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Category Archives: Art Et Culture

ou du cochon ?

Sneakermania au Mudac

En mode streetwear

Au programme du Mudac? Une toute nouvelle exposition consacrée à un objet iconique de la culture urbaine : la chaussure de sport. Un phénomène, éminemment symptomatique de notre époque, qui s’est infiltré dans l’univers de la mode, de la musique et finalement dans toutes les strates de la création contemporaine.

Rihanna chez Puma, Anna Wintour chez Nike, Kanye West chez Adidas ou encore Damien Hirst chez Converse, les collab’ entre équipementiers et VIP n’étonnent plus personne. La sneaker, selon la terminologie en vigueur, est sans aucun doute aujourd’hui l’objet le plus représentatif de l’hybridation entre luxe et streetwear. À côté des modèles courants facilement accessibles dans le commerce, un paysage constitué de rééditions, de collaborations entre marques, artistes, designers ou personnalités de la musique révèle une maîtrise toujours plus précise, voire agressive, de la diffusion et de l’élaboration d’une culture riche et créative, généreuse en dialogue et partage. C’est sur cet axe que s’est construite l’exposition « Sneaker Collab ». Véritables instruments de stratégie commerciale, les collaborations ont contribué à transformer ce qui n’était au départ qu’une chaussure de sport en un objet culte dépassant sa fonction initiale, pour en devenir un accessoire de mode et de collection. Pour témoigner de la puissance du phénomène sneaker, sont présentés, aux côtés de paires originales, des objets de natures diverses tels que des œuvres d’art, des photographies, des documents filmés ou autres témoignages. Une exposition qui s’inscrit dans le cadre du programme Lausanne en Jeux ! des Jeux Olympiques de la Jeunesse Lausanne 2020 et à laquelle il faut courir dare-dare.

« Sneaker collab », jusqu’au 26 janvier 2020, Mudac, 6 place de la Cathédrale, 1005 Lausanne.

www.mudac.ch

 

 

L’art en foire à Beaulieu

La Suisse aux cimaises

Du 2 au 5 mai et pour la troisième année consécutive, la capitale vaudoise accueille la Lausanne Art Fair, une foire d’art qui s’affirme chaque année comme LE rendez-vous incontournable des collectionneurs avertis.

Le cru 2019 s’annonce prometteur. Figuration libre, art abstrait, art urbain, pop art, bad painting ou encore performances, la Lausanne Art Fair fera, comme à son habitude, honneur à la diversité des genres. La grande nouveauté ? La présence en force des plus grandes galeries suisses. Partenaire de la Foire depuis ses débuts, la Gazette de l’Helvète n’a pas hésité à aller sonder Serge Beninca, le directeur artistique de l’événement, pour en savoir plus sur le nouveau millésime.

La troisième édition de la Lausanne Art Fair va avoir lieu du 2 au 5 mai. Quel bilan tirez-vous de 2018 ? 

Après une première édition ayant rencontré un beau succès en 2017, le cru 2018 fut lui aussi à la hauteur de nos attentes, et ce malgré un week-end très ensoleillé et des températures presque caniculaires !

Pouvez-vous nous livrer quelques chiffres ? (le nombre de visiteurs? Le nombre d’oeuvres vendues ? La plus chère vendue et la moins chère, etc. ?)  

Nous avons progressé à la fois en termes de visitorat et de ventes réalisées par les galeries, avec au compteur pas moins de 15317 visiteurs et 912 ventes. Quant aux prix des oeuvres, nous ne faisons pas d’études à ce niveau-là, justement pour ne pas fausser les chiffres et avoir de vraies réponses quant au nombre d’oeuvres vendues. Les galeries seraient sans doute plus réfractaires à nous divulguer le nombre de pièces vendues, si on les interrogeait sur leur chiffre d’affaires. Pour autant, nous estimons le prix moyen d’une oeuvre dans une fourchette allant de 5000 et 15 000 francs, en sachant que certaines signatures se vendent bien plus chères, mais qu’il est également possible de dénicher des oeuvres originales à quelques centaines de francs.

La Lausanne Art Fair s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable chez les amateurs d’art romands. Qu’espérez-vous pour 2019 ?   

