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Tag Archives: Eaux-vives

L’oenothèque d’Arakel

L’art du vin…et la manière

Arakel ? C’est la dernière pépite des Eaux-Vives. Un wine bar edgy à souhait qui sert une carte des vins ultra pointue et des tapas gastronomiques à tomber.

Dans l’une des artères les plus courues des noctambules genevois, se niche une nouvelle adresse que les oenophiles initiés gardent jalousement. Portant le nom de son sympathique propriétaire, Arakel est le dernier hot spot des épicuriens avertis. Un énième wine bar comme il en existe des dizaines à Genève me direz-vous? Que nenni. Le maître des lieux a décliné dans son fief une vision très personnelle du vin. Exit le troquet au mobilier vintage, les tonneaux en déco et les planchettes rustiques. A l’instar d’une cérémonie du thé nippone, ici, la dégustation est érigée en art. Passionné et perfectionniste, Arakel n’a négligé aucun détail. De la verrerie intégralement siglée Zalto ou Riedel -le must du must- jusqu’à l’eau servie en carafe logotypée, filtrée au charbon pour qu’elle présente un goût le plus neutre possible et qu’elle ne trouble pas la dégustation des perles de la carte.

Flacons rares et autres pépites

Car, en matière de carte, les oenophiles ont franchement de quoi s’éclater. Ainsi ce n’est pas moins de 500 références qui se côtoient provenant de Suisse, de France, d’Italie et d’autres régions plus niches comme la Slovaquie ou l’Arménie. Une quinzaine de vins au verre permettent une jolie dégustation -que les plus joueurs feront à l’aveugle sous l’expertise du patron ou de la sommelière, Manon Antunez. A cela s’ajoutent de magnifiques bouteilles dont des petits bijoux comme un Sociando-Mallet 1998, des cuvées de Georges Noëllat ou le très rare Pinot noir de l’argovien Tom Litwan, le tout à des prix très souvent bien en dessous du marché. Nous, nous avons dégusté à l’aveugle un Sauvignon blanc « Argos » en appellation Quincy (Loire) vif et équilibré, un Chardonnay rond et puissant de Marc Colin en Saint-Aubin et un Pinot noir frais et élégant en Côte-de-nuits-villages du domaine Julien.  A relever la diversité des millésimes proposés qui offre à chacun la possibilité de trouver chaussure à son palais.

De la terre à la mer

Pour accompagner ce voyage œnologique en First class, des assiettes à partager Terre ou Mer à base de produits d’exception (jambon de porc gascon affiné hors d’âge -+ de 40 mois-, viande séchée de Simmental, œufs de saumon sauvage de Keta, espadon fumé en chiffonnade…) ainsi que des fromages de dingue comme un gruyère caramel, avec trois ans d’affinage, ou encore une mimolette extra-vieille (24-30 mois) du fromager-affineur Jacques Duttweiler, à Thierrens. A la carte également, les créations époustouflantes du chef Nathan Boche, qui a notamment fait ses armes au Domaine de Châteauvieux ou chez Izumi, le restaurant gastronomique japonais du Four seasons des Bergues. On a goûté le Croq Tuna, tartare de thon épicé sur sa chips de tapioca, le Néron, poireaux dans son jardin et son nuage de Stracchino ainsi que le Cabillaud skrei confit et servi avec choux Kale et brocoli, une belle émotion culinaire que l’on se réjouit de réitérer au plus vite.

Entre intimité et élégance

Côté décoration, rien n’est laissé au hasard. Chaque recoin du bar, chaque pièce de mobilier ont été dessinés, pensés, et aménagés au goût de son fondateur, sous l’œil aguerri de l’architecte d’intérieur Marina Wenger. Loin du stéréotype du bistro à vin de quartier, l’espace au chic convivial joue la carte de l’élégance et de la modernité avec ses banquettes en velours turquoise, ses tables hautes design en bois brut, ses grandes baies vitrines et ses caves XXL. Une nouvelle interprétation du Wine bar, où l’épicurisme rime avec excellence et perfection, tout en affichant des prix très corrects compte tenu des prestations. L’adresse ne compte qu’une quarantaine de places. On ne saurait que recommander d’y filer avant que le buzz ne rende les lieux inaccessibles.

Arakel Wine Bar, 17 rue Henri-Blanvalet , 1207 Genève.

www.arakel.ch

 

 

L’appel du chaman

Le Melrose au son du tambour

De Paris à Los Angeles, le chamanisme a le vent en poupe. Toujours à l’acmé du branché, le Melrose vient d’inaugurer un cycle d’ateliers visant à s’initier aux secrets de cette pratique millénaire.

