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Category Archives: Le Passionné

A la loupe

MB&F sur orbite

Le Project LpX ? Une fusée au design profilé qui abrite la crème des loupes. Un joujou pour collectionneurs imaginé par MB&F et Loupe System.

Les véritables amateurs de montres ont forcément entendu parler de Loupe System — c’est tout simplement le fabricant de loupes portables le plus performant au monde actuellement. En association avec MB&F, l’entreprise basée à Hong Kong a imaginé le Project LpX. Un nom sibyllin digne de la NASA pour une station de grossissement intergalactique qui sert à l’observation minutieuse des mouvements horlogers. Dans ce vaisseau-fusée polyvalent, qui permet le rangement de loupes de la plus haute qualité à l’abri de la poussière, cinq éléments modulaires en aluminium. Les trois composants centraux sont en réalité des rangements de loupe à l’abri de la poussière, alors que le nez conique de la fusée pointe en direction de l’espace, rappelant l’immensité de notre galaxie. La base contient une capsule en tritium qui émet une lumière cosmique dans l’obscurité, ainsi que quatre pieds d’atterrissage afin que Project LpX puisse tenir debout, paré au décollage. Last but not least, la fusée est livrée dans une mallette de voyage avec deux loupes – Model 02 (grossissement x3) et Model 01 (x6) et comprend en bonus la pince universelle de Loupe System. Elle permet de fixer les loupes sur un téléphone portable ou une tablette et de les utiliser pour réaliser des macro-photos ou vidéos. Project LpX fait l’objet de 4 éditions limitées à 99 exemplaires, en noir, bleu, rouge ou vert. Le Père Noël, il passe quand déjà ?

www.mbandf.com

 

Passion Mustang

Sociologie on the road

La littérature automobile se divise généralement en deux catégories : les manuels techniques et les livres de collection dans lesquels figurent les plus beaux exemplaires dans le but de faire rêver les lecteurs. Avec le livre « Mustang, La mécanique de la passion », Cornelia Hummel et David Desaleux ont pris le parti de mettre en avant les propriétaires de Mustang, afin de dévoiler le côté humain de la passion automobile.

Plus qu’un simple mythe de l’automobile, la Ford Mustang est un des symboles de l’Amérique depuis un demi-siècle. A travers ce livre, les auteurs ont cherché à comprendre ce qui peut réunir des personnes aux profils variés autour d’une même voiture et ils ont voulu ainsi retranscrire le moteur de cette passion. Respectivement sociologue et photographe, Cornelia et David ont pris le volant d’une Mustang 1970 et ont sillonné les routes de France, Suisse et Belgique allant à la rencontre de propriétaires de toutes les générations de cette voiture mythique. Au fil de leurs rencontres attachantes, ils ont pu reconstruire le parcours de la vie du propriétaire d’une Mustang à travers les témoignages parfois poignants de ces passionnés qu’ils ont rencontré. Ce livre touchant en retrace ainsi les cinq grandes étapes : désirer, oser, rouler, partager puis la question de la vente. Comme rarement dans la littérature automobile, on peut ici découvrir quelle place, parfois même centrale, la voiture peut avoir dans la vie d’une personne. Que ce soit dans une phase de reconstruction, l’aboutissement du rêve de toute une vie ou bien la recherche du temps perdu, les propriétaires se sont livrés sans retenue. C’est le lien presque intime qui s’est créé entre l’humain et sa machine qui est décrit ici et à la lecture du livre, beaucoup de phrases résonneront dans la tête de ceux qui ne considèrent pas l’automobile comme un simple moyen de se déplacer. Si je devais retenir un message, c’est celui qui ressort du chapitre consacré au passage à l’acte de l’achat : « le défilement de la vie devient perceptible, le temps à disposition pour réaliser ses rêves et profiter de la vie se fait précieux ». Ou comme un petit air de carpe diem


« Mustang : La Mécanique de la passion », Cornelia Hummel et David Desaleux, Editions Libel.

www.editions-libel.fr

GIMS 2019

Un salon en transition

Le cru 2019 du Geneva International Motor Show a une saveur particulière. Entre les défections de plusieurs constructeurs et la présence massive de véhicules hybrides et électriques, le salon sera contraint de se réinventer pour rester dans l’air du temps.

S’il y a bien un mouvement en marche que personne ne conteste c’est celui de la réduction des émissions de CO2 par les voitures de tourisme. Pour y arriver, les constructeurs se sont lancés dans l’hybridation et le tout électrique. Le GIMS 2019 a profité de l’absence de grandes marques historiques (Ford, Opel, Jaguar, Land Rover, Hyundai, Volvo) pour laisser place à de nombreux stands de petits constructeurs qui rentrent dans cette catégorie plus green. En effet, les moteurs hybrides sont présents sur quasiment tous les stands maintenant et l’on ne parle plus que de performances augmentées grâce à l’apport de l’électrique sans impact sur l’environnement. Les véhicules autonomes font aussi leur apparition ici et là (Sin Cars L-City ou e.GO Lux). Il faut évidemment se réjouir de cette prise de conscience car elle représente l’avenir de la mobilité mais il est bon de se souvenir aussi que le salon automobile de Genève a toujours été une vitrine pour des voitures de rêve plutôt qu’un salon où l’on va choisir le prochain monospace familial. C’est ainsi que les super-sportives ont toujours une place de choix. Et malgré tout, c’est devant ce type de véhicules que les jeunes et moins jeunes ont les yeux qui brillent et les battements du cœur qui s’accélèrent. Ferrari a présenté sa F8 Tributo, Mc Laren est venu avec la 720 S Spider, Porsche la dernière 911 (type 992) et Lamborghini sa Huracan Evo Spyder. Du côté des hypercars, la course à la puissance continue avec la Koenisegg Jesko, la McLaren Speedtail, l’Aston Martin Valkyrie. Elles émargent toutes à plus de 1000 cv. Le millésime 2019 a fait la part belle aux concept cars électriques de sport tels que la Piëch Mark Zero, la Pininfarina Battista, les Chinois de chez Arcfox avec la GT, la Carmen du ressuscité Hispano Suiza ou la Rimac Concept Two. Le clou du spectacle restera La Voiture Noire chez Bugatti, qui décroche le titre de voiture neuve la plus chère de l’histoire.

