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Category Archives: Dans Nos Contrées

Rassemble tous les bons lieux pour flaner accessoirement dormir

Quand la Suisse tisse sa toile

La Confédération en ligne

House of shops, c’est l’idée de Camilla et Jean-François Carrier. Une plate-forme internet réunissant le top des boutiques suisses. Au menu, plus de 170 designers, créateurs et autres artisans qui proposent principalement du made in Switzerland mais aussi des curiosités dénichées aux quatre coins du globe et importées en terres helvètes.

Du fameux Be pop corn vaudois au parfum zurichois de luxe L’Adoné, des hoodies romands Méga moche aux culbutos lausannois du duo Nunc en passant par les bagues so cute du V design lab ou par le spray pour toilette texan Poo-pourri, on trouve de tout sur House of shops. Ou presque. Exit les marques worldwide sans âme qui ont pignon sur rue de Genève à Bogota, la boutique en ligne imaginée par Camilla et Jean-François Carrier réunit le best des indépendants, artisans et commerçants en Suisse sous un même toit. Car s’il ne fait aucun doute que la Confédération recèle de pépites, difficile de les retrouver d’un simple clic. C’est ce à quoi House of shops remédie. A la la GDH, on a adoré le concept. Et histoire d’en savoir un peu plus, les fondateurs du portail suissophile ont répondu à nos questions.

Comment vous est venue l’idée de House of shops?

House of Shops est une idée qui est née fin 2016 après avoir fait le double constat que les uniques recommandations de cadeaux sur les réseaux sociaux renvoyées toujours vers Amazon, Zalando, H&M,… et qu’importer des produits depuis l’étranger pouvait résulter à payer plus de frais que le produit en lui-même (TVA, douanes et frais de port). Il nous semblait dommage que tous les commerçants et artisans en Suisse soient oubliés de la sorte. Nous avons essayé de comprendre les raisons et en avons conclu que les gens avaient besoin d’assurance au moment de faire leur achat en ligne et que d’acheter depuis l’une de ces plateformes donnait un certain nombre de garanties. Ce n’est que fin janvier 2017 que nous avons commencé la construction du site internet et avancé pas à pas au fil des mois afin de pouvoir offrir une plateforme minimaliste dans son style tout en garantissant la qualité de son contenu.

Quel en est le concept ?

House of Shops est une plate-forme de commerce en ligne, en quatre langues (FR-EN-DE-IT) qui présente les meilleurs magasins, designers et fabricants indépendants en Suisse sous un même toit. Nous ne prenons aucun stock et chaque vendeurs gère la livraison. Nous avons instauré une règle selon laquelle le client ne paye qu’une fois les frais d’expedition si plusieurs vendeurs sont concernés par la commande. Avec une sélection de produits de haute qualité allant de la mode, des bijoux et des montres aux intérieurs, de la nourriture et des soins de la peau, House of Shops permet ainsi aux petites entreprises suisses d’atteindre un public plus large et d’offrir aux clients une selection d’objets uniques et qui sortent de l’ordinaire. La Suisse est remplie de talents et il était temps de les réunir tous ensemble afin de les mettre en lumière.

Comment sélectionnez-vous les boutiques ?

La première condition est que chaque personne qui rejoint House of Shops doit avoir son siège social en Suisse et ne pas être une filiale. Nous souhaitons des personnes qui ont le pouvoir de décision sur leur produit/service.Nous souhaitons garantir un très haut niveau de qualité en terme de vendeurs présents sur House of Shops. Nous faisons attention aux produits proposés, ainsi qu’à la qualité des visuels et bien évidemment tout ce qui est en lien avec l’envoi, le retour et le remboursement des produits aux clients. Chaque vendeur peut très facilement soumettre sa candidature et nous essayons de donner réponse rapidement.

Quelle place a le “Made in Switzerland” dans votre sélection?

