fameuse tartine danoise que Francesca Priscilla Fucci a déstructuré pour en offrir une interprétation étonnante ; la Kartoffel (Pomme de Terre, Yaourt, Hareng Fumé) présentée sur une écorce ou encore l’inattendu Makrel (Maquereau, girolle, ail noir, fruits des bois). Aux saveurs aussi racées qu’audacieuses, s’ajoutent des dressages élégants et ludiques qui participent pleinement à l’expérience. Des mises en bouche au dessert, le dépaysement est complet.

Pour accompagner le voyage ? Une carte des vins pointue avec des pépites comme le Pinot blanc des Grisons de Möhr Niggli, le Bourgogne « Sous la Roche » du Domaine la Varenne, le Pinot Noir Neuchâtelois Les Cailloutis du Domaine des Landions ou pour les fans de Champagne, le très exclusif RSRV, cuvée 4.5 de la Maison Mumm, ainsi qu’une belle sélection d’Aquavit. Bref, de quoi ravir les vikings les plus épicuriens. On gage que le hotspot des foodies genevois s’apprête à côtoyer les étoiles encore un moment.

Fiskebar, Hôtel Ritz-Carlton, Quai du Mont-Blanc 11, 1211 Genève. www.geneva-fiskebar.com

 

 

 

 

Un bain de sel

Flotter pour méditer

Depuis le début de l’été, Namaka Float accueille à Genève les afionados de floating. Une expérience quasi mystique au goût iodé qu’on a eu envie d’essayer. On vous raconte.

S’allonger dans une baignoire pleine de sel dans le noir complet et en silence, le concept ne fait pas d’emblée rêver. Et pourtant… Les adeptes sont accros. A tel point que certains enchaînent les séances. A Genève, Namaka float est le premier centre du genre. Depuis son ouverture mi-juillet, l’adresse ne désemplit pas. Exit les espaces wellness sans âme, ici, on est accueilli dans un home sweet home aux allures de havre zen. Niché dans une rue calme du quartier des Pâquis à deux pas du lac et des grands hôtels, le spa nouvelle génération se dote de trois bassins de flottaison, auxquels s’ajoutent une salle de massage, un sauna à ondes infrarouge Iyashi Dôme, ainsi qu’un Bol d’air Jacquier. Un mix parfait pour prendre soin de son bien-être corporel et psychique.

Hors du temps

Dès l’entrée, le ton est donné. On se déleste de ses chaussures pour pénétrer dans un long couloir ondulant entouré de voiles, au bout duquel un salon cosy, avec vue sur une verrière intérieure arborée, accueille les visiteurs pour une pause zen avant de prendre place dans l’une des salles privatives dédiées à la flottaison. En plus de deux bassins ouverts, pouvant contenir jusqu’à deux personnes, Namaka Float dispose également d’un bassin de flottaison fermé, au look de vaisseau spatial. C’est pour ce dernier que nous avons opté. Quitte à tenter l’aventure, autant être ambitieux. Seul dans la pièce, on se prépare à plonger dans la baignoire futuriste, après une rapide douche. Renouvelée grâce à un système de filtration entre chaque client (on apprécie par les temps qui courent), l’eau est à température idéale. On s’allonge et on se laisse flotter, bercé par le chant sous-marin des baleines et par un ballet de lumières multicolores jusqu’à ce que…tout s’arrête. Le noir devient complet et le silence assourdissant. Les premières secondes paraissent longues. Pourtant une fois passée l’appréhension, vient la détente. L’absence de gravité et de sollicitations sensorielles permet d’accéder très rapidement à un état second assez unique, proche de l’ataraxie. Oubliés le stress et l’effervescence du quotidien, on lâche prise en laissant s’évanouir les préoccupations du moment. Sans notion du temps qui passe, on profite de cet espace inédit où le corps, la tête et les sens sont au repos complet. « Lorsqu’après un certain temps tout s’arrête, la personne expérimente un état de silence complet comme jamais ressenti depuis la naissance. C’est lorsque nos sens ont perdu tous leurs repères que le corps et l’esprit peuvent se relâcher complètement », explique Antoine Mathys, le co-fondateur des lieux. Après un voyage intérieur au cœur de l’immensité, le chant des baleines et les lumières colorées nous ramènent à la réalité. Une douche rapide et il est temps de se rhabiller dans un vestiaire élégamment aménagé disposant de tout le nécessaire (sèche-cheveux, produits de soin Soeder et Forêt bleue) pour un retour à la vie sur terre en douceur.

