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Tag Archives: Anne-sophie Pic

Festival du goût

La gastronomie en fête

Avis aux épicuriens et autres gastrolâtres : du 3 au 16 novembre, une centaine de restaurants de Suisse Romande cassent les prix à l’occasion du Festival de la Gastronomie. A vos agendas !
un bon petit plat
Il suffit de quelques clics pour choisir son restaurant et réserver. De Genève à Lausanne en passant par Vevey ou Montreux, plus de 100 établissements ont joué le jeu. Pour cette nouvelle édition du Festival de la Gastronomie organisée sous l’égide de LaFourchette, ils proposent une remise de 50% sur leur carte ou des menus grand chef à petit prix pour les tables les plus bling. Une occasion de découvrir de nouvelles adresses ou de dénicher des pépites hors des sentiers battus, que ce soit pour s’essayer à des cuisines exotiques ou pour s’attabler chez des étoilés…le tout sans risquer l’indigestion avec une addition trop salée. On pourra par exemple dîner thai chez Patara à Genève, libanais au Keyann Café à Lausanne, indien au Kashmir à Renens ou chez l’un des VIP des fourneaux participant à l’opération, comme Philippe Chevrier (Domaine de Châteauvieux), Michel Roth (Bayview), Anne-Sophie Pic (Beau-Rivage Palace Lausanne), Dominique Gauthier (Chat Botté), Frank Xu (Tsé Fung) ou encore Yoann Caloué (Le Flacon). Nous, on a opté pour Nicolas Pasquier à La Cigogne avec son menu entrée-plat-dessert et boissons pour 65 francs tout compris. On vous racontera…

Du 3 au 16 novembre, Festival de la Gastronomie à Genève, Lausanne, Montreux et Vevey. www.lafourchette.ch

Pic fait son marché

Des courses au Palace

C’est un rendez-vous que les épicuriens ne manqueront sous aucun prétexte : Anne-Sophie Pic invite quelques-uns de ses producteurs suisses favoris à présenter leurs produits lors d’un marché le vendredi 26 août sur la terrasse du Beau-Rivage Palace à Lausanne.
©Virginielemesle
Voilà bientôt 7 ans maintenant, qu’Anne-Sophie Pic tient les rênes du restaurant gastronomique du Beau-Rivage Palace à Lausanne et travaille avec des producteurs locaux d’exception pour concevoir ses plats à la construction et à l’équilibre parfaits. Ce vendredi, la star des fourneaux française dévoile au grand public les secrets de son carnets d’adresse en organisant un marché unique en son genre, réunissant le must des producteurs suisses sur la terrasse du cinq étoiles. Une manière de mettre en lumière leurs produits, mais aussi leur pratique culturale, leur parcours et leurs initiatives, de partager et échanger avec la Chef et ses invités dont Serge Guidoux, pêcheur à Lausanne, Yannick Chapuis, boucher à Onex, la famille Cuendet, maraîchers à Bremblens, Patrick et Corinne Rosset, sélectionneurs d’épices à Payerne, Charlotte Landolt, herboriste à Rossinière, Jacques Duttweiller, fromager-affineur à Thierrens, Christian Mellioret, apiculteur à Chardonne, Marinette Borloz, fleuriste à Lausanne, Raymond Paccot, vigneron à Féchy et Philippe Bovard, vigneron à Cully. A vos paniers !

Le Marché d’Anne-Sophie Pic Au Beau-Rivage Palace Vendredi 26 Août 2016 de 10h à 13h30. Ouvert au public.

