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A la Veggie week 2019

L’Asie en mode veggie

Bonne nouvelle : la Veggie week annonce son retour et aura lieu cette année du 3 au 16 juin. Quoi de neuf pour ce cru 2019 ? Une édition qui s’étend à toute la Suisse et qui mettra à l’honneur les gastronomies d’Asie avec trois nouveaux participants : le Tsé Fung, le Patara et le Lou One.

Un événement national

Une douzaine de restaurants, triée sur le volet, a participé aux deux premières éditions genevoises et plus de 2’500 personnes ont afflué pour déguster les créations des chefs. Forte de son succès, la Veggie week a décidé cette année de partir à la conquête de la Suisse. De Zurich à Lenk en passant par Interlaken ou Verbier, les restaurants les plus select de la Confédération proposeront, pendant deux semaines, des menus dédiés à la haute cuisine végétale. Au programme donc, davantage d’établissements -une vingtaine- répartis sur tout le territoire et sélectionnés pour leur renommée, qu’ils soient auréolés d’étoiles Michelin ou salués par Gault&Millau.  A Genève, les fidèles bien sûr comme le Domaine de Châteauvieux, le Chat Botté, le Loti, le Café Lauren, le Woods, le Tiffany, l’Auberge d’Hermance ou encore le Jardin ont répondu présents à l’appel mais également quelques nouveaux arrivants, à l’instar du Fiskebar, du Flacon, de La Place, de l’EastWest ou de l’Aparté. Hors du Canton, les étoilés Le Jardin des Alpes à Villars-sur-Ollon, Prisma à Vitznau et Gourmet Stübli à Interlaken se lancent dans l’aventure ainsi que le 42 à Champéry, Weisses Rössli à Zürich, le W Kitchen à Verbier ou encore Spettacolo au Lenkerhof gourmet spa resort à Lenk.

L’Asie en star

Autre spécificité de cette année : la mise à l’honneur des cuisines du monde et plus particulièrement de l’Asie. Ainsi, les habitués ne manqueront pas de se régaler avec les créations de Prabu Kalyanasundaram, chef du Rasoï by Vineet, comme le Tikki betterave-cacahuète cuit au tawa poriyal d’edamame et espuma noix de coco-feuille de curry, le Kofta de patate douce et tapioca Chutney mangue-cumin et yaourt masala ou encore le chou-fleur achari aux olives vertes sauce khadi gata du Rajasthan Khakhra au fenugrec. Outre le restaurant gastronomique du Mandarin Oriental, qui, depuis la première édition, fait voyager les épicuriens grâce à sa mosaïque de mets à partager aux saveurs indiennes, deux nouveaux restaurants genevois d’exception revisiteront la gastronomie made in Asia en version végétale. Au Beau-Rivage, la cheffe Jumnong Noradee du Patara réinterprétera ainsi les incontournables de la Thaïlande, tels que la salade de Pomelo épicée, les raviolis frits aux légumes ou le curry vert aux aubergines et basilic thai. Le Lou One, sous l’égide du chef Kwok Keung Lau, invitera ses hôtes à découvrir des plats inspirés de différentes régions de Chine, de Sichuan à Shanghai en passant par Pékin.

Le Tsé Fung sous les projecteurs

Last but not least, le Tsé Fung, qui pour la première fois cette année, rejoint le Loti et le Café Lauren, les deux autres établissements de La Réserve, dans l’aventure Veggie week. Une occasion unique de découvrir les créations raffinées de l’unique restaurant chinois étoilé de Suisse.  « Je suis très heureux que le Tsé Fung participe pour la première fois à la Veggie Week, une magnifique occasion de montrer toutes les facettes de la gastronomie végétarienne cantonaise, témoigne Frank Xu le chef. Les légumes représentent un ingrédient majeur de la cuisine chinoise et il existe une très riche tradition de plats végétariens, initiée par les bouddhistes notamment. Pour un restaurant étoilé comme le Tsé Fung, imaginer des recettes végétariennes de haute gastronomie, avec des assiettes toujours aussi élégantes, est un beau défi, qui va à la rencontre des tendances actuelles. »   Au menu du restaurant distingué par le guide rouge ? Dim sum aux champignons, Aubergine en aigre-douce, Crêpes aux légumes ou encore Soupe de mangue. De quoi s’initier aux délices de la cuisine cantonnaise étoilée…en version veggie, une grande première.

www.veggieweek.ch

 

Rencontres bordelaises

Jean-Marc Quarin is back

Jamais trois sans quatre : Jean-Marc Quarin organise, le 24 mai au Beau-Rivage Palace, la 4ème édition de ses désormais fameuses Rencontres lausannoises autour des vins de Bordeaux.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin version suisse réunissent chaque année tout ce que la Romandie compte d’oenophiles passionnés. A chaque édition, des nouveautés qui fidélisent les adeptes et recrutent de nouveaux Bordeauxphiles. Les highlights de ce 4ème opus ? La mise en avant d’une trentaine de crus dans 3 grands millésimes, 2015, 2016 et le tout récent 2018, tous présentés par leurs vinificateurs. Une sélection unique de Crus classés et d’Outsiders par Jean-Marc Quarin en personne. Cette journée sera également ponctuée par deux ateliers dégustation exceptionnels :

–  Le premier est une verticale de 10 millésimes du Château Ausone, Premier grand cru classé A de Saint-Emilion, présentée par Alain Vauthier, talentueux propriétaire à l’origine de l’avènement d’une précision sans pareille à Ausone comme sur l’ensemble de ses propriétés familiales de Saint-Emilion.