Le « Made in Switzerland » est objectivement ce que nous recherchons tout en offrant également la possibilité aux indépendants qui ont importés de très bonnes idées de l’étranger de pouvoir les proposer via notre plateforme. Une grande majorité de produits déjà en ligne sont fabriqués ou conçus en Suisse.

Quelles sont vos trois produits coups de coeur?

Il est très difficile de choisir trois coups de cœur sur plus de 1600 produits à ce jour provenant de plus de 175 shops. Chaque shops sur la plateforme est en soi un coup de cœur mais nous dirions les colliers de Sandro Ganguin fine jewelry, les popcorns au Gruyère de Be Popcorn et les sacs à dos pour enfants d’ eFeSPe.

Votre découverte la plus surprenante?

Nous dirions les sacs de sakku SWISS SOLAR BAG qui permettent d’utiliser l’énergie solaire.

Comment envisagez-vous le développement de House of shops dans les années à venir?

Nous envisageons de développer House of Shops en élargissant la sélection de produits et de magasins présents sur la plateforme tout en améliorant continuellement l’expérience pour les visiteurs du site. A ce titre, nous avons lancé notre campagne de crowdfunding sur wemakeit.com et espèrons collecter CHF 15’000.- d’ici le 1er octobre 2017. Nous espèrons que House of Shops deviendra la plateforme de référence pour tous les indépendants en Suisse et le nouveau site internet favori des acheteurs en ligne afin d’encourager le commerce et l’artisanat local.

www.houseofshops.ch

Papa aux fourneaux…

…Delikits sous le manteau

Ras-le-bol des dimanches après-midi à surgeler à la chaîne des purées made in Babycook ? Delikits se propose de venir à la rescousse des papas marmitons avec des repas gourmands et frais concoctés spécialement pour bébé. Les mamans aussi apprécieront.

Exit les Blédichef spaghetti bolognaise, couscous ou hachis parmentier au goût improbable. Du bon, du bio, du frais, du local, voilà ce que la start-up romande Delikits tient à mettre au menu des petits helvètes de 5 mois à 3 ans avec des petits pots aux recettes créatives et gourmandes. Le principe ? On choisit son kit de six purées et compotes (dès 5 mois), sa soupe (dès 12 mois) ou son bocal (dès 3 ans jusqu’à…77 ans), on paie en ligne et on récupère sa commande à la crèche de son enfant ou dans un point de retrait près de chez soi (voir liste sur le site). Les pots sont à déguster dans la semaine ou à congeler. Purée de carotte à la menthe, purée de courgette et patate douce, purée de courgette et saumon bio, soupe de tomates à la coriandre, compote de poire à l’infusion de lavande, les recettes sont cautionnées par des food scientists experts de l’université de Zurich, cuisinées à Gland par Takinoa, le temple de la healthy food et réalisées à partir de produits principalement locaux. Nous, on a goûté la soupe de carotte au lait de coco et la compote de pomme et mangue. Bluffant. Même les palais exigeants de deux fins gourmets de 2 ans et 5 ans ont validé, c’est dire. La cerise sur le petit pot ? Parce que manger bien veut aussi dire penser à son environnement, Delikits favorise le verre pour ses récipients et le carton pour les emballages, facilement recyclables et se propose même de les récupérer pour les réutiliser.

A partir de 30 francs les 6 petits pots, www.delikits.com

Aux couleurs helvètes

Le passeport suisse, pour tous !

Cullycully, vous vous souvenez ? Mais si… Le collectif des bords du Léman qui réinvente les symboles helvétiques pour créer des produits décalés et graphiques 100% made in Switzerland. Son dernier fait d’arme ? Des faux passeports…à colorier. On est fan.

