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Category Archives: Art Et Culture

ou du cochon ?

Tatoués au musée

Quand Lausanne s’encre…

Pas de doute, le tatouage est à la mode. Libéré des figures imposées, il s’érige même au rang d’art et vient squatter les musées, de Paris à New York en passant par…Lausanne, où il s’invitera en roi le samedi 23 juin au coeur du Musée historique.

La Confédération tient sa renommée mondiale non seulement de son horlogerie, ses banques ou ses chocolats, mais aussi…de ses tatoueurs. Parmi ses éminents représentants, Maxime Plescia-Büchi, graphiste, éditeur, directeur artistique, visionnaire et tatoueur VIP. Formé à l’ECAL, et chez le pape de la discipline Filip Leu, il œuvre notamment à Londres. Véritable coqueluche du monde de la mode et du show-business, l’artiste helvète multi-casquettes tatouera le 23 juin en live au Musée Historique Lausanne. Une première.

Pique et pique et colegram

Deux personnes auront ainsi la chance de pouvoir être tatoués en live par la superstar en plein coeur du musée. Ces dernières pourront choisir un design parmi trois thématiques classiques de l’artiste : médiéval, naturaliste et géométrique. Dès 14h, il s’exécutera en mode flash tattoo, une pratique consistant à recopier un modèle répertorié par le tatoueur. Les noms des deux chanceux seront tirés au sort à l’issue de l’inscription via les réseaux sociaux du MHL ou à l’adresse musee.historique@lausanne.ch.

L’aiguille au coeur d’une table ronde

Cette séquence de tatouage ouverte au public sera suivie d’une table ronde autour du thème, devenu un véritable phénomène de société ces dix dernières années. Se faire tatouer est aujourd’hui une démarche autant intimiste qu’exhibitionniste, ou simplement personnelle. Lors de cette discussion, le tatoueur basé entre Londres et Zurich expliquera le lien particulier qu’il entretient avec sa ville d’origine, Lausanne. Modérée par le journaliste et auteur Christophe Gallaz, la discussion sera animée par Julien Burri, également journaliste, auteur et tatoué, Elodie Brenyard, graphiste, illustratrice et apprentie tatoueuse.

Tatouage en live, le samedi 23 juin 2018, tattoo flash à 14h et table ronde à 16h, Musée Historique Lausanne, Place de la Cathédrale 4, 1005 Lausanne.

www.lausanne.ch/mhl

Quand Nyon se met au verre

La brique Falconnier au musée

Jusqu’au 22 avril 2019, le Château de Nyon accueille une toute nouvelle exposition qui retrace l’histoire d’une invention révolutionnaire datant de la fin du XIXe siècle : la brique de verre soufflé de l’architecte nyonnais Gustave Falconnier.

En 1886, l’architecte et inventeur nyonnais Gustave Falconnier met au point la brique de verre soufflé, un produit moderne dont l’esthétique remarquable rivalise avec ses qualités pratiques : isolante, elle laisse passer la lumière tout en préservant des regards. Son mode de fabrication par soufflage-moulage, impliquant des verreries à bouteilles, est totalement inédit dans l’histoire du verre et de la construction. Elle conquiert rapidement l’Europe et les Etats-Unis via les expositions universelles, et se voit utilisée un temps par les plus grands noms de l’architecture inscrits dans la modernité, tels que Stephen Sauvestre, Louis Bonnier, Hector Guimard, Auguste Perret, Henri Sauvage, Hendrik Petrus Berlage, Gustav Gull ou Le Corbusier. Pour la première fois, une exposition lui est consacrée. Propriétaire du plus important fonds connu à ce jour, le Château de Nyon retrace la saga de la fameuse brique. Visites commentées par la commissaire scientifique Aline Jeandrevin (« De la bouteille à la brique de verre »), projection aux Cinémas Capitole (Playtime de Jacques Tati, lors de la soirée « Verre et lumière ») et colloque en collaboration avec l’Université de Lausanne et le Vitrocentre Romont (« Le verre à tout faire »), nombreuses sont les animations autour de l’exposition. Bref, du verre en veux-tu en voilà, pour briller tout l’été en société.