–  Le second est une verticale de 10 millésimes du Château Smith Haut Lafitte rouge, présentée par Fabien Teitgen, directeur technique de la propriété́, à l’origine des nouvelles orientations du cru au début des années 2000. Le caractère laisse désormais place à plus de fondant, le fruité devient plus vivant, le cabernet- sauvignon parle plus que le merlot.

Bref, des rencontres à ne pas manquer…

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne. Le vendredi 24 mai 2019 : 14h-21h.

www.lesrencontresquarin.com

 

L’art de la tablette

Blondel X Sooishi X Barnabé Fillion

Le résultat de la rencontre d’un nez parisien, un chocolatier lausannois et une blogueuse amoureuse de granola ? Sept recettes de tablettes de chocolat aux allures d’œuvres d’art et aux saveurs détonantes.

Le n°1 est un chocolat blanc mariant spiruline et baie de Timur, le n°2 est noir et mêle kinako (farine de soja torréfié d’origine japonaise), cacahuètes et fleur de sel, le n°3 allie chocolat blanc, fenouil, sarrasin grillé et fleurs séchées bio. En tout, il y en a sept, trois chocolats noirs (noir 47%) et de quatre chocolats blancs, aux saveurs inspirés par la gastronomie nippone, passion commune de Sooishi et de Barnabé Fillion. De leurs échanges autour des parfums, du Japon, naît l’idée de créer en commun une gamme de chocolats ; et c’est avec l’historique chocolaterie lausannoise Blondel que le projet prend vie. Cette collaboration avec le chef chocolatier Bastien Thibault leur permet d’élaborer leurs recettes un peu folles. L’idée ? Chercher de nouveaux accords tout en revisitant les classiques de différentes cultures et en apportant un soin particulier à l’aspect visuel des créations. Sésame, umeboshi, panko, safran, yuzukosho, matcha, les tablettes ont un goût de jamais-vu et un look d’œuvre d’art. Bref, une collab’ chic et choc, comme on aime.

En vente à la Chocolaterie Blondel, rue de Bourg 5, 1003 Lausanne.

Dès CHF 11.– les 100 g

www.blondel.ch

De Lima au Léman

Chez Yakumanka

On va aller droit au but : le Yakumanka, c’est notre révélation culinaire de l’année. Une cebicheria aux recettes signées Gaston Acurio et exécutées d’une main de maître par César Bellido, disciple du plus célèbre des apôtres de la gastronomie made in Pérou. On est fan.
Que l’on ait arpenté en large et en travers les terres andines ou que l’on découvre pour la première fois les saveurs du Pérou, l’enthousiasme est le même. A la nouvelle table du Mandarin Oriental, difficile de ne pas s’esbaudir devant chacune des assiettes du chef. Il faut dire que Gaston Acurio est une icône nationale, doublée d’une superstar planétaire, qui a exporté les spécialités de son pays natal aux quatre coins du globe…et on comprend très vite pourquoi.

Le goût du Pérou

Trois, deux, un, il n’y a qu’à se laisser emporter, pisco sour à la main, à la découverte des hits de la néo-cuisine inca. Parmi les highlights des lieux, le cebiche, il va de soi, une entrée à base de poisson frais mariné au Leche de Tigre, marinade composée d’agrumes et de coriandre ainsi que le tiradito, poisson cru finement tranché assaisonné d’une savoureuse émulsion ajoutée au moment de servir ou les Saint-Jacques à la mousse de parmesan et à l’ail croustillant. Pour poursuivre le voyage, place aux anticuchos, brochettes de viande ou de poisson, grand classique de la street food locale, à l’incontournable lomo saltado, bœuf sauté au wok et flambé au pisco ou encore, must parmi les musts, au poisson entier du moment. Nous, on a opté pour le bar au Leche de Tigre, un délice, accompagné de quinua chaufa (un wok de légumes sautés recouvert d’omelette et nappé de sauce Nikkei-que l’on a terminé à la maison au vu des portions généreuses).

