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Tag Archives: Chocolat

Assemblages suisses

De la vigne au cacao

L’alliance est inattendue. Et pourtant… Vins et chocolats ont plus de points communs qu’on ne l’imagine… C’est ce mariage hors des sentiers battus que My Swiss Moment nous invite à célébrer avec ses coffrets à l’âme épicurienne. Découverte.

Marier deux spécialités suisses, rarement associées, c’est le concept de My Swiss Moment, toute jeune start-up qui propose d’élégants coffrets invitant à déguster des chocolats accompagnés de flacons helvètes soigneusement choisis. Marsanne du Domaine Maison Rouge St-Pierre de Clages, Cabernet Franc Premier Les Palins du Domaine de Cressier, Cornalin de Fully de la Cave des Amandiers, Point final I du Domaine du Grand Clos, les références sont pointues. Il faut dire que les alliances vin et chocolats ont été imaginées par un expert en la matière. Camille Gariglio, chef sommelier du restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier, l’incontournable 3 étoiles Michelin vaudois s’est, en effet, chargé en personne de sublimer les créations du maître-chocolatier Claude Périsset grâce à des accords bluffants. Oenophile et chocovore, la GDH s’est dévouée pour mener l’enquête sur ces dégustations gourmandes à la suissitude bien affirmée.  Antonio Paglialonga, l’un des fondateurs de My Swiss Moment, a accepté de répondre à nos questions.

Comment vous est venue l’idée de My Swiss Moment ?

Lors d’un voyage à Hong Kong, nous avons remarqué qu’aucun vin suisse n’était proposé dans les restaurants. En parallèle, nous avons également constaté que les marques de chocolat suisse n’étaient pas ou très peu représentées. Dès lors l’idée qu’il y avait peut-être quelque chose à faire était évidente. Mais ce n’est que lors d’une discussion en Suisse avec une entreprise qui ne savait plus vraiment quoi offrir à ses clients, comme cadeau de remerciement, que l’idée « My Swiss Moment » est vraiment née.

Pourquoi avoir choisi d’allier vin et chocolat ?

Comme le dit Camille Gariglio le vin et le chocolat sont deux produits d’exception qui offrent de nombreuses similitudes, ils sont le reflet et l’expression d’une région et du savoir-faire des hommes. Plusieurs parallèles peuvent être fait entre ces deux univers, notamment entre la vigne et le cacaoyer, les cépages et les variétés de cacao, l’influence du terroir, la récolte à la main ou encore la fermentation… Assemblage, millésime, grand cru, la terminologie commune est même frappante. Rien d’étonnant donc à ce que le mariage entre œnologie et chocologie invite à de belles surprises gustatives.

Quels sont les grands principes pour accorder le vin et le chocolat ? 

Déguster en même temps du vin et du chocolat crée des réactions chimiques plus ou moins agréables en bouche. Ces sensations vont définir si l’accord est réussi ou non. Trouver l’équilibre entre l’acidité du vin et le sucre du chocolat, ou le sucre du vin et l’intensité du cacao, est un vrai challenge. Une sensation en bouche agréable confirme l’équilibre recherché.

Y-a-t-il un rituel de dégustation ?

Je ne milite pas pour un rituel de dégustation particulier si ce n’est peut-être celui de prendre le temps de découvrir et d’apprécier les sensations que procurent ces accords vin et chocolat en bouche, et de profiter d’un agréable moment de partage avec les personnes que l’on apprécie.

Liquoreux, vins blancs, vins rouges et pétillants, existent-ils des “accords interdits” ?

Du moment que les principes de base sont respectés, je ne vois pas d’accords interdits. Il me plairait de proposer des accords interdits réussis !

Avec une sélection de vins romands, pensez-vous étendre vos coffrets aux références alémaniques ou tessinoises ?

Oui, c’est fort probable. Nous avons d’abord souhaité ancrer le concept My Swiss Moment en Suisse Romande avant de l’étendre aux régions alémaniques et tessinoises.

