Category Archives: Art Et Culture

ou du cochon ?

Le Big Data au musée

L’art de la donnée

Qu’il permette à un président de se faire élire, à une entreprise de booster son chiffre d’affaire ou à la science de faire des pas de géant, le Big Data a le vent en poupe. A tel point, qu’il s’invite aujourd’hui dans l’art et investit le temps d’une exposition la Ferme renanaise des Tilleuls.

« Big Data, rencontre biologique entre science et art », voilà le titre prometteur de l’exposition de la Ferme des Tilleuls. Au programme concrètement ? Une collaboration inédite entre Kirell Benzi et Antoine Guisan. Le premier est « data scientist » (scientifique spécialisé en extraction de données et intelligence artificielle pour les néophytes). Titulaire d’un doctorat de l’EPFL et passionné d’art, il réalise des œuvres alliant analyse de données et  visualisation de réseaux. Le second, Antoine Guisan, est écologue et biogéographe. Professeur à l’Université de Lausanne, il est spécialisé dans les modèles prédictifs de distribution d’organismes et a initié un grand projet qui va au-delà de la seule biologie : RECHALP (rechalp.unil.ch).

De la rencontre entre les deux cerveaux est née « Natural Heritage – Patrimoine Naturel », une œuvre vertigineuse de Kirell Benzi créée à partir de vingt-cinq ans de collectes de données du laboratoire ECOSPAT sur la biodiversité dans les Alpes vaudoises regroupant 4000 sites d’observations, 1700 espèces et ce, grâce aux algorithmes. Ce réseau, qui évoque un pissenlit à maturité, permet de visualiser les interactions entre les diverses espèces alpines. Il montre que de l’arbre à la bactérie tout est lié dans une remarquable complexité faite d’interdépendances, mais aussi que derrière l’art se cache une science nécessaire pour anticiper les effets des changements climatiques. Bref, une exposition futuriste qui propose un nouveau regard sur la donnée.

«Big Data, rencontre biologique entre science et art », jusqu’au 1 octobre 2017, La Ferme des Tilleuls, Rue de Lausanne 52, 1020 Renens.

www.fermedestilleuls.ch

Sculptures mécaniques

Les machines du désir

A l’honneur de la dernière exposition de la M.A.D.Gallery de Genève, les Desiring-Machines, une collection de cinq sculptures mécaniques réalisées par l’artiste turc Server Demirtaş.

Le titre de l’exposition, « Desiring-Machines », s’inspire du concept des philosophes français Deleuze et Guattari, et particulièrement de leur livre « L’anti-Œdipe : capitalisme et schizophrénie ». Au programme concrètement ? Les créations un peu folles de Server Demirtaş, Géo Trouvetou des temps modernes, soit cinq sculptures cinétiques, clins d’œil à la magie des automates suisses. Chacune d’elles effectue une série unique de mouvements et de gestes savamment chorégraphiés, imitant ceux de la vie réelle et explorant la condition humaine. Durant environ 80 secondes, ce spectacle visuel animé captive le public et délivre un message propre à chaque observateur. Parmi elles, la fameuse Desiring Machine, une sculpture mécanique représentant un petit enfant debout sur un piédestal, les bras croisés fermement sur sa poitrine, frappant son dos contre le mur derrière, dans un mouvement continuel. Cette réalisation résume avec force toute l’incertitude et la frustration de l’enfance ; un équilibre frappant se détache visuellement entre les traits humains du visage de l’enfant et les gestes effectués par les mécanismes visibles de cette pièce d’1,50 m de haut. La Contemplating Woman’s Machine II, elle, mesure presque la même taille et révèle une femme assise, la tête posée sur les genoux et les bras entourant ses jambes. Ses mouvements, doux et lents, suggèrent un moment de méditation personnelle.

Chaque pièce est fabriquée entièrement à la main dans l’atelier stambouliote de l’artiste. Le processus naît des dessins et des plans des solutions mécaniques qui font fonctionner ces œuvres d’art mécanique innovantes. Server Demirtaş travaille seul, sans l’aide d’un ingénieur ni d’un développeur logiciel. « La partie la plus difficile du processus est de concevoir et de produire la structure et le mécanisme destinés à restituer les mouvements tels que je les imagine », explique l’artiste. Un ensemble de roues et de rouages en plexiglas, connectés par des câbles et des fils électriques, constitue le centre névralgique de chaque sculpture mécanique et permet l’exécution des mouvements synchronisés. Les roues en plexiglas sont façonnées une par une afin de générer les mouvements spécifiques à chacune des différentes parties du corps, créant ainsi la fluidité cinétique de la sculpture. Chaque sculpture est unique et nécessite 2 à 6 mois de travail pour la conception et la fabrication de la partie mécanique qui donne à l’ensemble ses caractéristiques fascinantes. Un coup de cœur à la galerie, dixit Maximilian Büsser et ses équipes. A découvrir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.
www.mbandf.com