Long-courrier en first

Côté dessert, la Lechera, alliant saveurs de noix de coco, dulce de leche et marshmallow grillé, a achevé de nous conquérir. Bref, un aller/retour gustatif Lima/Genève en First dans une ambiance cool et détendue avec un service au top mais sans chichis et un cadre marin inspiré d’une cebicheria locale. On a adoré. «Genève est indéniablement une ville cosmopolite, un carrefour des cultures, en plus d’être le siège européen des Nations Unies. J’aime l’idée d’y exporter ma cuisine natale, riche de ses multiples saveurs et d’y présenter mes spécialités de la mer. C’est un immense plaisir de faire connaître le Pérou et ses ressources exceptionnelles », a déclaré Gaston Acurio himself. Le plaisir est très largement partagé.

Yakumanka by Gastón Acurio, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève.

www.yakumanka.ch

 

 

L’art en foire à Beaulieu

La Suisse aux cimaises

Du 2 au 5 mai et pour la troisième année consécutive, la capitale vaudoise accueille la Lausanne Art Fair, une foire d’art qui s’affirme chaque année comme LE rendez-vous incontournable des collectionneurs avertis.

Le cru 2019 s’annonce prometteur. Figuration libre, art abstrait, art urbain, pop art, bad painting ou encore performances, la Lausanne Art Fair fera, comme à son habitude, honneur à la diversité des genres. La grande nouveauté ? La présence en force des plus grandes galeries suisses. Partenaire de la Foire depuis ses débuts, la Gazette de l’Helvète n’a pas hésité à aller sonder Serge Beninca, le directeur artistique de l’événement, pour en savoir plus sur le nouveau millésime.

La troisième édition de la Lausanne Art Fair va avoir lieu du 2 au 5 mai. Quel bilan tirez-vous de 2018 ? 

Après une première édition ayant rencontré un beau succès en 2017, le cru 2018 fut lui aussi à la hauteur de nos attentes, et ce malgré un week-end très ensoleillé et des températures presque caniculaires !

Pouvez-vous nous livrer quelques chiffres ? (le nombre de visiteurs? Le nombre d’oeuvres vendues ? La plus chère vendue et la moins chère, etc. ?)  

Nous avons progressé à la fois en termes de visitorat et de ventes réalisées par les galeries, avec au compteur pas moins de 15317 visiteurs et 912 ventes. Quant aux prix des oeuvres, nous ne faisons pas d’études à ce niveau-là, justement pour ne pas fausser les chiffres et avoir de vraies réponses quant au nombre d’oeuvres vendues. Les galeries seraient sans doute plus réfractaires à nous divulguer le nombre de pièces vendues, si on les interrogeait sur leur chiffre d’affaires. Pour autant, nous estimons le prix moyen d’une oeuvre dans une fourchette allant de 5000 et 15 000 francs, en sachant que certaines signatures se vendent bien plus chères, mais qu’il est également possible de dénicher des oeuvres originales à quelques centaines de francs.

La Lausanne Art Fair s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable chez les amateurs d’art romands. Qu’espérez-vous pour 2019 ?   

Nous organisons une quinzaine de foires et salons en France et en Europe et quel que soit le lieu, il faut compter environ 5 ans pour qu’un événement arrive à maturité. Nous espérons donc encore une belle progression pour cette troisième édition. Nous savons d’ores et déjà que nous accueillerons d’avantage de galeries suisses que l’année dernière. Nous comptons gagner encore 2000 ou 3000 visiteurs et progresser en termes de ventes.

Quelles sont les nouveautés de ce cru ?

La nouveauté réside justement dans le fait d’accueillir cette année une vingtaine de galeries suisses, ce qui représente tout de même un quart des exposants. Nous nous réjouissons bien sûr de leur confiance et du renouveau qu’elles apporteront à l’offre artistique de la foire. Cela prouve aussi que Lausanne Art Fair s’inscrit désormais dans le riche paysage des foires et salons lausannois et, par extension, dans l’univers artistique de la Suisse romande.

Quels atouts la Lausanne Art Fair présente-t-elle pour les galeristes par rapport aux autres foires suisses? 

Nous nous positionnons résolument dans l’art abordable et c’est dans cet angle d’attaque que réside notre identité. Il est important pour nous de préciser que le prix ne fait pas forcément la qualité d’une oeuvre et ne reflète pas l’émotion qu’elle suscite. Notre but n’est pas de faire de Lausanne Art Fair un musée mais une foire accessible, avec des oeuvres accessibles au plus grand nombre. Nous ne faisons absolument pas le procès d’autres foires qui revendiquent une offre artistique réservée aux collectionneurs fortunés. Chacun a sa place et chacun a sa clientèle !

Et pour les visiteurs ? Quels artistes pourront-ils découvrir cette année au sein de la Foire ? 

L’idée est justement de laisser la place à la magie et que les visiteurs viennent découvrir par eux-mêmes les surprises qui les attendent… et il y en aura! Rendez-vous du 2 au 5 mai pour une 3ème édition riche en nouveautés.

Du 2 au 5 mai, Beaulieu Expo, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 11h à 19h les samedi et dimanche.

www.lausanneartfair.com