Bordeaux sur Léman

Quand Quarin tient salon

L’événement va faire date : l’expert français ès Bordeaux, Jean-Marc Quarin, organise pour la première fois en Suisse un salon dédié aux vignobles du Médoc. Les oenophiles sont sur les starting-blocks.
Quarin dégustation Yquem
Le programme risque d’en faire saliver plus d’un. Après le succès des trois éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, le critique indépendant Jean-Marc Quarin et son associé Fabrice Léger invitent le public suisse, à venir déguster le top des vins de Bordeaux le 3 juin à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne. Non seulement, les visiteurs pourront y découvrir une sélection unique de crus classés et d’outsiders mais ils auront la possibilité de participer à des ateliers dégustation dédiés à la reconnaissance de la qualité dans le goût du vin. Et pas n’importe lesquels… L’un d’eux sera consacré au château Cheval Blanc, co-animé par Pierre-Olivier Clouet, directeur technique du célèbre cru de Saint-Emilion et Jean-Marc Quarin. Dix millésimes seront proposés à la dégustation. Un second soulignera la permanence de la qualité dans le goût du château d’Yquem entre 2000 et 2013 et insistera sur l’école de rigueur qu’est la viticulture à Sauternes : une rencontre unique avec son maître de chai, Sandrine Garbay. Et parce que ces crus méritent d’accompagner le meilleur de la gastronomie, une soirée inaugurale lancera les festivités le jeudi 2 juin 2016, chez Dame Pic, le restaurant gastronomique du 5 étoiles lausannois. Depuis Bordeaux, l’organisateur des festivités himself, alias Jean-Marc Quarin, répond à nos questions.

Ce salon lausannois est une première, qu’est-ce qui vous amène en Suisse ? 

Cela fait 15 ans que je viens en Suisse. J’y ai de nombreux lecteurs fidèles de mes notes de dégustations sur les Bordeaux. Après le succès des trois premières éditions du salon des Outsiders du guide Quarin à Paris, mes lecteurs suisses m’ont demandé pourquoi nous n’organisions pas un événement chez eux. Sans cette confiance, cette manifestation ne pourrait pas avoir lieu.

Dans votre parcours de critique, pourquoi avoir jeté votre dévolu sur la région de Bordeaux ?

Au départ, c’est le hasard ! J’habitais sur place. Je n’avais ni argent, ni appui. J’ai commencé par ce qui était le plus proche, le plus pratique. J’ai très vite réalisé que si je voulais faire un travail sérieux, il fallait que je suive le vignoble tout au long de l’année, que j’y travaille quotidiennement. Ma volonté est d’insister sur les nouveautés imperceptibles lorsqu’on est loin de ce vignoble. C’est précisément ce que je propose à travers ces Rencontres : une occasion unique de venir découvrir en premier, avant même l’enthousiasme du « marché » pour tel millésime ou tel cru, les Bordeaux qui font bouger les lignes.

Bordeaux est très reconnu pour ses vins rouges, mais le réflexe du Bordeaux blanc est moins spontané, pourquoi ? Auront-ils les mêmes honneurs au salon?

C’est une question de mode. Avant 1975, Bordeaux produisait plus de vins blancs que de vins rouges. Mais il est vrai que Bordeaux n’est pas connu pour produire des vins blancs secs aussi fameux qu’en Bourgogne. Les amateurs savent qu’il existe des crus classés dans les Graves, notamment à Pessac-Léognan. En fait, pour obtenir un grand vin blanc, il vaut mieux un sol calcaire qu’un sol de graves ou alors des coins très frais. En effet, il y aura mes découvertes lors de ces Rencontres.

Pour vos ateliers, vous avez retenu dans la gamme des 1er crus, Yquem et Cheval Blanc, pourquoi ce duo plutôt que d’autres valeurs sûres bordelaises comme les Petrus & cie ? Comment se dérouleront les ateliers?

J’ai choisi ces vins parce que je les aime, mais aussi parce qu’ils illustrent à merveille le thème de performance dans la qualité du goût. Naturellement il y a en a d’autres. Petrus ? L’an prochain peut-être. Je souhaite ajouter un mot sur le choix du château d’Yquem. Les vins de Sauternes rencontrent des difficultés. Personnellement j’adore ces vins et le château d’Yquem en particulier. Je souhaite faire partager ma passion pour ce cru. J’encourage tous ceux qui pensent ne pas aimer les Sauternes à venir vivre cette expérience. Je suis prêt à les rembourser s’ils ne sont pas satisfaits (rires) ! Ces ateliers sont faits pour vivre pendant 1H45 et une dizaine de millésimes avalés une expérience rare et  intime avec ces grands crus en approchant ce qui fonde le caractère exceptionnel de leur goût et en débattant.  C’est aussi partager des secrets avec leur responsable.

Outre les crus classés, vous promettez également aux visiteurs la découverte d’outsiders de la région “au goût supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître”? Pouvez-vous nous révéler en avant-première quelques-uns de vos coups de cœur?  

