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Tag Archives: Gastronomie

A l’Evian Resort

Un family trip royal

Un panorama époustouflant avec vue sur le lac et les vignes du Lavaux, une piscine à débordement qui surplombe le Léman, un spa de rêve, des restaurants au top…et surtout un kid’s club XXL, voilà les ingrédients parfaits d’un séjour au paradis. On vous raconte.

Sa réputation n’est pas usurpée. C’est LE palace le plus kidsfriendly de la région. On en rêvait depuis longtemps et ça y est, on s’est lancé : on a passé le week-end à l’Hôtel Royal avec nos deux dandys en herbe. Et le verdict est à la hauteur des attentes, on a tous adoré notre séjour évianais. Chic sans être guindé, une atmosphère familiale mais zen, des enfants comblés et sages comme des images, bref un lieu magique, où séjour en famille rime avec luxe, calme et volupté. Mais comment est-ce possible ???

Accueil VIP

Dès l’entrée, le ton est donné. « Bonjour messieurs, soyez les bienvenus ». Du portier au majordome, chacun s’adresse aux enfants comme à des hôtes VIP. La stratégie est parfaite. Les terreurs en culottes courtes se métamorphosent comme par magie en petits anges. L’émerveillement se poursuit. Dans les chambres, un espace est spécialement aménagé pour eux par My Little Room, le concept-store on line des mamans au goût très sûr. Oiseaux disséminés çà et là, (mention spéciale pour la suspension signée Mathieu Challières), cabane pleine de coussins agrémentée d’une guirlande lumineuse et de quelques jouets au design bien choisi, il n’en faut pas davantage pour séduire les bambins les plus gâtés. Un jus de pomme, des nounours à la guimauve, un peignoir et des pantoufles à la taille de chacun posés sur la table basse achèvent de les convaincre. Une vaste chambre avec une magnifique terrasse surplombant le lac accueille le reste de l’équipe ainsi qu’une salle de bains XXL dotée d’une myriade de produits, les classiques (shampoing, gel douche, après-shampoing, etc.) mais aussi, entre autres, un brumisateur d’eau (d’Evian il va de soi), des soins visage (lait démaquillant, tonique et crème de jour) et corps (exfoliant, sels de bain et lait hydtratant), une eau de toilette expressément créée pour le palace par Fragonard ou encore des cosmétiques pour enfants du label néerlandais Naïf.

Un programme à la carte

Le secret du palace pour préserver le calme olympien des lieux avec une armada d’enfants surexcités comme invités ? Proposer un programme d’activités ultra personnalisés en fonction des envies de chacun. En plus des traditionnelles mais néanmoins superbes et très efficaces piscines intérieure et extérieure (la fameuse qui déborde avec sa vue sur la rive helvète du lac), l’hôtel dispose d’une salle de jeux avec baby-foot, flipper et billard, d’un vaste parc de 19 hectares où les explorateurs aguerris peuvent spotter hérons, écureuils, bergeronnettes et autres drôles d’oiseaux, d’un potager où l’on peut admirer les herbes et légumes que cuisinent le chef, de vélos électriques mis gracieusement à disposition ainsi que d’un spa avec une carte de soins spécialement imaginés pour les enfants. Quid des hyperactifs qui aiment varier les plaisirs ? L’équipe Sport & culture coordonne à la demande à peu près n’importe quelle activité, du transport aller/retour en navette privée à l’équipement nécessaire : journée de ski, balade en chien de traîneau, cueillette de myrtilles, vol en hélicoptère, rafting, visite guidée d’Evian, cours de piscine pour apprendre à nager à junior ou encore balade dans les vignes du Lavaux. A chaque saison, ses highlights…Et luxe ultime, le palace possède son propre bateau, l’Evian One, un engin au design futuriste pouvant accueillir jusqu’à 8 passagers et permettant de traverser le lac à vitesse grand V (jusqu’à 60 nœuds). Un moyen de transport idéal pour découvrir les richesses de la région…et amadouer à coup sûr les têtes blondes rétives aux balades touristiques.

