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Category Archives: Horlogerie

tic tac

Matricule 007

La montre du commandant

On ne change pas une équipe qui gagne. Depuis 1995, Omega fait équipe avec l’Agent 007 en créant des garde-temps à son effigie. Cette année, la manufacture biennoise lance un nouveau modèle inspiré par la saga d’espionnage : la Seamaster Diver 300M « Commander’s Watch ».

L’année 2017 marque trois anniversaires notables pour l’agent secret le plus célèbre du monde : le 50e anniversaire de « On ne vit que deux fois », le 40e anniversaire de « L’espion qui m’aimait » et le 20e anniversaire de « Demain ne meurt jamais ». Dans chacun de ces films, James Bond porte son uniforme militaire officiel. Pour célébrer ces jubilés, OMEGA a imaginé une montre au design unique. « James Bond est un personnage intrigant et d’une grande profondeur. Nous sommes fascinés par son rapport avec la Marine Royale, une institution avec laquelle OMEGA a tissé des liens historiques. Nous avons ainsi voulu rendre hommage à son rang de commandant », explique Raynald Aeschlimann, président et CEO de la manufacture biennoise à propos de la nouvelle Seamaster Diver 300M estampillée Bond. Logée dans un boîtier en acier inoxydable, la «Commander’s Watch» reprend ainsi les couleurs de l’insigne de la Marine royale britannique avec un cadran en céramique blanche polie, des aiguilles des heures et des minutes bleues squelettées et facettées et une aiguille des secondes vernie rouge avec, en contrepoids, le logo du pistolet «007». Le fond transparent met en valeur un rotor ou figure l’insigne du rang de commandant de la Marine Royale. Cette montre est montée sur un bracelet NATO à cinq bandes bleu, rouge et gris en polyamide, avec un bracelet supplémentaire en métal. Elle est animée par le calibre 2507 exclusif OMEGA. Et si la version en acier inoxydable est limitée à 7007 exemplaires, la version en or jaune 18K a été produite à seulement sept exemplaires. Il va falloir dégainer vite.

www.omegawatches.com/CommandersWatch

Sculptures mécaniques

Les machines du désir

A l’honneur de la dernière exposition de la M.A.D.Gallery de Genève, les Desiring-Machines, une collection de cinq sculptures mécaniques réalisées par l’artiste turc Server Demirtaş.

Le titre de l’exposition, « Desiring-Machines », s’inspire du concept des philosophes français Deleuze et Guattari, et particulièrement de leur livre « L’anti-Œdipe : capitalisme et schizophrénie ». Au programme concrètement ? Les créations un peu folles de Server Demirtaş, Géo Trouvetou des temps modernes, soit cinq sculptures cinétiques, clins d’œil à la magie des automates suisses. Chacune d’elles effectue une série unique de mouvements et de gestes savamment chorégraphiés, imitant ceux de la vie réelle et explorant la condition humaine. Durant environ 80 secondes, ce spectacle visuel animé captive le public et délivre un message propre à chaque observateur. Parmi elles, la fameuse Desiring Machine, une sculpture mécanique représentant un petit enfant debout sur un piédestal, les bras croisés fermement sur sa poitrine, frappant son dos contre le mur derrière, dans un mouvement continuel. Cette réalisation résume avec force toute l’incertitude et la frustration de l’enfance ; un équilibre frappant se détache visuellement entre les traits humains du visage de l’enfant et les gestes effectués par les mécanismes visibles de cette pièce d’1,50 m de haut. La Contemplating Woman’s Machine II, elle, mesure presque la même taille et révèle une femme assise, la tête posée sur les genoux et les bras entourant ses jambes. Ses mouvements, doux et lents, suggèrent un moment de méditation personnelle.

Chaque pièce est fabriquée entièrement à la main dans l’atelier stambouliote de l’artiste. Le processus naît des dessins et des plans des solutions mécaniques qui font fonctionner ces œuvres d’art mécanique innovantes. Server Demirtaş travaille seul, sans l’aide d’un ingénieur ni d’un développeur logiciel. « La partie la plus difficile du processus est de concevoir et de produire la structure et le mécanisme destinés à restituer les mouvements tels que je les imagine », explique l’artiste. Un ensemble de roues et de rouages en plexiglas, connectés par des câbles et des fils électriques, constitue le centre névralgique de chaque sculpture mécanique et permet l’exécution des mouvements synchronisés. Les roues en plexiglas sont façonnées une par une afin de générer les mouvements spécifiques à chacune des différentes parties du corps, créant ainsi la fluidité cinétique de la sculpture. Chaque sculpture est unique et nécessite 2 à 6 mois de travail pour la conception et la fabrication de la partie mécanique qui donne à l’ensemble ses caractéristiques fascinantes. Un coup de cœur à la galerie, dixit Maximilian Büsser et ses équipes. A découvrir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.
www.mbandf.com