Oui, je pense à La Mauriane et Guibot La Fourvielle à Puisseguin-Saint Emilion, confondables avec un cru classé de Saint Emilion et à un tarif où les boire enchante ! Idem pour La Fleur de Boüard, Moulin Haut-Laroque et beaucoup d’autres !

Vous distinguez les vins de la rive droite de la Garonne et de la Gironde et ceux de la rive gauche, une préférence à titre personnel?

Selon les données administratives, il existe trente appellations de vins rouges à Bordeaux. Or, je ne retrouve pas cette différenciation dans le goût ! Ce qui est plus facilement distinguable, c’est la dominante du cépage qui induit le goût. Le merlot pour la rive droite avec Saint-Emilion et Pomerol comme régions phares. Le cabernet sauvignon sur la rive gauche avec le Médoc et Les Graves comme portes drapeaux. Et le salon permettra de faire aisément cette distinction. A titre personnel, j’ai tous les vins présents à cette manifestation dans ma cave !

Quels sont vos conseils pour les visiteurs afin de profiter au mieux du salon et déguster de manière optimale?

Mettre suffisamment de vin dans la bouche pour apprécier les nuances de sa matière. Et pour être à l’aise, on a prévu des crachoirs individuels – une innovation dans ce type de manifestation. Puis, suivre le parcours de visite, se détendre et profiter du cadre magnifique, des vins délicieux et de rencontres humaines extraordinaires. C’est rare d’avoir autant de talents rassemblés dans la même pièce !

Et pour finir, quel regard avez-vous sur le vignoble local ?

Que serait la Suisse sans cette côte spectaculaire et son chasselas ? Des endroits aussi typés dans le monde restent rares. C’est si beau ! Comment ne pas penser que l’on est face à une culture ? J’adore m’arrêter au milieu de ces vignes pour y prendre un verre.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne.

Le vendredi 3 juin 2016 : 11h-21h. Tarif : 40 CHF on line / 50 CHF sur place. 

www.lesrencontresquarin.com

Un chef à la maison

La Nespresso des fourneaux

De la haute gastronomie dans son home sweet home, c’est le concept de ChefCuisine. Des plats sous vide aux recettes conçues par la chef triplement étoilée Anne-Sophie Pic à cuire avec un robot ultra high tech.
CC_MachinePlats
Les plats tout prêts ? Une hérésie pour les gourmets…sauf peut-être quand Anne-Sophie Pic se pique d’y mettre son grain de sel. En effet, Jonathan Pennella, ex-Nestlé et CEO de la startup suisse Nutresia a fait appel à la chef française triplement étoilée pour mettre au point la machine ChefCuisine : un appareil qui permet de cuire au degré près des plats gastronomiques sous vide en quelques minutes et en appuyant sur un seul et unique bouton. Ultra-technique, la Nespresso des fourneaux cuit séparément les différents composants du met commandé sur Internet et livré en kit, tout en faisant en sorte que tout soit prêt au bout d’une vingtaine de minutes. Chaque élément dispose d’une puce RFID reconnue par la machine qui les cuit en fonction des informations livrés. Saisi, mitonné, déglacé, caramélisé, chaque ingrédient est cuisiné pour révéler le meilleur de lui-même. Imaginée par la chef et son équipe en collaboration avec une nutritionniste, la carte s’organise en trois gammes : le menu enchantement quotidien pour tous les jours (entre 7,50 fr. et 19,80 fr. le plat), le menu inspiration plus sophistiqué (entre 12 fr. et 22 fr. le plat) et enfin le menu Signature, composé de quatre plats pour un déjeuner ou un dîner de deux ou trois personnes (80 francs). La trentaine de recettes est renouvelée à chaque saison. Crème de châtaignes aux épices douces, champignons et chips de seigle, Crozets au sarrasin à l’anis vert, carottes jaunes, fricassée de sot-l’y-laisse, Gambas au cari mauricien, courgettes jaunes et riz nacré, Paleron de bœuf cuit 60 heures, sauce moutarde, mousseline de patates douces duo de carottes et navets, Filets de sole roulés, endives caramélisées à la fève tonka, sauce coquillages, assurément de quoi jouer les Top chef …sans sortir une seule casserole.

www.chefcuisine.com