Le précieux sésame helvète à la portée de tous, voilà ce que propose Cullycully, la start-up vaudoise qui se plaît, depuis quelques années, à nous faire voyager dans notre beau pays, grâce à sa palette de produits 100% d’ici. Après les posters XXL, ce sont désormais des drôles de petits passeports que l’on est invité à colorier. Ces petits feuillets de 32 pages se glissent facilement dans la poche et se déclinent en quatre univers très typish. Le premier livret propose aux artistes en herbe de mettre en couleur les mots suisses, de la chiclette, au gipfeli en passant par les sixtus. Un must pour parfaire son vocabulaire. Le second est consacré aux super-héros, de Guillaume Tell à Frankenstein, en passant par le cervelas. Place à la géographie pour le troisième avec un voyage à travers nos 26 cantons, de la tomme vaudoise à la cathédrale fribourgeoise en passant par la tourte de Soleure. Et, last but not least, le dernier se dédie à la vache, fierté nationale, avec des Reines de tout poil arborant des cloches aussi grosses que des meules de Gruyère. Bref, des indispensables pour passer les frontières en assumant sa suissitude avec style.

www.cullycully.ch

Au marché des vins vivants

Quand Lausanne célèbre le nature

Epicuriens, épicuriennes, adeptes des bons produits qui stimulent les papilles, rendez-vous samedi 17 juin en terres lausannoises pour le premier marché romand dédié aux vins vivants.

Vins natures, vins vivants, kesako ? Ce sont des créations vinicoles, fruits d’une démarche de respect de la nature qui utilise peu ou pas d’intrants ajoutés, puis simplement récolté et pressé. L’élaboration d’un vin naturel est déterminée, entre autres, par la recherche du goût originel du vin, lié directement au terroir et aux cépages travaillés. Loin des méthodes industrielles, les vignerons ancrés dans cette démarche réinventent la vinification et la culture de la vigne. Dans une préoccupation de respect de la terre et comme étant le reflet du terroir et des hommes qui les produit, il est évident que le vin nature apparaît comme une solution pour le futur.

En tête d’affiche du marché lausannois: le domaine Radikon, un très très grand nom des vins de macération. Installé depuis quatre générations en appellation Frioul proche de la frontière slovène, Stanko Radikon produit des grands vins de macération blancs et oranges pour les plus aventuriers. Naturellement sans souffre et plutôt au repos dans de grands foudres de chêne, les amoureux du style oxydatif y trouveront leur plaisir. A goûter une fois dans sa vie.

Plus proche de chez nous, du village d’Arbaz, niché dans les hauteurs de Sion, le domaine Mythopia de Romaine et Hans-Peter Schmidt. Mythopia est spécialisé dans la biodiversité et l’harmonisation des écosystèmes dans le but d’offrir à la vigne la puissance et l’énergie du terroir. En résulte du raisin très aromatisé et de caractère : la flore (thym, absinthe, menthe, …) et la faune (grillons, papillons et autres insectes) participent donc activement à la création de vins sublimes et racés.

Plus de références seront à découvrir grâce à la sélection de Paul Baszanger, importateur de vins vivants à l’enseigne des Amis du Château à Genève. L’ancien banquier, véritable passionné de la vie et des vins qui vont avec, déniche des perles jaunes et oranges aux quatre coins du monde. Les délices nature ne connaissent pas de frontière quand il s’agit de séduire les palais curieux.

Et pour accompagner ces flacons inédits, de la mozarrella italienne produite dans le canton de Vaud (Cuarnens), des pizzas bios de Lausanne, du poissons de la pêcherie Clerc & fils d’Allaman, du tartare de la Pomme de Pin (Lausanne) et le fameux saucisson Don Recroze de l’humoriste Frédéric Recrosio et ses compères, le chef Philippe Ligron et l’artisan boucher Blaise Corminboeuf. Le soleil est annoncé, alors tous à vos chapeaux, dès 11h, place à l’apéro !

Marché des vins vivants, samedi 17 juin 2017 de 11h à 22h, rue de l’Académie, 1005 Lausanne.

A la Lausanne Art Fair

C’est la foire à Beaulieu

L’événement va faire date : la capitale vaudoise accueille du 4 au 7 mai sa première foire d’art contemporain d’envergure. Au programme ? Plus de 6000 m2 d’exposition, 80 galeries sélectionnées venues du monde entier et près de 3000 œuvres présentées (sculptures, peintures, photographies, céramiques).

