Monthly Archives: janvier 2017

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Objectif altitude

Sommets aux cimaises

Amoureux des grands sommets mais frileux à souhait ? Direction le Musée de l’Elysée qui présente jusqu’au 30 avril une exposition consacrée aux photographies de montagne. De quoi prendre de la hauteur… sans se geler.

© Jacques Pugin, #001 Glaciers, Rhonegletscher, 46°34’48″ N 8°23’12’’ E, 2015 © Jacques Pugin, Collection du Musée de l’Elysée

C’est une première du genre. Une exposition entièrement consacrée à la photographie de montagne, présentant des prises de vue datant de 1840 à aujourd’hui. Un panorama vaste qui révèle l’évolution de notre regard sur les hauts sommets. En effet, jusqu’au XIXe siècle, la montagne était considérée comme « le territoire de Dieu », lieu maudit et fantasmé, où nul ne pouvait se rendre. Les pionniers de la photographie ont permis de découvrir les sommets jamais atteints auparavant et de transformer la montagne en paysages. « Dès les débuts, photographier la montagne représente un défi esthétique et artistique de taille, doublé de très grandes difficultés techniques en ce qui concerne les prises de vue […] Les photographes ont aujourd’hui une formation plus orientée d’un point de vue artistique, donc un regard singulièrement esthétique », explique Daniel Girardin, conservateur en chef et commissaire de l’exposition. Cette ode aux sommets s’articule autour de quatre axes : la photographie scientifique, qui présente de nombreux tirages de glaciers et a permis l’étude des roches et la documentation visuelle de la géologie, la photographie touristique, qui dès 1860, facilite la vente de centaines de tirages aux touristes, la photographie d’alpinisme qui dévoile quant à elle des paysages de montagnes inaccessibles, et enfin la photographie artistique. Près de 300 tirages sont présentés dont plus des trois quarts proviennent des collections du musée. Parmi les artistes représentés, Gabriel Lippmann, Francis Frith, Adolphe Braun, Jules Beck, William Donkin, Emile Gos, René Burri mais aussi des contemporains comme Peter Knapp, Balthasar Burkhard, Matthieu Gafsou, Pierre Vallet, Jacques Pugin, Maurice Schobinger ou Iris Hutegger. Bref, une exposition où il faut filer tout schuss.

“Sans limite. Photographies de montagne”, du 25 janvier au 30 avril 2017, Musée de l’Elysée, 18, avenue de l’Elysée, 1014 Lausanne.

www.elysee.ch

Year of the rooster

Les horlogers au poulailler

Le 28 janvier, l’Asie fête le Nouvel An chinois. Après le singe, place cette année au coq qui se dresse fièrement -et en nombre- sur les cadrans des montres suisses. Pas de doute, on n’aura pas besoin de se lever avec les poules pour se mettre à l’heure du coq.

Travailleur, débrouillard, courageux, plein de talents et doté d’une grande confiance en lui, le coq règne en maître sur la basse-cour…et sur les cadrans horlogers. Toujours aussi nombreuses à surfer sur la vague, les manufactures coutumières du genre n’ont pas manqué leur rendez-vous annuel. Ainsi, fidèle au poste, Ulysse Nardin signe la Classico Rooster, une édition limitée de 88 pièces en or rose 18 carats, munie d’un mouvement UN-815 à remontage automatique au cadran mettant en scène le roi chantant du poulailler au milieu d’un parterre doré et émaillé selon la technique du champlevé. Neuvième opus de la série initiée en 2009 par Panerai en hommage à l’horoscope chinois, la Luminor 1950 Sealand 3 Days Automatic Acciaio cru 2017 est, elle, dotée d’un couvercle orné d’un coq incrusté de fils d’or, exécuté manuellement par des maîtres graveurs italiens grâce à la technique du sparsello, en référence au nom de l’outil utilisé. Chez Vacheron-Constantin, la collection légende du zodiaque chinois s’enrichit également de deux modèles en édition limitée de 12 pièces à l’effigie de l’oiseau de basse-cour, réalisés grâce à l’art du Jianzhi, technique de découpage sur papier revisitée grâce au savoir-faire de maîtres graveurs et émailleurs. De son côté, Chopard a dévoilé un garde-temps en or rose de 39.5 mm accueillant un calibre mécanique automatique L.U.C au cadran en laque réalisé selon l’art ancestral de l’Urushi. Fabriqué à la main au Japon par un maître laqueur, le modèle met le coq à l’honneur : l’animal y est représenté tête haute et plumage gonflé, sur fond de lever de soleil, entourés de glaïeuls au nombre de huit, chiffre porte-bonheur en Chine. Pour Jaquet Droz, le coq s’inscrit dans la grande tradition naturaliste qui lui chère, il lui consacre quatre modèles Petite Heure Minute. Deux d’entre eux mettent à l’honneur la peinture miniature sur deux cadrans en émail Grand Feu, logés dans des boîtiers en or rouge de 39 mm et sertis de diamants dans sa version 35 mm.  Associé à la pivoine, « reine des fleurs » incarnant le renouveau printanier, le coq – que l’on retrouve au revers sur la masse oscillante gravée à la main – y est traité à la manière d’une aquarelle. La sculpture miniature est la technique retenue pour deux autres modèles. Chez Piaget, c’est l’Altiplano qui érige le coq en star avec un cadran en nacre peint à la main en émail grand feu. Quant à Swatch, elle nous livre également son incontournable montre spéciale Nouvel an chinois, la Rocking Rooster avec son gallinacé rouge imprimé sur un cadran brun brossé couleur or. Gaulois en temps habituel, chinois en 2017, l’animal domestique renommé pour sa ponctualité à toute épreuve est peut-être plus helvète qu’on ne l’imagine.