Au kid’s resort      

Et pour se ressourcer pleinement ? On ne va pas se mentir, rien de tel que de s’offrir une parenthèse loin de sa progéniture chérie. Au cœur du parc de l’hôtel, le Kid’s resort se propose de prendre en charge les enfants dès 4 mois et jusqu’à 15 ans, de 9h à 18h, le tout dans 1000m2, répartis en trois espaces distincts adaptés à chaque tranche d’âge. Et miracle, pas besoin de traîner les petits monstres déchaînés par les pieds pour y aller. Costumerie, scène pour les spectacles, aire de jeux extérieure sécurisée, terrain multisports, pièces consacrées aux activités manuelles et même piscine intérieure chauffée et surveillée, tout est là pour s’occuper toute la journée sans voir le temps passer. De quoi déculpabiliser les parents qui peuvent profiter sereinement du cadre idyllique de l’hôtel en s’accordant un massage au spa, un cours de yoga, une séance de fitness, une partie de golf, un match endiablé de tennis…ou juste une sieste dans un transat avec vue sur les eaux cristallines du lac Léman. Le week-end, le Kid’s resort accueille même les enfants à l’heure du dîner pendant que les adultes se régalent aux Fresques, le restaurant étoilé du palace, où œuvre le chef Patrice Vander ; à moins qu’ils ne préfèrent s’adonner à une dégustation des pépites de la cave à vins, particulièrement bien achalandée. Et si l’on souhaite passer la soirée en famille ? Un menu spécial pour les jeunes hôtes est à disposition avec des jeux et des coloriages pour les occuper à table. Bref, le bonheur, comme on ose à peine en rêver…

Hôtel Royal, Evian Resort, 960 Avenue du Léman, 74500 Neuvecelle, France.

www.evianresort.com

Very Nice Tapas

Un gastrobar à la maison

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas mettre le nez dehors, qu’il est impossible de tester les dernières tables qui buzzent en ville. Pour dénicher de nouvelles adresses sans quitter la maison, rien de tel que la livraison. Notre découverte coup de cœur ? Nice Tapas. On vous raconte.

Happy birthday confiné

Pizza, burger ou pâtes cela fait déjà plusieurs semaines que l’on s’entraîne activement en cuisine à tester de nouvelles recettes au fil des mille et un tutos qui ont envahi les réseaux sociaux. Quitte à commander, autant donc sortir des sentiers battus. D’autant plus que l’occasion s’y prêtait : nous avions un happy birthday confiné à célébrer. Après quelques recherches, notre choix s’est arrêté sur Nice Tapas, la dernière place-to-eat de la rue des Etuves. Oubliés les banderillas, croquetas, péquillos, cazuelitas et autres bocadillos, au menu de ce bar à tapas ? Un parcours éno-gastronomique des plus séduisants, imaginé par le chef Anatoly Komm. Nommé parmi les 50 meilleurs restaurants du monde dans le classement des « 50 Best by San Pellegrino » avec son établissement Varvary à Moscou, la star de la gastrosphère avertie est l’un des pionniers de la cuisine moléculaire en Russie. Avec Nice Tapas, il désacralise la haute cuisine en la rendant accessible à tous, grâce à des créations audacieuses et inspirées, que l’on peut déguster sur place en temps normal mais que l’on peut aussi prendre en take-away ou se faire livrer. Une aubaine en temps de confinement.

