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Tag Archives: Genève

Chalet des villes

Staycation à l’Edelweiss

L’Edelweiss renoue avec les sommets et affiche une décoration flambant neuve. On a eu envie d’aller voir de près. Compte-rendu de notre séjour alpin…en plein cœur des Pâquis.

Pour ces vacances de Pâques, on rêvait de dépaysement et à défaut de partir, on a opté pour l’option staycation. Après moultes recherches, nous avons jeté notre dévolu sur l’hôtel Edelweiss, tout nouveau, tout beau et parfait pour un séjour en famille. Nous avons donc fait nos valises direction les Pâquis. Et question évasion, on n’a pas été déçu…Bois d’arole du Valais, mobilier authentique, pierres naturelles, cheminée, luminaires en fer forgé, dès l’entrée le ton est donné. A peine vient-on de quitter la place de la Navigation que l’on se téléporte, comme par magie, dans l’atmosphère cosy d’un mazot alpin. Il faut dire que, déjà réputé pour sa décoration typique, l’Edelweiss a insufflé un coup de jeune à ses espaces communs et à ses chambres, en ajoutant une touche de chic à son concept de chalet en ville. L’effet est bluffant.

Des chambres au top

Pour ce séjour en famille, nous avons opté pour deux chambres communicantes. Les enfants d’un côté, les adultes de l’autre. Dès l’arrivée, nous avons été séduits, tant par le design que par le confort. Visuel mural noir et blanc esprit montagne, coussins en tissus traditionnels, plaids en laine, rideaux occultants assortis, le bon goût est de mise. De quoi ravir les amoureux de la Suisse et de ses sommets.  Quant au confort, difficile de faire mieux. La literie est juste parfaite, la télévision murale dernier cri et les salles de bain modernes et équipées de tout le nécessaire. Chaque détail est pensé pour le bien-être des clients, jusqu’au café et la sélection de thé La Marmotte disponible à discrétion et le Toblerone qui nous attend sur les oreillers. Petit plus, nous logions au septième et dernier étage et avions une vue panoramique sur les toits de Genève, le tout au calme malgré l’emplacement ultra-central de l’hôtel. A noter, l’établissement ne dispose que de 42 chambres, (de catégorie standard à executive, modulables en version familiale), ce qui lui confère une ambiance boutique hotel, à l’intimité aussi chic que conviviale.

Balade gourmande

Si on a beaucoup apprécié la décoration, on a aussi eu un coup de cœur pour le service. Digne d’un 5 étoiles, le personnel est adorable, discret, à l’écoute et extrêmement efficace. Si le restaurant était fermé en raison du contexte sanitaire, nous avons pu bénéficier d’un service en chambre au top, avec des pizzas, croque-monsieur, risotto ou salade pour les enfants et un magnifique panier gourmand pour nous, comprenant une généreuse planchette de fromages et charcuteries, des soupes de légumes, du pain frais, des meringues, du chocolat et une bouteille de vin- local il va de soi. Tout à fait dans l’esprit de ce que sert l’établissement au restaurant, qui, en temps habituel, propose des plats typiques aux saveurs traditionnelles suisses, raclettes, fondues, röstis et autres viandes séchées… On n’a pas eu l’occasion d’essayer mais il est même possible d’y suivre sur demande des cours de cuisine consacrés aux spéciamlités emblématiques de la Suisse dont la moitié-moitié ou la fondue chocolat ! Et, last but not least, l’Hôtel Edelweiss, sous l’impulsion du groupe Manotel, participe depuis plusieurs années à un large programme de gestion durable et responsable de ses ressources. En 2018, le groupe a par exemple mis en place Youth for soap, une démarche originale et innovante portant sur le recyclage des savons. Des initiatives auxquelles nous sommes particulièrement sensibles. Bref, une adresse hautement recommandable en tout point.

Hôtel Edelweiss, place de la Navigation 2, 1201 Genève.

www.hoteledelweissgeneva.com

 

 

Un Negroni, un!

A l’heure de l’aperitivo

Nous avions déjà brièvement mentionné le Negroncino dans notre wish-list de Noël mais après l’avoir dégusté (et adopté), nous avons eu envie de vous en parler plus en détails.

Un brin d’histoire

Le Negroni ? C’est incontestablement LE cocktail des dandys made in Italy. En effet, l’histoire raconte que c’est à Florence, en 1919, que le mythique breuvage est né. À cette époque, le café Casoni était une des place-to-be de la noblesse florentine. Parmi les habitués, le comte Camillo Negroni, qui avait coutume d’y boire des Americano. Revenant de Londres où il avait découvert le gin, il demanda alors au barman de lui concocter un cocktail incluant l’alcool so British. Malin, le barman l’ajouta aux bases de l’Americano et c’est ainsi que le Negroni a vu le jour avant de s’imposer comme un incontournable des bars branchés des quatre coins de la planète. Plus d’un siècle après, l’iconique cocktail n’a pas perdu de sa superbe et reste un symbole de la dolce vita à l’italienne, de l’heure de l’aperitivo à l’after dinner… même si, selon les puristes, il n’est pas toujours facile à concocter dans son home sweet home. C’est de ce constat qu’a émergé l’idée du Negroncino, un negroni d’exception prêt à déguster.