Tissot à la fête d’Unspunnen

Du folklore suisse dans l’horlogerie

Le compte à rebours de la Fête d’Unspunnen débute officiellement ce vendredi 28 avril. Pour égrener les heures jusqu’au 26 août, date d’ouverture des festivités, l’événement compte un tout nouveau partenaire horloger…

Tissot, partenaire officiel

L’Unspunnenfest, kesaco ? Un évènement incontournable pour les lutteurs, armaillis et autres lanceurs de drapeaux mais aussi pour près de 150’000 visiteurs, venus de toute la Confédération. Cette année, c’est du 26 août au 3 septembre 2017 qu’elle aura lieu à Interlaken. Et comme à toute manifestation sportive d’envergure, une montre officielle, Tissot vient d’annoncer son partenariat avec la plus grande fête folklorique de l’année. Une occasion pour le leader mondial de l’industrie horlogère traditionnelle helvète d’associer ses garde-temps aux qualités des disciplines présentées lors de cette fête, soit la résistance et la performance. Des valeurs chères à la marque horlogère et en parfaite adéquation avec ce que requiert lancer de pierre, hornus, cor des Alpes, folklore et yodel…

Des montres dédiées

Pour être sûr de ne pas manquer les festivités, le compte à rebours de la Fête d’Unspunnen a débuté officiellement ce vendredi 21 avril. Tissot a saisi l’occasion pour présenter une collection dédiée composée des Éditions Spéciales Tissot T-Touch Expert Solar et de la Tissot PR 100 homme et dame. Le fond gravé avec le logo de l’évènement, rend ces montres uniques et exclusives. François Thiébaud, président de la marque, a commenté : « Au sein de notre entreprise, nous faisons souvent référence au signe « + » situé au cœur du drapeau helvétique et ce signe positif doit se refléter dans ces joutes sportives et dans l’esprit des participants, des organisateurs et des spectateurs. C’est aussi une ligne directrice que nous appliquons pour nos produits horlogers. La Fête d’Unspunnen sera belle et l’émotion garantie ! ». Bref, soyez au rendez-vous… « yololo hihou »

www.tissotwatches.com
www.unspunnenfest.ch

A l’heure multicolore

Quand l’horlogerie reprend des couleurs

Avec trente exposants tout rond, la 27ème édition du Salon International de la Haute Horlogerie a été foisonnante.  Même constat pour le pharaonique Baselworld qui vient également de livrer son lot de nouveautés. Et aucun doute : qu’elle adopte la green attitude, qu’elle voit rouge ou qu’elle s’imagine bleue comme une orange, l’horlogerie cru 2017 plébiscite la couleur. Tour d’horizon des modèles qui ont retenu notre attention.

La Endeavour Centre Seconds Concept de H. Moser & Cie : en cosmic green

Avec son cadran totalement épuré, sans index ni logo, la Endeavour Centre Seconds Concept se pare d’un vert profond, émeraude, baptisé « cosmic green » et d’un bracelet en cuir d’alligator de type camouflage. La dernière création de H. Moser & cie au cadran fumé et aux aiguilles iconiques en forme de feuilles existe en or blanc ou rose, éditée à 20 exemplaires seulement.

www.h-moser.com

 

La Royal Oak Offshore Diver d’Audemars Piguet : le retour des funky colors

Après le succès du lancement des Funky Colours en 2016, Audemars Piguet présente cette année, une édition Royal Oak Offshore Diver dans des tons tout aussi colorés.  Disponible en blanc, bleu foncé, jaune acidulé, citron vert et orange vif, le modèle de plongée étanche à 300 mètres est paré de bracelets assortis en caoutchouc, et d’un bracelet supplémentaire de couleur différente fourni pour chaque version.

www.audemarspiguet.com

 

Cape Cod de Hermès : de la laque écarlate

Née d’une vision singulière d’Henri d’Origny en 1991 qui l’inventa en dessinant un carré dans un rectangle, Cape Cod s’adapte à l’air du temps, un foisonnement créatif comme autant d’interprétations du dessin originel. Cette année, les cadrans s’habillent de laque avec une mise en scène subtile de dégradés de rouge ou de brun sur la matière, dessinant de délicats reflets.

www.hermes.com

 

La Bulgari Ultranero rouge : en rouge et noir

L’année 2017 annonce pour Bulgari l’approfondissement de ses collections phare, avec le développement de déclinaisons inédites. Mention spéciale pour l’Ultranero avec sa version tout en contraste rouges – pour ses index et aiguilles – et noir de jais avec son boîtier traité en Diamond Like Carbon (D.L.C), son mouvement à remontage automatique bidirectionnel et sa réserve de marche de 50 heures.