Mille et une vertus

Si elle est nouvelle à Genève, la « floating therapy » existe depuis de nombreuses années. Son histoire prend racine outre-Atlantique dans les fifties. Aujourd’hui, légion sont les études qui en démontrent les bienfaits, qu’il s’agisse d’améliorer la qualité du sommeil, de se libérer du stress, de renforcer son système immunitaire, de booster sa concentration, de stimuler sa créativité ou encore plus prosaïquement de soulager des douleurs dorsales ou une migraine. Le principe de ce bain en eau iodée à qui l’on prête mille vertus ? Plongé dans l’eau salée, le corps ressent une impression de flottement. La chaleur, l’eau et la sensation d’apesanteur libèrent immédiatement toutes les tensions.  Un moment de détente ultime pendant lequel le système nerveux et cognitif sont enfin mis sur pause. Si la flottaison est recherchée principalement pour réduire le stress et l’anxiété, elle accélère également la récupération physique, notamment pour les sportifs. Remplis de plusieurs centaines de kilogrammes de sel Epsom, les bassins sont également bénéfiques pour leur apport en magnésium, nécessaire au bon déroulement de plus de 300 réactions biochimiques dans le corps humain. Chez Namaka Float, une séance traditionnelle dure une heure mais le centre propose aussi des Power Nap d’une trentaine de minutes, entre 12h et 14h pour les businessmen pressés. De quoi recharger les batteries en trente minutes chrono. Pour notre part, on a opté pour la version longue et avant de retrouver la vie réelle, on s’est même accordé six minutes complémentaires de bien-être à l’état pur avec une séance de Bol d’air Jacquier. Un appareil, imaginé et conçu par le chimiste René Jacquier, il y a environ 70 ans, qui pulse de l’oxygène mélangé à de la résine de pin pour augmenter la capacité d’absorption de l’oxygène par le corps humain. On s’assied face à la machine et on respire profondément le temps de la séance. L’expérience est brève mais agréable. A midi tapantes, on ressort du Namaka aussi zen qu’un moine tibétain, l’énergie regonflée à bloc. Convaincu par l’eau salée, on n’hésitera pas à réitérer.

Namaka Float, 5 rue Docteur Alfred Vincent, 1201 Genève. www.namakafloat.com

 

 

En Terrasse

Un supplément d’été…

Les vacances ont beau être terminées, pas question de laisser filer l’été si vite. Pour quelques semaines encore, Dominique Gauthier sert ses créations ensoleillées sur la Terrasse du Beau-Rivage. Un voyage gastronomique aux inspirations asiatico-méridionales à ne pas manquer.

