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Category Archives: Art Et Culture

ou du cochon ?

Un pionnier à Champittet

Bertrand Piccard en route vers le futur

Dans le cadre du programme STEAM, le Collège Champittet a invité cette année ses élèves à imaginer la ville du futur. Pour participer à la réflexion ? Des intervenants mondialement connus dont Bertrand Piccard qui viendra s’exprimer sur le développement durable lors d’une conférence ouverte au grand public le 19 mars.

La ville du futur par les adultes de demain

On regretterait presque d’en avoir fini avec les bancs d’école. Exit les cours soporifiques. Au Collège Champittet cette année, les élèves jouent les apprentis prospectivistes. Dans le cadre du programme STEAM (acronyme anglophone signifiant Sciences, Technology, Engineering, Arts, Maths), ces derniers mettent en place une exposition avec pour thème la « Ville du futur 2070 ».  Energie durable, économie, mobilité, urbanisme, objets du quotidien, santé ou encore médecine, des grandes thématiques pour étudier les disciplines phares du programme dans un format qui offre aux élèves l’opportunité de développer leur créativité et leur intelligence pratique. Pour mener à bien ce travail, les enseignants de tous les départements ont collaboré pour préparer les écoliers à ce projet d’envergure avec le soutien du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de personnalités de divers horizons. Parmi elles, Monsieur Solar Impulse, alias Bertrand Piccard.

L’avenir durable selon Bertrand Piccard

Qui de mieux placé que Bertrand Piccard pour insuffler une vision inspirante et positive du monde à venir ? Bercé depuis son plus jeune âge par les exploits historiques, à commencer par l’Odyssée Apollo 11, le créateur du premier avion sans carburant à autonomie perpétuelle mais aussi conférencier mondialement reconnu, porte dans son ADN le goût de l’impossible. C’est donc tout naturellement que le Collège Champittet a invité l’explorateur et aéronaute lausannois à s’exprimer sur un sujet qui lui est cher. Le 19 mars, lors d’une conférence ouverte à tous, il abordera ainsi le thème du développement durable. Persuadé qu’il est plus facile de sauvegarder la planète grâce à une utilisation généralisée des technologies propres, qu’en luttant contre la mobilité, le confort et la croissance économique, le pionnier 2.0 évoquera des pistes pour repousser nos limites à travers l’innovation, la technologie ou encore l’énergie. Bref, des solutions en accord avec le monde de demain qui devraient inspirer les futurologues en herbe du Collège Champittet… et peut-être, aussi, nous autres.


Conférence « Comment atteindre l’impossible » le 19 mars 2019 à 19h30, entrée gratuite sur inscription. Collège Champittet, Chemin de Champittet, 1009 Pully-Lausanne.

www.events.champittet.ch

 

 

Rides of the Wild

Les bolides de la jungle

A l’honneur de la M.A.D.Gallery ce mois-ci ? Les clichés imaginaires de l’artiste numérique suisse Frédéric Müller mettant en scène des voitures classiques prenant les traits d’animaux sauvages.

Une Aston Martin aux airs d’hippopotame ou un pick-up Ford devenu lion, voilà quelques-unes des créations à l’imagination débridée de Frédéric Müller. Grâce à son expertise dans l’art 3D, le jeune artiste suisse transforme des voitures classiques pour leur donner l’allure de leurs propriétaires : des animaux sauvages, dont un lion, un hippopotame, un alligator et même un panda. Un bolide taillé pour la vitesse, une élégante voiture de collection ou encore un pick-up puissant transportent ces bêtes aux allures humaines dans un nouvel habitat, dévoilant la vision propre à Müller de la relation idéale entre la voiture et l’animal. En donnant à ses « personnages » des traits de personnalité, l’artiste métamorphose chaque être et chaque véhicule à l’aide d’une grande variété d’accessoires et de formes subtilement intégrés. Les lignes courbes d’une Aston Martin DB5 gris métallisé de 1963 se marient ainsi parfaitement avec la silhouette généreuse d’un hippopotame. La ressemblance est accentuée par les deux « oreilles » idéalement disposées sur le toit du véhicule, ainsi que par la plaque d’immatriculation personnalisée affichant « H1PP0 ». « Je veux créer des œuvres dans lesquelles les spectateurs peuvent se perdre, qu’ils regardent un peu plus longtemps que juste 2 secondes et qui stimulent leur propre imagination », précise l’artiste. « Je cherche toujours à créer quelque chose d’un peu spécial, auquel on n’a jamais pensé auparavant ou qui dégage une aura particulière. » Huit photographies sont à découvrir. Des voitures vintages qui ont de la gueule, mises en scène avec un poil d’humour et de fantaisie. Bref, de quoi rugir de plaisir.

MB&F, M.A.D.Gallery, 11 rue Verdaine, 1204 Genève.

www.mbandf.com.

 

 

A l’école du graffiti

Pimax sur les bancs du Collège du Léman

A l’occasion du Salon d’Art Genève qui se tiendra du 31 janvier au 3 février, le Collège du Léman s’unit avec Pimax, le maître du street art parisien pour une collaboration haute en couleurs.

Pour sa deuxième participation à Art Genève, le Collège du Léman a décidé de marquer les esprits en s’associant au maître ès graffiti, alias Pimax. Au programme? Un stand où l’artiste réalisera une oeuvre interactive en live à laquelle les visiteurs pourront apporter leur patte. Exit toiles ou même murs, le parisien exercera son talent sur du mobilier d’école, chaises et bureaux, que tout un chacun sera inviter à personnaliser d’un tag ou d’un dessin durant les quatre jours de l’événement.

