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Category Archives: Le Passionné

GIMS 2019

Un salon en transition

Le cru 2019 du Geneva International Motor Show a une saveur particulière. Entre les défections de plusieurs constructeurs et la présence massive de véhicules hybrides et électriques, le salon sera contraint de se réinventer pour rester dans l’air du temps.

S’il y a bien un mouvement en marche que personne ne conteste c’est celui de la réduction des émissions de CO2 par les voitures de tourisme. Pour y arriver, les constructeurs se sont lancés dans l’hybridation et le tout électrique. Le GIMS 2019 a profité de l’absence de grandes marques historiques (Ford, Opel, Jaguar, Land Rover, Hyundai, Volvo) pour laisser place à de nombreux stands de petits constructeurs qui rentrent dans cette catégorie plus green. En effet, les moteurs hybrides sont présents sur quasiment tous les stands maintenant et l’on ne parle plus que de performances augmentées grâce à l’apport de l’électrique sans impact sur l’environnement. Les véhicules autonomes font aussi leur apparition ici et là (Sin Cars L-City ou e.GO Lux). Il faut évidemment se réjouir de cette prise de conscience car elle représente l’avenir de la mobilité mais il est bon de se souvenir aussi que le salon automobile de Genève a toujours été une vitrine pour des voitures de rêve plutôt qu’un salon où l’on va choisir le prochain monospace familial. C’est ainsi que les super-sportives ont toujours une place de choix. Et malgré tout, c’est devant ce type de véhicules que les jeunes et moins jeunes ont les yeux qui brillent et les battements du cœur qui s’accélèrent. Ferrari a présenté sa F8 Tributo, Mc Laren est venu avec la 720 S Spider, Porsche la dernière 911 (type 992) et Lamborghini sa Huracan Evo Spyder. Du côté des hypercars, la course à la puissance continue avec la Koenisegg Jesko, la McLaren Speedtail, l’Aston Martin Valkyrie. Elles émargent toutes à plus de 1000 cv. Le millésime 2019 a fait la part belle aux concept cars électriques de sport tels que la Piëch Mark Zero, la Pininfarina Battista, les Chinois de chez Arcfox avec la GT, la Carmen du ressuscité Hispano Suiza ou la Rimac Concept Two. Le clou du spectacle restera La Voiture Noire chez Bugatti, qui décroche le titre de voiture neuve la plus chère de l’histoire.

www.gims.swiss

Un pionnier à Champittet

Bertrand Piccard en route vers le futur

Dans le cadre du programme STEAM, le Collège Champittet a invité cette année ses élèves à imaginer la ville du futur. Pour participer à la réflexion ? Des intervenants mondialement connus dont Bertrand Piccard qui viendra s’exprimer sur le développement durable lors d’une conférence ouverte au grand public le 19 mars.

La ville du futur par les adultes de demain

On regretterait presque d’en avoir fini avec les bancs d’école. Exit les cours soporifiques. Au Collège Champittet cette année, les élèves jouent les apprentis prospectivistes. Dans le cadre du programme STEAM (acronyme anglophone signifiant Sciences, Technology, Engineering, Arts, Maths), ces derniers mettent en place une exposition avec pour thème la « Ville du futur 2070 ».  Energie durable, économie, mobilité, urbanisme, objets du quotidien, santé ou encore médecine, des grandes thématiques pour étudier les disciplines phares du programme dans un format qui offre aux élèves l’opportunité de développer leur créativité et leur intelligence pratique. Pour mener à bien ce travail, les enseignants de tous les départements ont collaboré pour préparer les écoliers à ce projet d’envergure avec le soutien du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de personnalités de divers horizons. Parmi elles, Monsieur Solar Impulse, alias Bertrand Piccard.

L’avenir durable selon Bertrand Piccard

Qui de mieux placé que Bertrand Piccard pour insuffler une vision inspirante et positive du monde à venir ? Bercé depuis son plus jeune âge par les exploits historiques, à commencer par l’Odyssée Apollo 11, le créateur du premier avion sans carburant à autonomie perpétuelle mais aussi conférencier mondialement reconnu, porte dans son ADN le goût de l’impossible. C’est donc tout naturellement que le Collège Champittet a invité l’explorateur et aéronaute lausannois à s’exprimer sur un sujet qui lui est cher. Le 19 mars, lors d’une conférence ouverte à tous, il abordera ainsi le thème du développement durable. Persuadé qu’il est plus facile de sauvegarder la planète grâce à une utilisation généralisée des technologies propres, qu’en luttant contre la mobilité, le confort et la croissance économique, le pionnier 2.0 évoquera des pistes pour repousser nos limites à travers l’innovation, la technologie ou encore l’énergie. Bref, des solutions en accord avec le monde de demain qui devraient inspirer les futurologues en herbe du Collège Champittet… et peut-être, aussi, nous autres.