Depuis le début de l’été, le chef étoilé a pris ses quartiers au premier étage du 5 étoiles genevois, sur la terrasse surplombant le lac et aménagée spécialement pour l’occasion. Au menu du pop-up restaurant ? Une cuisine gourmande et fraîche invitant au dépaysement. De ses jeunes années sur la Côte d’Azur – chez Jean Rostaing à Antibes, puis chez Jacques Chibois à Cannes -, le chef du Chat-Botté a gardé le goût du soleil. Salade de poulpe caramélisé au piment d’Espelette ou encore filet de lieu jaune de ligne à la plancha, tagliatelles de courgettes et caviar d’aubergines, le périple emprunte autant les routes de la Méditerranée que des destinations bien plus exotiques, avec les Gyozas de cochon de Jussy caramélisé au miel de nos ruches, le Ceviche de bar, curry vert et lait de coco, basilic thaï et combawa, les tempuras de grenouilles de Vallorbe ou encore les Queues de gambas géantes sauvages, kadaïf croustillante, agrumes et basilic. Un joyeux mélange entre produits locaux et saveurs d’ailleurs parfaitement orchestré. Pour accompagner ces assiettes estivales ? Une sélection pointue de rosés, il va de soi avec quelques pépites comme « la cuvée Fantastique du château Sainte-Marguerite et le château les Valentines, les deux de La Londe-les-Maures », recommandations de sieur Gauthier en personne. Une escapade de luxe au goût d’évasion…sans quitter de vue les rives du Léman. Et pour prolonger l’expérience jusqu’au bout? Rien de tel que de  passer la nuit à l’hôtel. Jusqu’au 30 septembre, le Beau-Rivage offre la possibilité, lors du check-in, de tirer au sort sa catégorie de chambre ou de suite afin de bénéficier d’un surclassement hors du commun. La chance est bien souvent un hasard qui se provoque, écrivait Confucius…

Jusqu’au 26 septembre 2020, La Terrasse by Dominique Gauthier, Quai du Mont-Blanc 13, 1201 Genève.

www.beau-rivage.ch

 

 

Au Café de l’Ecu

A Soral, on se régale…

Repris il y a peu par le chef Benjamin Teinturier et Flavien Pladys, deux mordus de gastronomie, le Café de l’Ecu est notre dernier coup de cœur food. Du bistrot de campagne à la maison d’hôtes gourmande, zoom sur une mue inattendue qui vaut le détour par la Champagne…

Balade champêtre

L’été bat son plein. L’occasion parfaite pour partir à la découverte des pépites que recèle la campagne genevoise. Un de nos spots préférés ? La commune de Soral que l’on a assidûment fréquentée pendant le confinement (merci encore au Domaine de la Mermière pour son marché éphémère que l’on a adoré). Outre son cadre pittoresque et ultra charmant, le village abrite un restaurant, qui vaut à lui seul la balade : le fameux Café de l’Ecu. Si l’adresse a longtemps été une halte sympathique pour les bandes de potes amatrices de grosses bouffes, l’institution locale recrute aujourd’hui ses adeptes dans tout le Canton pour bien d’autres raisons. En effet, exit le bar-restaurant de campagne avec ses portions XXL, ses plats roboratifs et son mobilier d’un autre temps, l’établissement a récemment été repris par deux jeunes issus de l’hôtellerie passionnés de gastronomie, Flavien Pladys et Benjamin Teinturier. Entièrement repensés, les lieux affichent désormais une décoration au chic cosy d’un goût très sûr. Hauts plafonds courbés, rappelant l’ambiance de la Belle Epoque, banquettes capitonnées aux sièges recouverts de velours, ou lumière tamisée s’échappant d’abats jour façon Art Déco, aucun détail n’est laissé au hasard par le binôme.  Le tout complété par une petite terrasse calme et ensoleillée. Difficile de faire mieux.

Terroir-chic

Côté assiette, on a été littéralement conquis. Au menu ? Des produits locaux twistés par une bonne louche d’audace, d’inventivité et de talent. Pour preuve, le plat signature de la carte, un poulet GRTA rôti et fumé aux foins, accompagné de légumes glacés, à commander à l’avance et à partager pour la tablée. Un must que l’on essaiera sans faute à notre prochaine visite. Pour cette fois, après s’être régalé avec un gaspacho de betteraves et sa crème acidulée en amuse-bouche, on a dégusté une tarte de fine de rouget en escabèche, comme une pissaladière, fenouil croquant, des Pequillos farcis à la chair de crabe et coulis de roquette, un tronçon de bar de ligne en écailles de courgettes, risotto au parmesan ainsi qu’un roulé de sole de Bretagne cuite au beurre à la grenobloise.  Et on a adoré. Fort de son expérience dans de grandes maisons françaises et suisses (Bernard Loiseau, Jean-Michel Lorain, les Crayères de Reims, La Réserve, etc.), le chef laisse libre court à sa créativité et se plaît à magnifier des produits choisis avec un soin tout particulier. En effet, ambassadeur du terroir, le duo privilégie les circuits courts. Si c’est au marché des Mattines que les légumes sont sélectionnés, c’est la boucherie des Cèdres à Carouge qui fournit la viande. Sans parler de la carte des vins dont les crus proviennent essentiellement des vignerons du coin comme Stéphane Dupraz ou du fameux Domaine de la Mermière voisin. Quant aux eaux-de-vie, elles sont signées Annie Dupraz du Château de Rougemont à Soral.