www.gims.swiss

Un pionnier à Champittet

Bertrand Piccard en route vers le futur

Dans le cadre du programme STEAM, le Collège Champittet a invité cette année ses élèves à imaginer la ville du futur. Pour participer à la réflexion ? Des intervenants mondialement connus dont Bertrand Piccard qui viendra s’exprimer sur le développement durable lors d’une conférence ouverte au grand public le 19 mars.

La ville du futur par les adultes de demain

On regretterait presque d’en avoir fini avec les bancs d’école. Exit les cours soporifiques. Au Collège Champittet cette année, les élèves jouent les apprentis prospectivistes. Dans le cadre du programme STEAM (acronyme anglophone signifiant Sciences, Technology, Engineering, Arts, Maths), ces derniers mettent en place une exposition avec pour thème la « Ville du futur 2070 ».  Energie durable, économie, mobilité, urbanisme, objets du quotidien, santé ou encore médecine, des grandes thématiques pour étudier les disciplines phares du programme dans un format qui offre aux élèves l’opportunité de développer leur créativité et leur intelligence pratique. Pour mener à bien ce travail, les enseignants de tous les départements ont collaboré pour préparer les écoliers à ce projet d’envergure avec le soutien du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de personnalités de divers horizons. Parmi elles, Monsieur Solar Impulse, alias Bertrand Piccard.

L’avenir durable selon Bertrand Piccard

Qui de mieux placé que Bertrand Piccard pour insuffler une vision inspirante et positive du monde à venir ? Bercé depuis son plus jeune âge par les exploits historiques, à commencer par l’Odyssée Apollo 11, le créateur du premier avion sans carburant à autonomie perpétuelle mais aussi conférencier mondialement reconnu, porte dans son ADN le goût de l’impossible. C’est donc tout naturellement que le Collège Champittet a invité l’explorateur et aéronaute lausannois à s’exprimer sur un sujet qui lui est cher. Le 19 mars, lors d’une conférence ouverte à tous, il abordera ainsi le thème du développement durable. Persuadé qu’il est plus facile de sauvegarder la planète grâce à une utilisation généralisée des technologies propres, qu’en luttant contre la mobilité, le confort et la croissance économique, le pionnier 2.0 évoquera des pistes pour repousser nos limites à travers l’innovation, la technologie ou encore l’énergie. Bref, des solutions en accord avec le monde de demain qui devraient inspirer les futurologues en herbe du Collège Champittet… et peut-être, aussi, nous autres.


Conférence « Comment atteindre l’impossible » le 19 mars 2019 à 19h30, entrée gratuite sur inscription. Collège Champittet, Chemin de Champittet, 1009 Pully-Lausanne.

www.events.champittet.ch

 

 

Rides of the Wild

Les bolides de la jungle

A l’honneur de la M.A.D.Gallery ce mois-ci ? Les clichés imaginaires de l’artiste numérique suisse Frédéric Müller mettant en scène des voitures classiques prenant les traits d’animaux sauvages.

Une Aston Martin aux airs d’hippopotame ou un pick-up Ford devenu lion, voilà quelques-unes des créations à l’imagination débridée de Frédéric Müller. Grâce à son expertise dans l’art 3D, le jeune artiste suisse transforme des voitures classiques pour leur donner l’allure de leurs propriétaires : des animaux sauvages, dont un lion, un hippopotame, un alligator et même un panda. Un bolide taillé pour la vitesse, une élégante voiture de collection ou encore un pick-up puissant transportent ces bêtes aux allures humaines dans un nouvel habitat, dévoilant la vision propre à Müller de la relation idéale entre la voiture et l’animal. En donnant à ses « personnages » des traits de personnalité, l’artiste métamorphose chaque être et chaque véhicule à l’aide d’une grande variété d’accessoires et de formes subtilement intégrés. Les lignes courbes d’une Aston Martin DB5 gris métallisé de 1963 se marient ainsi parfaitement avec la silhouette généreuse d’un hippopotame. La ressemblance est accentuée par les deux « oreilles » idéalement disposées sur le toit du véhicule, ainsi que par la plaque d’immatriculation personnalisée affichant « H1PP0 ». « Je veux créer des œuvres dans lesquelles les spectateurs peuvent se perdre, qu’ils regardent un peu plus longtemps que juste 2 secondes et qui stimulent leur propre imagination », précise l’artiste. « Je cherche toujours à créer quelque chose d’un peu spécial, auquel on n’a jamais pensé auparavant ou qui dégage une aura particulière. » Huit photographies sont à découvrir. Des voitures vintages qui ont de la gueule, mises en scène avec un poil d’humour et de fantaisie. Bref, de quoi rugir de plaisir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com.