Avec sa décoration gypset chic et son atmosphère zen, Le Melrose est sans conteste l’une des adresses les plus courues du gotha genevois, que ce soit pour prendre un cours de led ashtanga yoga, de pyroflow, de Pilates power fit ou encore pour profiter d’un soin Tata Harper, la fameuse marque américaine de cosmétiques naturels made in Vermont, coqueluche des stars les plus en vue. Le principe de l’enclave ultra select des Eaux-Vives ? Proposer un lieu de vie aussi edgy que cosy, invitant au voyage et à la découverte. C’est donc fidèle à sa philosophie que le Melrose a inauguré fin septembre un cycle dédié aux voyages chamaniques. Pas de plantes exotiques aux vertus hallucinogènes, de rituels à l’inquiétante étrangeté, ni de guérisseurs urbains à l’ego surdimensionné à l’horizon, l’idée de ces ateliers en micro-groupes est de s’initier en douceur à la pratique millénaire grâce à des méditations guidées. Allongé confortablement sur un tapis, on se laisse partir pour laisser libre court à sa créativité et explorer des dimensions parallèles au son du tambour et de chants traditionnels. Qu’il s’agisse de rencontrer son animal totem au cœur d’une forêt ou de renouer avec ses guides du monde d’en haut, Sophie et Nathalie accompagnent avec bienveillance les néophytes dans leur périple et les amènent à lâcher prise pour se reconnecter avec leur âme d’enfant…avec succès…ou pas. A chacun de puiser ce qu’il souhaite dans l’aventure, du simple moment de relaxation profonde à l’expérience quasi mystique. En sus de ces voyages collectifs, les deux thérapeutes proposent également des soins ou des accompagnements individuels et projettent d’organiser des ateliers de fabrication de tambour.

Le Melrose, Ruelle du Couchant 11, 1207 Genève.

www.le-melrose.ch

 

 

Maroc en partage

Le Kasbar sous les spotlights

Après l’Inde avec l’Inda-bar, Morad El Hajjaji nous fait voyager au Maroc. Décoration branchée, musique lounge et cuisine créativo-chic, le Kasbar s’est vite imposé comme le dernier hotspot des Eaux-Vives.  On a testé…et on a été conquis.

Une inspiration berbère-chic

Hauts tabourets en laine colorée, imposants luminaires en osier au-dessus du bar, tapis orientaux, banquettes de velours, coussins bohèmes, paniers en rotin ou encore miroirs en cuivre, le dépaysement est immédiat. Adresse pour initiés sur les toits de la Médina ou place-to-be de Lower East side, pas de doute, le Kasbar propulse ses visiteurs dans un ailleurs à la hype certaine. Il faut dire que derrière la décoration ethnique-chic se cachent deux expertes au goût très sûr, Clémence Guyot, architecte d’intérieur parisienne œuvrant pour le Graphite Studio et Aude Perrotin, du concept-store Bon Baisers de Taghazout.

Saveurs à partager

Côté cuisine, le maître des lieux, Morad El Hajjaji, a su également bien s’entourer avec la cheffe Laetitia Fajardo. Son credo ? Les saveurs du Maroc intégralement revisitées en version ultra-moderne. Et, question voyage des papilles, la magie opère… Parmi les highlights de la carte, le tartare de dorade, agrémenté de dés de kakis, de  granny smith et d’une vinaigrette à l’huile d’argan, le Roll de carotte façon chermoula, les Kefta de boeuf, chutney de tomates épicées ou encore les cromesquis de Zaalouk d’aubergines. Une mosaïque de plats hauts en couleurs à partager dans l’esprit des tapas espagnoles ou des mezzes libanais.  “L’idée avec Kasbar est de donner un esprit contemporain à la cuisine marocaine, qui ne se résume pas qu’au couscous et au tajine. Notre souhait est de casser les codes de cette cuisine traditionnelle et montrer que les épices et saveurs peuvent être au rendez-vous dans un plat revisité avec modernité” explique Morad El Hajjaji.

A manger…et à boire

Pour parfaire le tableau -déjà au top-, on conseille vivement de jeter un œil à la carte du bar. Car, si l’adresse est le dernier QG de la planète food genevoise, elle recrute aussi parmi ses fans, les inconditionnels de cocktails. Aux commandes des shakers, la mixologue Emmanuelle Moulis, qui signe des créations vraiment canons. Mention spéciale pour le Bab Eaux-Vives, composé de vodka, jus d’ananas, sirop maison passion-vanille et une purée de passion, l’Everleight (tequila, agave, jus de concombre frais, tabasco, ginger beer) ou encore le Jade (gin à la fleur d’oranger, sirop de rose, framboises et bulles). On a également bien apprécié les trouvailles viticoles made in Moroco qui ont accompagné le dîner, notamment le S de Siroua, une belle découverte . Quant aux autres pépites de la carte? Pas de doute, on reviendra pour les tester.