Sérigraphies voyageuses

Le don d’ubiquité de Natacha Veen

Jusqu’au 15 juin, la galerie Rivoli accueille une exposition consacrée à l’illustratrice romande Natacha Veen. Une invitation au voyage qui mène les visiteurs de la Suisse au Japon en passant par les tropiques.

On connaît tous Natacha Veen, qu’on le sache…ou pas. Que ce soit pour les plus grandes marques suisses, comme Caran d’Ache, pour Poésie en ville l’an dernier ou pour Let me fly, sa propre marque, ses dessins sont partout, de l’espace urbain aux intérieurs les plus edgy en passant par les galeries d’art, il va de soi. Dernière exposition en date : « La beauté de l’ubiquité » à la galerie Rivoli en plein quartier des Bains. Au programme, un voyage pictural qui revisite les symboles de différentes cultures par un trait poétique et imaginatif. En effet, sensible au monde qui l’entoure, à la faune et la flore, la genevoise d’adoption s’inspire souvent de livres sur la nature, de descriptifs d’oiseaux mais aussi de ce qu’elle perçoit lors de ces promenades ou de ses voyages. Elle récolte et collectionne de la papeterie depuis toujours. C’est en puisant dans toutes ces sources d’inspirations, qu’elle mélange dans ses dessins, la délicatesse du papier, la complexité de la dentelle et la poésie de ses sujets. Elle dessine d’abord à l’encre de chine, puis, elle procède à la numérisation de ses images et les reproduit à la sérigraphie. Chaque sérigraphie est un fragment d’histoires. Une fois réunis dans un même espace, ils créent comme un nuage de couleurs et de formes qui propulse le visiteur, à la fois ici et ailleurs. Bref, le don d’ubiquité pour tous. On est fan.

“La beauté de l’ubiquité”, jusqu’au 15 juin, Galerie Rivoli, 14, rue de l’Arquebuse, 1204 Genève. www.rivoligeneve.com

 

Tissot à la fête d’Unspunnen

Du folklore suisse dans l’horlogerie

Le compte à rebours de la Fête d’Unspunnen débute officiellement ce vendredi 28 avril. Pour égrener les heures jusqu’au 26 août, date d’ouverture des festivités, l’événement compte un tout nouveau partenaire horloger…

Tissot, partenaire officiel

L’Unspunnenfest, kesaco ? Un évènement incontournable pour les lutteurs, armaillis et autres lanceurs de drapeaux mais aussi pour près de 150’000 visiteurs, venus de toute la Confédération. Cette année, c’est du 26 août au 3 septembre 2017 qu’elle aura lieu à Interlaken. Et comme à toute manifestation sportive d’envergure, une montre officielle, Tissot vient d’annoncer son partenariat avec la plus grande fête folklorique de l’année. Une occasion pour le leader mondial de l’industrie horlogère traditionnelle helvète d’associer ses garde-temps aux qualités des disciplines présentées lors de cette fête, soit la résistance et la performance. Des valeurs chères à la marque horlogère et en parfaite adéquation avec ce que requiert lancer de pierre, hornus, cor des Alpes, folklore et yodel…

Des montres dédiées

Pour être sûr de ne pas manquer les festivités, le compte à rebours de la Fête d’Unspunnen a débuté officiellement ce vendredi 21 avril. Tissot a saisi l’occasion pour présenter une collection dédiée composée des Éditions Spéciales Tissot T-Touch Expert Solar et de la Tissot PR 100 homme et dame. Le fond gravé avec le logo de l’évènement, rend ces montres uniques et exclusives. François Thiébaud, président de la marque, a commenté : « Au sein de notre entreprise, nous faisons souvent référence au signe « + » situé au cœur du drapeau helvétique et ce signe positif doit se refléter dans ces joutes sportives et dans l’esprit des participants, des organisateurs et des spectateurs. C’est aussi une ligne directrice que nous appliquons pour nos produits horlogers. La Fête d’Unspunnen sera belle et l’émotion garantie ! ». Bref, soyez au rendez-vous… « yololo hihou »

www.tissotwatches.com
www.unspunnenfest.ch

A la Lausanne Art Fair

C’est la foire à Beaulieu

L’événement va faire date : la capitale vaudoise accueille du 4 au 7 mai sa première foire d’art contemporain d’envergure. Au programme ? Plus de 6000 m2 d’exposition, 80 galeries sélectionnées venues du monde entier et près de 3000 œuvres présentées (sculptures, peintures, photographies, céramiques).