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So nordique, so chic

Au temple du Hygge

L’art de vivre à la danoise s’empare de Genève. Une toute nouvelle boutique de décoration à la touche scandinave vient d’ouvrir ses portes rue des Rois : Hygge, en référence à la très en vogue philosophie nordique du même nom.

Le hygge est « une philosophie de vie qui transforme l’ordinaire en enchantement », comme le définit Louisa Thomsen Brits, dont le best-seller « Hygge, l’art du bonheur à la danoise » vient d’être traduit en français. C’est aussi  le mantra de Camille Ritz et Manon Barraud qui viennent d’ouvrir une arcade du même nom en plein cœur de Genève dans un ancien garage repimpé du quartier de Plainpalais. On y trouve du petit mobilier, des objets de décoration, de la papeterie, un corner épicerie fine, le tout dans un style nordique chic aussi épuré que graphique. Parmi les incontournables, les lampes Frandsen, luminaires danois vintage et intemporels, dont la lampe “Ball” est devenue une icône du design, les coussins By Nord aux matières organiques parfaites pour s’évader en rêvant aux grandes plaines scandinaves ou encore les posters PK Copenhagen. Mention spéciale aussi pour Nicolas Vahé et ses produits d’épicerie fine version danish gourmet. Quant aux bricoleurs, ils peuvent aussi s’initier à la hygge attitude et fabriquer eux-mêmes un objet de décoration nordique, en trois heures de temps lors d’ateliers DIY à la boutique. Une happy therapy à essayer asap pour commencer l’année en beauté.

Hygge, 3 rue des Rois, 1205 Genève. www.hygge.ch

Au Muséum

Visites guidées en clichés

Le musée d’histoire naturelle de Genève fête ses cinquante ans avec une installation photographique signée Nicolas Righetti mêlant VIP et anonymes. Une série décalée et ludique que les éditions Favre viennent de publier.

La star du JT de la RTS, alias Darius Rochebin à côté du dernier ours du Salève, l’écrivain Joël Dicker un aigle sur les épaules ou encore l’inénarrable Marie-Thérèse Porchet rugissant devant une lionne, voilà quelques-unes des photographies du Genevois Nicolas Righetti, des face-à-face inspirés par la rencontre entre les visiteurs –célèbres ou non- et les spécimens animaliers du Muséum d’histoire naturelle de la Ville de Genève. Parallèlement à l’exposition, imaginée dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’installation du musée à la rue de Malagnou, un catalogue vient d’être publié aux éditions Favre. Il présente la centaine de clichés réalisés dans le Muséum, mettant en scène une quarantaine de personnalités, des collaborateurs ainsi que des anonymes.

« Visites guidées -Muséum d’histoire naturelle de Genève », Nicolas Righetti, aux Editions Favre. Exposition à voir jusqu’au 14 mai 2017. Site web

Spice me up

Quand le sain ne se cache plus

L’école de cuisine neuchâteloise Les laboratoires culinaires annonce la couleur: en 2017, on mangera sain et gourmand…ou on ne mangera pas. Lumière sur le programme de cours healthy et sexy de cette nouvelle année.

« Il y en aura pour tous les goûts et tous les niveaux, mais avec comme point de mire une alimentation saine, variée et mettant en valeur les produits frais et locaux », voilà le fil rouge des Laboratoires culinaires pour cette année 2017. Et, après la citrouille en 2016, quatre produits vedettes tiendront le haut de l’affiche. Ils seront travaillés de l’entrée au dessert en variant technique et préparation. A l’honneur de ces cours thématiques donc, l’asperge et l’artichaut (Mais qu’ont donc en commun une asperge et un artichaut – 7 mars), la betterave (Comme des beets – 4 septembre) mais surtout le 7 février notre chouchou : le chou kale (Toi mon petit chou). Des légumes qui ont la particularité d’offrir des vertus bienfaitrices pour l’organisme tout en proposant une multitude de variations colorées et savoureuses. Les néophytes opteront pour le programme “I kiss better than I cook”, qui offrira à raison d’une session mensuelle la possibilité de parfaire ses connaissances culinaires : « On va pas y couper court », le 17 janvier, permettra de s’initier à la découpe de la volaille et des légumes, « J’ai une pêche, mais une pêche », le 25 avril, braquera les projecteurs sur les superaliments. Place également aussi au voyage, direction  l’Italie d’abord avec la traditionnelle pizza, revisitée avec de nouvelles recettes de pâtes remplaçant la traditionnelle farine par des céréales. De quoi réconcilier allergiques au gluten et cuisine italienne  (Non solo pizza – 16 mai). Puis le 24 octobre, on s’envole vers l’Inde, l’Afrique et la Thaïlande avec une classe spécialement dédiée aux curry (T’as mis quoi dans ton curry – 24 octobre). Last but not least, LA perle de 2017 qui devrait achever de convaincre les derniers réticents: un cours dédicacé aux plus épicuriens d’entre nous sur…la cuisine aphrodisiaque. « Spice me up » aura lieu le 13 février, la veille de la St-Valentin, avis aux amateurs.

Les laboratoires culinaires, chez OKA, 5 rue de Bellevaux, 2000 Neuchâtel www.leslaboratoiresculinaires.com

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