Pourquoi un coffret avec une bouteille de Vieille Prune ? Pensez-vous à d’autres alcools forts pour vos accords ? 

Comme les vins, les accords avec les alcools forts donnent des sensations uniques et offrent des possibilités illimitées… Peut-être que l’accord interdit viendra de là !

19h15, 21h25 et 23h05, trois gammes pour trois moments de la soirée ? 

Le temps est précieux, plus il est tard, plus il est cher. Les heures sont en relation avec la gamme du coffret et de son prix.

A titre personnel, quel est votre coffret coup de cœur et pourquoi ?

Le coffret 23h05 – Syrah « Les Tatzes » & Grand Cru – Titicacao. L’intensité de ce chocolat grand cru avec le Syrah est juste parfait à cette heure-ci…

Coffrets gamme Classic à partir de 93 francs.

www.my-swiss-moment.ch

 

L’art de la tablette

Blondel X Sooishi X Barnabé Fillion

Le résultat de la rencontre d’un nez parisien, un chocolatier lausannois et une blogueuse amoureuse de granola ? Sept recettes de tablettes de chocolat aux allures d’œuvres d’art et aux saveurs détonantes.

Le n°1 est un chocolat blanc mariant spiruline et baie de Timur, le n°2 est noir et mêle kinako (farine de soja torréfié d’origine japonaise), cacahuètes et fleur de sel, le n°3 allie chocolat blanc, fenouil, sarrasin grillé et fleurs séchées bio. En tout, il y en a sept, trois chocolats noirs (noir 47%) et de quatre chocolats blancs, aux saveurs inspirés par la gastronomie nippone, passion commune de Sooishi et de Barnabé Fillion. De leurs échanges autour des parfums, du Japon, naît l’idée de créer en commun une gamme de chocolats ; et c’est avec l’historique chocolaterie lausannoise Blondel que le projet prend vie. Cette collaboration avec le chef chocolatier Bastien Thibault leur permet d’élaborer leurs recettes un peu folles. L’idée ? Chercher de nouveaux accords tout en revisitant les classiques de différentes cultures et en apportant un soin particulier à l’aspect visuel des créations. Sésame, umeboshi, panko, safran, yuzukosho, matcha, les tablettes ont un goût de jamais-vu et un look d’œuvre d’art. Bref, une collab’ chic et choc, comme on aime.

En vente à la Chocolaterie Blondel, rue de Bourg 5, 1003 Lausanne.

Dès CHF 11.– les 100 g

www.blondel.ch

Au zinc des gourmands

Favarger ouvre un bar à chocolats

Favarger vient d’inaugurer son premier bar à chocolats frais au cœur de sa boutique du 19 quai des Bergues à Genève. A la carte de ce concept inédit ? Les créations de Marc-André Cartier, le nouveau maître-chocolatier maison.

Tables hautes en bois brut, élégants tabourets de bar, lumière tamisée, musique jazzy en fond, le bar à chocolats de la manufacture versoisienne en jette. Confortablement installé dans un cadre rétro-chic fidèle à l’ADN de la maison Favarger, les gourmands esthètes sirotent leur ristretto en savourant leur sélection personnalisée de chocolats. Au menu ? De la haute chocolaterie 100% suisse, confectionnée dans les ateliers de Versoix en exclusivité pour le bar.  Ganaches en forme de cœur, dômes aux couleurs assorties, pralinés fondants ou croustillants ou encore chocolats noirs de grandes origines, la dégustation s’organise autour de huit thèmes, déclinés chacun en six créations originales. Le principe ? Proposer des assortiments chocolatés à déguster sur assiette ou à emporter dans des réglettes toutes d’or vêtues ou des coffrets garnis sur-mesure. Parmi les différents thèmes, les fameux « Cœurs Tendres », cœurs chocolat très tendres aux parfums délicats, les « Jolis Cœurs » aux fruits rouges, reconnaissables à leur robe pourpre, les « Plaisirs Exotiques », dômes ensoleillés aux saveurs exotiques, les « Irrésistiblement Croustillants » en version pralinés lait ou noir, les joyeux « La Vie est Belle ! » aux couleurs bigarrées. Musts pour les aficionados de la Manufacture de Versoix : les « Pralinés Signature » aux noisettes et amandes fraîches délicatement caramélisées et broyées selon le savoir-faire inimitable de la Maison ou « Les Grands Crûs », fins chocolats de dégustation noir aux origines d’exception, deux incontournables pour chocophiles avertis. Quant aux palais aventuriers, ils opteront pour les provocants « Hot and Spicy », six recettes audacieuses associant chocolat noir et épices. Bref, une halte incontournable pour les gourmands.