Une fin de soirée en douceur

Pour clore les agapes, le Café de l’Ecu propose une sélection maison de fromages suivi par une planchette de desserts à choix, tous 100% homemade. Salade de fruits au poivre de Tasmanie, île flottante, crumble, brownies, fruits rouges double crème et meringue ou sorbets artisanaux, les créations sucrées du chef sont autant de clins d’œil aux classiques de la pâtisserie, faisant retomber illico en enfance les papilles de celui qui y plonge la cuillère. À 4 francs la part, on s’en donne à cœur joie. Nous, nous avons choisi une crème brulée, un chou à la crème pâtissière et une panna cotta mangue. Par pure gourmandise car la faim n’est plus là depuis un moment… Et si l’on souhaite prolonger le plaisir encore et encore ? On peut envisager de séjourner sur place. Le restaurant vient en effet de se doter de cinq chambres d’hôtes et d’une suite, toutes décorées avec beaucoup de goût à l’image de l’établissement. On réfléchit sérieusement à déménager…

Café de l’Ecu, Ouvert du lundi au samedi de 12 à 14h et de 19h à 22h, 65 route de Rougemont, 1286  Soral.

www.cafeecu.ch

 

Le Fiskebar à fleur d’eau

Un vent du Nord sur le Léman

Une table flottante privée qui peut accueillir jusqu’à sept personnes ? C’est le concept ultra select du « båd by Fiskebar», qui invite ses hôtes à déguster les créations du chef Lénaïc Jourdren les pieds dans l’eau.

Un pop-up restaurant d’une seule et unique table posée sur le lac, voilà l’extension estivale du Fiskebar, le restaurant gastronomique étoilé du Ritz-Carlton Hôtel de la Paix. Une expérience hors du commun pour découvrir les plats signature du chef Lénaïc Jourdren dans un cadre époustouflant. Privative, la terrasse flottante, située à quelques encablures de l’hôtel, accueille 7 personnes maximum ainsi que l’équipe du chef qui concocte en live et au grand air un repas pour la tablée. Sur la barge à fleur de lac, les convives profitent de la cuisine raffinée d’inspiration scandinave du Fiskebar, une fusion de produits saisonniers biologiques et de techniques culinaires expérimentales, sublimée par des vins de choix sélectionnés par le sommelier (mention spéciale pour le Champagne RSRV, cuvée pour initiés de la maison Mumm).

L’étoile lacustre

Ardent défenseur des ingrédients biologiques et régionaux, Lénaïc Jourdren propose chaque jour un menu différent à trois ou quatre plats au choix, selon les produits du marché qui l’ont inspiré, avec une mise en exergue des hits culinaires lacustres, écrevisse, omble chevalier, brochet ou encore perche revisités à la sauce Grand Nord. Nous, on a dégusté des Lobster rolls en apéritif, un brochet du Léman en courgette fleur, amandes fraîches, jus d’écrevisse en entrée et une omble chevalier à l’ail des ours, mousserons, oseille, beurre blanc aux bourgeons de sapin -cueillis en montagne par le chef himself. On a été littéralement conquis, tant par l’assiette que par le décor magique. Pas de doute, le « Båd by Fiskebar» s’annonce comme LA place-to-eat de l’été. On recommande plus que chaudement.

« Båd by Fiskebar» jusqu’au 30 septembre 2020 midi et soir, réservations au 022 909 60 00.

Fiskebar, Quai du Mont-Blanc 11, 1211 Genève. www.geneva-fiskebar.com