En mode dégustation

Vu le contexte, on a choisi l’option livraison, qui fonctionne à merveille. A l’heure dite, nous avons reçu le graal à la porte de chez nous : un menu gastronomique à savourer en tête à tête, un vrai luxe. Après une élégante mise en bouche, on s’est régalé avec deux entrées : poivron/anchois/fromage bleu (poivron mariné, crème de gorgonzola, daikon, anchois, salade verte) et rhubarbe/maquereau/betterave (rhubarbe mariné, crème de betterave, maquereau, salade verte, croutons), suivies de couteaux (couteaux, fenouil, courgettes, tomates, céléri, ail et fumet de poisson) avec une sauce Saint-Pierre et d’un plat veggie créé sur-mesure composés de carottes, panais et salsifis twistés par une sauce miel, cumin et épices. Chaque met est conditionné en bocal et/ou sachet sous-vide, étiqueté d’une courte description de son contenu et des ingrédients potentiellement allergènes. Un mode d’emploi ludique indique comment procéder pour dresser les assiettes en deux temps trois mouvements…pour un résultat aussi beau que bon grâce à des alliances de saveurs inventives et véritablement bluffantes. Bref, de quoi jouer les top chefs et transformer son salon en restaurant étoilé le temps d’un dîner.

Plats à la carte (entre 14 et 38 francs) et formule « N#ICE Tapas Menu »  composé de 8 tapas au prix de 49 francs, Nice tapas, Rue des Etuves 1, 1201 Genève.

www.nicetapasbar.com

Il maestro della Bottega

La Sardaigne au firmament

L’étoilé italien de la rue de la Corraterie change de chef et accueille Francesco Ibba aux commandes de ses fourneaux. Un vent de renouveau qui assoit le caractère avant-gardiste de la table genevoise.

Le Poulpe tentacule et évolution de poivron, L’Asperge fève, mélisse et amaretto, Lo Spaghettone huître, cébette et iode ou encore le Saint-Pierre, petits pois, verveine et kiwi, il suffit de se pencher sur les intitulés de la carte pour en être convaincu : la nouvelle mouture de la Bottega vaut assurément la peine de s’y attabler. Il faut dire que le nouveau chef n’en est pas à son coup d’essai. Originaire de Sardaigne, il a fait ses armes dans les meilleurs restaurants de sa région natale puis dans les étoilés les plus prestigieux de Ischia et de la Toscane. En 2012, il a intégré la brigade du chef Saverio Sbaragli au restaurant italien du Four Seasons Hotel des Bergues avant d’être accueilli en 2018 par Francesco Gasbarro et la grande famille de La Bottega où pendant un an et demi, il a dirigé l’Osteria della Botegga en réussissant avec brio une ré-interprétation contemporaine de recettes classiques italiennes. Depuis cet été, c’est à la Bottega même qu’il laisse libre court à son talent, où il propose une fenêtre grande ouverte sur l’Italie, avec un ancrage suisse à travers les excellents produits qu’offrent le lac, les montagnes et les bons producteurs locaux. Enfant de la méditerranée, Francesco Ibba souhaite également donner une place de choix aux poissons et produits de la mer. Privilégiant un circuit court, il travaille avec Procsea, une plateforme en lien avec 16 ports bretons qui garantit la livraison de poissons et crustacés moins de 30 heures après leur pêche. Le résultat ? Une cuisine transalpine de haute volée à base de produits d’exception, illustrée par des assiettes ultra-modernes aux allures d’œuvres d’art. Des prouesses culinaires tant visuelles que gustatives. On recommande vivement.

La Bottega, rue de la Corraterie, 21, 1204 Genève.

www.labottegatrattoria.com

 

 

 

De Lima au Léman

Chez Yakumanka

On va aller droit au but : le Yakumanka, c’est notre révélation culinaire de l’année. Une cebicheria aux recettes signées Gaston Acurio et exécutées d’une main de maître par César Bellido, disciple du plus célèbre des apôtres de la gastronomie made in Pérou. On est fan.
Que l’on ait arpenté en large et en travers les terres andines ou que l’on découvre pour la première fois les saveurs du Pérou, l’enthousiasme est le même. A la nouvelle table du Mandarin Oriental, difficile de ne pas s’esbaudir devant chacune des assiettes du chef. Il faut dire que Gaston Acurio est une icône nationale, doublée d’une superstar planétaire, qui a exporté les spécialités de son pays natal aux quatre coins du globe…et on comprend très vite pourquoi.