Kasbar, Rue Henri Blanvalet 23, 1207 Genève. Tél. 022 736 27 46

 

 

 

Chez Ukiyo

Au temple des Udon maison.

Dernière it-place à la nippone attitude, le noodle bar & restaurant Ukiyo a tout récemment ouvert sa deuxième enseigne à l’avenue de Frontenex. Sa spécialité ? Les Udon. On a testé et on a adoré.

Fresque murale manga, jpop en fond, bavettes à disposition, tables hautes en terrasse, c’est au cœur des ruelles tokyoïtes bardées de gargotes que nous téléporte Ukiyo. Exit sushis, sashimis et autres nigiris, ici, on déguste des ramen (les soupes aux nouilles dont tout le monde parle), des don (bol de riz chaud surmonté au choix de lamelles de bœuf et d’oignon ou de tempuras de crevettes) et surtout des Udon, LE highlight des lieux. Concoctées minute et à la vue des clients, les fameuses nouilles blanches et épaisses, composées de farine de blé tendre se déclinent en différentes recettes, que l’on peut personnaliser à la demande avec les ingrédients de son choix. Un véritable délice. Et que les sceptiques, refroidis par une mauvaise expérience, se détrompent ! Ici, les udon ne ressemblent en rien aux pâtes grossières et visqueuses l’on peut manger dans un restaurant japonais lambda. Chez Ukiyo, les nouilles sont fabriquées sur place à l’aide d’une machine directement importée du Pays du Soleil Levant et par deux chefs experts venus tout droit du Japon. Le résultat ? Une texture et des saveurs au top ainsi que des variantes inédites, tels que les udons aromatisées au thé vert ou encore teintées à l’encre de seiche.

Festin nippon

Nous, on a goûté le Niki Udon (bouillon servi avec des lamelles de boeuf et d’oignons macérées dans une sauce secrète), best-seller de la maison dont la préparation nécessite trois jours entiers et le Yasai Kakiage Tempura Udon (udon dans un dashi, servis avec des tempuras de légumes (beignets frits), des oignons de printemps et une rondelle de kamabok) et on a adoré. On a testé également les gyozas aux légumes (juste divins) et le kimchi, épicé pile comme il faut. Côté boisson, il faisait chaud alors on a bu ;o) : on a opté pour l’Iki beer (bière japonaise bio au thé vert et au Yuzu), la Coedo Beniaka (bière ambrée japonaise à la patate douce) et pour une dégustation de sakés (trois verres de sakés différents, un chaud, le Takashimizu Seisen et deux froids, un Shime hari tsuru jun et le Tatenokawa Seiryu Junmai Daiginjo). Et pour clore les agapes, on a partagé un assortiment de desserts typiques dont un excellent mochi glacé au sakura. Un dîner plus que parfait au rapport qualité/prix défiant toute concurrence (soupes entre 20 et 25 francs, dégustation de sakés, 10 francs) et avec un service sympa et rapide. Bref, une adresse où l’on risque de nous voir souvent.

Ukiyo Noodle bar & restaurant, avenue de Frontenex 6, 1207 Genève.

www.ukiyo-noodlebar.com

 

Après les fêtes…

Au radar

Chaque nouvel an engendre son lot de bonnes résolutions en tout genre. Et après, le foie gras, la dinde aux marrons, la bûche à la crème et l’alcool qui coule à flot, la première sur la liste est souvent de retrouver sa silhouette de jeune premier. Direction donc Sanae, un QG anti-bourrelet pour perdre ses poignées d’amour hivernales.

L’adresse au luxe feutré est discrète, planquée dans un immeuble des Eaux-Vives. Et pourtant, le Tout-Genève s’y presse. Il faut dire que de la lipocavitation au Cellu-M6 en passant par la pressothérapie, Sanae propose le top de la technologie pour s’attaquer aux capitons récalcitrants. Parmi les machines dernier cri, le Vital Dôme, version japonaise du sauna, est l’incontournable des lieux. Coqueluche des paresseux, c’est notre chouchou. Issu de la recherche médicale, le principe de l’appareil est simple. On s’allonge dans une sorte de tube sous un couvercle de bois exotique…et on cuit à feu doux en se relaxant. Dans le noir, la musique zen et la lumière tamisée apaisent tandis que les rayons infrarouges invisibles à l’œil nu, pénètrent en profondeur dans les tissus, provoquant une sudation intense. Quant aux bienfaits, on ne les compte pas. L’engin stimule le corps comme lors d’un jogging, aide à évacuer le stress, élimine les toxines, améliore l’aspect de la peau, le tout sans effort. Bref, de quoi fondre de plaisir…

Institut Sanae, 58 rue de la Terrassière, 1207 Genève.

www.sanae.ch

©Pierre Albouy