www.bulgari.com

 

Tonda 1950 de Parmigiani : au temps de la pierre

Coup de cœur du SIHH, Parmigiani a dévoilé trois édition spéciale semi-précieuses de la fameuse Tonda 1950. L’une arbore un cadran en malachite, pierre naturelle connue en lithothérapie pour booster la capacité de persuasion. L’autre, un cadran œil de tigre, pierre usuellement utilisée comme protection contre le mauvais oeil et la magie noire. Et la dernière un cadran en lapis lazuli, pierre réputée pour restaurer la confiance en soi. On y croit…ou pas. Reste que les amateurs de belles pièces horlogères apprécieront.

www.parmigiani.com

 

L’Altiplano de Piaget : 60 ans en couleur

En 2017, Piaget fête l’anniversaire de son modèle masculin ultra-plat iconique, la fameuse Altiplano, du nom du haut plateau de la Cordillère des Andes. A l’occasion des 60 ans de la montre, la marque de la Côte-aux-Fées dévoile notamment trois déclinaisons colorées. Parmi elles, une version gris ardoise, une autre bleu électrique mais surtout, moins classique, un modèle vert sapin dans une boîte en or jaune.

 www.piaget.com

Year of the rooster

Les horlogers au poulailler

Le 28 janvier, l’Asie fête le Nouvel An chinois. Après le singe, place cette année au coq qui se dresse fièrement -et en nombre- sur les cadrans des montres suisses. Pas de doute, on n’aura pas besoin de se lever avec les poules pour se mettre à l’heure du coq.

Travailleur, débrouillard, courageux, plein de talents et doté d’une grande confiance en lui, le coq règne en maître sur la basse-cour…et sur les cadrans horlogers. Toujours aussi nombreuses à surfer sur la vague, les manufactures coutumières du genre n’ont pas manqué leur rendez-vous annuel. Ainsi, fidèle au poste, Ulysse Nardin signe la Classico Rooster, une édition limitée de 88 pièces en or rose 18 carats, munie d’un mouvement UN-815 à remontage automatique au cadran mettant en scène le roi chantant du poulailler au milieu d’un parterre doré et émaillé selon la technique du champlevé. Neuvième opus de la série initiée en 2009 par Panerai en hommage à l’horoscope chinois, la Luminor 1950 Sealand 3 Days Automatic Acciaio cru 2017 est, elle, dotée d’un couvercle orné d’un coq incrusté de fils d’or, exécuté manuellement par des maîtres graveurs italiens grâce à la technique du sparsello, en référence au nom de l’outil utilisé. Chez Vacheron-Constantin, la collection légende du zodiaque chinois s’enrichit également de deux modèles en édition limitée de 12 pièces à l’effigie de l’oiseau de basse-cour, réalisés grâce à l’art du Jianzhi, technique de découpage sur papier revisitée grâce au savoir-faire de maîtres graveurs et émailleurs. De son côté, Chopard a dévoilé un garde-temps en or rose de 39.5 mm accueillant un calibre mécanique automatique L.U.C au cadran en laque réalisé selon l’art ancestral de l’Urushi. Fabriqué à la main au Japon par un maître laqueur, le modèle met le coq à l’honneur : l’animal y est représenté tête haute et plumage gonflé, sur fond de lever de soleil, entourés de glaïeuls au nombre de huit, chiffre porte-bonheur en Chine. Pour Jaquet Droz, le coq s’inscrit dans la grande tradition naturaliste qui lui chère, il lui consacre quatre modèles Petite Heure Minute. Deux d’entre eux mettent à l’honneur la peinture miniature sur deux cadrans en émail Grand Feu, logés dans des boîtiers en or rouge de 39 mm et sertis de diamants dans sa version 35 mm.  Associé à la pivoine, « reine des fleurs » incarnant le renouveau printanier, le coq – que l’on retrouve au revers sur la masse oscillante gravée à la main – y est traité à la manière d’une aquarelle. La sculpture miniature est la technique retenue pour deux autres modèles. Chez Piaget, c’est l’Altiplano qui érige le coq en star avec un cadran en nacre peint à la main en émail grand feu. Quant à Swatch, elle nous livre également son incontournable montre spéciale Nouvel an chinois, la Rocking Rooster avec son gallinacé rouge imprimé sur un cadran brun brossé couleur or. Gaulois en temps habituel, chinois en 2017, l’animal domestique renommé pour sa ponctualité à toute épreuve est peut-être plus helvète qu’on ne l’imagine.

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