Le goût du Pérou

Trois, deux, un, il n’y a qu’à se laisser emporter, pisco sour à la main, à la découverte des hits de la néo-cuisine inca. Parmi les highlights des lieux, le cebiche, il va de soi, une entrée à base de poisson frais mariné au Leche de Tigre, marinade composée d’agrumes et de coriandre ainsi que le tiradito, poisson cru finement tranché assaisonné d’une savoureuse émulsion ajoutée au moment de servir ou les Saint-Jacques à la mousse de parmesan et à l’ail croustillant. Pour poursuivre le voyage, place aux anticuchos, brochettes de viande ou de poisson, grand classique de la street food locale, à l’incontournable lomo saltado, bœuf sauté au wok et flambé au pisco ou encore, must parmi les musts, au poisson entier du moment. Nous, on a opté pour le bar au Leche de Tigre, un délice, accompagné de quinua chaufa (un wok de légumes sautés recouvert d’omelette et nappé de sauce Nikkei-que l’on a terminé à la maison au vu des portions généreuses).

Long-courrier en first

Côté dessert, la Lechera, alliant saveurs de noix de coco, dulce de leche et marshmallow grillé, a achevé de nous conquérir. Bref, un aller/retour gustatif Lima/Genève en First dans une ambiance cool et détendue avec un service au top mais sans chichis et un cadre marin inspiré d’une cebicheria locale. On a adoré. «Genève est indéniablement une ville cosmopolite, un carrefour des cultures, en plus d’être le siège européen des Nations Unies. J’aime l’idée d’y exporter ma cuisine natale, riche de ses multiples saveurs et d’y présenter mes spécialités de la mer. C’est un immense plaisir de faire connaître le Pérou et ses ressources exceptionnelles », a déclaré Gaston Acurio himself. Le plaisir est très largement partagé.

Yakumanka by Gastón Acurio, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève.

www.yakumanka.ch

 

 

In the Woods

De la ferme au 5 étoiles

Les festivités sont lancées : la Veggie Week bat son plein depuis lundi. Hier soir, on a testé le menu d’un tout nouveau venu, le Chef Julien Gourmelen, maître des fourneaux du Woods.

Pas de doute, pour cette deuxième édition de la Veggie week, les chefs s’en sont donnés à cœur joie. Difficile de choisir parmi les douze participants de ce cru 2018 avec leurs créations végétales aussi esthétiques que gourmandes. Nous, on a opté pour un nouvel arrivant, le Woods, restaurant gastronomique de l’Hôtel Intercontinental et…on n’a pas été déçu ! Entièrement végan, le menu a été principalement concocté avec les produits de la ferme bio voisine, la fameuse ferme de Budé. En entrée, on s’est régalé avec le Velouté d’orties et menthe poivrée, une recette que le chef tient de sa grand-mère et qu’il a revisité à sa sauce ainsi qu’avec la Trilogie de tomates du pays, gaspacho et sorbet tomate basilic. Les plats principaux, le Fenouil en croûte de sel et grains de lin et le Céleri boule cuit au foin, tombée de choux blanc et pommes vertes sont découpés et servis à table par le chef himself, comme s’il s’agissait de belles pièces de viande, chacun arrosé d’un jus ad hoc. On a adoré. Particulièrement réussi, le carpaccio d’ananas vanillé, sorbet rhubarbe a clôt les agapes, accompagnées évidemment de vins de la région, un verre d’Esprit de Genève de Nicolas Cadoux et un de viognier du domaine du Paradis. Bref, une magnifique balade bucolico-gourmande. On recommande.

Menu entrée/plat/dessert, 54 francs.

Woods, hôtel Intercontinental, Chemin du Petit-Saconnex 7, 1209 Genève.

www.geneva-intercontinental.com