Nous organisons une quinzaine de foires et salons en France et en Europe et quel que soit le lieu, il faut compter environ 5 ans pour qu’un événement arrive à maturité. Nous espérons donc encore une belle progression pour cette troisième édition. Nous savons d’ores et déjà que nous accueillerons d’avantage de galeries suisses que l’année dernière. Nous comptons gagner encore 2000 ou 3000 visiteurs et progresser en termes de ventes.

Quelles sont les nouveautés de ce cru ?

La nouveauté réside justement dans le fait d’accueillir cette année une vingtaine de galeries suisses, ce qui représente tout de même un quart des exposants. Nous nous réjouissons bien sûr de leur confiance et du renouveau qu’elles apporteront à l’offre artistique de la foire. Cela prouve aussi que Lausanne Art Fair s’inscrit désormais dans le riche paysage des foires et salons lausannois et, par extension, dans l’univers artistique de la Suisse romande.

Quels atouts la Lausanne Art Fair présente-t-elle pour les galeristes par rapport aux autres foires suisses? 

Nous nous positionnons résolument dans l’art abordable et c’est dans cet angle d’attaque que réside notre identité. Il est important pour nous de préciser que le prix ne fait pas forcément la qualité d’une oeuvre et ne reflète pas l’émotion qu’elle suscite. Notre but n’est pas de faire de Lausanne Art Fair un musée mais une foire accessible, avec des oeuvres accessibles au plus grand nombre. Nous ne faisons absolument pas le procès d’autres foires qui revendiquent une offre artistique réservée aux collectionneurs fortunés. Chacun a sa place et chacun a sa clientèle !

Et pour les visiteurs ? Quels artistes pourront-ils découvrir cette année au sein de la Foire ? 

L’idée est justement de laisser la place à la magie et que les visiteurs viennent découvrir par eux-mêmes les surprises qui les attendent… et il y en aura! Rendez-vous du 2 au 5 mai pour une 3ème édition riche en nouveautés.

Du 2 au 5 mai, Beaulieu Expo, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 11h à 19h les samedi et dimanche.

www.lausanneartfair.com

Un pionnier à Champittet

Bertrand Piccard en route vers le futur

Dans le cadre du programme STEAM, le Collège Champittet a invité cette année ses élèves à imaginer la ville du futur. Pour participer à la réflexion ? Des intervenants mondialement connus dont Bertrand Piccard qui viendra s’exprimer sur le développement durable lors d’une conférence ouverte au grand public le 19 mars.

La ville du futur par les adultes de demain

On regretterait presque d’en avoir fini avec les bancs d’école. Exit les cours soporifiques. Au Collège Champittet cette année, les élèves jouent les apprentis prospectivistes. Dans le cadre du programme STEAM (acronyme anglophone signifiant Sciences, Technology, Engineering, Arts, Maths), ces derniers mettent en place une exposition avec pour thème la « Ville du futur 2070 ».  Energie durable, économie, mobilité, urbanisme, objets du quotidien, santé ou encore médecine, des grandes thématiques pour étudier les disciplines phares du programme dans un format qui offre aux élèves l’opportunité de développer leur créativité et leur intelligence pratique. Pour mener à bien ce travail, les enseignants de tous les départements ont collaboré pour préparer les écoliers à ce projet d’envergure avec le soutien du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de personnalités de divers horizons. Parmi elles, Monsieur Solar Impulse, alias Bertrand Piccard.

L’avenir durable selon Bertrand Piccard

Qui de mieux placé que Bertrand Piccard pour insuffler une vision inspirante et positive du monde à venir ? Bercé depuis son plus jeune âge par les exploits historiques, à commencer par l’Odyssée Apollo 11, le créateur du premier avion sans carburant à autonomie perpétuelle mais aussi conférencier mondialement reconnu, porte dans son ADN le goût de l’impossible. C’est donc tout naturellement que le Collège Champittet a invité l’explorateur et aéronaute lausannois à s’exprimer sur un sujet qui lui est cher. Le 19 mars, lors d’une conférence ouverte à tous, il abordera ainsi le thème du développement durable. Persuadé qu’il est plus facile de sauvegarder la planète grâce à une utilisation généralisée des technologies propres, qu’en luttant contre la mobilité, le confort et la croissance économique, le pionnier 2.0 évoquera des pistes pour repousser nos limites à travers l’innovation, la technologie ou encore l’énergie. Bref, des solutions en accord avec le monde de demain qui devraient inspirer les futurologues en herbe du Collège Champittet… et peut-être, aussi, nous autres.


