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Category Archives: Gastronomie

Stomach

La Wish-list 2019

Les hits de la hotte helvète

Comme chaque année, nous vous livrons notre sélection de cadeaux à la swiss touch. Le top 10 des indispensables à glisser dans la cheminée du chalet.

Pour les amateurs d’or noir…

Le coffret Cavi’Art, boîte de 100g de caviar Osietra Carat élevé en Suisse, en édition limitée designée par le Bâlois Antoine Konrad alias DJ Antoine, 325 francs.
www.oona-caviar.ch

Pour ceux qui ne savent pas choisir entre créativité et ponctualité

Le Timegraph de Caran d’Ache, premier stylo plume dans lequel s’intègre une montre à mouvement mécanique, prix sur demande.
www.carandache.com

Pour les Messieurs Propre

Le gel lavant parfumé Old Scotch Leather, dernière création Philippe K aux effluves de bois précieux et de cuir royal, (base végétale, sans savon, packaging 100% recyclé et recyclable), 300ml, 48 francs
www.philippek.com

Pour les épicuriens qui ne connaissent pas la mesure

Le masque anti-gueule de bois du label alémanique de cosmétiques pour homme Qaveman, composition 100% naturelle à base d’extrait de criste-marine et vitamine C, les trois exemplaires, 20 francs.
www.qaveman.com 

Pour les inconditionnels de l’agent 007

Le coffret spécial Seamaster Diver 300M James Bond de Omega, qui réunit dans une valise Globe-Trotter deux montres présentées sur des bracelets noirs et gris d’inspiration NATO, édition limitée, 42’000 francs. www.omegawatches.com

Pour les fans de glisse à la fibre écolo

Les skis swissmade artisanaux et sur-mesure en bois sourcé, en grande partie, dans les forêts jurassiennes, Woodspirit, dès 1600 francs.
www.woodspirit.swiss

Pour ceux qui se donnent à fond sur les pistes

La veste de ski 7sphere Hydro Bot de la marque de sport suisse Kjus, avec membrane intégrée à commande électronique pour évacuation de la transpiration, 1599 francs.
www.kjus.com

Pour les gentlemen qui apprécient le tonic

Le gin valaisan d’Alata, développé en collaboration avec La Distillerie Morand, à base de 8 plantes infusées dans un mélange d’alcool de poire du Valais et d’eau des glaciers, 50cl, 45 francs.
www.alata.love

Pour ceux qui aiment les surprises


Le coffret Switzerlust,qui invite à redécouvrir la Suisse au travers de ses producteurs, artisans, créateurs et  artistes locaux, 59 francs.
www.switzerlust.ch

Pour les dandys qui mettent la main à la patte avec classe

Le tablier Freitag, doté de trois poches et d’un tour de cou réglable, en broken twill (81% lin, 19% chanvre), 100% compostable après avoir dévissé les boutons, 140 francs.
www.freitag.ch

 

L’oenothèque d’Arakel

L’art du vin…et la manière

Arakel ? C’est la dernière pépite des Eaux-Vives. Un wine bar edgy à souhait qui sert une carte des vins ultra pointue et des tapas gastronomiques à tomber.

Dans l’une des artères les plus courues des noctambules genevois, se niche une nouvelle adresse que les oenophiles initiés gardent jalousement. Portant le nom de son sympathique propriétaire, Arakel est le dernier hot spot des épicuriens avertis. Un énième wine bar comme il en existe des dizaines à Genève me direz-vous? Que nenni. Le maître des lieux a décliné dans son fief une vision très personnelle du vin. Exit le troquet au mobilier vintage, les tonneaux en déco et les planchettes rustiques. A l’instar d’une cérémonie du thé nippone, ici, la dégustation est érigée en art. Passionné et perfectionniste, Arakel n’a négligé aucun détail. De la verrerie intégralement siglée Zalto ou Riedel -le must du must- jusqu’à l’eau servie en carafe logotypée, filtrée au charbon pour qu’elle présente un goût le plus neutre possible et qu’elle ne trouble pas la dégustation des perles de la carte.

Flacons rares et autres pépites

Car, en matière de carte, les oenophiles ont franchement de quoi s’éclater. Ainsi ce n’est pas moins de 500 références qui se côtoient provenant de Suisse, de France, d’Italie et d’autres régions plus niches comme la Slovaquie ou l’Arménie. Une quinzaine de vins au verre permettent une jolie dégustation -que les plus joueurs feront à l’aveugle sous l’expertise du patron ou de la sommelière, Manon Antunez. A cela s’ajoutent de magnifiques bouteilles dont des petits bijoux comme un Sociando-Mallet 1998, des cuvées de Georges Noëllat ou le très rare Pinot noir de l’argovien Tom Litwan, le tout à des prix très souvent bien en dessous du marché. Nous, nous avons dégusté à l’aveugle un Sauvignon blanc « Argos » en appellation Quincy (Loire) vif et équilibré, un Chardonnay rond et puissant de Marc Colin en Saint-Aubin et un Pinot noir frais et élégant en Côte-de-nuits-villages du domaine Julien.  A relever la diversité des millésimes proposés qui offre à chacun la possibilité de trouver chaussure à son palais.

