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Tag Archives: Bar à Vin

Métaphysique gourmande

Aux Philosophes

On en avait beaucoup entendu parler et ça y est, on a enfin testé. La brasserie historique des Philosophes a fait peau neuve et ça vaut le détour.

Deux étages, trois espaces, de quoi manger, picoler, pique-niquer et travailler, voilà en résumé le concept des Philosophes, la fameuse brasserie du quartier de Plainpalais en version revisitée. Avec sa décoration ambiance années 20 cosy et ultra design, l’espace hybride a tout pour devenir le nouveau QG des branchés du quartier. « L’idée était avant tout de créer un ensemble cohérent d’espaces confortables, dans un environnement urbain. Il fallait que tous les besoins et les envies de notre clientèle puissent trouver un service adapté, à tous les moments de la journée, tout en restant simple et accessible. Aux Philosophes on vient manger, travailler, boire un verre, lire, refaire le monde, faire une sieste ou rencontrer de nouvelles personnes : comme chez des amis. » expliquent Déborah, Nathaniel et Guillaume, les trois fondateurs des lieux. Visite guidée.

Concrètement, cela donne quoi ? Au rez-de-chaussée, la brasserie à droite en rentrant avec sa terrasse bucolique. On y mange des plats de grand-mère twistés avec inventivité par le chef, des tartares, une belle sélection de poissons ou encore des fruits de mer et quelques créations végétariennes. Mention spéciale pour le gaspacho maison vraiment au top !

A gauche, le bar. Une place to be pour les œnophiles avec une sélection pointue et de fort bon goût. Le mot d’ordre ? La convivialité. On se sert soi-même, comme à la maison. On ouvre sa bouteille et on choisit parmi les appétissantes planchettes apéro (parmi les highlights, planche autour de la truffe, planche de nos alpages ou planche italienne). Le carrelage réalisé de carreaux ciment à l’ancienne et les belles suspensions tissées et dorées nous donnent le ton : on se croirait dans une épicerie. D’ailleurs, on peut aussi y faire son marché, panier sous le bras, pour aller pique-niquer au parc voisin. Tartes salées et sucrées, verrines diverses et variées, rillettes, une sélection de viandes séchées et une autre de fromages, foie gras maison, hot dog ou fish & chips du chef, de quoi se concocter un déjeuner sur l’herbe de luxe, avec verres, assiettes et couverts gracieusement prêtés. On peut aussi y petit-déjeuner dès potron-minet ou y bruncher le week-end.

Last but not least, le premier étage, qui accueille, première à Genève, des salons dédiés au cosyworking. Cosy (et non « co »), car on y travaille certes, mais dans un univers pensé pour lier la tâche à l’agréable ; ambiance douce et chaleureuse au rendez-vous, avec les murs framboise et vert d’eau et même un joli bar pour s’y approvisionner en boissons et gourmandises tout au long de la journée. Un forfait « tout compris » (wifi, imprimante, papeterie, boissons chaudes & froides, salon privé, …) permet de squatter les lieux pour la demi-journée, la journée ou le mois. Le top. Bref, une fois essayé, un endroit que l’on a plus envie de quitter.

Les Philosophes, Rue Prévost-Martin 5, 1205 Genève. www.lesphilosophes.ch

Rive bretonne

Chez Henri II

Après son bar à huîtres aux Pâquis, l’équipe d’Hamburger Foundation rempile et vient d’ouvrir une seconde adresse dédiée au mollusque des Côtes atlantiques… sur la rive gauche cette fois, histoire de ne pas faire de jaloux.

Kerivor, belon ou Pousse en Claire, on a beau avoir fait des orgies d’huîtres pendant les fêtes, on ne s’en lasse pas. Cela tombe à pic : Chez Henri, le fameux bar à huîtres des Pâquis, vient d’ouvrir une deuxième adresse à Rive. Nul besoin de faire tout le quartier pour chercher la nouvelle place to be des aficionados de la star des fruits de mer : Chez Henri II a non seulement pignon sur rue (NDLR : l’adresse historique est planquée  dans une arrière-boutique) mais est situé en plein sur le boulevard Helvétique. Le concept ? Il n’a pas bougé d’un iota.  Lumières légèrement tamisées, carrelage blanc, zinc en cuivre, banquettes vertes, tables hautes, on déguste une sélection pointue d’huîtres accompagnée de verres de vin, bière, whisky ou même saké pour les plus aventuriers, le tout dans une ambiance jazzy. La Bretagne à Rive ? On est fan.

