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Tag Archives: Expo

Le Mudac dans le miroir

A l’ère de l’égoportrait

Du mythe de Narcisse aux selfies qui inondent les réseaux sociaux, le Mudac explore notre rapport à l’image en se penchant sur l’objet symbolique à souhait qu’est le miroir. Une exposition, inaugurée au printemps, que les retardataires peuvent encore visiter jusqu’au 1er octobre.
Doug Aitken, YOU/YOU, 2012, Mousse haute densité, bois, miroir et verre, 137 x 203 cm, Courtesy : Galerie Eva Presenhuber, Zurich. Collection privée, Suisse, Photo © Galerie Eva Presenhuber, Zurich
Et moi, et moi, et moi…Rassemblant des œuvres d’art et des pièces de design, Miroir Miroir scrute le lien que nous entretenons avec notre propre image et la manière dont celui-ci impacte la création contemporaine. Parmi les artistes exposés, des poids lourds comme Andy Warhol, Doug Aitken, Oscar Munoz, Bill Viola, Arik Levy, Pipilotti Rist, Pierre et Gilles, Mat Collishaw ou encore Douglas Gordon. Au travers des œuvres présentées, photographies ou installations, sont explorés les enjeux théoriques, sociologiques, esthétiques, historiques et actuels du miroir, objet du quotidien que l’on découvre au fil des salles riche en symboles. De Narcisse à Blanche-Neige en passant par Kim Kardashian ou Shia LeBeouf, une exposition à la scénographie parfaitement orchestrée qui invite à la réflexion. Dans tous les sens du terme.

« Miroir, miroir », jusqu’au 1er octobre, Mudac, 6 place de la Cathédrale, 1005 Lausanne.

www.mudac.ch

Photo : © Mudac

Bestialement vôtre

Les mascottes helvètes au musée

L’animal emblématique de la Suisse ? La vache, la marmotte, le bouquetin ou le saint-bernard, le Musée national Zurich a décidé de ne pas trancher et propose une exposition exclusive dédiée aux quatre bêtes helvètes.

© Musée national suisse

© Musée national suisse

L’ours brun en Finlande, le dauphin en Grèce, le loup en Italie, le kangourou en Australie ou encore le coq chez nos voisins français : nombreux sont les pays à afficher un animal national officiel. Et si de ses montres à Heidi en passant par Guillaume Tell, la Suisse ne manque pas d’emblèmes, aucun membre du règne animal ne la représente. Et pourtant, les candidats sont légions… Parmi eux, la vache, la marmotte, le bouquetin et le saint-bernard. C’est à ce joyeux quatuor, intrinsèquement lié au paysage et à la culture helvète qu’est consacrée l’exposition « Bestialement suisses » au Musée national Zurich. Des animaux naturalisés, des objets insolites et des bornes interactives invitent les visiteurs à explorer ce bestiaire. Ils y découvrent des marmottes capables de danser, des saint-bernards sauvant des vies humaines, des vaches promues au rang de reines et des bouquetins champions de l’escalade sur les rochers les plus abrupts. Attraction touristique ou source de matières premières, élément d’armoirie ou encore personnage principal de livres pour enfants, ces quatre animaux symbolisent autant la Suisse que la croix blanche sur fond rouge. Une exposition qui met en lumière les liens unissant l’homme et ces quatre animaux et qui transforme, comme par magie, les salles du musée en vertes prairies et vallées alpines.

«Bestialement suisses, vache, marmotte, bouquetin et saint-bernard», jusqu’au 11 mars 2018, Musée national Zürich, Museumstrasse 2, Postfach, 8021 Zürich. www.landesmuseum.ch

Le Big Data au musée

L’art de la donnée

Qu’il permette à un président de se faire élire, à une entreprise de booster son chiffre d’affaire ou à la science de faire des pas de géant, le Big Data a le vent en poupe. A tel point, qu’il s’invite aujourd’hui dans l’art et investit le temps d’une exposition la Ferme renanaise des Tilleuls.

« Big Data, rencontre biologique entre science et art », voilà le titre prometteur de l’exposition de la Ferme des Tilleuls. Au programme concrètement ? Une collaboration inédite entre Kirell Benzi et Antoine Guisan. Le premier est « data scientist » (scientifique spécialisé en extraction de données et intelligence artificielle pour les néophytes). Titulaire d’un doctorat de l’EPFL et passionné d’art, il réalise des œuvres alliant analyse de données et  visualisation de réseaux. Le second, Antoine Guisan, est écologue et biogéographe. Professeur à l’Université de Lausanne, il est spécialisé dans les modèles prédictifs de distribution d’organismes et a initié un grand projet qui va au-delà de la seule biologie : RECHALP (rechalp.unil.ch).

De la rencontre entre les deux cerveaux est née « Natural Heritage – Patrimoine Naturel », une œuvre vertigineuse de Kirell Benzi créée à partir de vingt-cinq ans de collectes de données du laboratoire ECOSPAT sur la biodiversité dans les Alpes vaudoises regroupant 4000 sites d’observations, 1700 espèces et ce, grâce aux algorithmes. Ce réseau, qui évoque un pissenlit à maturité, permet de visualiser les interactions entre les diverses espèces alpines. Il montre que de l’arbre à la bactérie tout est lié dans une remarquable complexité faite d’interdépendances, mais aussi que derrière l’art se cache une science nécessaire pour anticiper les effets des changements climatiques. Bref, une exposition futuriste qui propose un nouveau regard sur la donnée.

«Big Data, rencontre biologique entre science et art », jusqu’au 1 octobre 2017, La Ferme des Tilleuls, Rue de Lausanne 52, 1020 Renens.

www.fermedestilleuls.ch