De la terre à la mer

Pour accompagner ce voyage œnologique en First class, des assiettes à partager Terre ou Mer à base de produits d’exception (jambon de porc gascon affiné hors d’âge -+ de 40 mois-, viande séchée de Simmental, œufs de saumon sauvage de Keta, espadon fumé en chiffonnade…) ainsi que des fromages de dingue comme un gruyère caramel, avec trois ans d’affinage, ou encore une mimolette extra-vieille (24-30 mois) du fromager-affineur Jacques Duttweiler, à Thierrens. A la carte également, les créations époustouflantes du chef Nathan Boche, qui a notamment fait ses armes au Domaine de Châteauvieux ou chez Izumi, le restaurant gastronomique japonais du Four seasons des Bergues. On a goûté le Croq Tuna, tartare de thon épicé sur sa chips de tapioca, le Néron, poireaux dans son jardin et son nuage de Stracchino ainsi que le Cabillaud skrei confit et servi avec choux Kale et brocoli, une belle émotion culinaire que l’on se réjouit de réitérer au plus vite.

Entre intimité et élégance

Côté décoration, rien n’est laissé au hasard. Chaque recoin du bar, chaque pièce de mobilier ont été dessinés, pensés, et aménagés au goût de son fondateur, sous l’œil aguerri de l’architecte d’intérieur Marina Wenger. Loin du stéréotype du bistro à vin de quartier, l’espace au chic convivial joue la carte de l’élégance et de la modernité avec ses banquettes en velours turquoise, ses tables hautes design en bois brut, ses grandes baies vitrines et ses caves XXL. Une nouvelle interprétation du Wine bar, où l’épicurisme rime avec excellence et perfection, tout en affichant des prix très corrects compte tenu des prestations. L’adresse ne compte qu’une quarantaine de places. On ne saurait que recommander d’y filer avant que le buzz ne rende les lieux inaccessibles.

Arakel Wine Bar, 17 rue Henri-Blanvalet , 1207 Genève.

www.arakel.ch

 

 

Lazy brunch au Pérou

Un dimanche au Yakumanka

Cette semaine, l’hiver s’installe. Que les cryophobes se rassurent, on a trouvé la solution miracle pour lézarder au soleil tous les dimanches sans quitter les rives du Léman : le tout nouveau lazy brunch du Yakumanka.  Hay sabor !

C’est l’une de nos adresses préférées à Genève. Impossible donc de ne pas filer illico tester les brunchs du fief helvète de Gaston Acurio. Exit œufs Bénédicte, viennoiseries, avocado toasts et autres classiques du repas dominical. Au Yakumanka, on se régale de saveurs péruviennes, il va de soi. Au menu donc du lazy brunch made in Lima, une mosaïque d’entrées gourmandes (maki nikkei, coquilles Saint-Jacques gratinées, cebiche de saumon, jalea et coquillages au leche de tigre), suivie d’un plat à choisir parmi trois propositions (poisson, viande ou veggie) et d’une sélection de desserts, dont la fameuse lechera, alliant saveurs de noix de coco, dulce de leche et marshmallow grillé. Autant vous dire qu’on a adoré de A à Z. Mention spéciale pour les makis nikkei (maigre avec leche de tigre fumée), le cebiche de saumon au leche de tigre au parmesan ainsi que pour le tallarin saltado (poisson frit sauté au wok avec tomates et oignons) avec sa sauce juste divine. Pour les enfants, une carte spéciale « para los niños » figure sur un set de table à colorier aux couleurs du Pérou en attendant que le ballet de plats débute. N’étant pas toujours ouverts aux découvertes gastronomiques exotiques, les minis dandys peuvent choisir entre des linguini à la crème de parmesan et un platos (sorte de burger dans un pain vapeur maison) garni d’un steak, d’une milanaise de poisson ou d’une milanaise de poulet. Des valeurs sûres. Pour se désaltérer, les aventuriers en herbe sirotent une chicha morada (boisson à base de maïs violet, de pomme, d’ananas et de cannelle) ou un plus classique jus de pomme. Et pour que le brunch aux saveurs ensoleillées soit véritablement lazy, non seulement il est intégralement servi à table mais il dispose aussi d’une garderie, avec jouets, loisirs créatifs et films Disney selon les préférences de chacun. Bref, une vraie impression de vacances à la découverte de la néo-cuisine inca. L’ambiance est cool et détendue avec un service au top et un cadre inspiré d’une cebicheria locale, le tout au son d’une play-list latino qui donne le ton. De quoi passer des dimanches d’hiver muy caliente. On est fan.

Brunch 89 francs par adultes hors boisson, 34 francs par enfant de 6 à 12 ans boissons incluses, gratuit pour les moins de 6 ans.

Yakumanka, Mandarin Oriental, 1 Quai Turrettini, 1201 Genève. Tél. 022 909 00 00.

www.yakumanka.ch

 

 

Au nom du sport

Du Mc Sorley au Prime’s

Métamorphoser le Mc Sorley ? Un défi audacieux, relevé avec brio par le studio Colucci & Colucci Design. Nouveau nom, nouveau look, une carte revisitée… mais une ambiance qui ne change pas.