Jusqu’au 22 avril 2019, « Un rêve d’architecte – La brique de verre Falconnier », Château de Nyon, Place du Château, 1260 Nyon.

www.chateaudenyon.ch

Photos : nicolas.lieber@nicolaslieber.ch

 

La Bible du dieu suisse

Un nouveau titre pour Federer

« Federesque », c’est le titre du dernier ouvrage consacré au mythique tennisman suisse. Un beau livre du photographe Antoine Couvercelle et du journaliste sportif Mark Hodgkinson qui retrace la carrière du meilleur joueur de tous les temps.

20 ans de circuit ATP, 20 titres en Grand Chelem, le photographe Antoine Couvercelle et le journaliste Mark Hodgkinson signent Federesque, premier beau livre consacré au maestro. De sa première apparition, à 17 ans, sur le circuit ATP World Tour à son 20e titre du Grand Chelem, décroché en 2018 à l’Open d’Australie, Roger Federer s’est imposé comme le plus grand joueur et le plus impressionnant n°1 mondial de tous les temps. Une épopée que retrace le duo de passionnés dans un bel objet au format à l’italienne. Mark Hodgkinson –fin connaisseur du monde du tennis, biographe d’Ivan Lendl et Andy Murray – accompagne de ses commentaires vifs et précis les images de Antoine Couvercelle, photographe français, qui pendant 20 ans a inlassablement suivi le sportif sur le circuit professionnel, aux quatre coins du monde, saison après saison, saisissant magnifiquement la grâce et l’efficacité de ses coups et son déplacement félin, sa sobriété joyeuse dans la victoire, son élégante équité dans les moments contraires. Bref, un ouvrage « Made in Switzerland » qui célèbre en photos les vingt ans de circuit professionnel et les vingt titres en Grand Chelem de l’icône helvète…et un indispensable pour les inconditionnels du dieu Fedex.

« Federesque », 104 pages, éditions BTL-Beyond the Lens Publications, 55 francs.

www.btl.ch 

Ricolaaaaaaaa

Les bonbons helvètes au musée

Le 15 avril, rendez-vous au MEG : la docteure en ethnologie Julie Perrin donne une conférence sur le mythe Ricola et plus largement sur les origines de l’industrie des plantes médicinales suisses.

Made in Switzerland…ou pas, telle est la question. Au même titre que le secret bancaire, la fabrication du fromage ou encore la démocratie directe, les traditions horlogère, humanitaire ou d’herboriste de la Confédération participent chacune à l’identité nationale. Mais ces us et coutumes sont-ils vraiment 100% helvètes?  Trois chercheur-e-s, dont les travaux récents et innovants abordent une tradition considérée typiquement suisse, viennent bousculer les a priori. À partir de l’exemple du fameux bonbon Ricola, la conférence braquera les projecteurs sur l’industrie des plantes médicinales en Suisse. Car si elle participe aujourd’hui de la renommée et de l’identité du pays, elle doit son succès entre autres à la circulation transnationale de produits et de savoir-faire étrangers. Alors, en vrai, c’est qui «qui l’a inventé»?

“Ricola, “qui l’a inventé”? Les origines de l’industrie des plantes médicinales suisses”,  dimanche 15 avril 2018 de 15h à 15h30, auditorium du MEG, boulevard Carl-Vogt 65-67, 1205 Genève. Conférence gratuite.

http://www.ville-ge.ch/meg

 

L’art de la foire

Le retour de la Lausanne Art Fair

Du 19 au 22 avril, la Lausanne Art Fair prend ses quartiers à Beaulieu pour la seconde année consécutive. Au programme? La crème de la crème des galeries et plus de 3000 œuvres réunies en un seul lieu. Bref, un rendez-vous incontournable pour collectionneurs et esthètes de tout poil.

L’édition inaugurale a cartonné. Rien d’étonnant donc à ce que la Foire d’art vaudoise soit reconduite cette année. Figuration libre, art abstrait, art urbain, pop art, bad painting ou encore performances, la philosophie de l’événement mise à nouveau cette année sur la diversité des courants artistiques et des styles. Une occasion en or pour parfaire sa culture ou pour dénicher une pépite parmi les it-artistes représentés. Partenaire de la Foire, la Gazette de l’Helvète a interviewé Serge Beninca, le directeur artistique pour en savoir plus.

