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Category Archives: Gastronomie

Stomach

Une envie d’Helvétie

Switzerlust met la Suisse en boîte

A la GDH, on aime bien les box et plus encore les box à la Swiss attitude. Et il y a beau en avoir un certain nombre sur le marché, une nouvelle venue a attiré notre attention : c’est la Switzerlust. Une box qui se targue de nous faire redécouvrir la Suisse à travers les producteurs, artisans et créateurs de chaque canton.

Switzerlust ? C’est une toute nouvelle box, qui invite les curieux à découvrir les mille et un trésors que recèle la Confédération. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous… sauf que… Exit cloches à vache, coucou en bois ou mug ringard, Naïma Rouabhi, la créatrice du concept, s’est donné pour challenge de partir à la découverte des 26 cantons suisses et d’y dénicher quelques pépites bien senties, susceptibles de surprendre les helvétophiles les plus avertis. Et le pari est tenu. On a essayé pour voir la première box, tout droit venue de Berne, notre belle capitale…et on a adoré. D’abord, parce que la box mêle des produits variés, spécialités culinaires ovnis, cosmétiques ultra niche ou objets funky mais aussi et surtout parce qu’elle révèle une facette de la Suisse, comme on l’aime, à la fois décalée et branchée.

Et y’a quoi alors dans la boîte ?

Parmi les trouvailles de cette édition inaugurale, on compte un sirop concocté par le Sirupier de Berne, entreprise familiale quadragénaire qui utilise des jus faits maison et des herbes séchées en provenance des agriculteurs de la région, une boule de semence signée Gorilla Gardening, des cartes postales en papier recyclé de l’illustratrice Martina Friedli, un fromage fumé aux herbes des Alpes de l’institution fromagère locale Chäs Glauser, un gel douche Dr Noyer Apotheken et enfin un gin à base de plantes régionales fabriqué dans le quartier bernois de Matte ainsi qu’un échantillon de parfum de la maison Art of Scent. Bref, de quoi avoir un aperçu plutôt sympathique des savoir-faire de la ville fédérale…loin des kitschissimes ours usuels.

Après la ville des ours…

Tous les deux mois, Naïma Rouabhi dévoilera les trésors cachés d’un nouveau canton avec chaque fois cinq à sept objets triés sur le volet, toujours dans l’idée de mettre en lumière des entreprises régionales qui produisent à petite échelle et de promouvoir la créativité suisse ainsi que l’économie locale. Chaque box sera accompagnée d’une brochure explicative sur les produits sélectionnés, spécialité culinaire typique, boisson locale, produit cosmétique artisanal, œuvre d’un artiste du coin, accessoire de créateurs ou toute autre curiosité. Il est possible de s’abonner pour 3 ou 6 mois ou de se contenter d’une commande unique pour explorer un canton particulier. Nous, en tous cas, on se réjouit d’avance de découvrir la prochaine destination…depuis notre salon.

www.switzerlust.ch

Au zinc des gourmands

Favarger ouvre un bar à chocolats

Favarger vient d’inaugurer son premier bar à chocolats frais au cœur de sa boutique du 19 quai des Bergues à Genève. A la carte de ce concept inédit ? Les créations de Marc-André Cartier, le nouveau maître-chocolatier maison.

Tables hautes en bois brut, élégants tabourets de bar, lumière tamisée, musique jazzy en fond, le bar à chocolats de la manufacture versoisienne en jette. Confortablement installé dans un cadre rétro-chic fidèle à l’ADN de la maison Favarger, les gourmands esthètes sirotent leur ristretto en savourant leur sélection personnalisée de chocolats. Au menu ? De la haute chocolaterie 100% suisse, confectionnée dans les ateliers de Versoix en exclusivité pour le bar.  Ganaches en forme de cœur, dômes aux couleurs assorties, pralinés fondants ou croustillants ou encore chocolats noirs de grandes origines, la dégustation s’organise autour de huit thèmes, déclinés chacun en six créations originales. Le principe ? Proposer des assortiments chocolatés à déguster sur assiette ou à emporter dans des réglettes toutes d’or vêtues ou des coffrets garnis sur-mesure. Parmi les différents thèmes, les fameux « Cœurs Tendres », cœurs chocolat très tendres aux parfums délicats, les « Jolis Cœurs » aux fruits rouges, reconnaissables à leur robe pourpre, les « Plaisirs Exotiques », dômes ensoleillés aux saveurs exotiques, les « Irrésistiblement Croustillants » en version pralinés lait ou noir, les joyeux « La Vie est Belle ! » aux couleurs bigarrées. Musts pour les aficionados de la Manufacture de Versoix : les « Pralinés Signature » aux noisettes et amandes fraîches délicatement caramélisées et broyées selon le savoir-faire inimitable de la Maison ou « Les Grands Crûs », fins chocolats de dégustation noir aux origines d’exception, deux incontournables pour chocophiles avertis. Quant aux palais aventuriers, ils opteront pour les provocants « Hot and Spicy », six recettes audacieuses associant chocolat noir et épices. Bref, une halte incontournable pour les gourmands.

Boutique Favarger, Quai des Bergues 19, 1201 Genève.

www.favarger.com

 

Les Pourcel à L’EastWest

Cap sur la France

Dans le cadre des festivités à l’occasion de ses 10 ans, l’Eastwest propose à ses hôtes un voyage gourmand autour du monde. La destination de la rentrée ? La France.

