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Category Archives: L’épicurien

Pondichéry sur Léman

Pérégrinations gourmandes au Rasoi

LA révélation culinaire de l’année ? La nouvelle formule du Rasoi, mise en place par le chef pondichérien Prabu Kalyanasundaram en collaboration avec Vineet Bhatia. Une farandole de mets à partager aussi hauts en couleurs qu’en saveurs.

Rasoi signifie “cuisine” en Hindi, la pièce centrale du foyer où d’agréables souvenirs se créés autour de repas réconfortants, composés de plats à partager. C’est dans cet esprit que Vineet Bhatia et Prabu Kalyanasundaram ont imaginé la nouvelle carte du restaurant gastronomique éponyme du Mandarin Oriental. Exit l’ennuyeux entrée/plat/dessert. Au menu ? Une mosaïque d’assiettes et bols traditionnels servis au centre de la table, dans lesquels on picore au gré de ses envies. Nous, on a opté pour la “Découverte Culinaire Rasoi” en version veggie et on a été littéralement bluffé. King kachori chaat, Bhel de riz noir croustillant, Croquettes de khichdi aux champignons, Momos à la betterave, Tikki aux amandes & légumes paratha, Dosa chou-fleur & edamame chutney noix de coco, Paneer au fenugrec riz basmati, Chocomosa & kulfi malai sauce espresso, c’est à un véritable ballet de plats que l’on a assisté, tous aussi beaux visuellement que fins et délicats à la dégustation. Jeux de textures et de couleurs, subtils mariages de saveurs, même sans le moindre morceau de viande ni de poisson, on s’est régalé, tout esbaudi par la créativité et le talent du chef. Incontestablement, un des meilleurs repas végétariens que l’on n’ait jamais mangé et une de nos meilleures expériences au Rasoï (que l’on apprécie tout particulièrement depuis son ouverture il y a bientôt dix ans) … Bref, une cuisine de très haut vol qui mérite une pluie d’étoiles, vraiment bravo !

Découverte Culinaire Végétarienne, 85 francs par personne, Rasoi, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00
www.mandarinoriental.fr

 

 

 

In the Woods

De la ferme au 5 étoiles

Les festivités sont lancées : la Veggie Week bat son plein depuis lundi. Hier soir, on a testé le menu d’un tout nouveau venu, le Chef Julien Gourmelen, maître des fourneaux du Woods.

Pas de doute, pour cette deuxième édition de la Veggie week, les chefs s’en sont donnés à cœur joie. Difficile de choisir parmi les douze participants de ce cru 2018 avec leurs créations végétales aussi esthétiques que gourmandes. Nous, on a opté pour un nouvel arrivant, le Woods, restaurant gastronomique de l’Hôtel Intercontinental et…on n’a pas été déçu ! Entièrement végan, le menu a été principalement concocté avec les produits de la ferme bio voisine, la fameuse ferme de Budé. En entrée, on s’est régalé avec le Velouté d’orties et menthe poivrée, une recette que le chef tient de sa grand-mère et qu’il a revisité à sa sauce ainsi qu’avec la Trilogie de tomates du pays, gaspacho et sorbet tomate basilic. Les plats principaux, le Fenouil en croûte de sel et grains de lin et le Céleri boule cuit au foin, tombée de choux blanc et pommes vertes sont découpés et servis à table par le chef himself, comme s’il s’agissait de belles pièces de viande, chacun arrosé d’un jus ad hoc. On a adoré. Particulièrement réussi, le carpaccio d’ananas vanillé, sorbet rhubarbe a clôt les agapes, accompagnées évidemment de vins de la région, un verre d’Esprit de Genève de Nicolas Cadoux et un de viognier du domaine du Paradis. Bref, une magnifique balade bucolico-gourmande. On recommande.

Menu entrée/plat/dessert, 54 francs.

Woods, hôtel Intercontinental, Chemin du Petit-Saconnex 7, 1209 Genève.

www.geneva-intercontinental.com

 

Akiko à Plainpalais

De Tokyo à Bangkok

Depuis quelques mois maintenant, l’enseigne panasiatique la plus courue de Balexert s’est installée à Plainpalais. Et comme à la GDH, on est fan de gastronomie made in Asie, on s’est fait un plaisir d’aller s’y attabler.