Lyon, Berlin, Istanbul, Moscou, Turin, Dubaï, Shanghai, Gwangju, Montréal, La Havane, Sidney, Dakar, Ushuaïa, Cotonou… On ne compte plus les villes qui accueillent biennales et autres foires. Il était temps que Lausanne se mette au parfum. Et c’est chose faite. Du 4 au 7 mai aura lieu la première Lausanne Art Fair. De la figuration libre en passant par l’art abstrait, l’art urbain, le pop art, le bad painting et les performances, cette édition inaugurale sera représentative des plus grands courants artistiques du moment. Qu’il s’agisse de débusquer la prochaine valeur montante d’une terra encore incognita ou de miser sur des valeurs sûres, collectionneurs et curieux auront de quoi s’en donner à cœur joie en arpentant les allées du salon à la topographie aérée et à l’atmosphère arty décontractée. « Aller à la rencontre de l’art sans préjugés et laisser l’émotion prendre le pas », voilà le mantra de la Lausanne Art Fair. Une foire hors des sentiers battus dont, grande première, la Gazette est l’un des partenaires médias. L’occasion de questionner Serge Beninca, directeur artistique de la foire.

Pourquoi avoir opté pour Lausanne ?

Nous sommes un organisateur français et étions désireux de développer notre concept en Europe. Nous avons privilégié les villes francophones, ce qui est le cas de Lausanne. De plus, la Suisse a toujours montré un intérêt majeur pour l’art en général et plus particulièrement pour l’art contemporain. D’ailleurs, le plus gros salon au monde est organisé à Bâle (Art Basel). Lausanne, n’ayant pas encore de salon d’art contemporain, nous semblait intéressant en tous points.

Sur quels critères ont été sélectionnées les galeries ? Pourriez-vous nous en citer quelques-unes ?

Nous avons privilégié l’art coup de cœur et l’art abordable. Donc pas d’œuvres trop intellectuelles ou trop torturées. Aucune thématique mais la volonté de proposer aux visiteurs une sélection variée. À titre d’exemples, seront présentes : FOXX Galerie (Zürich), Galerie ART XXI (Genève), Galerie Martine Ehmer (Bruxelles), Galerie Art et Emotion (Lausanne), Pigment Gallery (Barcelone), Galerie Bel Air Fine Art (Genève), Galerie Catherine Niederhauser (Lausanne), Galerie Arts et Autographes (Paris), Galerie Inné’art (artistes chinois) et bien d’autres…

Est-ce que tous types d’arts seront mis à l’honneur ? (sculpture, peinture, installations, photographies, video-art, etc.)

Quatre grandes familles artistiques seront représentées : les peintres, les sculpteurs, les photographes et les céramistes. Pas de vidéo-art, pas plus non plus d’art conceptuel.

L’art suisse sera-t-il également porté aux cimaises ?

Bien évidement. Certaines galeries étrangères viennent justement car elles représentent toute l’année des artistes suisses.

Pouvez-vous nous citer quelques-uns des artistes que l’on pourra découvrir au sein de la Foire ? Parmi les plus connus ? Et les étoiles montantes ?

Les visiteurs pourront par exemple découvrir des œuvres de Banksy, artiste British incontournable de la scène graffiti, Norma Bessières et ses fameux zèbres, Turi Simeti, peintre italien lié au spatialisme et figure incontournable du mouvement Zéro, Ivan Kulinski un des sculpteurs les plus talentueux et les plus prometteurs de sa génération dans le domaine de l’art contemporain en Bulgarie mais aussi Nicolas Vial, Rosa Serra, Marc Brousse et bien d’autres…

Du 4 au 7 mai, Beaulieu Expo, Halles Sud, 10, avenue Bergières, 1004 Lausanne. De 18h à 23h le jeudi, de 16h à 22h le vendredi et de 10h à 20h les samedi et dimanche.  Entrée adulte : 15 francs.

www.lausanneartfair.com

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