Après la Suisse, le Japon, la Thaïlande, le Danemark, l’Italie, les USA et l’Espagne, le plus chic des boutique hôtels de la rive droite nous embarque pour la France. Pour marquer cette étape? Rien de moins que les Chefs étoilés Jacques et Laurent Pourcel. Depuis bientôt une semaine, les jumeaux de la gastronomie française ont investi les cuisines de l’hôtel, un retour aux sources pour le restaurant qui avait ouvert il y a 10 ans avec les deux frères aux commandes. Ils y proposent jusqu’au 20 septembre un menu en trois services (Rouleaux de thon à la tomate, Filet de canette, jus à l’orange, parmentier au foie gras, Figues, pamplemousse et sorbet safran). Demain soir, le 19, place à une soirée culinaire et mode autour d’un cocktail dégustation concocté par les chefs. Et pour ceux qui ont raté le train ? Les prochaines escales sont déjà au programme : l’Inde en octobre et l’Amérique du Sud en novembre pour clore le périple.

6, rue des Pâquis, 1201 Genève.

www.eastwesthotel.ch

Chez Ukiyo

Au temple des Udon maison.

Dernière it-place à la nippone attitude, le noodle bar & restaurant Ukiyo a tout récemment ouvert sa deuxième enseigne à l’avenue de Frontenex. Sa spécialité ? Les Udon. On a testé et on a adoré.

Fresque murale manga, jpop en fond, bavettes à disposition, tables hautes en terrasse, c’est au cœur des ruelles tokyoïtes bardées de gargotes que nous téléporte Ukiyo. Exit sushis, sashimis et autres nigiris, ici, on déguste des ramen (les soupes aux nouilles dont tout le monde parle), des don (bol de riz chaud surmonté au choix de lamelles de bœuf et d’oignon ou de tempuras de crevettes) et surtout des Udon, LE highlight des lieux. Concoctées minute et à la vue des clients, les fameuses nouilles blanches et épaisses, composées de farine de blé tendre se déclinent en différentes recettes, que l’on peut personnaliser à la demande avec les ingrédients de son choix. Un véritable délice. Et que les sceptiques, refroidis par une mauvaise expérience, se détrompent ! Ici, les udon ne ressemblent en rien aux pâtes grossières et visqueuses l’on peut manger dans un restaurant japonais lambda. Chez Ukiyo, les nouilles sont fabriquées sur place à l’aide d’une machine directement importée du Pays du Soleil Levant et par deux chefs experts venus tout droit du Japon. Le résultat ? Une texture et des saveurs au top ainsi que des variantes inédites, tels que les udons aromatisées au thé vert ou encore teintées à l’encre de seiche.

Festin nippon

Nous, on a goûté le Niki Udon (bouillon servi avec des lamelles de boeuf et d’oignons macérées dans une sauce secrète), best-seller de la maison dont la préparation nécessite trois jours entiers et le Yasai Kakiage Tempura Udon (udon dans un dashi, servis avec des tempuras de légumes (beignets frits), des oignons de printemps et une rondelle de kamabok) et on a adoré. On a testé également les gyozas aux légumes (juste divins) et le kimchi, épicé pile comme il faut. Côté boisson, il faisait chaud alors on a bu ;o) : on a opté pour l’Iki beer (bière japonaise bio au thé vert et au Yuzu), la Coedo Beniaka (bière ambrée japonaise à la patate douce) et pour une dégustation de sakés (trois verres de sakés différents, un chaud, le Takashimizu Seisen et deux froids, un Shime hari tsuru jun et le Tatenokawa Seiryu Junmai Daiginjo). Et pour clore les agapes, on a partagé un assortiment de desserts typiques dont un excellent mochi glacé au sakura. Un dîner plus que parfait au rapport qualité/prix défiant toute concurrence (soupes entre 20 et 25 francs, dégustation de sakés, 10 francs) et avec un service sympa et rapide. Bref, une adresse où l’on risque de nous voir souvent.

Ukiyo Noodle bar & restaurant, avenue de Frontenex 6, 1207 Genève.

www.ukiyo-noodlebar.com

 

Pondichéry sur Léman

Pérégrinations gourmandes au Rasoi

LA révélation culinaire de l’année ? La nouvelle formule du Rasoi, mise en place par le chef pondichérien Prabu Kalyanasundaram en collaboration avec Vineet Bhatia. Une farandole de mets à partager aussi hauts en couleurs qu’en saveurs.

Rasoi signifie “cuisine” en Hindi, la pièce centrale du foyer où d’agréables souvenirs se créés autour de repas réconfortants, composés de plats à partager. C’est dans cet esprit que Vineet Bhatia et Prabu Kalyanasundaram ont imaginé la nouvelle carte du restaurant gastronomique éponyme du Mandarin Oriental. Exit l’ennuyeux entrée/plat/dessert. Au menu ? Une mosaïque d’assiettes et bols traditionnels servis au centre de la table, dans lesquels on picore au gré de ses envies. Nous, on a opté pour la “Découverte Culinaire Rasoi” en version veggie et on a été littéralement bluffé. King kachori chaat, Bhel de riz noir croustillant, Croquettes de khichdi aux champignons, Momos à la betterave, Tikki aux amandes & légumes paratha, Dosa chou-fleur & edamame chutney noix de coco, Paneer au fenugrec riz basmati, Chocomosa & kulfi malai sauce espresso, c’est à un véritable ballet de plats que l’on a assisté, tous aussi beaux visuellement que fins et délicats à la dégustation. Jeux de textures et de couleurs, subtils mariages de saveurs, même sans le moindre morceau de viande ni de poisson, on s’est régalé, tout esbaudi par la créativité et le talent du chef. Incontestablement, un des meilleurs repas végétariens que l’on n’ait jamais mangé et une de nos meilleures expériences au Rasoï (que l’on apprécie tout particulièrement depuis son ouverture il y a bientôt dix ans) … Bref, une cuisine de très haut vol qui mérite une pluie d’étoiles, vraiment bravo !

Découverte Culinaire Végétarienne, 85 francs par personne, Rasoi, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00
www.mandarinoriental.fr