Boutique Favarger, Quai des Bergues 19, 1201 Genève.

www.favarger.com

 

Joyeuses Pâques

Chasse à l’oeuf…de luxe

Après les bûches, place aux œufs. Les grands hôtels genevois ont présenté à La Réserve leurs créations pascales. Tour d’horizon en images…

La Réserve Genève : “L’Heure gourmande” par Cédric Codeville et son l’équipe

Hôtel d’Angleterre : “M. Patate de Pâques” par Julien Launay

Mandarin Oriental : “Show Oeuf” par Michael Perrichon

Le Richemond : “Preferred Choc’ananas” par Sébastien Quazzola

Kempinski : “L’Or de Pâques” par Pierrick Simon

Beau-Rivage : “Dragon Bleu” par Yohann Coiffard

Hotel Métropole et Restaurant Hotel du parc des Eaux-Vives : “Explor’oeuf” par Aurélien Houillon

InterContinental : “Pâques fleuri” par Régis Ferré

Hôtel Président Wilson : “L’Oeuf N°3” par Didier Steudler

Photos © Liese Barbeau Cochet

 

A l’heure du dessert

Mille et une bûches

Rebelote : cette année encore les chefs pâtissiers des grands hôtels genevois ont rivalisé d’imagination pour créer des bûches aux allures d’œuvres d’art. Tour d’horizon gourmand.

Entre saveurs originales, formes sculpturales et prouesses techniques, les chefs ont fait fort cette année. Couture, féerique, bucolique…difficile d’élire sa favorite. Nos coups de cœur parmi les 10 bûches du cru 2017 ? D’abord celle du Beau-Rivage. Une création du Chef pâtissier Yohan Coiffard, inspirée par les sommets alpins.  Alliant un mélange subtil de textures et de saveurs, la bûche baptisée «Les sommets du Mont Blanc» s’orne de petits sapins et se drape dans un manteau chocolaté. La mousse légère de kalamansi enrobe un cœur composé d’une mousse chocolat au lait pure origine Trinité Tabago complété par un crémeux praliné sésame. Toujours dans l’esprit grand froid, on a eu également un faible pour « Sur la banquise », la bûche de l’Hôtel Métropole. Un gâteau militant qui invite à une réflexion sur la situation environnementale actuelle en mettant en exergue le réchauffement climatique à travers une image symbolique forte de pingouins sur la banquise serrés les uns contre les autres. Délicates poires pochées au bonbon à l’eucalyptus suisse et mousse au chocolat noir déposée sur un lit de sablé cacao sublimée par des éclats de macadamia, un must pour lancer le débat autour de la table … Et comme à la GDH, on aime voyager, on a également aimé éMOtion, la bûche de Michael Perrichon au Mandarin Oriental, qui sous une mousse onctueuse au chocolat blanc relevée au poivre noir de Pondichéry, dissimule un biscuit moelleux au chocolat sublimé par la légère acidité d’une compotée d’ananas au curry, posé sur un sablé noix de cajou. Last but not least, notre dernier coup de cœur est nippon avec la bûche Mont Fuji du Mövenpick, une création de Joris Blin à base de mousse jivara, namelaka au marron, kumquat confit et biscuit au riz soufflé. Avis aux gourmands…

www.beau-rivage.ch  

www.metropole.ch

www.mandarinoriental.fr/geneva/

www.movenpick.com