Le secret du Negroncino

Fruit de la collaboration entre Alessandro Bortesi, propriétaire de Kytaly à Genève, et Giancarlo Mancino, célèbre mixologue italien, le breuvage italo-suisse est un élégant assemblage des meilleurs vermouths, réhaussé d’un gin aux notes de bergamote. En effet, le Negroni prêt à déguster ne contient pas moins de trois Vermouths différents, du Vermouth di Torino Secco, infusé de 19 plantes aromatiques, du Vermouth di Torino Rosso, infusé de 36 plantes aromatiques, ainsi que du Vermouth Chinato, réalisé à base du célèbre vin italien Barbera D’asti et de la quinine. A quoi s’ajoutent du Rinomato Bitter Scuro ainsi que du Piu Cinque Gin, élu meilleur gin italien en 2020. Grâce à ce savant mélange 100% italien, on retrouve la fameuse saveur, à mi-chemin entre l’amertume et le sucré, qui fait le succès du cocktail depuis plus de 100 ans. On en témoigne. «Vous savez qu’un Negroni est bien réalisé lorsque, vous arrivez à déceler tous les arômes qui le composent. Ici, on sent notamment le vin rouge, le bitter, la bergamote et la sauge qui composent le gin », précise Alessandro Bortesi. Une dégustation particulièrement intéressante donc pour les palais initiés, qui permet de se téléporter illico dans le luxe ouaté du bar d’un palace transalpin…le temps d’une soirée et sans quitter son canapé. On recommande.

Negroncino, bouteille de 50cl, 42 francs (prix de vente en ligne).

www.negroncino.com

Echappée scandinave

Le goût du Grand Nord

C’est décidé, on fait nos bagages. Pas pour s’envoler à l’autre bout du monde mais pour s’évader à quelques arrêts de tram de chez nous : l’Hôtel de la Paix propose une escapade nordique des plus dépaysantes avec dîner au Fiskebar et nuit dans le 5 étoiles, le tout à prix doux.

S’il suffit souvent de changer d’air pour recharger ses batteries, il n’est pas toujours nécessaire de partir très loin. Jusqu’à la fin mars, l’Hôtel de la Paix invite ainsi les Genevois à séjourner sur les rives du Léman le temps d’un week-end grâce à l’offre Dine & Stay, comprenant un menu spécial à quatre plats pour deux personnes au Fiskebar ainsi qu’une chambre avec vue sur le Léman et départ tardif à 16h. Une occasion parfaite pour mettre enfin les pieds sous la table…et pas n’importe quelle table… Au menu du restaurant étoilé, les aficionados retrouveront la cuisine créative aux influences du Grand Nord de la cheffe Francesca Priscilla Fucci.  Un voyage culinaire époustouflant, ponctué d’assiettes aux visuels arty et aux saveurs bluffantes. Parmi les créations à déguster ce mois de mars, le Crabe, topinambours et corail, le Cabillaud Skrei, algue, dent de lion ou encore la pomme fermentée, vanille brûlée et foin. De la gastronomie de haut vol. Pour clôturer la soirée, il suffira de monter quelques étages afin de passer la nuit dans une des chambres du 5 étoiles offrant une vue imprenable sur le lac, le tout pour 400 francs tout compris. Faut-il encore hésiter à embarquer ?


Offre Dine & Stay, tous les vendredis et samedis de mars sur réservation, (menu 4 plats pour deux personnes et nuit avec départ tardif, 400 francs), Fiskebar, Quai du Mont-Blanc 11, 1211 Genève. www.geneva-fiskebar.com

A l’Olivo

Un take-away gourmet

De passage près de l’aéroport, on a eu envie de tester L’Olivo, le restaurant de l’hôtel Hilton, qui propose, depuis peu, un service à l’emporter. Une belle découverte.