Conférence « Comment atteindre l’impossible » le 19 mars 2019 à 19h30, entrée gratuite sur inscription. Collège Champittet, Chemin de Champittet, 1009 Pully-Lausanne.

www.events.champittet.ch

 

 

Rides of the Wild

Les bolides de la jungle

A l’honneur de la M.A.D.Gallery ce mois-ci ? Les clichés imaginaires de l’artiste numérique suisse Frédéric Müller mettant en scène des voitures classiques prenant les traits d’animaux sauvages.

Une Aston Martin aux airs d’hippopotame ou un pick-up Ford devenu lion, voilà quelques-unes des créations à l’imagination débridée de Frédéric Müller. Grâce à son expertise dans l’art 3D, le jeune artiste suisse transforme des voitures classiques pour leur donner l’allure de leurs propriétaires : des animaux sauvages, dont un lion, un hippopotame, un alligator et même un panda. Un bolide taillé pour la vitesse, une élégante voiture de collection ou encore un pick-up puissant transportent ces bêtes aux allures humaines dans un nouvel habitat, dévoilant la vision propre à Müller de la relation idéale entre la voiture et l’animal. En donnant à ses « personnages » des traits de personnalité, l’artiste métamorphose chaque être et chaque véhicule à l’aide d’une grande variété d’accessoires et de formes subtilement intégrés. Les lignes courbes d’une Aston Martin DB5 gris métallisé de 1963 se marient ainsi parfaitement avec la silhouette généreuse d’un hippopotame. La ressemblance est accentuée par les deux « oreilles » idéalement disposées sur le toit du véhicule, ainsi que par la plaque d’immatriculation personnalisée affichant « H1PP0 ». « Je veux créer des œuvres dans lesquelles les spectateurs peuvent se perdre, qu’ils regardent un peu plus longtemps que juste 2 secondes et qui stimulent leur propre imagination », précise l’artiste. « Je cherche toujours à créer quelque chose d’un peu spécial, auquel on n’a jamais pensé auparavant ou qui dégage une aura particulière. » Huit photographies sont à découvrir. Des voitures vintages qui ont de la gueule, mises en scène avec un poil d’humour et de fantaisie. Bref, de quoi rugir de plaisir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com.

 

 

Du neuf au SIHH 2019

A l’heure de la disruption

Fidèle à son habitude, le Salon International de la Haute Horlogerie a dévoilé sa pluie de nouveautés, des réinterprétations de modèles iconiques, des collections inédites et surtout quelques pépites… Disruption, subversion, voire pétage de plombs, zoom sur les créations les plus folles du cru 2019.

2019, année érotique

Ulysse Nardin s’encanaille une fois encore et décline l’ensemble de ses collections autour de la lettre X. X, comme X-ray, X, comme inconnue mais surtout X comme classé X avec une série de dix montres crées en collaboration avec le célèbre auteur italien de BD érotiques Milo Manara. Le pitch du conte coquin imaginé par l’artiste et narré sous forme de peintures miniatures sur les cadrans des dix Classico Manara ? Ulyssa, une sirène, et Nadia, une femme, se rencontrent, se découvrent et s’aiment dans une atmosphère marine rêveuse et intemporelle. Reproduites à partir de dix illustrations représentant les aventures sous-marines d’une femme à la beauté fascinante et d’une sirène mythique, les dix montres forment un palindrome : l’histoire se lit indifféremment en commençant par le début ou par la fin, permettant ainsi à chaque illustration d’exister indépendamment les unes des autres.

www.ulysse-nardin.com

A l’heure verte

La Moser Nature Watch ? C’est la première montre vivante. Pièce unique, le modèle en acier agrémenté de succulentes, mousse, mini echeveria, cresson, tradescantia et oignons de semence, cadran en pierre minérale naturelle et lichen des Alpes suisses, bracelet en gazon, est bien plus qu’une montre mécanique et végétale : c’est un symbole. 100% Swiss Made et composée de plantes suisses endémiques, elle a vu le jour dans les jardins de la manufacture H. Moser & Cie à Schaffhouse. Elle a été imaginée pour symboliser l’engagement de la marque qui travaille à s’approvisionner, fabriquer et vendre avec une approche responsable globalisée. Ses promesses ?  Remplir les conditions de certification du Responsible Jewellery Council d’ici à fin 2019, utiliser des matériaux Fair Trade aussi souvent que possible, garantir une empreinte carbone nulle lors de la fabrication de ses montres en utilisant des méthodes et des procédures plus efficaces et en compensant l’empreinte résiduelle à travers l’achat de crédits carbone.