Quand l’école promeut le Street Art

Une école qui promeut le graffiti? Et un street artist qui sublime du mobilier de classe? Un happening surprenant de prime abord mais qui correspond tant à l’état d’esprit novateur du Collège du Léman qu’à la ligne directrice artistique de l’artiste urbain. En effet, Pimax, grand nom de la scène Street Art parisienne est connu pour jouer avec les codes de l’art contemporain en revisitant divers thèmes de la mémoire collective. Réputé pour son univers pop et coloré, il tire un portrait de notre société à travers ses diverses œuvres éphémères. L’artiste français et le Collège ayant respectivement déjà œuvré pour la fondation Heart for India, cette collaboration sera une nouvelle occasion de contribuer à aider les enfants indiens à être scolarisés. En effet, les fonds issus de la vente de l’œuvre de Pimax réalisée pendant l’événement Art Genève iront ensuite intégralement à Heart of India.

Du 31 janvier au 3 février 2010, Art Genève à Palexpo,  Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex, www.artgeneve.ch

 

Tatoués au musée

Quand Lausanne s’encre…

Pas de doute, le tatouage est à la mode. Libéré des figures imposées, il s’érige même au rang d’art et vient squatter les musées, de Paris à New York en passant par…Lausanne, où il s’invitera en roi le samedi 23 juin au coeur du Musée historique.

La Confédération tient sa renommée mondiale non seulement de son horlogerie, ses banques ou ses chocolats, mais aussi…de ses tatoueurs. Parmi ses éminents représentants, Maxime Plescia-Büchi, graphiste, éditeur, directeur artistique, visionnaire et tatoueur VIP. Formé à l’ECAL, et chez le pape de la discipline Filip Leu, il œuvre notamment à Londres. Véritable coqueluche du monde de la mode et du show-business, l’artiste helvète multi-casquettes tatouera le 23 juin en live au Musée Historique Lausanne. Une première.

Pique et pique et colegram

Deux personnes auront ainsi la chance de pouvoir être tatoués en live par la superstar en plein coeur du musée. Ces dernières pourront choisir un design parmi trois thématiques classiques de l’artiste : médiéval, naturaliste et géométrique. Dès 14h, il s’exécutera en mode flash tattoo, une pratique consistant à recopier un modèle répertorié par le tatoueur. Les noms des deux chanceux seront tirés au sort à l’issue de l’inscription via les réseaux sociaux du MHL ou à l’adresse musee.historique@lausanne.ch.

L’aiguille au coeur d’une table ronde

Cette séquence de tatouage ouverte au public sera suivie d’une table ronde autour du thème, devenu un véritable phénomène de société ces dix dernières années. Se faire tatouer est aujourd’hui une démarche autant intimiste qu’exhibitionniste, ou simplement personnelle. Lors de cette discussion, le tatoueur basé entre Londres et Zurich expliquera le lien particulier qu’il entretient avec sa ville d’origine, Lausanne. Modérée par le journaliste et auteur Christophe Gallaz, la discussion sera animée par Julien Burri, également journaliste, auteur et tatoué, Elodie Brenyard, graphiste, illustratrice et apprentie tatoueuse.

Tatouage en live, le samedi 23 juin 2018, tattoo flash à 14h et table ronde à 16h, Musée Historique Lausanne, Place de la Cathédrale 4, 1005 Lausanne.

www.lausanne.ch/mhl

Quand Nyon se met au verre

La brique Falconnier au musée

Jusqu’au 22 avril 2019, le Château de Nyon accueille une toute nouvelle exposition qui retrace l’histoire d’une invention révolutionnaire datant de la fin du XIXe siècle : la brique de verre soufflé de l’architecte nyonnais Gustave Falconnier.

En 1886, l’architecte et inventeur nyonnais Gustave Falconnier met au point la brique de verre soufflé, un produit moderne dont l’esthétique remarquable rivalise avec ses qualités pratiques : isolante, elle laisse passer la lumière tout en préservant des regards. Son mode de fabrication par soufflage-moulage, impliquant des verreries à bouteilles, est totalement inédit dans l’histoire du verre et de la construction. Elle conquiert rapidement l’Europe et les Etats-Unis via les expositions universelles, et se voit utilisée un temps par les plus grands noms de l’architecture inscrits dans la modernité, tels que Stephen Sauvestre, Louis Bonnier, Hector Guimard, Auguste Perret, Henri Sauvage, Hendrik Petrus Berlage, Gustav Gull ou Le Corbusier. Pour la première fois, une exposition lui est consacrée. Propriétaire du plus important fonds connu à ce jour, le Château de Nyon retrace la saga de la fameuse brique. Visites commentées par la commissaire scientifique Aline Jeandrevin (« De la bouteille à la brique de verre »), projection aux Cinémas Capitole (Playtime de Jacques Tati, lors de la soirée « Verre et lumière ») et colloque en collaboration avec l’Université de Lausanne et le Vitrocentre Romont (« Le verre à tout faire »), nombreuses sont les animations autour de l’exposition. Bref, du verre en veux-tu en voilà, pour briller tout l’été en société.

Jusqu’au 22 avril 2019, « Un rêve d’architecte – La brique de verre Falconnier », Château de Nyon, Place du Château, 1260 Nyon.

www.chateaudenyon.ch

Photos : nicolas.lieber@nicolaslieber.ch