On a beau adorer cuisiner, le plaisir de déguster un joli plat de chef reste inégalable. Cela fait un petit moment que l’on n’avait pas craqué mais ce midi on a profité d’un déplacement pour prendre en take-away les créations gourmandes de l’Olivo. Si le restaurant n’est pas à proprement parler nouveau, son concept a été entièrement revisité depuis la reprise en septembre de l’hôtel (ex-Starling) par le groupe Hilton. Exit la carte italiénisante, le chef, nouvellement en place, bouillonne d’idées et propose désormais une cuisine inspirée aux influences variées, qui privilégie le local et la saisonnalité. Les légumes sont, pour la plupart, estampillés GRTA, les herbes aromatiques sont cultivées dans le jardin, le sel vient des mines de Bex. Sont également régulièrement mis à l’honneur des produits d’exception suisses comme le bœuf Angus ou le saumon des Alpes. Toutes les six semaines environ, le menu change. On y trouve quelques pépites, comme le bœuf façon tataki, mariné à la truffe noire, houmous de carottes et légumes croquants ou le risotto d’orge, poêlée de champignons et cresson mais aussi des classiques bien travaillés comme le Swiss cheese burger (pain multi-céréales, bœuf, fromage de gruyère, confiture d’oignons, sauce tartare, pommes frites et coleslaw), le buddha bowl (riz vinaigré, avocat, algues wakamé, concombres, carottes, lentilles corail et vinaigrette yuzu-soja) ou la pizza al forno de la maison. Ce midi, nous avons opté, en entrée, pour une salade de quinoa, maïs, tomates cerises, concombre, grenade, feta, huile d’olive vierge et un foie gras de canard et gelée de betterave, chutney de coing rôti, pommes caramélisées et brioche ; suivis d’un filet de bar sauce vierge accompagné de pommes vitelotte et chou kale ainsi que d’un paleron de bœuf braisé au Pinot noir de Chouilly, purée de céleri rave et carotte au jus avant de clore les agapes avec un cube noisettes-citron en dessert. Les plats, préparés minute, étaient superbement présentés (prouesse assez rare en take-away pour être soulignée) et les saveurs au top (mention spéciale pour le bar et sa sauce à tomber). On a été conquis. Cuisine créative, pop-up en terrasse et événements branchés, le chef a pour ambition de faire de l’adresse un restaurant qui compte parmi les place-to-eat de la ville…pour peu que l’on puisse à nouveau sortir. En attendant, on recommande chaudement de réserver à l’emporter. Cela vaut, sans conteste, un petit détour par l’aéroport.

L’Olivo, Hilton Geneva Hotel & Conference Centre, Route François-Peyrot 34, 1218 Le Grand-Saconnex.

www.geneva.hilton.com

 

 

Bûches au sommet

Le top 5 du cru 2020

A année atypique, bûche atypique. Pour ce Noël que l’on aura tant attendu, on mise sur l’originalité. Saveurs exotiques ou design imaginatif, place à des desserts aux allures de feu d’artifice.

Un bobsleigh pour Noël

Les doubles champions suisses de pâtisserie, Pierre-Alain Bourdenet et Jean-Claude Donche, signe une bûche au design profilé pour gagner. Elle est composée d’une mousse au chocolat à 65% (pure origine Pérou), un crémeux aux agrumes, un biscuit chocolat sans farine, un croustillant praliné au riz soufflé posé sur une fine coque de chocolat blanc. 70.- pour 5/6 personnes

www.pierreetjean.ch

Aux agrumes suisses

Imaginée par Yohan Coiffard pour le Beau-Rivage, cette bûche est composée des fameux agrumes de Niels Rodin, de Chocolat Orfèvre et enfin de Noisettes du Piémont. Elle est au prix de 65.- pour 6 à 8 personnes.

www.beau-rivage.ch

Etoiles des neiges

Guillaume Bichet offre une réinterprétation de la traditionnelle bûche sous la forme d’une étoile de Noël surmontée d’une tête de renne au chocolat qui se décline sous huit différentes saveurs. Mention spéciale pour l’étoile Mont Blanc, qui marie une mousse aux marrons, un crémeux vanille et confit de myrtilles avec un biscuit et croustillant aux châtaignes. 64.- pour 6 personnes.

www.guillaume-bichet.ch

La bûche en boules

Directement tombées du sapin, quatre boules de Noël ornent l’élégante création du chef pâtissier de l’Intercontinental Genève.  La base de la bûche marie biscuit chocolat sans farine, croustillant praliné feuillantine crémeux chocolat Oricao. Les boules blanches sont garnies d’un coeur coulant au caramel demi-sel enrobé d’une mousse citron. 89.- pour 8 personnes.

www.geneva.intercontinental.com

Une pomme de luxe

Et il faut aller la chercher un peu plus loin mais elle vaut le déplacement… A l’Evian Resort, le Chef pâtissier Stéphane Arrête imagine une bûche en trompe-l’œil, en hommage à la pomme de Savoie, qu’il a travaillée façon tatin. A l’extérieur, la pomme d’or affiche un glaçage au miel et des feuilles en chocolat blanc opalys Valrhona. À l’intérieur, un jeu d’inserts à base de mousse au miel toutes fleurs du jardin et vanille bio de Madagascar avec une touche de calvados s’accorde avec un crémeux et un biscuit à la vanille. 102.- pour 6-8 personnes.

www.evianresort.com