35 boulevard Helvétique, 1207 Genève.

www.chezhenri.ch

Hotte suisse #5

Allez Hop dans le traîneau

Que les retardataires se rassurent : il est encore temps de dénicher LE cadeau qui fera mouche au pied du sapin. So swiss, so chic…Happy Christmas à tous !

Boutons de manchette Wings tourbillon, acier inoxydable rehaussé de lapis lazuli de roche, Chopard, 470 francs, www.chopard.com

Coffret Nœud Papillon et pochette de la marque genevoise Vabien, 59,90 francs chez Globus, www.globus.ch

Coffret de trois bouteilles de la première cuvée de la Châtelaine de Genève (deux bouteilles de Châtelaine Rouge et une bouteille de Châtelaine Blanche),  vins élaborés chez et avec Mélanie et Philippe Chappuis alias  Zep, 95 francs,www.domaine-du-paradis.ch/chatelaine

Montre RJ-Romain Jerome X Pokémon, édition limitée de 20 pièces à l’effigie de Pikachu à l’occasion des 20 ans de Pokémon, prix sur demande, www.romainjerome.ch

Machine Prodigio, première machine connectée de Nespresso avec gestion du stock capsules, programmation de cafés, alertes maintenance à distance, 229 francs, www.nespresso.com

Vins ambulants

A bord du Wine Trotter

Après les food-truck, voilà le Wine-Truck. C’est l’idée géniale de Claire Mallet, qui se balade à la demande sur les routes de Suisse avec son estafette œnologique. Passionnée de vins depuis qu’elle a l’âge d’en boire, elle répond à nos questions pour nous présenter le Wine Trotter, son bar à vin ambulant.
Le wine trotter
Nous adorons votre concept, comment vous est venue cette idée du bar à vin ambulant?

Merci :o). J’ai toujours travaillé dans le vin et souvent c’est un « casse-tête » lorsque vous voulez organiser une soirée ou un barbecue pour plusieurs personnes. Il faut louer des frigos, faire venir un transporteur etc… Le but était d’avoir un outil de travail facile et à moindre coût pour les clients. De plus j’aime que le vin soit « démocratisé » et revenir au terroir et à la simplicité comme le sont les vignerons. L’estafette se prêtait parfaitement au concept « on peut boire de très beaux flacons sans se prendre la tête ». Comme je le dis souvent, je n’ai rien inventé, j’ai repris le très ancien métier de « marchand de vin ambulant » comme il en existait déjà au temps des Romains !

Vous proposez environ 600 références, comment les avez-vous sélectionnées? 

J’ai sélectionné les régions de production que je connais et que j’affectionne (Valais, Tessin, Vaud, Genève, Italie, France). Plutôt des vins de petite production que l’on ne trouve pas dans le commerce.

A titre personnel, avez-vous une région de prédilection? 

Question difficile, il y a tellement de vins différents ! On compte environ 100 000 cépages dans le monde. C’est comme demander à un chef de cuisine si il préfère la viande ou le poisson. Les goûts et intérêts changent avec l’âge. Disons qu’aujourd’hui je me passionne pour les vins suisses mais j’ai gardé une partie de mon cœur en Bourgogne où je fais les vendanges au domaine de la Romanée Conti chaque année.

Les dernières découvertes coup de cœur que vous avez envie de partager ?

Sans hésitation les Merlot du Tessin qui sont en train de dépasser bon nombre de Grand Cru bordelais. Les vignerons maîtrisent parfaitement le soyeux de ce cépage qui s’exprime à merveille sur ce terroir.

Comment travaillez-vous avec vos clients?

J’essaie de leur proposer une offre adaptée à leur besoin. Que ce soit pour un cours d’œnologie, un mariage ou une grande soirée. Nous goûtons et choisissons les vins ensemble puis il y a  des forfaits tout inclus ou « à la carte », ils ne paient que ce qu’ils ont consommé.

Peut-on croiser l’estafette lors d’événements grand public?   

Oui, les projets tels que la Geneva street food parade, l’Euro 2016 ou simplement le marché du dimanche de Plainpalais sont en cours de réflexion….

Proposez-vous également de la petite restauration à déguster avec vos vins? Si oui, de quel type?

Malheureusement non, chacun son métier… J’aime beaucoup manger mais je n’ai vraiment aucun don pour la cuisine ;o). Je laisse le plaisir de la restauration aux food trucks comme Urban Gastronomy qui font d’excellentes spécialités bio dans un Tube Citroën de 1936.

Les projets à venir pour le Wine Trotter?

L’estafette est parfaite pour l’été mais elle reste un véhicule de collection de 1979 donc un peu capricieuse pour grimper dans la montagne. Peut-être aura-t-elle un petit frère cet hiver pour monter en station de ski.

www.lewinetrotter.ch