Lyon, Berlin, Istanbul, Moscou, Turin, Dubaï, Shanghai, Gwangju, Montréal, La Havane, Sidney, Dakar, Ushuaïa, Cotonou… On ne compte plus les villes qui accueillent biennales et autres foires. Il était temps que Lausanne se mette au parfum. Et c’est chose faite. Du 4 au 7 mai aura lieu la première Lausanne Art Fair. De la figuration libre en passant par l’art abstrait, l’art urbain, le pop art, le bad painting et les performances, cette édition inaugurale sera représentative des plus grands courants artistiques du moment. Qu’il s’agisse de débusquer la prochaine valeur montante d’une terra encore incognita ou de miser sur des valeurs sûres, collectionneurs et curieux auront de quoi s’en donner à cœur joie en arpentant les allées du salon à la topographie aérée et à l’atmosphère arty décontractée. « Aller à la rencontre de l’art sans préjugés et laisser l’émotion prendre le pas », voilà le mantra de la Lausanne Art Fair. Une foire hors des sentiers battus dont, grande première, la Gazette est l’un des partenaires médias. L’occasion de questionner Serge Beninca, directeur artistique de la foire.

Pourquoi avoir opté pour Lausanne ?

Nous sommes un organisateur français et étions désireux de développer notre concept en Europe. Nous avons privilégié les villes francophones, ce qui est le cas de Lausanne. De plus, la Suisse a toujours montré un intérêt majeur pour l’art en général et plus particulièrement pour l’art contemporain. D’ailleurs, le plus gros salon au monde est organisé à Bâle (Art Basel). Lausanne, n’ayant pas encore de salon d’art contemporain, nous semblait intéressant en tous points.

Sur quels critères ont été sélectionnées les galeries ? Pourriez-vous nous en citer quelques-unes ?

Nous avons privilégié l’art coup de cœur et l’art abordable. Donc pas d’œuvres trop intellectuelles ou trop torturées. Aucune thématique mais la volonté de proposer aux visiteurs une sélection variée. À titre d’exemples, seront présentes : FOXX Galerie (Zürich), Galerie ART XXI (Genève), Galerie Martine Ehmer (Bruxelles), Galerie Art et Emotion (Lausanne), Pigment Gallery (Barcelone), Galerie Bel Air Fine Art (Genève), Galerie Catherine Niederhauser (Lausanne), Galerie Arts et Autographes (Paris), Galerie Inné’art (artistes chinois) et bien d’autres…

Est-ce que tous types d’arts seront mis à l’honneur ? (sculpture, peinture, installations, photographies, video-art, etc.)

Quatre grandes familles artistiques seront représentées : les peintres, les sculpteurs, les photographes et les céramistes. Pas de vidéo-art, pas plus non plus d’art conceptuel.

L’art suisse sera-t-il également porté aux cimaises ?

Bien évidement. Certaines galeries étrangères viennent justement car elles représentent toute l’année des artistes suisses.

Pouvez-vous nous citer quelques-uns des artistes que l’on pourra découvrir au sein de la Foire ? Parmi les plus connus ? Et les étoiles montantes ?

Les visiteurs pourront par exemple découvrir des œuvres de Banksy, artiste British incontournable de la scène graffiti, Norma Bessières et ses fameux zèbres, Turi Simeti, peintre italien lié au spatialisme et figure incontournable du mouvement Zéro, Ivan Kulinski un des sculpteurs les plus talentueux et les plus prometteurs de sa génération dans le domaine de l’art contemporain en Bulgarie mais aussi Nicolas Vial, Rosa Serra, Marc Brousse et bien d’autres…

Du 4 au 7 mai, Beaulieu Expo, Halles Sud, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 10h à 20h les samedi et dimanche.  Entrée adulte : 15 francs.

www.lausanneartfair.com