Conférence « Comment atteindre l’impossible » le 19 mars 2019 à 19h30, entrée gratuite sur inscription. Collège Champittet, Chemin de Champittet, 1009 Pully-Lausanne.

www.events.champittet.ch

 

 

Rides of the Wild

Les bolides de la jungle

A l’honneur de la M.A.D.Gallery ce mois-ci ? Les clichés imaginaires de l’artiste numérique suisse Frédéric Müller mettant en scène des voitures classiques prenant les traits d’animaux sauvages.

Une Aston Martin aux airs d’hippopotame ou un pick-up Ford devenu lion, voilà quelques-unes des créations à l’imagination débridée de Frédéric Müller. Grâce à son expertise dans l’art 3D, le jeune artiste suisse transforme des voitures classiques pour leur donner l’allure de leurs propriétaires : des animaux sauvages, dont un lion, un hippopotame, un alligator et même un panda. Un bolide taillé pour la vitesse, une élégante voiture de collection ou encore un pick-up puissant transportent ces bêtes aux allures humaines dans un nouvel habitat, dévoilant la vision propre à Müller de la relation idéale entre la voiture et l’animal. En donnant à ses « personnages » des traits de personnalité, l’artiste métamorphose chaque être et chaque véhicule à l’aide d’une grande variété d’accessoires et de formes subtilement intégrés. Les lignes courbes d’une Aston Martin DB5 gris métallisé de 1963 se marient ainsi parfaitement avec la silhouette généreuse d’un hippopotame. La ressemblance est accentuée par les deux « oreilles » idéalement disposées sur le toit du véhicule, ainsi que par la plaque d’immatriculation personnalisée affichant « H1PP0 ». « Je veux créer des œuvres dans lesquelles les spectateurs peuvent se perdre, qu’ils regardent un peu plus longtemps que juste 2 secondes et qui stimulent leur propre imagination », précise l’artiste. « Je cherche toujours à créer quelque chose d’un peu spécial, auquel on n’a jamais pensé auparavant ou qui dégage une aura particulière. » Huit photographies sont à découvrir. Des voitures vintages qui ont de la gueule, mises en scène avec un poil d’humour et de fantaisie. Bref, de quoi rugir de plaisir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com.

 

 

A l’école du graffiti

Pimax sur les bancs du Collège du Léman

A l’occasion du Salon d’Art Genève qui se tiendra du 31 janvier au 3 février, le Collège du Léman s’unit avec Pimax, le maître du street art parisien pour une collaboration haute en couleurs.

Pour sa deuxième participation à Art Genève, le Collège du Léman a décidé de marquer les esprits en s’associant au maître ès graffiti, alias Pimax. Au programme? Un stand où l’artiste réalisera une oeuvre interactive en live à laquelle les visiteurs pourront apporter leur patte. Exit toiles ou même murs, le parisien exercera son talent sur du mobilier d’école, chaises et bureaux, que tout un chacun sera inviter à personnaliser d’un tag ou d’un dessin durant les quatre jours de l’événement.

Quand l’école promeut le Street Art

Une école qui promeut le graffiti? Et un street artist qui sublime du mobilier de classe? Un happening surprenant de prime abord mais qui correspond tant à l’état d’esprit novateur du Collège du Léman qu’à la ligne directrice artistique de l’artiste urbain. En effet, Pimax, grand nom de la scène Street Art parisienne est connu pour jouer avec les codes de l’art contemporain en revisitant divers thèmes de la mémoire collective. Réputé pour son univers pop et coloré, il tire un portrait de notre société à travers ses diverses œuvres éphémères. L’artiste français et le Collège ayant respectivement déjà œuvré pour la fondation Heart for India, cette collaboration sera une nouvelle occasion de contribuer à aider les enfants indiens à être scolarisés. En effet, les fonds issus de la vente de l’œuvre de Pimax réalisée pendant l’événement Art Genève iront ensuite intégralement à Heart of India.

Du 31 janvier au 3 février 2010, Art Genève à Palexpo,  Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex, www.artgeneve.ch