L’Asie en mode street food chic, c’est le concept qui a fait la renommée d’Akiko. Depuis trois ans, le restaurant nippo-asiatique régale ses fidèles à Balexert avec ses spécialités à déguster sur place ou à l’emporter. Fort de son succès, le take away and stay a pris ses quartier en plein cœur de la ville au 20 rue du Conseil Général, en lieu et place de feu Mike Wong. A la fois bar à sushi et cantine thaï mêlant avec finesse les saveurs de l’Asie, Akiko propose un large choix de maki, nigiri et sashimi mais aussi une sélection de woks à la minute comme le riz sauté au poulet, le porc sauté au gingembre, le boeuf curry panang, ou encore la soupe tom yam ou l’incontournable salade de papaya verte. Des grands classiques certes mais parfaitement exécutés. Nous, on a opté pour le Pad thaï aux crevettes et…on a adoré (sachant qu’on est plutôt difficile en la matière). Rien d’étonnant à cela, aux commandes des fourneaux, une experte: la cheffe Jeab, qui oeuvre également dans l’un des restaurants thaïs les plus courus de Genève. Côté dessert, les becs sucrés sont invités à se régaler de tartes, éclairs et autres douceurs, concoctés par le chef pâtissier de l’Olivier de Provence ou par un plus traditionnel mochi. Quant au cadre? Il se prête parfaitement à un déjeuner sur le pouce voire plus si affinités dans un esprit bar à manger chic et branché. Bref, emplacement au top, carte aux influences cuisine de rue asiatisantes et décoration à l’élégance minimaliste, pas de doute, on a trouvé notre cantine.

 

Akiko, Rue du Conseil-Général 20, 1205 Genève.

www.akiko.company

Potagers au sommet

La Veggie week de retour

Après une édition inaugurale couronnée par un succès en juin dernier, la Veggie week fait un come-back de star. Au programme de ce cru 2018 ?  Un ambassadeur VIP, deux semaines au lieu d’une, des nouveaux restaurants et des créations culinaires végétales toujours plus gourmandes.
On est sur les starting-blocks : du 4 au 17 juin, les plus prestigieux restaurants genevois mettent leurs assiettes à l’heure végétale, c’est la fameuse Veggie week. Deux semaines entières où les gourmands pourront manger gastronomique ET végétarien (voire même végan pour les plus convaincus) dans des cadres où luxe, calme et volupté sont les maître-mots. Parmi les participants, le Loti, le Gusto, la Brasserie du Parc des Eaux-Vives, le Rasoi, le Jardin, Le Living-Room, La Terrasse ainsi que le Chat Botté, l’Auberge d’Hermance, le Woods ou encore Le Tiffany. Douze établissements triés sur le volet participent au cru 2018 de la Veggie week avec pour tête de file, un ambassadeur VIP, qui prend part à l’opération pour la première fois : le chef Damien Coche, maître des fourneaux du restaurant gastronomique doublement étoilé du Domaine de Châteauvieux. Nous, on a déjà repéré quelques highlights qu’on ne manquera pas d’aller tester, comme les Tempura d’artichauts look charbon et courgettes en folie, effluve d’une barigoule de Colin Rey, tout jeune chef de l’Auberge d’Hermance et étoile montante de la gastrosphère, la Salade de mangue et papaye verte, noix de cajou, nouilles de riz, tofu, vinaigrette menthe légèrement épicée au Loti ou encore la Cocotte printanière, nouilles Udon et bouillon fumant du Tiffany. Mention spéciale aussi pour le menu du Rasoï avec les créations veggie ultra inspirées du nouveau chef Prabu Kalyanasundaram (vraiment au top, on vous en reparlera) et évidemment aussi pour la balade gourmande orchestrée par Damien Coche au Domaine de Châteauvieux avec, entre autres, son tataki de betterave au vieux balsamique, son tartare de carottes marinées au gingembre et aux herbettes, coulis d’avocat et mousse « Schweppes » ou encore son millefeuille de côtes de bettes et champignons à la quinoa, émulsion curry vert et coco, pommes gaufrettes. Bref, de quoi convertir les carnivores, le temps d’un dîner…ou plus si affinités.

Du 4 au 17 juin 2018, réservations directement auprès des établissements. Coordonnées, menus et prix sur  www.veggieweek.ch

 

 

 

Du Château au Palace

Les incontournables de Quarin

Le 25 mai aura lieu la troisième édition suisse des Rencontres Jean-Marc Quarin au Beau-Rivage Palace de Lausanne. A cette occasion, le maître de cérémonie nous livre son top 5 des nectars qu’il faudra déguster.