La deuxième édition de la Lausanne Art Fair va avoir lieu du 19 au 22 avril. Quel bilan tirez-vous de l’édition 2017?

SB : Le bilan est excellent. Avec près de 15 000 visiteurs et 724 oeuvres vendues, les galeries ayant exposé en 2017 (une soixantaine) étaient satisfaites à la fois des ventes effectuées, de l’organisation, de la haute tenue de l’offre artistique de la foire et de l’accueil chaleureux que leur a réservé un public connaisseur et amateur d’art contemporain. Cette réussite nous a permis de gagner considération et crédibilité auprès de tous, public, exposants et acheteurs.

L’édition de cette année va-t-elle garder le même positionnement que l’an dernier en privilégiant l’art abordable et l’art coup de coeur?  

SB : Oui, Lausanne Art Fair garde son positionnement de foire d’art à la fois abordable et qualitative, susceptible de provoquer des achats coup de coeur comme des acquisitions plus spéculatives. Nous souhaitons offrir au public un plateau artistique riche et représentatif des courants qui agitent l’expression contemporaine, tout en créant un lieu de confort idéal suscitant l’émotion et la magie de la découverte des oeuvres. Amateurs d’art, collectionneurs ou personnes avides de découverte pourront acquérir des œuvres abordables aux plus prestigieuses.

Quelles sont les nouveautés pour 2018?

SB : Si le concept reste le même – comme évoqué plus haut – nous accueillerons cette année plus de 80 galeries venues de Suisse, d’Europe et du monde entier, et plus de 3000 oeuvres seront proposées, de la peinture à la photographie, en passant par la céramique ou la sculpture. L’offre artistique sera donc encore plus généreuse et qualitative!

Pouvez-vous nous citer quelques-unes des nouvelles galeries à participer à la Foire?

SB : Les nouvelles galeries seront nombreuses et nous souhaitons réserver à notre public la primeure de ces découvertes et de ces échanges artistiques. Nous pouvons toutefois vous annoncer la présence de la galerie suisse Ferrari Art Gallery, de la galerie Saltiel d’Aix-en-Provence affichant des signatures prestigieuses, de la galerie allemande Galeria K et de bien d’autres encore, représentatives de la créativité artistique du moment et promettant de belles surprises. Certaines galeries reconnues telles que les galeries suisses Bel Air Fine Art ou Art XXI, pour ne citer qu’elles, étaient déjà présentes l’année dernière mais exposeront cette année de nouveaux artistes et  proposeront une palette artistique bigarrée.

Sur quels critères les avez-vous sélectionnées?

SB : C’est un comité de sélection constitué de professionnels de l’art (2 collectionneurs et 2 galeristes) qui décide des galeries qui seront ou non présentes. Le but n’est pas de porter un jugement sur le travail de quiconque, mais de garantir la bonne tenue et le haut niveau de qualité de la foire.

Pouvez-vous nous citer quelques-uns des artistes que l’on pourra découvrir au sein de la Foire ? Parmi les plus connus ? Et les étoiles montantes ?

SB : Il y aura plus de 500 artistes représentés, il m’est donc difficile de n’en nommer que quelques-uns! Mais soyez sûrs d’y croiser du Combas, du Pasqua, du Jef Aerosol, du Banksy, du Jeff Koons ou du Chagall. Des années 50 à aujourd’hui, les courants artistiques les plus importants de l’art contemporain seront représentés : l’expressionnisme, l’abstraction, l’art naïf, l’art cinétique, le minimalisme, le pop art… et nous ferons la part belle à l’art brut, au bad painting, au graffiti ou au post graffiti.

Quels sont vos objectifs pour cette édition 2018? 

SB : Nos objectifs? Une fréquentation accrue, un succès marchand grandissant, un plateau artistique foisonnant et une orchestration digne du tissu économique et culturel exceptionnel de la Suisse romande. Mais au-delà du succès commercial, nous souhaitons recréer un lieu d’échange et de partage dans une ambiance franchement décontractée et conviviale, tout en préservant un haut niveau d’exigence, en phase avec l’actualité du milieu de l’art international.

Du 19 au 22 avril 2018, Beaulieu Expo, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 11h à 19h les samedi et dimanche.  Entrée adulte : 20 francs.

www.lausanneartfair.com

 

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