Les fans de hockey-sur-glace y ont tous des souvenirs émus. L’adresse est une institution genevoise. Envisager de toucher un cheveu du Mc Sorley aurait pu tenir du blasphème. C’était sans compter le duo père-fils Colucci & Colucci, qui a su réinventer la roue en préservant l’âme des lieux. Au cœur du concept du nouveau Prime’s Fine Food & Sport Bar, des objets chinés du domaine du sport et détournés de leur utilité originelle. Les murs en ballons de football old school, en cannes de hockey ou en roues de vélos donnent le ton. « C’est un projet où tout a été conçu sur-mesure dans un esprit industriel mêlant l’esthétique à l’image du bâtiment où tous les sports sont mis à l’honneur avec une touche un peu décalée », témoigne Claudio Colucci. Ultra-contemporain, l’agencement du tout nouveau sport bar s’inspire des codes du design factory, avec pour principaux matériaux le béton, le bois, le métal et le cuir. Un cadre plutôt edgy donc mais pas snob pour un sou. Au-delà du bar-restaurant de quartier, le Mc Sorley a toujours été un lieu de rencontre et de partage, une bâtisse chargée d’histoire juxtaposée à la piscine des Vernets. Pas question d’en dénaturer l’esprit : les écrans branchés sur les matchs, qui parsèment ça et là les lieux, en sont la preuve. Et si la carte du restaurant s’enrichit de créations culinaires aux accents bistronomiques telles que la verrine de foie gras de canard, chutney de poires, pain noisette-romarin, le ceviche de thon au sésame et avocat, la dorade papillon à l’émulsion de coquillages ou encore la ballotine de poulet Patte Jaune aux champignons des bois, elle conserve aussi les grands classiques qui ont fait la renommée de l’adresse -on pense notamment à l’incontournable Sherkan, le burger XXL au double steak, double cheddar, bacon et sauce barbecue maison. Bref, un mariage réussi mixant vent de renouveau et respect des traditions.

Prime’s Fine Food & Sport Bar, Rue Hans-Wildorf 4-6, 1227 Les Acacias/Genève.

www.primesgeneva.ch

 

La cuisine des moines

L’épopée suisse de Toshio Tanahashi

Toshio Tanahashi pratique la shōjin ryōri, une cuisine végétale née dans les monastères bouddhistes de Kyoto au VIe siècle. A l’occasion du mois mondial végan, le chef japonais vient partager son savoir-faire en Suisse lors d’une série de conférences et dîners d’exception.

Végétarienne, locale, saisonnière, la cuisine Shojin repose sur des préceptes bouddhistes ancestraux, tout en s’inscrivant parfaitement dans la mouvance actuelle, celle d’une gastronomie réfléchie et plus responsable. Proscrivant viande et poisson, elle prône le respect absolu des saisons et des rythmes de la nature, la valorisation intégrale de chaque ingrédient (légumes, céréales, sésame, herbes sauvages et champignons, fruits, algues, racines) le recours à des produits fermentés ou séchés, des assaisonnements purs issus de konbu, miso, soja, saké… De la sobriété certes mais aussi de la gourmandise. Salade de raiponce, céleri, pêche, chou-fleur ; nems sauce figue ; risotto gingembre ; gomadofu de sésame, asperges vertes, mousseline d’agrumes, cubes de pomelo, fine brume de fleurs et d’herbes sauvages, le chef, que The Telegraph surnomme The Veg Whisperer, l’homme qui parle le langage des végétaux, joue avec les saveurs pour créer de véritables œuvres d’art gustatives. Rien d’étonnant à ce que le grand monsieur soit devenu la coqueluche de la gastrosphere. Admiré des plus grands chefs, il a formé les équipes d’Alain Ducasse à sa gastronomie végétarienne et a été le sujet de nombreux reportages à travers le monde (New York Times, Financial Times, Guardian, Vogue, etc.). Ce mois de novembre, A l’occasion du mois mondial végan, Toshio Tanahashi fait le tour de la Suisse pour une série d’événements exceptionnels à la découverte de la cuisine zen. Un brin de spiritualité dans les fourneaux que novices aventuriers et aficionados convaincus ne manqueront pas de tester.

The Hamlet à Genève, Workshop le 1er novembre

www.thehamlet.com

Culinary Arts Academy, Le Bouveret, le 4 novembre

www.culinaryartsswitzerland.com

Auberge Abbaye de Montheron à Montheron, le 11 novembre

www.montheron.ch

Conférence Ecole Hôtelière de Lausanne, le 12 novembre à 18h

www.ehl.edu

Ming Shan, à Bulle, les 14 et 15 novembre

www.mingshan.ch

César Ritz College, Lucerne, le 18 novembre

www.cesarritzcolleges.edu

Hiltl Academy en collaboration avec Tibits, Zurich

www.hiltl.ch. www.tibits.ch, les 19 et 20 novembre.