www.h-moser.com

Candy crush

Décidément Richard Mille se plaît à créer la surprise. Loin de l’univers automobile, du sport ou des stars bodybuildés, la thématique de sa dernière collection réveille les âmes d’enfants. Déclinés autour du bonbon, trois modèles emblématiques de la marque, à savoir la RM 07-03, la RM 38-01 et la RM 16-0 prennent des airs gourmands sous la houlette de la directrice artistique Cécile Guénat.  Cupcakes, guimauves, sucettes, réglisses, sucres d’orge et quartiers de fruits ornent les cadrans de dix modèles unisexes aux couleurs pop et acidulées.  Des éditions limitées à 30 exemplaires par modèle pour ravir les becs sucrés amateurs de belles mécaniques.

www.richardmille.com

A l’aventure

D’apparence première, la Panerai Submersible Édition Mike Horn n’a rien de très original. Une belle montre signée par un grand aventurier, pas de quoi rester coi. Sauf que, le garde-temps d’exception sert également de sésame… En effet, les heureux propriétaires de l’édition spéciale se verront proposer une expérience hors du commun :  passer quelques jours de stage intensif avec Mike Horn au milieu des glaces de l’océan Arctique. Une occasion unique de se mettre au défi et de se confronter à la nature et à ses dangers, mais aussi de constater les dangers qui menacent notre écosystème à cause de l’activité de l’Homme. Seuls 19 exemplaires sont à la vente. Des garde-temps qui se distinguent non seulement par l’expérience hors du commun à laquelle ils donnent accès, mais aussi par les détails qui les différencient et les rendent uniques : le bleu du bracelet, constitué d’un matériau spécial obtenu à partir de PET recyclé, et celui de la substance luminescente qui éclaire le cadran et la lunette tournante.

www.panerai.com

 

Au temps des récompenses

Le Grand Prix de l’Horlogerie 2018

Les délibérations au sein du jury ont été animées, murmure-t-on. Il faut dire qu’à l’issue de la soirée, un seul participant remporte la prestigieuse Aiguille d’Or. Parmi, les 72 montres en lice, le grand vainqueur de cette 18ème édition du Grand Prix d’Horlogerie est…Bovet 1822 avec sa montre Récital 22 Grand Récital.

Les seize autres heureux élus de ce palmarès 2018 dévoilé le 9 novembre au Théâtre du Léman?

Vacheron Constantin, couronné du Prix Revival pour son Historiques Triple calendrier 1942
Krayon avec l’Everywhere Horizon qui a reçu le prix de l’innovation
Chanel et sa Boy-friend Squelette pour le Prix de la Montre Dame
Van Cleef & Arpels pour la Lady Arpels Planétarium (Prix de la Complication pour Dame) et pour le Secret de Coccinelle (Prix de la Montre Joaillerie)
Akrivia et son Chronomètre Contemporain pour le Prix de la Montre Homme
Laurent Ferrier et le Galet Calendrier Annuel Montre Ecole (Prix de la Complication pour Homme)
Singer Reimagined pour la Singer Track1 Hong Kong Edition (Prix de la Montre Chronographe)
De Bethune avec la DB25 Starry Varius Chronomètre Tourbillon (Prix de la Chronométrie)
Greubel Forsey et sa Grande Sonnerie pour le Prix de l’Exception Mécanique
Seiko et la Seiko Prospex 1968 Diver’s Re-creation pour le Prix de la Montre Sport
Hermès et l’Arceau Robe du soir pour le Prix de la Montre Métiers d’Art
Habring et la Doppel-Felix pour le Prix de la Petite Aiguille
Nomos Glashütte et sa Tangente neomatik 41 Update (Prix Challenge )
Konstantin Chaykin et la Clown (Prix de l’Audace)

Et Jean-Claude Biver qui a reçu la Prix Spécial du Jury pour saluer l’ensemble de sa carrière.

Dix-sept récompenses attribuées à la fine fleur de l’horlogerie mondiale sous la houlette d’Edouard Baer et de Véronic DiCaire.

www.gphg.org