Une fois encore, Jean-Marc Quarin et Fabrice Léger invitent les oenophiles helvètes à venir déguster la crème des Bordeaux lors d’un après-midi studieux au Beau-Rivage Palace de Lausanne. Cette année, deux ateliers feront travailler les épicuriens éclairés. Le premier est une verticale de 13 millésimes du Château Mouton Rothschild présentée par son directeur, Philippe Dhalluin. Le second est une verticale de 12 millésimes d’Hermitage La Chapelle du Domaine Paul Jaboulet Ainé, présentée par la franco-suisse Caroline Frey, œnologue atypique et propriétaire du domaine, à l’origine des orientations récentes majeures, comme le passage en culture biologique à partir de 2008 ou la mise en œuvre d’un nouveau chai gravitaire en 2010. Une soirée inaugurale lancera les festivités, le jeudi 24 mai, au restaurant du Beau-Rivage Palace, La Terrasse, avec en invité d’honneur Château Canon 1985, Premier Grand Cru Classé B de Saint-Emilion, qui sera servi en impériale (beau contenant équivalent à 8 bouteilles), en provenance directe de la cave privée du château. Quant au salon, il braquera les projecteurs sur une trentaine de crus dans trois millésimes à déguster, tous présentés par leurs vinificateurs et pour la première fois en invité d’honneur, une sélection de nectars suisses. En exclusivité pour la Gazette de l’Helvète, le critique Jean-Marc Quarin nous livre son top cinq de ce qu’il ne faudra pas manquer…

Château Canon, 1er grand cru classé  à Saint-Emilion

Parmi les célébrités qui ne dorment pas sur leurs lauriers, une halte s’imposera au stand de château Canon, 1er grand cru classé de Saint-Emilion. Le cru revient en première position après une traversée du désert due à la replantation de son vignoble. Aujourd’hui les vignes sont à point. L’expression de ce cru rivalise avec les grands Bourgognes rouges, ce qui est totalement inédit à Saint-Emilion. Son nez floral de violette et sa texture soyeuse à souhait tranchent avec l’idée conformiste que l’on se fait de Saint-Emilion.

Nul n’est prophète en son pays

Pour la première fois depuis que cette manifestation a lieu, j’ai souhaité la présence d’une nouveauté produite en Suisse : le château de Trevelin 2015 élaboré avec le cépage Altesse. Pour son second millésime, ce vin offre un beau nez suave et fruité, avec une pointe d’anis. Sa bouche bien construite et incrachable regorge de belles promesses pour l’avenir de ce nouveau venu.

Les Carmes Haut-Brion, Pessac Léognan

Depuis que je l’ai pointé comme le meilleur vin du millésime en 2016, le notant 20/20, le vin de cette petite propriété (4-5 hectares) s’arrache. Fait unique, le cru sera présent le vendredi après-midi avec plusieurs millésimes. Son auteur participera au dîner d’ouverture le jeudi 24 mai.

Clos Manou, Médoc, l’Outsider n° 1 de Bordeaux

Dans une région où le prix de vente est édicté par la réputation du lieu de production, comment faire pour investir dans la qualité ? Réponse : faire bouger toutes les lignes. Voici donc l’Outsider le plus célèbre de Bordeaux, selon le concept qui désigne dans mon Guide un petit nombre de crus dont « le goût est supérieur à ce que l’étiquette laisse paraître ». Et comme l’étiquette fait 50 % du prix, voici la plus belle affaire de la manifestation. Le genre de vin que l’on sert à l’aveugle à ses amis et que ces derniers sont prêts à payer 75 alors qu’il ne vaut que 25 euros. Et il y en a d’autres comme ça…

Saint-Pierre, cru classé à Saint-Julien dans le Médoc

Serait-ce le paradis des Bordeaux qui réenchantent le goût ? Vendu à un prix où le boire enchante, il performe aussi bien que ses voisins, les trois Léoville : arômes de fruits noirs, texture veloutée, corps longiforme de cabernet sauvignon, longue finale que l’on suce.

Les Rencontres Jean-Marc Quarin Hôtel Beau-Rivage Palace, Place du Port 17, 1006 Lausanne. Le vendredi 25 mai 2018 : 14h-21h. Tarif : 40 CHF online, 50 CHF sur place. Pour une inscription au dîner, l’entrée et le Pass Grande Dégustation sont offerts.

www.lesrencontresquarin.com

 

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